Étiquette : Nigeria

  • Mort annoncé, puis vivant : le cas stupéfiant de Chinedu Ozor

    Mort annoncé, puis vivant : le cas stupéfiant de Chinedu Ozor

    Déclaré mort après s’être effondré en plein match amical au Nigeria, le défenseur Chinedu Ozor a finalement été retrouvé vivant avant son transfert à la morgue.

    La scène aurait pu tourner au drame irréversible. Le défenseur de Katsina United, Chinedu Ozor, s’est effondré en plein match amical au Nigeria, suscitant une vive inquiétude parmi les joueurs et le staff présents.

    Selon les informations rapportées, deux médecins l’auraient déclaré décédé après avoir constaté son état. Le joueur devait alors être transféré à la morgue. Mais au moment de sa prise en charge, le personnel aurait constaté un mouvement de sa main.

    Transféré en soins intensifs

    Cette réaction inattendue a immédiatement changé la situation. Chinedu Ozor a été transféré en urgence dans une unité de soins intensifs, où il se trouve actuellement sous oxygène.

    L’affaire soulève de nombreuses interrogations sur les circonstances de cette erreur médicale présumée et sur les conditions de prise en charge des joueurs victimes de malaises sur les terrains de football.

    Pour l’heure, l’état de santé du défenseur reste préoccupant, mais son transfert en soins intensifs constitue un nouvel espoir pour ses proches, ses coéquipiers et le club.

    Cette histoire rappelle surtout l’importance d’une évaluation médicale rigoureuse avant toute déclaration de décès, particulièrement dans les situations d’urgence où chaque seconde peut être déterminante.

  • Nigeria : le faux Conseil présidentiel qui met à nu les failles du pouvoir Tinubu

    Nigeria : le faux Conseil présidentiel qui met à nu les failles du pouvoir Tinubu

    Un mystérieux organisme, doté d’un budget public de 1,3 milliard de nairas, a été démasqué comme une structure fictive, révélant de graves failles dans le contrôle administratif nigérian.

    Le scandale fait grand bruit au Nigeria. Le Presidential Foreign Intervention Promotion Council (PFIPC), présenté comme une structure chargée d’attirer les investissements étrangers, n’aurait jamais existé légalement. Pourtant, l’organisme disposait d’un directeur général autoproclamé, d’un site internet et surtout d’une enveloppe de 1,3 milliard de nairas inscrite dans le budget national 2026.

    Alerté, le président Bola Tinubu a saisi la Commission indépendante sur les pratiques de corruption et autres infractions connexes (ICPC). Après plusieurs semaines d’investigations, l’agence anticorruption a conclu à une vaste supercherie. Son président, Musa Adamu Aliyu, affirme que Prince Adeniyi Adeyemi Matthew, présenté comme le patron du Conseil, « n’a jamais été nommé » par les autorités fédérales.

    Plus troublant encore, le faux organisme aurait occupé d’anciens locaux administratifs et entretenu des contacts avec des responsables politiques, fonctionnaires et diplomates. Des documents portant des signatures et sceaux officiels auraient également été falsifiés.

    Même si aucun fonds public n’aurait finalement été versé, l’affaire soulève une question explosive : comment une structure fictive a-t-elle pu atteindre le cœur du processus budgétaire de l’État ?

    Interpellé, Adeyemi devra répondre aux enquêteurs. L’ICPC recommande également des poursuites et de profondes réformes administratives.

  • Quadruple bonheur pour Precious Dede

    Quadruple bonheur pour Precious Dede

    Precious Dede, ancienne gardienne de but emblématique des Super Falcons du Nigeria, a donné naissance à des quadruplés,

    C’est une nouvelle qui a ému bien au-delà des terrains de football. Precious Dede, ancienne gardienne de but emblématique des Super Falcons, a donné naissance à des quadruplés, deux filles et deux garçons, après de longues années d’attente marquées par l’espoir, la patience et parfois le silence.

    Connue pour son sang-froid dans les cages et son mental d’acier lors des grandes compétitions africaines et internationales, Precious Dede a longtemps incarné la résilience sur le terrain. Aujourd’hui, c’est une autre forme de victoire qu’elle célèbre, bien plus intime et profondément humaine. Pour l’ancienne internationale nigériane, cette naissance multiple représente l’aboutissement d’un combat personnel que beaucoup de femmes connaissent, mais que peu osent raconter publiquement.

    Dans un pays où le football féminin progresse malgré de nombreux défis, l’histoire de Precious Dede résonne comme un message d’espoir. Elle rappelle que derrière les maillots, les trophées et les performances sportives se cachent des vies faites de joies, de doutes et d’épreuves. Les années d’attente avant cette maternité n’ont pas entamé sa foi ni sa détermination. Au contraire, elles ont donné encore plus de sens à ce moment exceptionnel.

    Sur les réseaux sociaux, les messages de félicitations affluent, venant d’anciens coéquipiers, de supporters et de figures du sport africain. Beaucoup saluent non seulement la mère comblée, mais aussi la femme courageuse qui a su traverser l’épreuve avec dignité. La naissance de ces quatre enfants est perçue comme une bénédiction, mais aussi comme un symbole : celui de la persévérance récompensée.

    Après avoir défendu avec fierté les couleurs du Nigeria, Precious Dede entame désormais un nouveau chapitre de sa vie, loin des stades mais tout aussi intense. Une aventure où les cris de victoire ont laissé place aux premiers pleurs, et où la plus belle des coupes se trouve désormais dans le berceau.

  • CAN 2025 : Algérie-Nigeria, une vieille rivalité

    CAN 2025 : Algérie-Nigeria, une vieille rivalité

    L’Algérie et le Nigeria s’affronteront le 10 janvier à Marrakech, en quart de finale de la CAN 2025. Les deux sélections se sont souvent croisées lors de cette compétition, en demi-finale, mais surtout en finale (1980 et 1990). Retour sur ces rencontres.

    Pour la dixième fois dans l’histoire de la CAN, l’Algérie et le Nigeria vont se retrouver face à face, samedi à Marrakech, en quart de finale. C’est en 1980, à Lagos, que les Fennecs et les Super Eagles ont inauguré cette longue liste, lors d’une finale largement remportée par les Nigérians.

    Nigeria-Algérie 3-0, Lagos (finale de la CAN 1980)

    La finale se déroule le 22 mars 1980 au Lagos National Stadium devant plus de 85 000 spectateurs. Le Nigeria y a joué ses quatre premiers matchs, alors que l’Algérie évoluait à Ibadan, à 120 kilomètres plus au nord. « Nous étions arrivés à Lagos en bus, sans escorte policière. Notre hôtel était disons de qualité moyenne, et le jour du match, nous avions pris le petit déjeuner et le déjeuner dans la résidence de l’ambassadeur d’Algérie à Lagos. Ce n’était pas idéal comme préparation, nous n’avions pas pu nous reposer », se souvient Chaâbane Merzekane, l’ancien défenseur algérien.

    Dans une ambiance survoltée et sous une lourde chaleur, les Fennecs encaissent un but dès la 2e minute sur un tir de Patrick Odegbami, lequel récidive juste avant la mi-temps. Et au retour des vestiaires, Mudashiru Lawal enfonce un peu plus les Nord-Africains. « Les Nigérians étaient dans un bon jour, ce qui n’était pas notre cas. Mais cette CAN a lancé la belle décennie de la sélection algérienne, avec deux participations à la Coupe du monde [1982 et 1986] et la conquête de la CAN 1990 », rappelle Chaâbane Merzekane.

    Algérie-Nigeria 1-0, Alger (finale de la CAN 1990)

    Les deux équipes s’étaient affrontées lors du match d’ouverture, et les Algériens s’étaient imposés largement (5-1). Les Fennecs, avant cette finale, ont balayé la Côte d’Ivoire (3-0), l’Égypte (2-0) et le Sénégal (2-1) en demi-finale, alors que les Super Eagles se sont montrés moins flamboyants face à l’Égypte (1-0), à la Côte d’Ivoire (1-0) et à la Zambie (2-0). Ce 16 mars, dans un stade du 5-Juillet-1962 où 105 000 personnes se sont rassemblées, Chérif Oudjani délivre son équipe d’une frappe puissante en fin de première période.

    « Nous avions hâte de jouer cette finale. Nous étions logés dans l’hôtel du stade, dans des conditions assez spartiates, et il n’y avait pas grand-chose à faire. Le veille du match, j’avais reçu la visite surprise de mon père, Ahmed, lui-même ancien international algérien », se souvient l’unique buteur de la finale. « On avait la meilleure équipe, le meilleur joueur [Rabah Madjer], le meilleur buteur [Djamel Menad], la meilleure attaque, la meilleure défense. Ce premier titre, nous le méritions totalement. »

    Algérie-Nigeria 2-1, Le Caire (demi-finale de la CAN 2019)

    L’Algérie n’avait plus disputé de demi-finale de CAN depuis 1990, année de son premier sacre continental, avant de retrouver les Nigérians, qui entre-temps ont ajouté deux autres titres (1994 et 2013) à celui conquis en 1980. En 2019, les Nord-Africains, qui n’étaient pas forcément attendus à ce niveau avant le début de la CAN, proposent un football offensif et séduisant prôné par leur sélectionneur Djamel Belmadi et notamment incarné par Riyad Mahrez.

    L’ailier de Manchester City, déjà auteur de deux buts depuis le début de la compétition, va faire très mal aux Super Eagles au stade international du Caire. D’abord en provoquant, sur un de ses multiples centres, un but contre son camp de William Troost-Ekong (40e), puis en transformant magistralement un coup franc lors du temps additionnel, alors que les Nigérians étaient revenus au score sur un penalty transformé par Odion Ighalo.  Cinq jours plus tard, au même endroit, l’Algérie remporte sa seconde CAN face au Sénégal (1-0).

    Jeuneafrique.com

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