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  • Crise à l’est de la RDC : ce que pense Sena Alipui de la médiation de Faure Gnassingbé

    Crise à l’est de la RDC : ce que pense Sena Alipui de la médiation de Faure Gnassingbé

    La désignation de Faure Gnassingbé par l’Union africaine (UA) pour tenter de résoudre le conflit en cours dans l’est de la RDC serait une bonne option selon le sénateur Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC).

    Le président togolais succède à son homologue angolais João Lourenço qui assurait cette mission jusqu’au mois dernier. C’est autour donc de Faure Gnassingbé de jouer le rôle de médiateur entre la RDC et le Rwanda, accusé d’être le principal soutien du M23, un mouvement rebelle qui contrôle une partie importante de l’est de la RDC.

    « … joie et fierté »

    En effet, ce mardi 15 avril, à Lomé, l’ancien député a déclaré toute son admiration pour Faure Gnassingbé qui a su implémenter une diplomatie à même de permettre le choix du Togo comme médiateur dans la crise qui plombe l’est du pays de Patrice Lumumba.

    « Nous avons appris avec joie et fierté la désignation par l’Union Africaine (UA), du Président de la République, son Excellence monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, comme médiateur du conflit entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda », s’enflamme Sena Alipui, exprimant ses « admirations au Président de la République » d’une part et d’autre part ses « félicitations à notre diplomatie dont le dynamisme et les résultats antérieurs ont contribué à ce choix ».

    Défis

    Selon le deuxième vice-président de l’Union des forces de changement, le Togo reste un pays de paix. Ce qui se ressent un peu partout, convaincu-t-il. La preuve, il a été désigné pour jouer la médiation entre le Mali et la Côte d’Ivoire, le Niger et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

    Rien ne sera facile. « La complexité et la difficulté du conflit dans cette région sensible de notre continent, illustre le degré de confiance que notre institution continentale l’UA place dans la diplomatie Togolaise et notre Président. Ce choix est un honneur et une fierté pour le Togo mais aussi pour toute la CEDEAO où l’on ne compte plus les facilitations et médiations réussies du Togo », résume le jeune sénateur.

    Ce dernier précise qu’il a confiance au chef de l’Etat pour réussir sa mission parce qu’il bénéficie des soutiens de ses pairs…

  • Conflit dans l’est de la RDC: quelles marges de manoeuvre pour le nouveau médiateur de l’UA, Faure Gnassingbé?

    Conflit dans l’est de la RDC: quelles marges de manoeuvre pour le nouveau médiateur de l’UA, Faure Gnassingbé?

    Désigné médiateur de l’Union africaine (UA) pour tenter de résoudre le conflit en cours dans l’est de la RDC, le président togolais Faure Gnassingbé vient de succéder à son homologue angolais João Lourenço qui assurait cette mission jusqu’au mois dernier. Mais alors que les initiatives diplomatiques pour tenter de mettre un terme au conflit se multiplient, de quelles marges de manœuvre dispose-t-il réellement ? Décryptage. 

    Plusieurs sources diplomatiques l’affirment : si le choix de l’Union africaine (UA) s’est porté sur Faure Gnassingbé pour succéder au président angolais João Lourenço en tant que médiateur dans le conflit qui déchire l’est de la RDC, c’est parce qu’il fallait impérativement une personnalité consensuelle, non directement impliquée dans la crise. 

    Or, dans cette perspective, le président togolais bénéficiait de deux atouts majeurs : le fait que son pays n’appartienne ni à la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), ni à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), ni à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) d’une part; ses relations équilibrées avec l’ensemble des parties prenantes au conflit de l’autre, celui-ci entretenant des liens cordiaux tant avec le président congolais Félix Tshisekedi qu’avec le président rwandaisPaul Kagame.

    Complémentarité

    Mais cette passation de témoin actée, reste maintenant à en évaluer la portée alors que le Qatar s’est lancé, lui aussi, dans une médiation entre les délégués de l’AFC/M23 et ceux du gouvernement congolais. Dans ce nouveau contexte en effet, comment les deux initiatives vont-elles s’articuler – et quelles seront donc les marges de manœuvre dont Faure Gnassingbé va disposer ?

    À ce propos, plusieurs diplomates consultés écartent l’idée d’une concurrence entre elles pour privilégier plutôt leur complémentarité. Doha étant perçue comme une puissance capable de débloquer les discussions – contrairement à l’UA jugée parfois trop lente et trop bureaucratique -, le Qatar pourrait ainsi poser les bases du processus, tandis que Faure Gnassingbé pourrait en accompagner la suite au non de l’UA avec la collaboration de partenaires internationaux comme l’ONU, la Monusco, l’Union européenne, les États-Unis, mais aussi l’EAC et la SADC.

    Source: Rfi.fr/fr

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