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  • CNCC : Tsévié, le meeting rattrapé par le couperet administratif

    CNCC : Tsévié, le meeting rattrapé par le couperet administratif

    Le rendez-vous était fixé au 27 septembre à Tsévié-Atikoumé. Il faudra finalement attendre. Le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC) a annoncé le report de son meeting, invoquant des exigences administratives qui, selon l’organisation, se répètent et compliquent la tenue de ses activités publiques.

    Dans une note de mise au point publiée jeudi, le CNCC explique que le comité d’organisation fait face à une demande du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières : fournir une « attestation de mise à disposition du site ». Une exigence que le mouvement présente comme un obstacle procédural persistant.

    Une attestation qui bloque encore le rassemblement

    Le sujet n’est manifestement pas nouveau. Le CNCC affirme avoir déjà été confronté à cette même exigence lors de la préparation de sa conférence publique du 4 septembre dernier. À quelques jours de son meeting de Tsévié, le ministère aurait renouvelé la demande dans une note formelle datée du 11 septembre 2026.

    Pour le mouvement, la répétition de cette procédure pose question. Plutôt que de prendre le risque d’organiser le rassemblement sans avoir satisfait aux exigences administratives, le CNCC a choisi de reporter l’événement.

    L’organisation affirme vouloir profiter de ce délai pour trouver une « solution définitive à cette pratique administrative ». Une manière de faire comprendre que, derrière le simple report d’une date, se joue aussi la question des conditions concrètes d’organisation des réunions publiques politiques.

    Mobilisation en attente, nouvelle date inconnue

    Le CNCC ne renonce toutefois pas à son meeting. Il demande à ses militants et sympathisants de « rester vigilants » et de se tenir prêts à une mobilisation massive dès qu’une nouvelle date sera annoncée.

    Pour l’heure, aucune nouvelle échéance n’a été communiquée. Le calendrier du CNCC reste donc suspendu à la résolution de la question administrative soulevée par les autorités.

    Ce nouvel épisode intervient après la conférence publique du 4 septembre, au cours de laquelle le même sujet aurait déjà été soulevé. La répétition de l’exigence autour de la « mise à disposition du site » donne au report de Tsévié une portée qui dépasse la simple modification d’agenda.

    Entre exigences administratives et volonté de mobilisation politique, le CNCC se retrouve ainsi contraint de remettre son rassemblement à plus tard. Reste désormais à savoir si les démarches annoncées permettront de débloquer la situation — et surtout à quelle échéance le mouvement pourra finalement retrouver le terrain à Tsévié.

  • Un an après le 6 juin 2025 : la contestation qui a révélé une nouvelle génération de militants au Togo

    Un an après le 6 juin 2025 : la contestation qui a révélé une nouvelle génération de militants au Togo

    Le 6 juin 2026 marque le premier anniversaire d’un événement qui a profondément marqué la vie politique togolaise. Le 6 juin 2025, une mobilisation inédite, portée principalement par des jeunes vivant au Togo et dans la diaspora, avait émergé pour dénoncer les institutions issues de la Ve République, réclamer le retour à la Constitution de 1992 et contester le maintien au pouvoir du président Faure Gnassingbé.

    Mobilisation

    Un an plus tard, cette séquence continue d’alimenter les débats sur l’évolution de l’engagement politique au Togo, l’émergence de nouvelles formes de militantisme et les conséquences humaines et judiciaires qui ont suivi.

    Contrairement aux grandes mobilisations politiques qui ont marqué l’histoire récente du pays, notamment celles conduites par les partis d’opposition traditionnels ou les organisations de la société civile, le mouvement du 6 juin 2025 s’est développé essentiellement à travers les réseaux sociaux. TikTok, Facebook, X et diverses plateformes numériques sont devenus les principaux espaces de mobilisation.

    Des influenceurs, blogueurs, artistes et créateurs de contenus ont largement contribué à diffuser les messages du mouvement. Cette dynamique a permis de contourner les cadres classiques de l’action politique et de toucher une génération plus jeune, souvent éloignée des partis traditionnels.

    Naissance du M66

    Parmi les figures les plus visibles de cette mobilisation se trouvait le rappeur engagé Aamron, de son vrai nom Tchala Essowè Narcisse. Ses prises de position et ses appels à la mobilisation ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Son arrestation à la veille des manifestations a attiré davantage l’attention nationale et internationale sur les événements.

    Malgré un important dispositif sécuritaire déployé dans plusieurs secteurs de Lomé, des rassemblements ont été observés dans certains quartiers de la capitale avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Les images et vidéos relayées en temps réel ont contribué à donner une résonance particulière à cette journée.

    Dans les semaines qui ont suivi, la mobilisation a progressivement donné naissance au Mouvement du 6 juin (M66), un collectif caractérisé par une organisation relativement horizontale et l’absence de leadership politique traditionnel clairement identifié. Pour plusieurs observateurs, cette expérience a marqué l’apparition d’une nouvelle génération de militants du M66, davantage connectés aux réseaux numériques et moins dépendants des structures partisanes classiques.

    Cependant, la réponse des autorités a également conduit à des interpellations, auditions et procédures judiciaires visant plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à l’organisation ou à la promotion des manifestations. Des militants, dont Zaga Bambo, Togbévi Kpéssé, Amavi Kantaga, Leyla, Komlavi Dagban, Koumayi, chef canton de Kpenzidè, etc., ainsi que des blogueurs et créateurs de contenus, ont fait l’objet d’enquêtes à la suite des événements.

    Impact du PNP

    Comme lors des grandes manifestations organisées par le Parti National Panafricain (PNP) en 2017, certains acteurs de la contestation auraient choisi de quitter le pays dans les mois suivants. Selon divers témoignages recueillis dans les milieux de l’opposition et de la société civile, plusieurs jeunes militants se seraient installés à l’étranger par crainte de poursuites ou pour des raisons de sécurité.

    Parmi les noms régulièrement cités figurent notamment Kalao ainsi que Palaki Yem. Toutefois, les circonstances précises de leurs départs ainsi que leurs situations actuelles n’ont pas fait l’objet d’une documentation indépendante exhaustive.

    Cette question de l’exil politique n’est pas nouvelle dans l’histoire contemporaine du Togo. Elle rappelle notamment le parcours de Tikpi Atchadam, figure emblématique des manifestations de 2017.

    Le 19 août 2017, les mobilisations lancées par le Parti National Panafricain avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Lomé, Sokodé et dans plusieurs autres localités du pays autour de revendications portant notamment sur le retour à la Constitution de 1992 et l’alternance politique. Les tensions qui ont suivi ces manifestations ont conduit le leader du PNP à quitter le Togo.

    Installé en exil, principalement au Ghana selon diverses sources publiques, il a continué à s’adresser périodiquement à ses partisans à travers des messages audio et vidéo. Près de neuf ans après le début de cette séquence politique, son éloignement du territoire national demeure un sujet de débat au sein de l’opposition togolaise.

    L’année 2025 a également ravivé les discussions autour de plusieurs dossiers plus anciens liés aux droits humains et aux conditions de détention au Togo.

    Parmi eux figure l’affaire dite « Tigre Révolution », qui demeure l’un des dossiers politico-judiciaires les plus médiatisés de ces dernières années. À partir de novembre 2019, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées puis poursuivies pour atteinte présumée à la sûreté de l’État. Le plus curieux reste que les interpellations et arrestations se sont poursuivies au-delà même de cette année-là. Un soupçon ou un nom cité au hasard, lié à « Tigre Révolution », équivaudrait à une sorte de condamnation avant même la vérification des faits, déplorent certains défenseurs des droits de l’homme dans le pays.

    Les noms de Fadel Ouattara, Yakoubou Moutawakilou, Alassani Awali, Leyla Méhiouwa, Agbessianake Hotonou Richard, Komi Semenya Adjor, Agbetossou Kokou et Akohsi Sakibou, entre autres, sont régulièrement associés à ce dossier.

    Au fil des années, des organisations de défense des droits humains, notamment l’ASVITTO, ont exprimé leurs préoccupations concernant les conditions de détention de certains accusés. L’organisation a notamment évoqué plusieurs décès parmi les détenus concernés par cette affaire.

    Le cas de Yakoubou Moutawakilou a particulièrement marqué l’opinion publique. Selon plusieurs organisations de défense des droits humains et diverses sources médiatiques, il est décédé en août 2021 après une longue période de détention.

    Plus largement, depuis les manifestations politiques de 2017, plusieurs organisations et collectifs de soutien aux détenus affirment que des prisonniers considérés comme politiques sont décédés en détention ou peu après leur remise en liberté : Mourana Tairou, Alidou Saidou, Alassani Issaka, Moussa Saibou, Souleymane Djalilou, Bamouibé Kossi, Kéliba Kassimou et Yakoubou Abdoul-Moutawakilou.

    Le décès de ce dernier, ancien responsable local du PNP à Kpalimé, a suscité une émotion particulière. Arrêté en janvier 2020, il est décédé le 26 août 2021 après une détérioration de son état de santé, selon plusieurs organisations de défense des droits humains. Les familles concernées, les partis d’opposition et diverses organisations de la société civile continuent de réclamer davantage de transparence sur les conditions de détention. De leur côté, les autorités ont régulièrement rejeté les accusations de mauvais traitements ou de détentions arbitraires formulées à leur encontre.

    Le cas du MPDD

    Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement, membre de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), serait devenu aujourd’hui un parti marqué par l’exil et les arrestations.

    Né avec l’ambition de promouvoir l’alternance démocratique au Togo, le MPDD s’est retrouvé au cœur des turbulences politiques qui ont suivi l’élection présidentielle de février 2020. Derrière la candidature de Gabriel Agbéyomé Kodjo, soutenue par la DMK, une partie de l’opposition avait contesté les résultats officiels du scrutin, revendiquant la victoire de son candidat.

    La période postélectorale a été marquée par une série de poursuites judiciaires, d’interpellations et de tensions politiques. Dès mars 2020, l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo est levée avant son arrestation, tandis que plusieurs militants et responsables proches de la DMK font également l’objet d’interpellations.

    Face à ce contexte, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro et Agbéyomé Kodjo prennent le chemin de l’exil. Ce dernier quittera le pays en 2020, affirmant craindre pour sa sécurité.

    Au sein du MPDD et de la mouvance issue de la DMK, plusieurs responsables et militants dénoncent alors un climat de harcèlement politique. Certains sont interpellés à Lomé, tandis que d’autres choisissent l’exil pour éviter des poursuites ou des arrestations qu’ils jugent motivées par des considérations politiques. Sur cette liste, on peut citer Omolou Jean-Paul, Fadel Watara, Tchatikpi Aboubakar, Yacoubou Moutawakilou, Colonel Amblesso N’Sua Kokouvi, Johnson Koumla Akoun, Otto Koashi Apedo, etc.

    La disparition successive en exil de Monseigneur Kpodzro en janvier 2024 puis d’Agbéyomé Kodjo en mars de la même année a profondément marqué les militants du MPDD et de la DMP, qui y voient le symbole d’un combat politique inachevé pour l’alternance et la démocratie au Togo.

    D’autres affaires demeurent entourées de nombreuses interrogations. C’est notamment le cas d’un dossier remontant à la fin des années 2010 concernant plusieurs volontaires de la Croix-Rouge togolaise. À la suite du décès de Daniel Kossi Afantchao en mars 2020, des témoignages relayés par certains médias avaient évoqué des tensions internes, des menaces présumées, des disparitions inquiétantes ainsi que des départs vers l’étranger.

    Parmi les personnes citées dans ces témoignages figuraient notamment Dodji Adjina, Julien Kodjo, Paul Kpodar et Daniel Kossi Afantchao. Toutefois, il convient de souligner que plusieurs éléments de ce dossier n’ont pas fait l’objet de conclusions judiciaires publiques permettant d’établir les responsabilités ou les circonstances exactes des faits rapportés.

    Au-delà des controverses et des débats qu’ils suscitent, ces différents dossiers illustrent les tensions persistantes qui entourent les questions de liberté politique, de sécurité et de droits humains au Togo.

    Un an après les événements du 6 juin 2025, le principal enseignement reste sans doute l’émergence d’une nouvelle génération de contestataires. Plus connectée, davantage présente sur les réseaux sociaux et souvent moins liée aux structures politiques traditionnelles, cette jeunesse a démontré sa capacité à mobiliser rapidement des soutiens au-delà des frontières nationales grâce aux relais de la diaspora.

    Cette évolution constitue à la fois un défi pour les autorités et pour les partis d’opposition traditionnels, appelés à s’adapter à de nouvelles formes d’engagement politique. Reste désormais à savoir si la dynamique née autour du Mouvement du 6 juin pourra s’inscrire durablement dans le paysage politique togolais ou si elle rejoindra la longue liste des mouvements de contestation qui, malgré un impact symbolique important, n’ont pas réussi à se transformer en force politique durable.

  • Au Togo, les forces démocratiques en soutien aux manifestants  anti-pouvoir des 26, 27 et 28 juin

    Au Togo, les forces démocratiques en soutien aux manifestants anti-pouvoir des 26, 27 et 28 juin

    Les forces démocratiques soutiennent les manifestants  des 26, 27 et 28 prochains sur l’ensemble du territoire national et appellent les populations à sortir massivement pour mettre fin au règne de Faure Gnassingbé. Face à la presse cet après-midi, au siège de la Convergence Patriotique des Peuples Africains (CDPA) à Lomé, une dizaine de partis politiques d’opposition et des organisations de la société civile réunis dans un front ont exprimé leur position au regard de la situation sociopolitique du moment au Togo. Ces parti politique d’opposition et les organisations de la société civile togolaise, à l’instar des autres qui se sont déjà prononcées sur les prochaines manifestations, refusent d’être complices de la crise voulue par Faure Gnassingbé et son équipe.

    CONFERENCE DE PRESSE DES PARTIS POLITIQUES, REGROUPEMENT DE PARTIS POLITIQUES ET ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE

    DECLARATION LIMINAIRE

     Mesdames et Messieurs les journalistes,

    Les heures que nous vivons sont graves. Elles ne doivent laisser personne indifférente. Le moment est de ceux où le silence devient complicité, et où la neutralité équivaut à une prise de position en faveur de l’injustice. Il est donc de la responsabilité de chaque citoyen épris de justice, de prendre la parole, de nommer les choses et de se tenir aux côtés du peuple qui, pacifiquement, réclame le changement pour un avenir meilleur.

    C’est dans cet esprit que nous, partis politiques, regroupement de partis politiques et organisations de la société civile suivant : ADDI, CAR, DMP, LES DEMOCRATES, LDP, PSR, SANTE DU PEUPLE, tenons aujourd’hui cette conférence de presse, en écho à cette parole historique de Sylvanus OLYMPIO : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La nuit est longue, mais le jour vient. »

    Cette citation puissante, extraite de la déclaration d’indépendance prononcée par le père de l’indépendance, résonnait d’espoir et promettait un avenir meilleur pour le Togo et ses citoyens. Cependant, soixante-cinq ans après l’indépendance nominale, le Togo est toujours plongé dans une nuit interminable. Depuis le 6 juin 2025, une lueur d’espoir renaît avec une nouvelle dynamique de contestation portée par la  jeunesse vaillante du Togo, déterminée à prendre en main destin pour un changement total du système qui nous régente depuis plus de 60 ans.

     C’est pourquoi au nom de l’article 150 de la constitution togolaise qui consacre : « En cas de coup d’état, ou de coup de force quelconque, tout membre du Gouvernement ou de l’Assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants.

    Dans ces circonstances,  pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le pus impératif des devoirs », nous tenons une fois encore à saluer à sa juste valeur cet éveil de conscience de la jeunesse togolaise. Cette nouvelle dynamique de contestation incarne l’aspiration  légitime du peuple  togolais à un changement démocratique et social, et traduit le rejet du coup de force constitutionnel ayant conduit à la 5è République. Les jeunes porteurs de cette dynamique, déterminés, qui ne cèdent plus à la peur ni à l’intimidation et qui l’ont démontré le 06 juin, appellent de nouveau, à travers les réseaux sociaux, manifestations pacifiques les 26, 27 et 28 juin prochains.

    Cette jeunesse  ne réclame qu’une chose : qu’on lui donne enfin l’opportunité de comparer une autre gouvernance à celle qui la régente depuis plusieurs décennies.

     Nous tenons le pouvoir en place pour seul responsable de la situation actuelle et de toutes ses éventuelles conséquences,  pour avoir délibérément ignoré, des années durant, les appels répétés de l’opposition. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les  répressions violentes des 05 et 06 juin 2025, qui s’inscrivent dans une triste routine  désormais bien connue et appelons le gouvernement togolais à respecter pleinement  la liberté d’expression et de manifestation, garantie par Constitution de 1992, votée à plus de 98% par le peuple togolais.

    Nous invitons toute la population togolaise, les différents corps socio-professionnels ainsi que les religions traditionnelle, musulmane et chrétienne à soutenir cette dynamique de contestation pour le bien-être et l’avenir démocratique du Togo.

    Nous lançons particulièrement, un appel aux Forces de Défense et d Sécurité (gendarmes, policiers, militaires) à faire preuve, pour une fois, de retenue et discernement, en s’abstenant de réprimer un peuple déjà trop éprouvé par de longues années de souffrances.

     Enfin, nous lançons un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle soutienne le peuple togolais dans sa quête légitime de démocratie et de justice sociale.

    Nous croyons fermement en un Togo où chaque citoyen peut jouir pleinement de ses droits  constitutionnels, et où la voix du peuple est souverainement respectée et valorisée.

     Fait à Lomé, le 24 Juin 2025

    Les signataires:  ADDI, CAR ,DMP, LES DEMOCRATES, LDP, PSR,  SANTE DU PEUPLE

  • Au Togo, les opposants de la nouvelle Constitution annoncent un sit-in à Lomé

    Au Togo, les opposants de la nouvelle Constitution annoncent un sit-in à Lomé

    Le Front « Touche pas à ma Constitution », composé de la CDPA, de Les Démocrates et du Parti des Togolais, etc. opposés à la nouvelle loi fondamentale, annonce la tenue d’un sit-in devant la Cour constitutionnelle le vendredi 9 août prochain.

    Le Front togolais « Touche pas à ma Constitution », dont sont membres la Convention démocratique des peuples africaines (CDPA), Les Démocrates et le Parti des Togolais, entre autres, est décidé à continuer la lutte contre le changement de Constitution.

    Dans un courrier (ci-dessous), adressé au ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires, ces opposants informent l’opinion nationale “de l’organisation d’un sit-in pacifique le vendredi 9 août 2024 à partir de 9 heures devant la Cour constitutionnelle”.

    Reste à savoir si le ministère de tutelle l’autorisera, étant donné que depuis quelques années, toute manifestation destinée à défier le pouvoir cinquantenaire est étouffé dans l’œuf.

Radio Renouveau228

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