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  • Guérin-Kouka : le SYNJIT alerte après l’enlèvement présumé d’un reporter de Tampa Express

    Guérin-Kouka : le SYNJIT alerte après l’enlèvement présumé d’un reporter de Tampa Express

    Le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) affirme qu’un reporter de Tampa Express a été enlevé le 5 septembre à Guérin-Kouka et demande aux autorités d’ouvrir une enquête sur les circonstances de l’incident.

    Un reporter du journal Tampa Express aurait été enlevé samedi 5 septembre 2026 à Guérin-Kouka, alors qu’il couvrait la fête traditionnelle D’Pontre/N’nidak. L’information émane du Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT), qui a publié un communiqué mardi 8 septembre pour dénoncer les faits et réclamer une enquête.

    Selon le récit du journaliste, repris par le SYNJIT et présenté comme ayant également été confirmé par la direction de Tampa Express, celui-ci aurait été intercepté par plusieurs individus en civil, accompagnés d’un homme en uniforme présenté comme un policier. Il aurait ensuite été contraint de monter dans un véhicule Prado banalisé.

    Le reporter affirme avoir été menotté, avoir eu les yeux bandés et avoir subi des violences durant le trajet. Il aurait par la suite été abandonné dans une zone isolée, à environ 55 kilomètres du lieu où il avait été intercepté.

    Une erreur de personne évoquée

    Toujours selon le témoignage rapporté par le syndicat, les personnes impliquées auraient expliqué avoir fait une erreur sur l’identité de leur cible. Elles auraient indiqué rechercher Francisco Kossi Gbandi Napo-Koura, directeur de publication de Tampa Express et promoteur de Tampa TV.

    Ces déclarations constituent, à ce stade, le récit du journaliste et les éléments communiqués par le SYNJIT. Les circonstances exactes de l’incident, l’identité des personnes impliquées ainsi que les éventuels motifs de l’opération restent à établir par une enquête officielle.

    Le SYNJIT demande une enquête

    Dans son communiqué, le syndicat condamne ce qu’il qualifie d’« enlèvement » et demande aux autorités compétentes de diligenter « une enquête immédiate et rigoureuse » afin d’identifier les auteurs et d’établir les responsabilités.

    Le SYNJIT considère par ailleurs que cet incident constitue une menace pour la sécurité des professionnels des médias et appelle le gouvernement à prendre des mesures pour assurer leur protection dans l’exercice de leur métier.

    Le syndicat sollicite également l’attention des organisations de défense des droits humains, des ambassades et de la communauté internationale sur la situation de la presse indépendante au Togo.

    Le SYNJIT indique enfin rester en état d’alerte et prévient qu’il pourrait appeler les professionnels des médias et les défenseurs des droits humains à des actions de protestation si aucune mesure n’était prise rapidement.

    Le communiqué ne fait pas état, à ce stade, d’une réaction officielle des autorités togolaises concernant les faits rapportés.

  • Au Togo, salaire indigne, presse fragile

    Au Togo, salaire indigne, presse fragile

    Le SYNJIT alerte sur la précarité des journalistes et ses menaces sur la liberté de la presse au Togo à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026.

    À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai 2026, le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie des professionnels des médias. Dans un communiqué rendu public à Lomé, l’organisation met en lumière une réalité persistante : sans dignité salariale, la liberté de la presse reste fragile et menacée.

    Le SYNJIT rend d’abord hommage aux journalistes togolais qui, malgré un environnement socio-politique complexe et une précarité croissante, continuent d’assurer leur mission d’information avec engagement. Mais derrière cet hommage, le ton se veut ferme. Le syndicat rappelle qu’« il ne peut y avoir de liberté de presse sans travail décent ». Une affirmation qui résume l’enjeu central : un journaliste mal rémunéré devient vulnérable, et une presse vulnérable est exposée à diverses formes de pressions et d’influences.

    Une précarité qui fragilise l’indépendance

    Dans son communiqué, le SYNJIT insiste sur le lien direct entre conditions économiques et indépendance éditoriale. Selon lui, le journaliste togolais ne peut pleinement jouer son rôle de garant de la démocratie s’il reste prisonnier de difficultés financières. La précarité, devenue structurelle dans le secteur, constitue ainsi une menace sérieuse pour la qualité de l’information et la crédibilité des médias.

    Le syndicat évoque également une « urgence sociale ignorée ». Il révèle avoir récemment saisi la ministre de la Communication et des Médias pour exiger la mise en place rapide du comité de suivi de la convention collective signée le 14 octobre 2022. L’objectif est clair : actualiser la grille salariale devenue obsolète, notamment depuis la revalorisation du SMIG à 52 500 FCFA entrée en vigueur le 1er janvier 2024.

    Maintenir des journalistes sur des bases salariales dépassées n’est pas seulement une injustice sociale, dénonce le SYNJIT, mais aussi une atteinte directe à leur indépendance professionnelle.

    Un appel à la responsabilité collective

    Face à cette situation, le syndicat lance un appel solennel à trois acteurs clés. D’abord aux organisations patronales, invitées à collaborer sincèrement pour appliquer effectivement le nouveau SMIG dans les grilles salariales du secteur. Ensuite au gouvernement, appelé à respecter les engagements pris lors de la signature de la convention collective. Enfin, aux journalistes eux-mêmes, exhortés à rester mobilisés pour la défense de leurs droits.

    Pour le SYNJIT, le travail décent ne relève pas du luxe, mais constitue le socle de l’indépendance économique des professionnels des médias. En cette journée symbolique, le message est sans ambiguïté : sans justice sociale dans les rédactions, la liberté de la presse ne peut être pleinement garantie au Togo.

  • Le SYNJIT “met en garde” ceux qui menacent “de mort” le journaliste Roger Amemavoh

    Le SYNJIT “met en garde” ceux qui menacent “de mort” le journaliste Roger Amemavoh

    Après qu’il a fait un reportage sur le conflit foncier à Latékopé, le journaliste Roger Amemavoh fait l’objet de “menaces de mort et intimidations”, alerte le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) et “met en garde”.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    (Menaces de mort et intimidations contre le journaliste Roger Amemavoh : Le SYNJIT met en garde)

    LOMÉ, le 15 février 2026 – Depuis la publication par « Capture MEDIA » d’un reportage consacré au conflit foncier et à la détresse des femmes à Latékopé, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a appris avec une vive inquiétude que l’auteur de l’enquête, Roger Amemavoh, est la cible de violentes hostilités de la part de certains acteurs de cette crise.

    Fidèle à sa mission de protection des professionnels des médias, le SYNJIT a recueilli le témoignage du journaliste. Roger Amemavoh, faisant l’objet d’intimidations constantes et de menaces de mort, affirme avoir rarement été confronté à un tel déchaînement de violence.

    Le SYNJIT condamne avec la plus grande fermeté ces agissements.

    Le journaliste Roger Amemavoh

    Bien que le Togo se présente comme une démocratie jouissant d’une presse diversifiée, nous observons malheureusement, depuis quelques années, une escalade insidieuse des atteintes à la liberté d’informer. Le journalisme togolais traverse une période sombre, fragilisant les derniers piliers d’une presse privée libre et indépendante.

    Le SYNJIT dénonce vigoureusement la multiplication des tentatives de bâillonnement visant les journalistes sur le territoire national. Il rappelle que la liberté de la presse est un pilier fondamental de l’État de droit, garant du droit à l’information et du pluralisme des opinions.

    Le SYNJIT exprime sa totale solidarité à Roger Amemavoh. Il prend publiquement à témoin les autorités sécuritaires du pays, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que l’opinion nationale et internationale face à ces graves menaces.

    Fait à Lomé, le 16 février 2026

    Pour le Secrétaire Général

Radio Renouveau228

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