Étiquette : Jeunesse

  • Jeunesse togolaise : des programmes plein les tiroirs, des emplois toujours attendus

    Jeunesse togolaise : des programmes plein les tiroirs, des emplois toujours attendus

    « Le gouvernement se soucie de sa jeunesse. » La formule du ministre Pacôme Adjourouvi fait réagir. Car sur le terrain, une autre question s’impose : que reste-t-il de ces politiques publiques dans la vie quotidienne des jeunes Togolais ? Des dispositifs existent, des financements sont annoncés, des formations sont proposées. Mais entre diplômes sans emploi, petits boulots, entrepreneuriat fragile et départs vers d’autres horizons, le fossé entre les programmes et leurs résultats interroge. La jeunesse ne demande plus seulement qu’on lui dise qu’on pense à elle : elle veut pouvoir mesurer cette attention dans son emploi, ses revenus et ses perspectives d’avenir.

    Tribune

    Emploi, entrepreneuriat, formation : des programmes existent, mais les résultats sont-ils à la hauteur des attentes ?

    « Le gouvernement se soucie de sa jeunesse. » Cette déclaration du ministre Pacôme Adjourouvi fait depuis quelques jours le tour des réseaux sociaux. Une phrase qui suscite des réactions, parfois favorables, parfois critiques, mais qui pose surtout une question essentielle : qu’est-ce que cela signifie concrètement pour le jeune Togolais qui cherche un emploi, tente de lancer une activité ou peine simplement à construire son avenir ?

    La question mérite d’être posée sans passion excessive, mais aussi sans complaisance.

    Il serait injuste de prétendre que rien n’est fait en faveur de la jeunesse. Au fil des années, l’État togolais a mis en place plusieurs mécanismes destinés à soutenir les jeunes. Le FNFI, le FAIEJ, le PAEIJ-SP, l’ANPE et différents programmes de formation ou d’accompagnement témoignent d’une volonté publique d’agir sur la question de l’emploi et de l’entrepreneuriat.

    Dans le domaine de la formation également, des investissements ont été réalisés, notamment à travers les Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) et d’autres structures destinées à rapprocher la formation des besoins du marché du travail.

    Ces initiatives existent. Elles doivent être reconnues. Mais une autre réalité existe également. Pour beaucoup de jeunes, le problème commence précisément après la formation.

    Obtenir un diplôme ne signifie pas automatiquement décrocher un emploi. Suivre une formation ne garantit pas nécessairement un revenu stable. Et obtenir un financement pour démarrer une activité ne signifie pas que cette activité survivra aux difficultés du marché.

    C’est là que le discours politique rencontre la réalité quotidienne.

    Un jeune peut-il réellement se projeter lorsqu’il enchaîne les stages, les petits contrats et les activités informelles ? Peut-il parler d’insertion lorsqu’il travaille sans revenu régulier et sans véritable sécurité ? Peut-il considérer qu’il a réussi son entrée dans la vie active lorsqu’il demeure financièrement dépendant de sa famille plusieurs années après ses études ?

    Ces questions ne signifient pas que les politiques publiques sont inutiles. Elles montrent simplement qu’entre la création d’un programme et son impact réel, il existe parfois un long chemin. Et ce chemin, ce sont les jeunes qui le parcourent.

    Des opportunités existent, mais sont-elles suffisamment accessibles ?

    Une autre question mérite d’être posée : celle de l’accès aux opportunités.

    Sur le papier, les dispositifs sont nombreux. Mais combien de jeunes les connaissent réellement ? Combien savent exactement comment déposer un dossier, quelles sont les conditions d’éligibilité et vers qui se tourner ? Combien abandonnent en cours de route face aux démarches administratives ou au manque d’information ?

    Dans les discussions quotidiennes, certains jeunes évoquent également le sentiment que les opportunités ne profitent pas toujours à tout le monde de manière équitable. Parfois ils vont jusqu’à accuser les pouvoirs publics de favoritisme.

    Lorsqu’un sentiment d’injustice s’installe durablement chez une partie de la jeunesse, il ne devrait pas être simplement balayé. Il devrait plutôt conduire à davantage de transparence, d’information et d’évaluation des programmes.

    Car un dispositif public peut être parfaitement conçu sur le papier et perdre une grande partie de son efficacité si les citoyens ne savent pas comment y accéder.

    Le véritable indicateur, ce sont les résultats

    À mon sens, le débat ne devrait donc pas se limiter à une opposition entre ceux qui disent que le gouvernement fait beaucoup et ceux qui affirment qu’il ne fait rien.

    La vraie question est ailleurs : quels sont les résultats ?

    Combien de jeunes ont obtenu un emploi durable grâce aux programmes publics ?
    Combien d’entreprises financées sont toujours en activité après trois ou cinq ans ?
    Combien de bénéficiaires ont vu leurs revenus augmenter de manière significative ?
    Combien de jeunes des zones rurales bénéficient de ces dispositifs ?

    Et surtout, les opportunités sont-elles suffisamment nombreuses pour répondre à une jeunesse dont les aspirations et les effectifs augmentent ?

    Ce sont ces données qui permettront de mesurer concrètement l’efficacité des politiques publiques.

    Car une jeunesse ne vit pas de statistiques uniquement. Elle vit de son salaire, de son activité, de son logement, de sa capacité à se soigner, à se former, à créer une famille et à envisager l’avenir avec un minimum de sérénité.

    Se soucier de la jeunesse, c’est aussi l’écouter

    Le gouvernement peut mettre en place des programmes. Le secteur privé peut créer des emplois. Les jeunes peuvent entreprendre et se former. Mais il existe un élément qui ne devrait jamais être oublié : écouter la jeunesse elle-même.

    Que veulent réellement les jeunes Togolais ?
    Quels secteurs souhaitent-ils intégrer ?
    Pourquoi certains abandonnent-ils leur formation ?
    Pourquoi d’autres choisissent-ils de quitter leur région ou le pays ?

    Pourquoi certains diplômés préfèrent-ils parfois créer une petite activité sans rapport avec leur formation plutôt que de chercher pendant des années un emploi correspondant à leurs compétences ?

    Ces questions méritent des réponses. Et surtout, elles méritent que les jeunes soient considérés non seulement comme des bénéficiaires de politiques publiques, mais comme des acteurs du développement national.

    Entre reconnaissance et exigence

    Dire que le gouvernement se soucie de sa jeunesse n’est donc pas nécessairement une affirmation à rejeter.

    Des actions existent. Des moyens sont mobilisés. Des programmes sont lancés. Mais la jeunesse est également en droit d’attendre davantage.

    Elle peut reconnaître les efforts accomplis tout en demandant que ces efforts produisent davantage de résultats. Elle peut saluer les programmes existants tout en réclamant une meilleure accessibilité. Elle peut apprécier les formations proposées tout en demandant davantage de débouchés.

    Reconnaître les actions du gouvernement ne signifie pas renoncer à l’exigence citoyenne.

    Au contraire.

    Le véritable enjeu est de passer d’une logique où l’on annonce des programmes à une logique où l’on mesure régulièrement leurs résultats et où l’on corrige ce qui ne fonctionne pas suffisamment.

    Parce qu’au fond, le jeune Togolais ne demande pas seulement qu’on lui dise que l’État pense à lui. Il veut pouvoir le constater dans sa vie quotidienne.

    Il veut pouvoir trouver une opportunité sans devoir compter sur une relation personnelle. Il veut pouvoir entreprendre sans être condamné à abandonner son projet quelques mois plus tard. Il veut pouvoir travailler après ses études. Il veut pouvoir rester au pays sans avoir le sentiment que son avenir se trouve nécessairement ailleurs.

    Le ministre a affirmé que le gouvernement se soucie de sa jeunesse. La meilleure réponse à cette affirmation ne viendra ni des réseaux sociaux ni des débats politiques. Elle viendra des résultats.

    Parce qu’au bout du compte, une jeunesse ne demande pas seulement à être rassurée. Elle demande à voir son avenir…

    Marc Yaovi Essowè GNAZOU, journaliste togolais et responsable du journal LENEUTRE

  • Droits de l’Homme : la CNDH ouvre ses portes à la jeunesse politique

    Droits de l’Homme : la CNDH ouvre ses portes à la jeunesse politique

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a accueilli, mercredi 2 septembre 2026, des étudiants de l’École des Jeunes Politiques (EJP), dans le cadre d’une visite d’études organisée par l’association Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF). Au-delà d’une simple rencontre institutionnelle, cette initiative pose la question de la place de la jeunesse dans la compréhension et la défense des droits fondamentaux.

    Présidée par le président de la CNDH, la rencontre a permis aux étudiants d’échanger sur le rôle, les missions et les actions de l’institution en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme au Togo. Une démarche qui permet de dépasser l’enseignement théorique pour confronter les futurs acteurs de la vie publique aux mécanismes institutionnels chargés de défendre les droits fondamentaux.

    Comprendre les institutions pour mieux agir

    Pour les étudiants de l’EJP, cette immersion constitue d’abord une occasion de mieux comprendre le fonctionnement de la CNDH et les mécanismes qu’elle met en œuvre pour contribuer à la protection des citoyens. Elle offre également un espace de dialogue direct avec les responsables de l’institution, favorisant le partage d’expériences.

    L’enjeu est particulièrement important pour une école consacrée à la formation de jeunes politiques. La connaissance des droits de l’Homme, de la citoyenneté et de la gouvernance ne peut en effet se limiter aux textes et aux enseignements académiques. Elle suppose également une compréhension concrète du rôle des institutions et de leurs responsabilités.

    Une passerelle entre jeunesse et institutions

    Cette visite traduit ainsi une volonté de rapprocher les jeunes des institutions qui participent à la construction de la vie démocratique. Pour la CNDH, elle constitue aussi un moyen de sensibiliser une nouvelle génération aux questions liées aux droits humains et à la citoyenneté.

    À travers ce type d’initiative, le dialogue institutionnel avec la jeunesse apparaît comme un levier de formation citoyenne. Il permet aux étudiants de mieux appréhender les enjeux auxquels ils pourraient être confrontés demain en tant qu’acteurs de la vie publique et du développement du pays.

    La visite de l’EJP à la CNDH rappelle finalement qu’une jeunesse appelée à jouer un rôle dans la gouvernance doit aussi connaître les institutions, comprendre les droits fondamentaux et être capable de les intégrer dans sa réflexion sur le développement durable.

  • Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Après plusieurs mois de compétition à travers les sept régions éducatives du Togo, le championnat national de culture générale en santé publique « Génie Imhotep » s’apprête à connaître son épilogue. Les meilleures équipes scolaires du pays se retrouveront les 26 et 27 juin 2026 à Lomé pour la phase nationale de cette première édition.

    L’événement est organisé par AIMES-AFRIQUE et SOS Docteur TV, en collaboration avec l’UNFPA-Togo, sous le patronage conjoint du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Santé, du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports.

    Cette compétition, qui met en avant les connaissances des élèves en matière de santé publique, a mobilisé des établissements scolaires de tout le pays autour des enjeux de prévention, de promotion de la santé et de citoyenneté.

    Au terme des phases régionales, sept Clubs Santé représentant les sept régions éducatives du Togo se disputeront le titre suprême. Un seul établissement sera sacré premier champion national de Génie Imhotep.

    Le programme prévoit les quarts de finale le vendredi 26 juin 2026 à partir de 9 heures au Studio Professeur James. Les demi-finales et la grande finale se dérouleront le samedi 27 juin dès 8h30 au Palais des Congrès de Lomé.

    L’événement sera retransmis en direct sur SOS Docteur TV afin de permettre au grand public de suivre cette ultime confrontation intellectuelle.

    Au-delà de la compétition, Génie Imhotep se veut un outil innovant de sensibilisation des jeunes aux questions de santé publique. Cette initiative ambitionne de renforcer la culture sanitaire en milieu scolaire et de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la santé au Togo.

    Tous les regards sont désormais tournés vers Lomé, où sera connu le tout premier champion national de cette compétition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif togolais.

  • Ces jeunes qui passent à l’action pour sauver l’environnement

    Ces jeunes qui passent à l’action pour sauver l’environnement

    Dans la préfecture de Haho, quatre associations de jeunes viennent d’être distinguées pour la qualité de leurs projets environnementaux innovants, dans le cadre du programme YEWA II.

    Financé par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers Danida, ce programme vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques. L’initiative BOOST, mise en œuvre par l’ONG Jourdain-Vie et Santé avec l’appui de Plan International Togo, a permis de stimuler l’émergence de micro-projets verts.

    Lancé du 2 mai au 5 juin 2026, l’appel à projets a mobilisé 17 associations locales parmi 23 bénéficiaires. Après une sélection rigoureuse conduite par un jury d’acteurs techniques et communautaires, quatre initiatives ont été retenues pour leur pertinence et leur impact potentiel. La cérémonie officielle de récompense s’est tenue le 12 juin à Notsè, en présence des autorités locales et des partenaires.

    Les projets primés concernent la production de biopesticides et d’engrais verts, la gestion des déchets plastiques, la fabrication d’engrais biologiques liquides et la promotion d’un maraîchage durable. Ces innovations s’inscrivent dans une dynamique de développement local respectueux de l’environnement.

    Le président du Comité Cantonal de Développement (CCD) de Notsè a salué l’engagement des jeunes et encouragé la mise en œuvre effective des projets financés, soulignant leur rôle dans le renforcement de la crédibilité communautaire.

    Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est palpable. Pour Emmanuel, représentant des lauréats, cette distinction marque « un nouveau départ » et un engagement renforcé en faveur de la gestion durable des ressources.

    À travers cette initiative, YEWA II confirme son rôle de catalyseur de l’innovation verte et de l’autonomisation des jeunes dans la préfecture de Haho.

  • Clubs santé : AIMES-AFRIQUE mobilise pour la jeunesse

    Clubs santé : AIMES-AFRIQUE mobilise pour la jeunesse

    Lancée le 23 février 2026, la rencontre nationale d’échanges et de renforcement des capacités des acteurs engagés dans la réussite des Clubs Santé en milieu scolaire touche progressivement à son terme. Ce week-end, les travaux se sont poursuivis simultanément à Lomé et à Aného, dans la région Maritime, confirmant l’ampleur nationale de cette initiative dédiée à la santé et au bien-être des adolescents togolais.

    Une dynamique nationale en faveur du bien-être scolaire

    Cette mobilisation intervient dans un contexte où les défis sanitaires et sociaux auxquels font face les jeunes nécessitent des réponses coordonnées, structurées et durables.

    À l’origine du projet, l’ONG AIMES-AFRIQUE, en collaboration avec sa chaîne thématique 100 % santé SOS Docteur TV. Ensemble, elles ont réuni autour d’une même table parents d’élèves, enseignants, professionnels de santé, acteurs sociaux et élèves.

    L’objectif est clair : renforcer les compétences des acteurs clés afin d’assurer une mise en œuvre efficace et pérenne des Clubs Santé dans les établissements secondaires du pays. Il s’agit non seulement d’outiller les encadreurs, mais aussi de créer une synergie entre école, famille et services de santé.

    La santé des adolescents, un enjeu stratégique

    Aujourd’hui, la santé des adolescents constitue une priorité nationale. L’influence croissante des réseaux sociaux, l’exposition aux violences, les conduites à risque, les addictions ou encore les troubles liés à la santé mentale fragilisent une frange importante de la jeunesse.

    Face à ces réalités, la redynamisation des activités parascolaires apparaît comme une réponse pertinente. Dès octobre 2023, AIMES-AFRIQUE a proposé la mise en place de Clubs Santé dans tous les établissements secondaires du Togo. L’ambition est de créer un cadre participatif où les jeunes peuvent s’informer, dialoguer et apprendre à adopter des comportements responsables.

    Un plan d’action structuré et ambitieux

    Pour garantir l’efficacité du projet, un plan d’action articulé autour de sept axes stratégiques a été élaboré. Les interventions couvrent notamment la santé mentale, l’éducation à la vie sexuelle et sociale (EVSS), la santé des jeunes et adolescents (SAJ), la santé environnementale, ainsi que des approches innovantes et ludiques comme le jeu de culture générale en santé publique « Génie Imhotep ».

    La réussite du programme repose sur une coordination étroite entre les différents acteurs. Cinq ministères partenaires accompagnent l’initiative, notamment ceux en charge de l’Éducation nationale, de la Santé, des Solidarités et du Genre, des Sports et de la Jeunesse, ainsi que de l’Environnement. Cette approche intersectorielle vise à inscrire durablement les Clubs Santé dans le fonctionnement du système éducatif togolais.

    Une tournée nationale pour consolider les acquis

    Selon le président de AIMES Afrique et directeur de SOS Docteur TV, Dr Serge Michel Kodom, cette rencontre s’inscrit dans une vaste tournée nationale couvrant les sept régions éducatives : Savane, Kara, Centrale, Plateaux Est, Plateaux Ouest, Maritime et Grand Lomé.

    L’objectif est de redynamiser la vie scolaire en impliquant pleinement les enseignants, les professionnels de santé et les acteurs sociaux. La récente mise en place de comités d’enseignants encadreurs aux niveaux préfectoral, régional et national constitue une étape clé vers l’ancrage institutionnel des Clubs Santé.

    Des acteurs convaincus et engagés

    Les témoignages recueillis à l’issue des travaux traduisent un large consensus. Pour les professionnels de santé, les Clubs Santé offrent un cadre approprié pour aborder sans tabou des thématiques sensibles telles que la santé mentale, la santé sexuelle et reproductive ou les addictions.

    Les parents d’élèves saluent également une initiative favorisant le dialogue et l’information sur les transformations liées à l’adolescence, encore insuffisamment abordées dans les familles. Du côté des élèves, l’adhésion est manifeste. Beaucoup évoquent une prise de conscience accrue de leurs responsabilités et de leur rôle dans la construction de leur avenir.

    À travers cette mobilisation nationale, AIMES-AFRIQUE confirme son engagement à faire des Clubs Santé de véritables leviers d’éducation, de prévention et de développement personnel, contribuant ainsi à bâtir une jeunesse togolaise mieux informée, plus responsable et résolument tournée vers l’avenir.

  • Togo- Que contient le rapport de la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs et décideurs?

    Togo- Que contient le rapport de la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs et décideurs?

    Le Cabinet d’Ingénierie de Formation et Consulting (IF&C-Togo) a rendu public le rapport de la Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs et Décideurs Chrétiens au Togo (RJEDC). Tenue en 2024, dans trois villes du pays (Lomé, Kpalimé et Sokodé), la RJEDC est une initiative axée sur l’autonomisation des jeunes, pour la transformation socio-économique de l’Eglise.

    En rendant public ce rapport, le Cabinet IFC entend présenter le bilan de 2024, susciter des réflexions pour la nouvelle édition et maintenir le cap des réflexions pour l’extension du nouveau réseau d’entrepreneurs chrétiens constitué au cours de cette rencontre.

    « Ce présent compte rendu, se veut avant tout, un outil pour les participants de cette grande rencontre tenue à Lomé, Kpalimé et Sokodé afin qu’ils puissent poursuivent les réflexions et leurs actions sur la base des enjeux et défis soulevés à cette occasion et ainsi animer et stimuler ce nouveau réseau d’entrepreneurs chrétiens économiques constitué lors de la Grande Rencontre », a précisé Helly Gbene, Promoteur de la Grande Rencontre JDEC.

     Le RJEDC et ses objectifs

    La Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs & Décideurs Chrétiens (RJEDC), organisée par le Cabinet IF&C-Togo dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) a été marquée l’année 2024 par trois éditions majeures à Lomé, Kpalimé et Sokodé. L’événement a réuni plus de 700 participants, dont des entrepreneurs, décideurs, chercheurs et représentants d’institutions de financement et de promotion de l’emploi, tous unis par une ambition commune : favoriser l’autonomisation économique des jeunes chrétiens.

    Conçue comme un cadre d’échange et de formation, la RJEDC s’articule autour de conférences, panels, visites d’entreprises et activités de réseautage, visant à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs et à dynamiser l’écosystème entrepreneurial chrétien.

     Dans l’ensemble, l’accent a été mis sur quatre secteurs stratégiques : l’économie de la connaissance, l’économie sociale et solidaire / entrepreneuriat social, l’industrie numérique et la technologie, le développement durable et les changements climatiques.

     L’événement a également permis aux participants de s’outiller, de découvrir de nouvelles opportunités et de structurer des réseaux pour relever les défis économiques de leur communauté.

     Vers des actions concrètes pour l’avenir

    Au-delà des échanges, la RJEDC a posé les bases de projets ambitieux pour soutenir l’entrepreneuriat chrétien. Parmi les initiatives à venir, l’on aura, l’élaboration et la mise en place de la stratégie économique pour l’emploi des jeunes chrétiens, la création d’un incubateur chrétien pour l’emploi des jeunes, le lancement d’une revue chrétienne axé sur l’économie et l’entrepreneuriat, le Projet d’appui à la promotion du capital humain, l’insertion des jeunes, l’inclusion et l’équité et le Forum Africain sur le Développement Socio-économique et Humain Durable des Églises.

    Aussi prévoit-on la mise en place d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes Chrétiens, le développement d’un Fonds de Garantie des Crédits aux PME chrétiennes et la mobilisation des acteurs financiers en vue de la création de la Banque Chrétienne de Développement (BCD Africa).

    Avec la participation de personnalités influentes du continent africain comme le Dr Hubert Djogue, les frères Agassounon et sous le parrainage du Révérend Dr Kao Agnondom, Président de l’Eglise Apostolique du Togo, cette rencontre a favorisé une dynamique collaborative essentielle pour l’essor économique de la jeunesse chrétienne en Afrique.

    Pour Helly Kossi-Amen GBENE, Promoteur de la Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs Décideurs & Chrétiens, ce bilan témoigne de l’émergence d’un écosystème entrepreneurial chrétien structuré, prêt à impulser un développement économique durable et inclusif.

    Source : https://www.revueinfo.tg

  • Au Togo, des enseignants de la zone rurale de Tchitchao récompensés par l’UNESCO

    Au Togo, des enseignants de la zone rurale de Tchitchao récompensés par l’UNESCO

    Le prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants, décerné tous les deux ans, a récompensé trois projets dans le monde pour leur contribution à la transformation de l’éducation dans leurs communautés. Chaque projet lauréat reçoit une dotation de 100 000 dollars. Parmi les gagnants de cette année figure un projet porté par des enseignants togolais de Tchitchao, une zone rurale située dans le nord du Togo.

    Ce projet, auquel participe une vingtaine d’enseignants répartis dans trois écoles de la région de Kara, se concentre sur le soutien en lecture et en calcul pour les élèves du primaire et du début du secondaire. Sa particularité réside dans son approche : les élèves sont pris en charge en fonction de leur niveau réel, indépendamment de leur âge ou de leur classe.

    Au micro de notre journaliste du service Afrique Magali Lagrange, Komlan Abalo Braly, enseignant à Tchitchao, explique : « Le plan sectoriel de l’éducation reconnaît que près de 80 % des élèves ne savent pas lire un simple mot dans un texte long, et que 58 % ne maîtrisent pas les calculs de base. Nous avons pu observer cela directement en classe. » « Certains élèves qui ne savaient même pas lire l’alphabet au départ peuvent aujourd’hui lire des mots et des paragraphes. »

    Améliorer l’environnement d’apprentissage

    En plus du soutien scolaire, le projet vise également à aider les enseignants à adopter des comportements favorables en classe, en créant un environnement propice à l’apprentissage des élèves. Pour Carlos Vargas, chef de la section pour le développement des enseignants à l’Unesco, le projet a aussi séduit parce que les professeurs y sont cocréateurs du programme éducatif. « Nous voyons au quotidien des enseignants qui adaptent les programmes en classe, mais ils sont rarement consultés pour les décisions à l’échelle de l’école ou des politiques éducatives. Ce projet au Togo marque donc un changement de narratif. »

    Depuis le lancement du projet en 2018, Komlan Abalo Braly et son équipe ont touché plus de 2 000 élèves.

    Source : rfi.fr/afrique (titre modifié)

  • Abdoulaye Yahaya : le  tournoi « Révélation des talents » veut donner de la visibilité aux jeunes de Dabaracondji

    Abdoulaye Yahaya : le  tournoi « Révélation des talents » veut donner de la visibilité aux jeunes de Dabaracondji

    Membre de la  commission d’organisation et de discipline du tournoi « Révélation des talents », Abdoulaye Yahaya précise les contours de cette compétition et lance un appel aux sponsors.

    Pourquoi l’organisation du tournoi « Révélation des talents » après que la rentrée scolaire a démarré?

    Nous avons jugé bon de mettre en place le tournoi « Révélation des talents » parce qu’il y’a longtemps que les autorités chargées d’en créer n’arrive plus à  organiser des compétitions dans le milieu. Au grand dam de la jeunesse. Raison pour laquelle des bonnes volontés ont décidé de combler ce vide.

    Quel est l’objectif poursuivi ?

    L’organisation du tournoi de « Révélation des talents » comme son nom l’indique vise la détection des jeunes talents en vue de leur promotion dans nos compétitions nationales. C’est important que les perles rares dont regorge notre localité soient connues et valorisées.

    Quelle la particularité de cette compétition qui se déroulera à partir du 6 octobre à Dabaracondji CEG ?

    Sa particularité est de donner une chance ou la visibilité aux jeunes du milieu pour taper dans l’œil des recruteurs locaux, en ligne de mire les prochaines saisons nationales.

    Est-ce que vous avez des sponsors qui vous accompagnent ?

    Pour le moment nous travaillons avec les moyens de bord. Nous n’avons pas encore de sponsors ou de bonnes volontés pour nous appuyer. C’est une initiative d’un regroupement de jeunes passionnés du ballon rond ayant envie de redynamiser le football dans leur milieu. Mais nous espérons que d’ici le début du tournoi, les soutiens se manifesteront.

    Est-ce que c’est un tournoi qui est appelé à durer dans le temps ?

    Cette année, c’est la première édition qui se déroulera du 06 octobre au 29 décembre 2024. Espérons que le coup d’essai se transformera en coup de maître de telle sorte que le tournoi « Révélation des talents » devienne une référence dans notre milieu voire sur le plan national.

  • Youth Talk : La jeunesse au cœur de la révolution numérique

    Youth Talk : La jeunesse au cœur de la révolution numérique

    Ce 27 août 2024, le siège de WANEP-TOGO à Agbalépédogan a accueilli un Youth Talk dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la jeunesse, placé sous le thème : “Quelles contributions de la jeunesse pour la paix et le développement socio-économique du Togo ?”.

     Cet événement organisé par WANEP-TOGO et le Centre d’Etudes et de Recherches pour le Developpement Integral-CERDI, a réuni de jeunes acteurs du changement déterminés à utiliser les technologies numériques pour impacter positivement leur communauté et contribuer au développement durable.

    À travers des échanges riches et des témoignages inspirants, les panélistes Arnaud Thom Tahouenakou et Nestor Kotchadjo ont avec les participants, exploré les multiples façons dont les outils numériques peuvent être des leviers de la cohésion et du progrès sociaux. Comme l’a souligné le panéliste, Arnaud Thom Tahouenakou, “de nos jours, on peut gagner sa vie honnêtement avec les outils numériques.” Toutefois, il a également mis en garde en affirmant que “L’outil numérique est un couteau à double tranchant qu’il faut savoir utiliser”.

    Les échanges ont également permis d’identifier les défis de paix liés au numérique, et à en proposer des pistes de solution, mettant en œuvre les jeunes. Les participants ont été exhortés à cultiver les valeurs de paix, même dans leurs rapports en ligne et à contribuer par leurs clics à la promotion de la paix, conformément aux idéaux de la Résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette résolution du Conseil de sécurité a pour recommande que les jeunes soient placés au cœur des initiatives de paix.

    Enfin, les discussions ont mis en avant l’importance de l’engagement des jeunes filles et garçons à construire un avenir meilleur grâce au numérique. Ce YouthTalk a souligné une fois de plus le rôle central des jeunes togolais dans la transformation digitale du pays, en les incitant à devenir des acteurs clés du changement positif.

    Source : WANEP-TOGO

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