Étiquette : Insécurité alimentaire

  • Afrique de l’ouest : la faim, une bataille sans fin ?

    Afrique de l’ouest : la faim, une bataille sans fin ?

    En cette Journée mondiale contre la faim du 15 juin, l’Afrique de l’Ouest est confrontée à une question essentielle : malgré ses immenses ressources agricoles, pourquoi peine-t-elle encore à nourrir sa population ?

    Chaque année, le 15 juin rappelle au monde une évidence douloureuse : des millions de personnes continuent de souffrir de la faim alors que la planète produit suffisamment de nourriture pour tous. En Afrique de l’ouest, ce paradoxe est particulièrement frappant. Région fertile, riche en terres arables, en ressources halieutiques et en main-d’œuvre agricole, elle demeure pourtant l’un des principaux foyers mondiaux de l’insécurité alimentaire.

    Le constat est alarmant. Selon les dernières estimations de la FAO, près de 52,8 millions de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë pendant la période de soudure, entre juin et août 2026, si des mesures urgentes ne sont pas prises.

    Le Nigéria, le Mali, le Niger, le Tchad, le Ghana et la Guinée figurent parmi les pays les plus touchés. Plusieurs facteurs se combinent et se renforcent mutuellement : les conflits armés, les attaques djihadistes, les déplacements massifs de populations, les inondations, les sécheresses répétées, la flambée des prix des denrées alimentaires et la baisse des financements internationaux.

    Pourtant, le problème n’est pas seulement celui de la production agricole. L’Afrique de l’Ouest produit chaque année des dizaines de millions de tonnes de céréales, mais elle souffre d’un déficit d’organisation, de transformation et de conservation des produits agricoles. Les pertes post-récolte, le manque d’infrastructures de stockage, la dépendance aux importations et la faiblesse des chaînes de distribution aggravent la vulnérabilité des populations rurales et urbaines.

    Alors, cette partie du continent peut-elle un jour éradiquer la faim ?

    La réponse est oui, mais à plusieurs conditions. Les gouvernements devront investir davantage dans l’agriculture familiale, accélérer la mécanisation, sécuriser les zones rurales, développer les industries de transformation alimentaire et favoriser la consommation des produits locaux. La souveraineté alimentaire ne pourra être atteinte sans une volonté politique forte et durable.

    L’objectif mondial de « Faim zéro » fixé pour 2030 paraît désormais hors de portée. Mais cela ne signifie pas que la bataille est perdue. L’Afrique de l’Ouest possède les terres, les compétences et la jeunesse nécessaires pour inverser la tendance.

    La véritable question n’est donc plus de savoir si elle en est capable, mais si ses dirigeants sauront enfin transformer cet immense potentiel en une sécurité alimentaire durable. Car, au XXIe siècle, mourir de faim dans une région aussi riche constitue sans doute le plus grand des échecs collectifs.

  • Savanes : l’ANC tire la sonnette d’alarme sur une crise alimentaire imminente

    Savanes : l’ANC tire la sonnette d’alarme sur une crise alimentaire imminente

    Face aux risques croissants d’insécurité alimentaire dans la région des Savanes, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) interpelle le gouvernement et réclame des mesures d’urgence pour protéger les populations vulnérables.

    L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation de la situation alimentaire au Togo, particulièrement dans la région des Savanes. Dans un communiqué publié le 9 juin 2026, le parti de l’opposition s’appuie sur une récente alerte du Programme alimentaire mondial (PAM), relayée par Radio France Internationale (RFI), selon laquelle plus de 330 000 Togolais pourraient être confrontés à une insécurité alimentaire aiguë dans les prochains mois si des mesures urgentes ne sont pas prises.

    Pour l’ANC, cette menace humanitaire met en lumière les limites des politiques publiques mises en œuvre ces dernières années. Le parti s’interroge notamment sur l’utilisation des ressources importantes que le gouvernement affirme avoir investies dans la région des Savanes depuis 2019 dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent et de l’assistance aux populations affectées.

    L’opposition questionne également l’efficacité de la politique de constitution de réserves alimentaires stratégiques censées garantir la sécurité alimentaire du pays en période de crise. Elle estime que les récentes augmentations des prix des produits pétroliers aggravent davantage les difficultés des ménages les plus fragiles.

    Face à cette situation, l’ANC appelle les autorités à publier une cartographie détaillée des zones à risque, à élaborer un plan national d’urgence alimentaire et à réorienter les dépenses publiques vers les priorités sociales et économiques.

    Le parti souligne par ailleurs que la région des Savanes demeure l’une des plus touchées par la pauvreté multidimensionnelle, avec un taux estimé à 92,3 % selon des données des Nations unies citées dans le communiqué.

    Estimant que l’urgence sociale exige des réponses rapides et concrètes, l’ANC invite les autorités à agir avec responsabilité afin d’éviter une aggravation de la crise et de préserver la cohésion sociale dans les régions les plus exposées du pays.

  • Au Togo, des milliers de familles en danger alimentaire

    Au Togo, des milliers de familles en danger alimentaire

    Plus de 330 000 personnes risquent de sombrer dans l’insécurité alimentaire aiguë dans l’extrême nord du Togo, où la menace sécuritaire et la précarité aggravent une situation humanitaire déjà critique.

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte sur une situation préoccupante dans l’extrême nord du Togo. Selon une projection récente publiée par l’institution onusienne, plus de 330 000 personnes pourraient basculer dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë au cours des trois prochains mois si aucune aide humanitaire n’est apportée.

    Les régions les plus exposées sont celles des Savanes et des zones frontalières du nord du pays, déjà fragilisées par les tensions sécuritaires et les déplacements de populations. Le PAM souligne que les ménages vulnérables font face à une combinaison de facteurs aggravants : baisse des productions agricoles, hausse des prix des denrées alimentaires, pauvreté persistante et perturbations liées à l’insécurité.

    Depuis plusieurs années, l’extrême nord du Togo subit les conséquences de la menace terroriste qui secoue le Sahel. Cette situation a entraîné une pression accrue sur les ressources locales, limitant l’accès aux terres agricoles et perturbant les activités économiques des populations rurales.

    D’après les estimations du PAM, sans assistance rapide, de nombreuses familles risquent de réduire drastiquement leur consommation alimentaire ou de recourir à des stratégies de survie inquiétantes. L’organisation appelle ainsi à une mobilisation urgente des partenaires humanitaires et des autorités afin d’éviter une aggravation de la crise.

    Malgré les efforts engagés par le gouvernement togolais et plusieurs organisations internationales pour soutenir les communautés affectées, les besoins restent considérables. Le PAM insiste notamment sur l’importance d’un appui alimentaire immédiat, mais aussi de solutions durables capables de renforcer la résilience des populations face aux chocs sécuritaires et climatiques.

    Cette nouvelle alerte remet en lumière la vulnérabilité persistante du nord du Togo, devenu l’un des principaux foyers d’inquiétude humanitaire dans la sous-région ouest-africaine.

Radio Renouveau228

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