Étiquette : Guy Marius Sagna

  • AGRESSION DE JOURNALISTES : DEUX ANS APRÈS, LE SILENCE FAIT TOUJOURS ÉCRAN

    AGRESSION DE JOURNALISTES : DEUX ANS APRÈS, LE SILENCE FAIT TOUJOURS ÉCRAN

    29 septembre 2024 – 29 septembre 2026. Deux ans jour pour jour après les violences qui ont éclaté au siège de la CDPA à Lomé, des journalistes agressés attendent toujours de connaître les conclusions des procédures engagées. Matériel arraché et jeté dans un puits, violences, panique et traumatisme : les victimes affirment avoir saisi les autorités compétentes et choisi la voie de la justice. Mais deux ans plus tard, une question demeure entière : qui a fait quoi, pourquoi, et quelles suites ont été données à l’affaire ? Sans réclamer vengeance ni désigner de coupables avant enquête, les journalistes demandent que la lumière soit faite. Car lorsque ceux qui sont venus informer deviennent eux-mêmes victimes, c’est aussi la liberté de la presse qui se retrouve sur le banc des questions.

    29 septembre 2024 : deux ans après, les journalistes agressés attendent toujours des réponses
    (EMBARGO jusqu’au 29 septembre 2026)


    Quand couvrir l’actualité devient une épreuve de survie
    Tribune de journalistes victimes de l’agression du 29 septembre 2024 à Lomé, en marge de la visite du député Guy Marius Sagna


    Le 29 septembre 2024 restera dans la mémoire de plusieurs journalistes togolais comme le jour où l’exercice de notre métier nous a exposés à une violence que nous n’aurions jamais imaginé subir.


    Ce jour-là, nous étions au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), à Lomé, pour couvrir une rencontre citoyenne à laquelle participait le député sénégalais et parlementaire de la CEDEAO Guy Marius Sagna, alors en séjour au Togo dans le cadre des activités du Parlement de la CEDEAO. Plusieurs responsables et acteurs politiques togolais étaient également présents.


    Pour comprendre le climat de cette journée, il faut rappeler que, quelque temps auparavant, lors d’une session des députés de la CEDEAO, Guy Marius Sagna avait vivement critiqué le régime togolais et salué le peuple togolais dans sa lutte pour l’alternance. Des propos qui n’ont pas été bien accueillis par le pouvoir.
    Nous, journalistes, n’étions là ni pour manifester, ni pour provoquer, ni pour prendre parti. Nous étions là pour informer.


    Et puis, tout a basculé


    Quelques minutes après le début de la rencontre, la situation s’est brutalement dégradée. Des individus présents dans l’assistance ont lancé des chaises et divers objets en direction de la table d’honneur. En quelques instants, la réunion a viré à la violence et à la panique.


    Guy Marius Sagna a été agressé et blessé. Des responsables politiques et d’autres participants ont également été pris à partie. Dans cette confusion, les journalistes n’ont pas été épargnés. Yvette Sossou, Godfrey Akpa, Hyacinthe Gbloedzro, Yawo Klousse, Romuald Koffi Lansou et Albert Agbeko, présents pour couvrir l’événement, ont été directement confrontés aux violences.


    Nous étions venus avec nos outils de travail. Du matériel de journalistes a été arraché, confisqué, puis jeté dans un puits. Pour nous, cette perte n’était pas seulement financière : c’était une atteinte directe à notre capacité d’exercer notre métier.


    Une scène que nous n’oublierons pas


    Ce que nous avons vécu ne se réduit pas à quelques images diffusées sur les réseaux sociaux. Il y avait la peur, la confusion, les cris, la fuite, la recherche d’une issue. Et surtout cette question qui traversait nos esprits : allons-nous sortir vivants de cet endroit ?


    Lorsqu’un journaliste venu couvrir une rencontre doit abandonner son matériel et courir se mettre à l’abri, c’est tout l’environnement professionnel de la presse qui s’en trouve gravement fragilisé. Nous avons vécu cette scène en journalistes, mais aussi en êtres humains confrontés à une violence brutale et inattendue.
    Où étaient les forces de l’ordre ?


    C’est l’une des questions qui demeurent. Nous avons vu des forces de l’ordre à proximité du lieu des violences, alors que la situation se dégradait. Elles ne sont pas intervenues pour y mettre fin.


    Cette situation soulève des interrogations légitimes. Quel était leur rôle sur place ? Avaient-elles reçu des instructions particulières ? Pourquoi ne sont-elles pas intervenues alors que les violences se déroulaient à proximité ? Dans quelles conditions la sécurité des participants et des journalistes devait-elle être assurée ?
    Ces questions appellent des réponses fondées sur une enquête sérieuse. Après les événements, les autorités avaient annoncé l’ouverture de procédures pour établir les circonstances des violences et identifier les responsables. Deux ans après, nous attendons toujours d’en connaître les résultats.


    Des « miliciens » ou des individus à identifier ?


    Dans les témoignages et réactions publiés après les faits, certains acteurs politiques et observateurs ont qualifié les agresseurs de « miliciens », de « nervis » ou de « gros bras ».


    Nous ne voulons pas nous substituer à une enquête judiciaire. Nous voulons simplement que les personnes qui ont participé aux violences soient identifiées, entendues et, si les faits sont établis à leur encontre, qu’elles répondent de leurs actes devant la justice.


    Qui étaient-elles ? Qui les avait mobilisées ? Comment ont-elles pu pénétrer sur les lieux, puis agir pendant plusieurs minutes ? Comment du matériel de journalistes a-t-il pu être confisqué puis jeté dans un puits ? Ces questions méritent des réponses fondées sur des éléments d’enquête, et non sur des suppositions.
    Nous avons porté plainte


    Dans le courant du mois d’octobre 2024, quelques jours après les faits, les journalistes victimes ont entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes. Nous avons raconté ce que nous avions vu, indiqué ce que nous avions subi, signalé les violences et les pertes matérielles.


    Nous avons fait ce que tout citoyen victime d’une infraction est en droit de faire : saisir la justice et faire confiance aux institutions. C’est précisément parce que nous avons choisi la voie légale que nous continuons à attendre.


    Le traumatisme ne disparaît pas avec le temps


    Deux ans peuvent sembler courts pour ceux qui n’ont pas vécu la scène. Pour une victime, ils sont très longs. Une agression physique peut laisser des traces visibles, mais il existe aussi des blessures invisibles : la peur de retourner sur certains terrains, la méfiance, le souvenir des cris, des coups, de la fuite, et l’impuissance ressentie face à une situation qui échappe soudain à tout contrôle. Lorsque l’absence de réponse judiciaire se prolonge, s’y ajoute une autre souffrance : ne pas savoir si ce que l’on a subi connaîtra un jour une réponse institutionnelle.


    Nous avons perdu des téléphones, des enregistreurs, des équipements et d’autres outils indispensables à notre travail. Le matériel peut être remplacé. La confiance, beaucoup moins facilement. Comment restaurer celle d’un journaliste qui se demande désormais s’il sera protégé lorsqu’il ira sur le terrain ?
    La liberté de la presse ne se résume pas à la possibilité de publier un article. Elle suppose aussi que les journalistes puissent collecter l’information sans être agressés, menacés ou dépouillés de leurs outils de travail.


    Nous ne demandons pas une vengeance


    Nous ne demandons pas une justice de circonstance, ni que des personnes soient désignées coupables sans enquête. Nous demandons que la vérité soit établie : que les témoignages soient examinés, que les personnes impliquées soient identifiées, que les responsabilités individuelles soient déterminées, que les éventuelles défaillances dans la protection des participants soient examinées, et que les victimes soient informées de l’état d’avancement des procédures.
    C’est cela, la justice.


    Deux ans après, nous attendons toujours


    Le 29 septembre 2024, nous étions des journalistes venus couvrir une rencontre. Nous sommes repartis en victimes. Deux ans plus tard, une question demeure entière : où en sont réellement les enquêtes ?
    Cette interrogation n’est pas seulement la nôtre. Elle concerne tous ceux pour qui la liberté de la presse est un élément essentiel de la vie publique. Car lorsqu’un journaliste est agressé alors qu’il est présent pour informer, ce n’est pas seulement un individu qui est touché : c’est le droit du public à être informé qui est fragilisé.


    Nous continuerons donc à demander que toute la lumière soit faite sur les violences du 29 septembre 2024, non par esprit de revanche, mais parce qu’une société qui veut renforcer l’État de droit doit pouvoir répondre à une question aussi simple que fondamentale : qui a fait quoi, pourquoi, et quelles suites la justice a-t-elle données à ces faits ?


    Deux ans après, nous attendons toujours les réponses. Et cette attente ne doit pas être interprétée comme un oubli.


    Fait à Lomé, le 29 septembre 2026
    Ont signé :
    Romuald Koffi LANSOU, journaliste reporter, Togovision
    Yawo KLOUSSE, journaliste, directeur du site d’information afriquenligne.tg
    Kokou Godfrey AKPA, rédacteur en chef, icilome.com
    Hyacinthe Kokuvi GBLOEDZRO, rédacteur en chef, Nana FM
    Albert Akouété AGBEKO, journaliste, directeur de publication du site d’information Togo Scoop Info
    Yvette SOSSOU, journaliste, La Dépêche et Canal D

  • Le G9 réclame une enquête internationale sur l’agression de Sagna à Lomé

    Le G9 réclame une enquête internationale sur l’agression de Sagna à Lomé

    Le G9, une organisation regroupant les acteurs politiques togolais établis en Occident, réclame une enquête internationale sur l’agression du député sénégalais et de la CEDEAO Guy Marius Sagna signée de son porte-parole à Lomé.

  • Togo-La défaillance des forces de sécurité dans la protection des participants à une conférence d’un parti d’opposition doit faire l’objet d’une enquête

    Togo-La défaillance des forces de sécurité dans la protection des participants à une conférence d’un parti d’opposition doit faire l’objet d’une enquête

    Les autorités togolaises doivent immédiatement enquêter sur les violences graves qui ont eu lieu le 29 septembre lors d’une conférence organisée par le parti politique d’opposition Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), a déclaré Amnesty International aujourd’hui. 

    Au cours de l’événement tenu à Lomé, plusieurs personnes, dont des députés et des journalistes, ont été blessées et ont dû recevoir des soins médicaux après qu’un groupe de personnes a lancé des objets sur le public et en direction du podium. Guy Marius Sagna, membre sénégalais du parlement de la CEDEAO, a été évacué de la salle avec une commotion cérébrale. Selon des témoins, les membres des forces de sécurité présents à proximité de l’événement ne sont pas intervenus.

    Nous appelons les autorités à mettre fin aux nombreuses violations des droits de réunion pacifique.

    Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

    « Il s’agit d’une attaque inacceptable contre les droits de réunion pacifique et à la liberté d’expression. Une enquête immédiate et indépendante est nécessaire pour faire la lumière sur l’inaction des forces de sécurité et pour traduire en justice les responsables de ces violences », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

    Selon le témoignage d’un ancien député présent sur les lieux, les violences ont commencé lorsque Guy Marius Sagna a pris la parole. « Les chaises ont commencé à voler ; des projectiles dont des pierres ont ciblé le public et le podium. Les assaillants frappaient tous ceux qui les entouraient. J’ai été atteint à la tête par une pierre », a déclaré Targone Sambiri à Amnesty International.

    Selon un journaliste blessé lors des violences, plusieurs journalistes ont été attaqués et au moins cinq ont été blessés. « Une dizaine de personnes me sont tombées dessus et m’ont frappé partout. Une consœur venue m’aider a également été frappée, et un autre a été frappé avec un trépied de caméra », a-t-il déclaré. Au total, au moins dix personnes ont été blessées, selon les informations recueillies par Amnesty International.

    Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la CDPA et députée de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), a déclaré à Amnesty International que les assaillants étaient assis dans le public et que des gendarmes présents à proximité de l’événement ne sont pas intervenus. « Je n’étais pas inquiète car il y avait des gendarmes. Quand les violences ont commencé, des gens sont allés les interpeler mais ils sont restés de marbre. Nous qui étions à la tribune étions ciblés, » a-t-elle déclaré.

    Dans un communiqué de presse publié le 30 septembre, le directeur général de la police nationale a annoncé l’ouverture d’une « procédure judiciaire », tout en précisant que « les organisateurs [de la conférence] n’avaient pas jugé utile de saisir les autorités compétentes pour bénéficier d’éventuelles mesures de sécurité ».

    « Toute procédure judiciaire de ce type doit être pleinement conforme aux normes internationales relatives au droit à un procès équitable. Il faut également procéder à un examen approfondi du maintien de l’ordre lors de cet événement et de l’inaction constatée des forces de sécurité dans la protection des droits des participants à cette conférence. Nous appelons aussi les autorités à mettre fin aux nombreuses violations des droits de réunion pacifique et de la liberté d’expression au Togo », a déclaré Samira Daoud.

    Violations répétées du droit de réunion pacifique au cours des derniers mois

    Le 27 mars, au moins trois conférences de presse et réunions rassemblant des partis politiques et/ou des organisations de la société civile souhaitant exprimer leur désaccord avec un changement constitutionnel ont été interdites à Lomé et à Tsévié, puis dispersées par les forces de sécurité.

    En avril, neuf membres de la coalition d’opposition Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) ont été arbitrairement arrêtés pour « troubles aggravés à l’ordre public », puis relâchés quelques jours plus tard, tandis que les autorités interdisaient plusieurs manifestations prévues par des partis politiques et des organisations de la société civile. Le gouvernement a accusé les organisateurs des manifestations d’avoir des intentions violentes pour justifier les interdictions, citant des « informations concordantes et fiables ».

    En août, une réunion de protestation prévue par une coalition de la société civile a été reportée après que le ministère de l’administration territoriale a déclaré que le lieu choisi n’était pas approprié et que la tenue d’un rassemblement à cet endroit violerait la loi régissant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifique et publique.

    Certaines de ces atteintes aux droits de réunion pacifique et à la liberté d’expression s’inscrivent dans le contexte d’une modification constitutionnelle abolissant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, adoptée en avril dernier par une Assemblée nationale composée essentiellement de représentants du parti au pouvoir et de ses alliés. Le Président du Togo est désormais élu par l’Assemblée nationale et le Sénat pour un mandat de quatre ans.

    Source : Amnesty International

  • Agression de Guy Marius Sagna à Lomé : la CNDH saisit les autorités togolaises

    Agression de Guy Marius Sagna à Lomé : la CNDH saisit les autorités togolaises

    Ce dimanche 29 septembre le député sénégalais Guy Marius Sagna a été blessé alors qu’il participait à une réunion organisée par l’opposition togolaise. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a saisi les autorités togolaises.

    Le député issu de la bannière des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) a été invité à une réunion de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), une plateforme de l’opposition, qui se tenait au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) à Lomé, la capitale.

    Alors que les travaux se déroulent comme prévu, des individus – non encore identifiés mais considérés comme des miliciens proche du pouvoir en place- débarquent et mettent fin à tout. Ils tabassent des gens, détruisent tout de leur passaage. Selon les informations concordantes, sept personnes ont été grièvement blessées dont le député sénégalais Guy Marius Sagna.

    Cette agression continue de susciter de l’indignation. Comme d’autres, la Commission nationale des droits de l’homme regrette qu’un tel acte ait pu se dérouler au Togo au moment où des efforts sont faits pour consolider l’Etat de droit dans le pays. Raison pour laquelle elle saisit, selon nos informations, le ministre des Droits de l’homme ainsi que son collègue de la Justice pour qu’ils diligentent une enquête afin de situer l’opinion nationale et internationale sur cette agression et leurs auteurs.

    Bien avant cette lettre, Me Kwao Ohini Sanvee, le Président de la CNDH aurait, dès le même soir de l’événement condamnable, pris contact avec le Procureur de la République pour lui transmette tous les éléments d’information en sa ma possession sur le sujet.

    La CNDH insiste pour que ceux qui seront identifiés comme les auteurs de cet acte jugé barbare voire d’un autre siècle puissent en répondre devant la justice.

    Le député Guy Marius Sagna est le  chef de file du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) au Sénégal. Il est un habitué des coups d’éclat. Sous la présidence de Macky Sall il a été plusieurs arrêté et détenus. Il fait partie de ceux qui, de l’extérieur, ont  critiqué l’adoption d’une nouvelle Constitution faisant passer le Togo d’un régime présidentiel à celui parlementaire.

  • Indignation générale après l’agression d’un député sénégalais à Lomé

    Indignation générale après l’agression d’un député sénégalais à Lomé

    Guy Marius Sagna, député sénégalais, alors qu’il participait ce dimanche 29 septembre à une rencontre organisée par une plateforme de l’opposition togolaise, a été blessé grièvement. Plusieurs journalistes tabassés par des individus non encore identifiés.

    Une agression dénoncée par le Patronat de la presse togolaise (PPT) et bien d’autres organisations pro-démocratie.

  • Togo: le député sénégalais Guy Marius Sagna blessé lors d’une réunion publique

    Togo: le député sénégalais Guy Marius Sagna blessé lors d’une réunion publique

    Le député sénégalais Guy Marius Sagna, en séjour à Lomé dans le cadre des activités du Parlement de la Cédéao où il siège, devait participer ce dimanche après-midi à une réunion publique avec la plateforme d’opposition togolaise DMP (Dynamique pour la Majorité du Peuple). La rencontre n’est pas allée à son terme à cause de perturbations. 

    La rencontre initialement prévue dans une salle paroissiale avait été annulée à la dernière minute, sous pression des autorités, selon l’opposition. Le rendez-vous avait finalement été donné au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA). La réunion a commencé par une introduction de la députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, mais elle n’est pas allée à son terme à cause de perturbations. 

    Guy Marius Sagna a à peine entamé sa prise de parole que du milieu de l’assistance fusent des chaises vers la table d’honneur. Une première… puis une deuxième… et c’est la débandade.

    Les chaises sont cassées, le matériel de sonorisation et les enregistreurs des journalistes sont jetés dans un puits, les portables arrachés… les militants se dispersent dans la confusion.

    Des gros bras ont infiltré la foule et dehors les vitres des véhicules sont pulvérisées à coup de parpaings

    Le député Guy Marius Sagna, pris particulièrement à partie, est blessé à la tête et au bras. Il est transporté à dos d’homme vers une clinique voisine pour y être soigné. Dans les couloirs de la clinique, il raconte l’agression : « Ils m’ont demandé : “Vous êtes Togolais ?” Comme s’il me reprochait d’avoir revendiqué ma togolité. Aujourd’hui, plus que jamais, malgré cette violence, je reste Togolais et je serai aux côtés du brave peuple togolais jusqu’à ce que le pouvoir en place respecte le peuple. »

    On dénombre au moins sept blessés, parmi lesquels Brigitte Adjamagbo-Johnson, son chauffeur, un journaliste d’une radio locale.

    Les gros bras sont repartis le visage découvert, à travers les rues du quartier de Bè.

Radio Renouveau228

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