Étiquette : Grève

  • Le climat social se tend à nouveau au Port autonome de Lomé avec l’annonce d’une grève de 72 heures.

    Le climat social se tend à nouveau au Port autonome de Lomé avec l’annonce d’une grève de 72 heures.

    Le Syndicat des Agents du Port Autonome de Lomé (SYAPAL) durcit le ton en annonçant une grève de 72 heures et des poursuites judiciaires contre la Direction générale du Port autonome de Lomé.

    Le Bureau exécutif du Syndicat des Agents du Port Autonome de Lomé (SYAPAL) a annoncé avoir déposé, ce lundi 27 juillet 2026, un préavis de grève de 72 heures. Selon le syndicat, le mouvement est prévu pour débuter le mardi 11 août 2026 à 5 heures du matin.

    Dans son communiqué, le SYAPAL explique cette décision par ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » de la Direction générale ainsi que par un « simulacre de dialogue social » à la suite du précédent préavis de grève déposé le 8 juin 2026. Le syndicat estime que les échanges engagés depuis cette date n’ont pas permis d’aboutir à des avancées satisfaisantes sur les préoccupations des travailleurs.

    Le Bureau exécutif affirme maintenir sa position et indique que sa détermination demeure intacte. En outre, il annonce son intention d’engager des procédures judiciaires afin d’obtenir une réparation collective et individuelle des préjudices qu’il estime avoir été subis par les travailleurs.

    À ce stade, la Direction générale du Port Autonome de Lomé ne s’est pas encore exprimée publiquement sur ce nouveau préavis de grève. Les prochains jours pourraient être marqués par de nouvelles discussions entre les différentes parties en vue d’une éventuelle résolution du différend avant le début du mouvement annoncé.

  • Au Togo, les centrales syndicales exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank

    Au Togo, les centrales syndicales exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank

    Les centrales syndicales se mêlent au dossier de licenciement jugé abusif d’une quarantaine d’employés de Sunu bank et annoncent être prêtes « à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes soient respectés ».

    LA DECLARATION LIMINAIRE DES CENTRALES SYNDICALES DU TOGO RELATIVE AU DOSSIER DE LICENCIEMENTS ABUSIFS A SUNU BANK TOGO

    Mesdames et Messieurs les représentants des divers médias, les centrales syndicales du Togo notamment :

    • la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT),
    • le Groupe des Syndicats Autonomes (GSA),
    • l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT),
    • la Synergie des Travailleurs du Togo (STT),

    vous souhaitent la bienvenue   et   saluent votre présence qui exprime,  au-delà des mots et formes  que  vous mettrez à lui  donner  écho, l‘intérêt que vous portez à l’évènement.

    Il s’agit de la réalité de la situation qui prévaut à SUNU BANK – Togo où in fine 42 salariés (15 hommes et 27 femmes) parmi lesquels le Secrétaire Général du SYNBANK, Secrétaire Général du GSA et Porte-parole en exercice de toutes les Centrales Syndicales Togo, ont été abusivement licenciés, avec une brutalité hors du commun, mettant en avant des causes inexactes pour justifier les motifs économiques en violation, dans la forme, le fond, et la procédure, toutes les dispositions légales en la matière.

    La cause mensongère alléguée ? premièrement, la masse salariale trop importante et au final un plan de restructuration de la Banque. Pourtant, c’était prévisible, prévu et évitable.

    En effet :

    • en 2019 déjà le Président du Conseil d’Administration avait été alerté  par les délégués du personnel sur les premiers signaux de la mauvaise gouvernance de la Direction des Engagements qui avait à l’époque commencé par les rééchelonnements des créances comprises sur des durées variant entre 30 à 50 ans, sans aucune suite,
    • le 11 septembre 2023, les représentants du personnel de SUNU Bank Togo se sont retrouvés dans l’obligation d’alerter à nouveau le Président du Conseil d’Administration pour lui exprimer leur inquiétude sur le risque encouru par leurs emplois. Le Président du Conseil d’Administration a qualifié cette démarche d’irresponsable et a rassuré qu’aucun emploi n’est et ne sera menacé,
    • contre toute attente, douze(12) mois plus tard,  le 20 Septembre 2024, le Conseil d’Administration prend la décision de licenciements pour motif économique basée sur la masse salariale exclusivement,
    •  à l’annonce du licenciement pour motif économique en lien avec la masse salariale et les effectifs, les délégués du personnel ont demandé les documents nécessaires pour faire des suggestions et propositions mais l’employeur leur a opposé un refus catégorique,
    • c’est alors que les Syndicats SYNASSUR et SYNBANK ont demandé au Conseil d’Administration l’avis conforme de la Commission Bancaire de l’UMOA du fait que les Banques sont sous le contrôle de la Commission Bancaire de l’UMOA et que le Togo a ratifié le traité portant création de ladite Commission,
    • les syndicats lui ont aussi opposé conformément à l’annexe de la Convention portant création de la Commission Bancaire, seule cette dernière a les prérogatives de prononcer les motifs de la difficulté économique d’une banque et formuler une recommandation d’un plan de redressement,
    • se saisissant de ce contentieux, le Gouvernement avait demandé la suspension du processus et avait fait appel à la Commission Bancaire de l’UMOA,
    • les Conclusions de l’Audit de la Commission Bancaire de l’UMOA prescrivent que la masse salariale n’est pas la source des difficultés de SUNU Bank Togo mais plutôt ce sont des problèmes de gouvernance, des crédits accordés sans respecter la déontologie bancaire.
    • L’Employeur SUNU Bank Togo conformément aux dispositions règlementaires, ne peut plus continuer la procédure initiée le 20 Septembre 2024, la cause alléguée n’étant pas fondée, et mettre fin au contrat des travailleurs dont la liste a été envoyée à la Direction Générale du Travail, en dehors de quelque confirmation par le rapport définitif de la Commission Bancaire de l’UMOA,
    • Dans son rapport motivé du 31 janvier 2025, la Direction Générale SUNU Bank Togo, reconnait que les évaluations des collaborateurs ne sont pas objectives et orientées vers les performances. Les centrales syndicales du Togo estiment raisonnablement que les 42 salariés dont la masse salariale représente moins de 5% de la masse salariale annuelle de SUNU Bank Togo, ont été ciblés pour d’autres raisons qui sont ailleurs.
    • Il s’agit alors d’une décision discrimination motivée par le genre pour les 27 femmes et le mandat syndical qu’exercent les travailleurs protégés, ce qui est une violation des dispositions des articles 39 et 40 du code du travail du Togo.  

    Le vrai problème de SUNU BANK Togo relève exclusivement de la mauvaise gestion que les employeurs veulent camoufler et leurs complices extérieurs.

    Les centrales Syndicales du Togo à l’unanimité s’indignent de ce licenciement abusif et discriminatoire des travailleurs à SUNU Bank Togo et dénoncent le fait que ce sont les travailleurs qui en définitive paient le prix d’une mauvaise gestion dont ils ne sont pas responsables.

    Ainsi, les Centrales Syndicales du Togo exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank Togo et sont prêts à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes soient respectés. 

    Fait à Lomé, le 11 Octobre 2025

    les Centrales Syndicales du Togo

  • Au Togo, la société Dodo Plast  face à la colère de ses employés

    Au Togo, la société Dodo Plast face à la colère de ses employés

    L’heure est grave à Dodo Plast, une société de la zone franche, basée à Lomé. Depuis ce mardi, ses employés sont en colère et le montrent bruyamment après que plus de 300 personnes ont été licenciées.

    Devant le siège de la société, propriété des Libanais et spécialisée dans la fabrication des objets en plastique, notamment seaux, bassines, cuvettes, bols, entre autres, un sit-in est organisé. Objectif, dénoncer le renvoi de plus de 300 employés après un congé technique. Il s’agirait d’un licenciement abusif, déplorent les grévistes.

    « Ils sont au total 330 employés à subir cette injustice qui dure plus de deux ans déjà. Selon les informations, tout a commencé lorsque le patron de Dodo Plast, Hussein Meiterek, a décidé de placer ces jeunes togolais en congé technique, les renvoyant ainsi chez eux », rapporte L’Alternatice.info.

    L’employeur, lui, justifie sa décision par ce qu’il appelle la conjoncture économique. Alors que dans le camp d’en face, « c’est la revalorisation du SMIG actée par le gouvernement togolais qui est la source du licenciement ».

Radio Renouveau228

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