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  • Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    La Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a lancé, vendredi, à Sagonou Apéyémé, dans le canton d’Abobo, un projet pilote de réinstallation de dix familles affectées par l’exploitation minière. Présentée comme un modèle de village moderne, l’initiative prévoit des logements, des espaces agricoles et des infrastructures communautaires. Reste à savoir si les réalisations seront à la hauteur des maquettes et des promesses faites aux populations.

    La réinstallation des populations affectées par les activités minières ne se résume pas à la construction de nouvelles habitations. Elle suppose également de garantir aux personnes déplacées un environnement décent, des infrastructures adaptées et des moyens de subsistance durables. C’est dans cette perspective que la SNPT entend expérimenter une nouvelle approche à Sagonou Apéyémé, dans la commune de Zio 1.

    La pose de la première pierre du projet pilote, effectuée par le président du conseil d’administration de la société, Essomanam Edjeba, marque le début d’une opération qui prévoit la construction de dix logements témoins, destinés à accueillir autant de familles affectées par l’exploitation du phosphate.

    Sur le papier, le projet présente les caractéristiques d’un véritable village moderne. Chaque logement devrait disposer d’un espace agricole équipé d’un système familial d’irrigation au goutte-à-goutte. Les bénéficiaires pourront ainsi développer des cultures maraîchères, notamment le piment, la tomate, l’oignon et le gingembre, dans le but de diversifier leurs revenus et de préserver une certaine autonomie économique.

    À ces aménagements s’ajoute la création d’un hub logistique communautaire. Celui-ci devrait regrouper des pépinières, des entrepôts d’intrants agricoles, des unités de transformation du maïs et du manioc, des équipements mutualisés, des ateliers ainsi qu’un comptoir commercial. L’accès à l’eau et aux solutions énergétiques solaires figure également parmi les prestations annoncées.

    Délocaliser ne suffit pas, encore faut-il bien reloger

    L’ambition affichée par la SNPT est appréciable au regard des enjeux sociaux liés à l’exploitation minière. Toutefois, une question essentielle demeure : quelle sera la réalité des infrastructures une fois les travaux achevés ?

    L’expérience de nombreux projets d’aménagement montre qu’il peut exister un écart considérable entre les maquettes présentées aux populations et les réalisations livrées. Les projections architecturales donnent souvent à voir des espaces modernes, fonctionnels et bien équipés. Mais, au moment de la concrétisation, les infrastructures, les équipements ou les commodités annoncés ne correspondent pas toujours aux attentes initiales.

    Il importe donc que le projet de Sagonou ne se limite pas à une présentation séduisante. Les dix logements, les espaces agricoles, les équipements collectifs et les services sociaux devront être effectivement réalisés conformément aux engagements pris. La qualité des matériaux, la fonctionnalité des installations, l’accessibilité des services et les conditions d’occupation devront également retenir l’attention.

    Car délocaliser est une chose, reloger dans de bonnes conditions en est une autre. Pour les familles contraintes d’abandonner leurs habitations et parfois leurs terres agricoles, le changement de lieu de résidence ne doit pas se traduire par une dégradation de leurs conditions d’existence. La réinstallation doit leur permettre de retrouver, voire d’améliorer, leur niveau de vie antérieur.

    Les populations déjà déplacées également dans l’équation

    La SNPT affirme vouloir étendre cette démarche aux communautés déjà réinstallées. Des hubs logistiques adaptés à leurs besoins, notamment dans les domaines de l’élevage et de la production agricole, sont annoncés. La société prévoit également de renforcer ses interventions sociales de proximité et de contribuer à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans les communes de la zone minière.

    Selon Essomanam Edjeba, cette orientation répond à une instruction du président du Conseil invitant les instances de la société à explorer des approches innovantes en matière de réinstallation et d’accompagnement des populations. Il présente le projet comme une expérimentation communautaire qui devra être conduite avec et pour les populations concernées, et non comme un simple investissement immobilier.

    Le directeur général de la SNPT, Abalo Kezie, inscrit également cette initiative dans une dynamique plus large d’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines de la zone minière. Il évoque une première étape d’un programme intégré de développement des territoires ruraux.

    Reste désormais à transformer ces annonces en réalisations concrètes. L’enjeu ne se mesure pas uniquement au nombre de logements construits ou à la superficie des espaces aménagés, mais surtout à la capacité des familles réinstallées à vivre dignement, à accéder aux services essentiels et à poursuivre leurs activités économiques.

    Au-delà de Sagonou, la crédibilité de cette nouvelle approche se jouera donc dans la durée, à travers le respect des engagements, l’entretien des infrastructures et le suivi des bénéficiaires. Les populations déplacées ne devraient pas avoir simplement un nouveau toit, mais un cadre de vie réellement meilleur que celui qu’elles ont été contraintes de quitter.

  • Lacs 3: Ayayi Ayi: “Ça fait plus de 18 ans que je n’ai plus mis pied dans mon palais, aujourd’hui c’est chose faite”

    Lacs 3: Ayayi Ayi: “Ça fait plus de 18 ans que je n’ai plus mis pied dans mon palais, aujourd’hui c’est chose faite”

    Réaction de sa Majesté Ayayi Ayih suite à la décision de justice lui ordonnant de retrouver son droit de propriété sur sa maison. Dans cet entretien exclusif accordé à Renouveau 228, il dévoile le sentiment qui l’anime.

    Ça fait des années que vous n’avez plus mis pied dans votre maison. Aujourd’hui vous y êtes; quel sentiment vous anime ?

    Je ne pouvais que dire d’abord merci au grand Dieu qui surveille le ciel et la terre et qui m’a donné cette chance de revoir ma maison. Je suis heureux ! Emu de voir ce que j’ai vu. Je ne sais même quoi dire. Mais, je rends grâce et gloire à Dieu l’éternel , Dieu d’Israël, Dieu de mes pères qui a voulu que je retrouve ma maison, le palais que j’ai tout fait pour construire depuis des années. Et ça fait des années, c’est la première fois que je rentre chez moi en ayant pris la clé pour ouvrir ma maison.

    Ça  fait des années vous dites. Ça fait combien d’années que Camus Edjé, le Protocole comme on l’appelle ici à Agbodrafo ou Alogavi a confisqué votre maison et aujourd’hui la justice a tranché et le droit a été dit et vous y voilà la ?

    J’aimerais remercier d’abord tous les avocats, les huissiers qui ont vu, qui ont travaillé et qui ont su mettre la loi en place, à exécuter la loi pour qu’aujourd’hui, j’ai ma maison. D’abord la gloire à l’éternel, Dieu de nos ancêtres. Ça fait plus de dix huit (18) ans que je n’ai plus mis pied dans cette maison parce que j’ai un bon cœur pour aider ce monsieur qui n’a pas où dormir et qui est venu voulant me servir.

    Il a pris la place ici de ceux qui construisaient pour moi en disant qu’il peut faire mieux. J’ai donné toute ma confiance en lui. Il était venu au nom de Dieu. Il m’a dit qu’il est l’homme de Dieu, un Pasteur. Et qu’il fait des prières et tout. Il peut bien s’occuper de ma maison. Voilà ce qu’il en a fait. Trois et quatre voitures, mes biens qui sont perdus. Il a créé des scénarii, des histoires. Mais  je voulais suivre la loi. Et par la loi, j’ai eu aujourd’hui les clés de ma maison, j’ai repris les choses mais la plupart sont délabrées.

    Vous pouvez regarder les vidéos où j’ai reçu plus de 362 Chefs et Rois d’Afrique dont je suis le Président de l’Organisation des Rois et des Reines d’Afrique. On avait eu une conférence ici à Lomé, à l’hôtel du 2 Février. Toutes ces personnalités ont passé leur temps ici. Et ce que j’avais mis dans ma propre poche pour construire. De toute façon, j’ai la santé, Dieu m’aidera à le refaire. Ce monsieur Edjé que la nature et le ciel jugent ce qu’il a fait. Il me mentait. L’argent qu’il prenait qu’il va faire les travaux, il n’a même pas fait ce qu’il avait promis faire. Mais encore une fois Dieu merci. Il a fait venir sa fille et ses beaux frères disant qu’ils s’appellent  Assiakoley pour vivre dans ma maison. Ils ont pris ma maison croyant que c’est pour eux et ils ont tout détruit. C’est triste. Et même la voiture que j’ai ramenée de Luxembourg et d’autres voitures. Tout est perdu. Et voilà là où nous sommes aujourd’hui. Mais Dieu merci ! J’ai ma place et je suis revenu pour rentrer et voir avec ma famille ma maison.

    Propos recueillis et transcrits par Justin ANANI

  • Lacs 3: sa Majesté Ayayi Ayi retrouve son palais

    Lacs 3: sa Majesté Ayayi Ayi retrouve son palais

    Victime d’expropriation de son domicile durant presque deux décennies, sa Majesté Ayayi Ayi l’a regagné à l’issue d’une longue procédure judiciaire qu’il a gagnée contre ses détracteurs.

    La tête couronnée remercie, dans l’interview ci-après, tous ceux qui l’ont aidé à retrouver son droit de propriété.

Radio Renouveau228

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