Étiquette : Equité genre

  • Zio 2 et Avé 2 : AVIP-Togo renforce le leadership des femmes pour une gouvernance locale plus inclusive

    Zio 2 et Avé 2 : AVIP-Togo renforce le leadership des femmes pour une gouvernance locale plus inclusive

    Dans le cadre du Projet Dezon, l’Association pour la valorisation des initiatives paysannes (AVIP-Togo) a organisé, du 15 au 23 septembre 2026, une série de formations destinées aux femmes des communes de Zio 2 et Avé 2. L’initiative vise à renforcer leur participation à la vie publique et à promouvoir une meilleure connaissance des mécanismes de gouvernance locale et des droits familiaux.

    Placées sous le thème du leadership féminin, de la gouvernance locale et du Code des personnes et de la famille, ces sessions ont réuni des femmes appelées à jouer un rôle accru dans leurs communautés. À travers ces formations, le Projet Dezon entend contribuer à l’émergence de femmes davantage outillées pour comprendre les enjeux liés à la gestion des affaires locales et participer aux processus de décision.

    Des compétences pour participer à la gouvernance locale

    Les participantes ont été sensibilisées aux principes du leadership et aux différentes dimensions de la gouvernance locale. L’objectif est notamment de leur permettre de mieux connaître leurs responsabilités, leurs droits et les espaces dans lesquels elles peuvent faire entendre leur voix.

    La formation met ainsi l’accent sur le développement des capacités individuelles et collectives. Une meilleure maîtrise des mécanismes de gouvernance doit permettre aux femmes de prendre une part plus active aux initiatives communautaires et aux décisions qui touchent directement leurs conditions de vie.

    Mieux connaître ses droits

    Le Code des personnes et de la famille constitue également un volet important des sessions. Sa connaissance doit permettre aux participantes de mieux comprendre les dispositions relatives aux droits et devoirs au sein de la famille.

    À travers le Projet Dezon, AVIP-Togo inscrit ainsi son action dans une démarche de renforcement des capacités des femmes et de promotion de leur participation à la gouvernance locale. Dans les communes de Zio 2 et Avé 2, l’enjeu est de favoriser l’émergence de femmes mieux informées, capables de contribuer davantage aux dynamiques de développement de leurs communautés.

  • Space to Lead : le Togo mise sur une nouvelle génération de « Champions du changement »

    Space to Lead : le Togo mise sur une nouvelle génération de « Champions du changement »

    À Kara, Plan International Togo et ses partenaires veulent renforcer les capacités des acteurs appelés à accompagner les jeunes dans la transformation des normes sociales et la promotion de l’égalité entre filles et garçons.

    Former aujourd’hui les acteurs capables de porter les changements sociaux de demain. C’est l’objectif affiché par Plan International Togo, en partenariat avec CREUSET Togo et FAWE Togo, à travers une formation consacrée à la méthodologie « Champion of Change » (CoC).

    Organisée du 9 au 11 septembre 2026 à l’Hôtel Étoile de la Kozah, à Kara, la session a réuni 23 participants, dont 15 femmes, issus notamment de Plan International Togo, CREUSET Togo, FAWE Togo, ATAREKAD et du Youth Panel de Kara. Deux formateurs ont animé les travaux consacrés aux modules destinés aux filles et aux garçons.

    Une approche basée sur la pratique

    Durant trois jours, les participants ont été plongés dans une pédagogie participative mêlant simulations, jeux de rôles, exercices pratiques et échanges d’expériences. Un dispositif de travail en binômes a notamment permis de favoriser l’apprentissage collectif et les retours d’expérience.

    Au-delà de l’acquisition de connaissances, la formation visait à faire des participants de véritables relais de la méthodologie dans leurs communautés. « La méthodologie Champion of Change n’est pas seulement un contenu à transmettre, c’est une posture à incarner », a souligné le Chargé du Suivi-Évaluation du projet à l’ouverture de la session.

    Vers des formations en cascade

    Au terme des travaux, les participants se sont engagés à accompagner les jeunes dans la remise en question et la transformation des normes sociales au sein des communautés. Les prochaines étapes portent notamment sur le nombre de clubs à accompagner, les modules prioritaires et l’organisation de formations en cascade dans les régions de la Kara et des Plateaux.

    Financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA), Space to Lead est déployé au Togo depuis le 1er octobre 2025. D’une durée de 39 mois, le projet intervient dans les préfectures de l’Amou, du Wawa, de l’Assoli et de la Binah, avec une attention particulière portée au leadership et à la participation des jeunes, notamment des filles.

  • Nuit des femmes des médias : le combat pour une voix féminine plus forte

    Nuit des femmes des médias : le combat pour une voix féminine plus forte

    À travers la première édition de la Nuit des femmes des médias, l’AFPM-Togo veut donner davantage de visibilité aux professionnelles et encourager une présence féminine accrue dans les médias.

    Le temps d’une journée, le siège du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), à Adidoadin, a pris les allures d’une rédaction à ciel ouvert. Studios de radio, conférences de rédaction, expositions de journaux, panels et échanges avec le public se sont succédé dans le cadre de la première édition de la Nuit des femmes des médias.

    Organisée par l’Association des femmes professionnelles des médias du Togo (AFPM-Togo), l’initiative placée sous le thème « Ensemble pour plus d’impacts » entend mettre en lumière les parcours et les contributions des femmes dans un secteur où leur présence demeure encore limitée.

    Une bataille pour la représentativité

    Les chiffres présentés à l’occasion de la rencontre illustrent l’ampleur du défi. Selon une enquête de l’Observatoire togolais des médias (OTM), les femmes représentent environ 24 % des effectifs dans les médias publics et 26 % dans les médias privés.

    Une progression existe, mais elle reste insuffisante, notamment dans les postes de responsabilité et les espaces où se construit l’opinion publique. Pour les organisatrices, l’objectif n’est donc plus seulement de faire entrer davantage de femmes dans les rédactions, mais de leur permettre d’occuper pleinement leur place.

    Elisabeth Apampa, présidente de l’AFPM-Togo, souhaite notamment susciter des vocations chez les jeunes filles. L’association entend se rendre dans les établissements scolaires et universitaires afin de présenter les multiples débouchés offerts par le secteur.

    Des expertes à faire entendre

    La spécialisation apparaît également comme un levier d’émancipation professionnelle. Politique, économie, culture, sport ou questions sociales : les femmes sont invitées à investir tous les champs du journalisme.

    L’AFPM-Togo appelle également les médias à diversifier leurs plateaux. Les femmes expertes doivent pouvoir intervenir davantage dans les débats et émissions afin que leur expertise participe pleinement à la construction du débat public.

    Pour Nadège Adiki, journaliste à AfrikElles, la solidarité entre professionnelles constitue un autre levier essentiel. Les réseaux sociaux peuvent notamment faciliter les échanges, le partage d’expériences et la mise en valeur des productions féminines.

    La journée s’est achevée par une cérémonie à l’Hôtel Concorde, où une quinzaine de femmes de médias, issues de différentes générations, ont été distinguées.

    Avec cette initiative, l’AFPM-Togo entend inscrire la promotion des femmes dans les médias dans la durée. Car au-delà du nombre, le véritable enjeu demeure désormais celui de la visibilité, de l’expertise, des responsabilités et de l’influence.

  • À Mango, WANEP-Togo fait entendre la voix des femmes africaines

    À Mango, WANEP-Togo fait entendre la voix des femmes africaines

    À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine, WANEP-Togo a pris une part active aux activités organisées dans la préfecture de l’Oti pour promouvoir la justice sociale et économique en faveur des femmes.

    À Mango, dans la région des Savanes, les 30 et 31 juillet 2026, West Africa Network for Peacebuilding (WANEP-Togo) a marqué de son empreinte la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA 2026). Placée sous le thème national « Faire avancer la justice sociale et économique pour les femmes africaines à travers les réparations », cette commémoration a rassemblé de nombreuses organisations engagées dans la défense des droits des femmes.

    Conduite par son Coordonnateur national, M. Seyram Adiakpo, la délégation de WANEP-Togo était composée des Femmes Médiatrices Communautaires (FMC) Yawa Gameti, Faouzia Dedjila et Tatiana Bafeya. Ensemble, ils ont participé aux activités initiées par le Consortium des organisations de la société civile (OSC) de l’Oti, en collaboration avec 2ADL Mango, aux côtés de 23 organisations féminines mobilisées pour l’événement.

    Deux jours d’actions pour le leadership féminin

    Les festivités ont été marquées par une série d’activités alliant sensibilisation, engagement citoyen et promotion du leadership féminin. Reboisement, gala de football féminin, caravane de sensibilisation, débats publics et séances de plaidoyer auprès des autorités locales ont rythmé ces deux journées, témoignant d’une mobilisation collective en faveur de l’égalité des chances et de l’autonomisation des femmes.

    À travers cette participation, WANEP-Togo réaffirme sa volonté d’accompagner toutes les initiatives favorisant la paix, la cohésion sociale et la pleine participation des femmes au développement de leurs communautés. Pour l’organisation, la promotion des droits des femmes demeure un levier essentiel pour bâtir une société plus inclusive et plus résiliente.

    Au terme de cette célébration, WANEP-Togo a adressé ses félicitations aux autorités administratives de l’Oti, à 2ADL Mango, à sa coordinatrice Mme Adjara N’djarama, au Consortium des OSC de l’Oti ainsi qu’à l’ensemble des organisations partenaires pour la réussite de cette mobilisation. L’organisation a également lancé un appel à poursuivre les efforts afin de faire progresser durablement la justice sociale et économique pour toutes les femmes africaines.

  • Ekina arme les médias pour défendre les femmes

    Ekina arme les médias pour défendre les femmes

    Vingt-cinq journalistes ont été outillés pour promouvoir une couverture médiatique plus respectueuse des droits des femmes.

    À travers son projet « Comprendre et défendre les droits des femmes dans les médias au Togo », l’Association Ekina, en partenariat avec son webmagazine EkinaMag et avec le soutien du Fonds Pananetugri, entend renforcer l’engagement des professionnels des médias en faveur de l’égalité de genre. Les 25 et 26 juin 2026, vingt-cinq journalistes issus de différents organes de presse togolais, en majorité des femmes, ont participé à un atelier de formation consacré aux droits des femmes et à leur traitement dans les médias.

    L’objectif était de permettre aux participants de mieux maîtriser les cadres juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs à la protection des droits des femmes afin de favoriser une information plus équilibrée, inclusive et fondée sur les droits humains.

    Durant les deux jours de travaux, les journalistes ont approfondi leurs connaissances sur les principes de l’égalité de genre, le cadre juridique togolais ainsi que plusieurs instruments internationaux de référence, notamment le Protocole de Maputo, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF/CEDAW), la Résolution 1325 des Nations Unies et l’Objectif de développement durable n°5 consacré à l’égalité entre les sexes.

    Les échanges ont également porté sur la responsabilité des médias dans la promotion des droits des femmes et sur les techniques de production de contenus journalistiques sensibles au genre. Les sessions ont été animées par plusieurs experts, dont André Kangni Afanou, Andréa Aziabou et Joseph Atchali, aux côtés de membres de l’équipe Ekina.

    À l’issue de cette première phase, douze femmes journalistes seront retenues pour intégrer le programme « Ambassadrices Genre dans les Médias ». Elles bénéficieront d’un accompagnement éditorial, d’un mentorat et d’un appui à la production de contenus dédiés aux droits des femmes.

    L’initiative a bénéficié du soutien de plusieurs institutions publiques et organisations professionnelles de la presse, traduisant une volonté commune de bâtir des médias togolais plus inclusifs, plus responsables et pleinement engagés dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

  • Sweet Mother 2026 : pari réussi pour Victor Yawo Doukpo

    Sweet Mother 2026 : pari réussi pour Victor Yawo Doukpo

    La soirée exceptionnelle pour magnifier les mères au Togo a tenu toutes ses promesses, avec son lot d’émotion, de gratitude et d’engagements concrets pour une meilleure protection des mères.

    Un hommage mérité

    Sous les lustres scintillants de l’Espace Ericannah, s’est tenue ce dimanche 31 mai une soirée mémorable en hommage aux mères : Sweet Mother 2026. Un événement dédié à la célébration de la mère, présentée comme « l’équivalente de Dieu sur terre ».

    Dès le discours d’ouverture, le ton était donné. Face à une salle comble et attentive, le promoteur Victor Yawo Doukpo a déclaré avec passion toute sa reconnaissance à ces êtres porteuses de vie. « Je sais que j’en abuse, je sais que j’exagère, mais je le fais à bon droit. Je ne fais que ce que plusieurs regrettent aujourd’hui de n’avoir pas fait lorsqu’ils en avaient l’occasion », dit-il.

    Pour lui, le concept de la maternité doit être élargi au-delà du lien biologique. « Il ne s’agit pas uniquement d’une femme ayant porté un fœtus, mais de toutes ces femmes qui s’investissent dans l’éducation et l’épanouissement d’un enfant. Toutes ces femmes qui donnent amour et compassion », martèle le patron de VYAD Group.

    Une plaidoirie pour les droits des mères

    Au-delà de la fête et des hommages, la soirée a pris une dimension résolument engagée. Les participants ont formulé des recommandations concrètes adressées aux familles, à la communauté et aux institutions. Aux familles : cultiver la gratitude au quotidien et non uniquement lors des fêtes. À la communauté : créer des réseaux de solidarité pour les mères isolées, cheffes de famille ou âgées. Et aux décideurs : mettre en place des politiques publiques plus ambitieuses à travers notamment un congé maternité digne, l’accès aux soins, et la protection contre les violences. « Protéger une mère, c’est protéger l’humanité tout entière », souligne l’assistance.

    Hommage vibrant et déclaration solennelle

    Entre chants, danses et mets copieux, la soirée a connu un moment particulièrement émouvant lors de l’hommage rendu aux mères présentes, mais aussi à celles qui ont déjà quitté le monde des vivants. « Vous êtes notre dieu. Vous êtes notre repère. Vous êtes notre lampe dans l’obscurité », souligne l’orateur.

    Une Déclaration Solennelle a ensuite été lue et signée collectivement par les participants. Celle-ci consacre quatre engagements majeurs notamment la dignité de la mère, sa protection, la transmission des valeurs aux générations futures, et le passage à l’action concrète.

    Cette première édition de Sweet Mother s’est achevée sur une note d’espoir et de reconnaissance : «Une mère est irremplaçable. Chérissons-la pendant qu’elle est là », martèlent les participants.

    Par cette réussite Sweet Mother s’impose désormais comme l’événement de l’année, dédié à la célébration de la femme. Les organisateurs ont annoncé vouloir faire de cette cérémonie un rendez-vous annuel national. Mais déjà, Sweet Mother pourrait se répéter au cours de l’année, au regard de l’engouement suscité.

    La noble initiative de Victor Yawo Doukpo

    Sweet Mother est une initiative portée par Victor Yawo Doukpo. le lauréat du Prix Africain de Développement (PADEV) Kigali 2024, n’est pas à sa première initiative. Le DG de VYAD Group et Concepteur de l’événement humoristique Miakonou a réalisé plusieurs projets destinés à faire éclore la jeunesse togolaise. Président fondateur de l’Association des Jeunes pour l’Eveil au Développement (AJED), Victor Yawo Doukpo est également Directeur national chargé des Affaires culturelles et artistiques, et Directeur communal Agoè-Nyivé 5 au sein de l’ONG internationale MJPP.

  • Genre et inclusion en débat à l’Université de Lomé

    Genre et inclusion en débat à l’Université de Lomé

    L’Université de Lomé accueille depuis ce mercredi 8 avril 2026 un important colloque international consacré à la problématique du genre et du développement, une rencontre scientifique de haut niveau initiée par le Réseau des Femmes de l’Enseignement supérieur du Togo (ReFEST). Prévu pour se dérouler sur trois jours, jusqu’au 10 avril, cet événement réunit universitaires, chercheurs, experts et étudiants autour du thème : « Genre et développement : mythe ou réalité ».

    La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans le grand auditorium de l’Université de Lomé, en présence de plusieurs personnalités du monde académique et institutionnel. Parmi elles figuraient notamment le Dr Ama Dzifa Gameti, directrice de cabinet du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la présidente de l’Université de Kara, Prof. Grâce Prénam Houzou-Mouzou, le premier vice-président de l’Université de Lomé, Prof. Komlan Batawila, ainsi que la présidente du ReFEST et du comité d’organisation, Dr Agnélé Lassey.

    À travers cette initiative, le ReFEST ambitionne d’ouvrir une réflexion approfondie sur la place du genre dans les dynamiques de développement au XXIᵉ siècle, dans un contexte où les inégalités entre hommes et femmes demeurent un enjeu majeur dans plusieurs secteurs de la vie sociale, économique et politique.

    Pendant trois jours, les participants vont analyser, dans une approche critique et pluridisciplinaire, les multiples défis liés à la question du genre. Les discussions porteront notamment sur les inégalités d’accès aux ressources, à l’éducation et aux soins de santé, la participation des femmes à la vie économique et politique, les effets des politiques publiques sensibles au genre, ainsi que les biais persistants dans la production et la transmission des savoirs.

    Pour les organisateurs, ce colloque se veut bien plus qu’un simple cadre d’échanges académiques. Il s’agit d’un espace de réflexion destiné à dépasser les discours théoriques afin de faire émerger des propositions concrètes susceptibles de favoriser un développement plus inclusif, plus équitable et durable.

    « Le genre reste aujourd’hui un facteur déterminant dans l’accès aux opportunités et dans la répartition des ressources. Il est donc essentiel de questionner les mécanismes qui freinent encore l’égalité et de proposer des alternatives réalistes », ont souligné plusieurs intervenants lors de la cérémonie inaugurale.

    Le rendez-vous mobilise des chercheurs et enseignants-chercheurs venus de plusieurs pays, des spécialistes du développement, des représentants d’organisations de la société civile ainsi que de nombreux étudiants, preuve de l’intérêt croissant que suscite la thématique dans les milieux scientifiques et institutionnels.

    Par cette rencontre internationale, l’Université de Lomé confirme son rôle de cadre privilégié de réflexion sur les grands enjeux contemporains, tout en renforçant son engagement en faveur de la promotion de l’égalité et de la justice sociale dans les politiques de développement.

  • JIF 2026 : le Parlement passe à l’action

    JIF 2026 : le Parlement passe à l’action

    Le Parlement togolais a célébré en différé, ce lundi 30 mars 2026, la Journée internationale de la femme (JIF), dans une dynamique résolument tournée vers l’action. Réunis au siège de la Représentation nationale, le Caucus des femmes parlementaires et l’Association des femmes de l’administration parlementaire (AFAP) ont placé les échanges sous le thème officiel : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ». Un mot d’ordre clair : transformer les engagements en résultats concrets.

    La rencontre, marquée par une session de réflexions conduite par la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Ibrahima Mémounatou, en présence de la représentante résidente de l’UNFPA, Mme Elise Kakam, a rassemblé femmes parlementaires, sénatrices et membres de l’administration. L’objectif : dresser un état des lieux des avancées, identifier les défis persistants et proposer des stratégies pour renforcer la participation des femmes à la vie publique.

    Moment fort de la rencontre, les interventions de deux figures du monde judiciaire. La magistrate Kpatcha Tchamdja Kobauyah a présenté les innovations récentes du Code des personnes et de la famille, mettant en lumière les progrès réalisés en matière de droits des femmes. De son côté, le procureur près la Cour suprême, Mawulawoè Azanledji Ahadzi, a détaillé les dispositifs de répression des violences basées sur le genre, incluant le harcèlement sexuel et les pratiques traditionnelles néfastes. Des éclairages jugés essentiels pour mieux comprendre les outils juridiques disponibles.

    Au terme des échanges, plusieurs recommandations concrètes ont émergé. Les participantes ont plaidé pour une vulgarisation accrue des lois, notamment dans les langues locales, afin d’en faciliter l’appropriation par les populations. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer l’accès à la justice, en particulier en milieu rural, et d’accélérer la publication des décrets d’application pour rendre effectives les lois adoptées.

    Le Parlement est appelé à jouer un rôle plus actif dans le suivi de la mise en œuvre des textes, tout en intégrant systématiquement la dimension genre dans ses travaux. Les partenaires internationaux et le secteur privé ont, quant à eux, été invités à intensifier leur appui aux initiatives d’autonomisation et de lutte contre les violences.

    Pour Mme Ibrahima Mémounatou, ces propositions traduisent une volonté ferme d’agir : il s’agit désormais de faire passer les lois du papier à la réalité. Une ambition partagée qui confirme l’engagement du Parlement en faveur d’une égalité effective et durable.

  • A New York, le Togo porte la voix des femmes

    A New York, le Togo porte la voix des femmes

    À New York, au siège de l’Organisation des Nations unies, les travaux de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme se poursuivent, réunissant gouvernements, organisations internationales et acteurs de la société civile autour des grands défis liés aux droits des femmes.

    Dans ce cadre, la délégation togolaise, conduite par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Moni SANKAREDJA-SINANDJA, a pris part à une réunion de haut niveau consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cette rencontre a mis en lumière la nécessité d’intensifier les actions de prévention, de protection et de prise en charge des victimes, dans un contexte mondial où les violences basées sur le genre restent un phénomène préoccupant.

    En marge des travaux de la Commission, la ministre a également participé à une conférence ministérielle organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, axée sur un enjeu crucial : la levée des obstacles financiers à la participation politique des femmes et la promotion de leur leadership en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur l’évaluation du coût réel de l’engagement politique féminin, un facteur souvent sous-estimé mais déterminant dans l’accès des femmes aux sphères de décision.

    Dans la sous-région ouest-africaine, les femmes représentent pourtant plus de la moitié de la population. Cependant, leur présence dans les institutions politiques reste largement insuffisante, en dépit des ambitions démocratiques affichées par les États. Les participants ont reconnu que, malgré les progrès réalisés grâce à des réformes juridiques et à des mécanismes innovants favorisant la participation féminine, les barrières économiques continuent de freiner l’émergence des femmes leaders.

    Le coût élevé des campagnes électorales, l’accès limité au financement et les inégalités structurelles constituent encore des obstacles majeurs. Ces défis rendent difficile la compétition politique pour de nombreuses femmes, même lorsqu’elles disposent de compétences et d’un fort ancrage communautaire. Les échanges ont insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement plus équitables et des politiques publiques inclusives.

    Dans ce débat régional, l’expérience du Togo, partagée par la ministre, a été particulièrement saluée. Le pays a mis en œuvre plusieurs initiatives visant à renforcer la participation des femmes à la vie publique, notamment à travers des réformes institutionnelles et des programmes d’accompagnement. Cette dynamique a été perçue comme un exemple encourageant au sein de l’espace CEDEAO.

    Par ailleurs, Moni SANKAREDJA-SINANDJA a co-présidé une session interactive consacrée au baromètre de genre de la CEDEAO, un indice régional permettant d’évaluer les progrès en matière d’égalité entre les sexes. Cet outil est considéré comme un levier important pour orienter les politiques publiques et mesurer les avancées concrètes dans les pays membres.

    À travers sa participation active, le Togo réaffirme son engagement en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes. Les travaux de New York soulignent ainsi une conviction partagée : sans inclusion politique et économique des femmes, aucun développement durable ni aucune démocratie solide ne peut pleinement s’épanouir en Afrique de l’Ouest.

  • Femmes du Togo : entre traditions et conquêtes

    Femmes du Togo : entre traditions et conquêtes

    À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, une rencontre d’envergure se tient ce 20 mars 2026 à Cluj-Napoca, en Roumanie, autour d’un thème aussi universel que crucial : « Être femme au Togo : héritages, luttes et transformations ». Organisé à la Faculté des Lettres de la prestigieuse Université Babeș-Bolyai, l’événement met en lumière les réalités féminines à travers un dialogue interculturel entre l’Afrique et l’Europe.

    Dans un contexte où le mois de mars est consacré à la célébration et à la défense des droits des femmes, cette initiative se veut à la fois un espace de réflexion, de transmission et d’engagement. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération culturelle et intellectuelle soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie, qui œuvre pour la promotion de la langue française, mais aussi pour les valeurs de diversité, d’égalité et de solidarité.

    Une voix togolaise au cœur du débat

    Invité principal de cette rencontre, Gnimdéwa Atakpama incarne une figure engagée du paysage intellectuel togolais. Auteur, conteur, expert des médias et acteur politique, il porte un regard à la fois critique et enraciné sur les mutations sociales qui traversent les sociétés africaines contemporaines.

    Sa présence à Cluj s’inscrit dans le cadre d’un projet international visant à favoriser les échanges entre chercheurs, artistes et penseurs francophones. À travers son intervention, il entend interroger les multiples facettes de la condition féminine au Togo, entre pesanteurs traditionnelles, combats pour l’émancipation et dynamiques de transformation.

    Entre héritage et résistances

    Le thème de la rencontre invite à une analyse nuancée des réalités vécues par les femmes togolaises. Héritières de traditions parfois contraignantes, elles sont aussi actrices de changement, engagées dans des luttes quotidiennes pour leurs droits, leur autonomie et leur reconnaissance sociale.

    Qu’il s’agisse d’accès à l’éducation, de participation à la vie politique ou de lutte contre les violences basées sur le genre, les défis restent nombreux. Mais les avancées, portées par la société civile, les institutions et les initiatives individuelles, témoignent d’une transformation progressive des mentalités.

    Cette rencontre entend ainsi dépasser les clichés pour donner à voir la complexité des trajectoires féminines, dans un pays où modernité et tradition cohabitent souvent de manière ambivalente.

    Une Francophonie vivante et engagée

    Au-delà du cas togolais, l’événement illustre la vitalité de la Francophonie comme espace de dialogue et de co-construction. En réunissant des publics venus de différents horizons, il favorise une meilleure compréhension des enjeux globaux liés à la condition féminine.

    La devise affichée sur l’affiche — « Vive la Francophonie : langue, culture, diversité » — prend ici tout son sens. Elle rappelle que la langue française n’est pas seulement un outil de communication, mais aussi un vecteur de valeurs et un levier d’action.

    Un rendez-vous ouvert et fédérateur

    Prévue à 16 heures, en salle 146 de la Faculté des Lettres, la rencontre est ouverte à tous, sans distinction. Étudiants, enseignants, chercheurs et curieux sont invités à prendre part à cet échange, dans un esprit de partage et d’enrichissement mutuel.

    À travers cette initiative, les organisateurs entendent poser une question essentielle : que signifie être femme aujourd’hui, dans un monde en mutation ? Une interrogation qui, au-delà des frontières, résonne avec une acuité particulière et appelle des réponses collectives.

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