Étiquette : Elections

  • Du bon usage électoral

    Du bon usage électoral

    Tous les chefs d’État ne se valent pas, en Afrique. Les conditions de son élection et les moyens dont chacun use pour accéder à la magistrature suprême déterminent la perception que son peuple (et l’opinion continentale) a de sa personne. Et ce peut être important pour « sa » gestion des affaires…

    Cameroun, Côte d’Ivoire, Tanzanie… Sur le continent africain, trois présidentielles se tiennent en ce mois d’octobre, en plus de toutes celles déjà organisées cette année, et des autres, prévues d’ici à fin décembre. Pourquoi l’élection présidentielle, pourtant ancrée dans les traditions, continue-t-elle de générer autant de tensions en Afrique ?

    Dans bien des pays, le pouvoir est concentré entre les mains du seul chef de l’État. Qui peut faire la fortune de qui lui plaît ; causer la ruine de qui il veut ; et même entraver la liberté de qui le gêne. D’où le sentiment qu’à la présidentielle se joue le sort personnel de chaque citoyen pour la durée du mandat. La manière dont se conquiert la magistrature suprême est loin d’être anodine. Dans les nations crédibles, les scrutins libres et transparents sont l’unique mode d’accession au pouvoir. L’Afrique, elle, se distingue encore souvent de manière peu glorieuse, avec les coups d’État, les réélections douteuses, qui jettent le discrédit sur la fonction présidentielle.

    Ce continent revêt des réalités multiples. Mais, par facilité, certains usent de formules expéditives pour qualifier l’Afrique, en se référant, en plus, aux tares des États les moins présentables. Ainsi, les mauvaises manières de quelques-uns en viennent à définir l’image de tous. Et ce n’est pas sans conséquences : l’an dernier, le président William Ruto, s’étonnant de voir augmenter les taux appliqués aux emprunts de son pays, le Kenya, découvrait, abasourdi, que les agences de notation avaient intégré au risque-Kenya le coup d’État survenu au Niger.

    gnoraient-ils que 5642 kilomètres séparent ces deux pays ?

    Ramener l’ensemble du continent au niveau des cancres relève de la paresse intellectuelle. L’Afrique compte de véritables États démocratiques, performants sur le plan économique, qui ont peu à envier aux autres. La médiocrité n’est pas une fatalité, en Afrique. Mais, pour éviter ces amalgames, les Africains eux-mêmes devraient savoir être, dans la quête de l’excellence, ambassadeurs, les uns pour les autres.

    Il y a une trentaine d’années, le Sénégalais Kéba Mbaye, juge à la Cour internationale de justice de la Haye et vice-président du Comité international olympique avait initié l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Depuis, l’Ohada existe, qui rassure les milieux économiques et simplifie les échanges confiants entre États africains et avec l’extérieur. C’est du panafricanisme palpable, concret.

    Puisque les élections douteuses nuisent, y compris aux économies, et bien au-delà des pays qui s’y complaisent, pourquoi ne pas harmoniser, avec la même rigueur, les pratiques électorales ? Sur ce continent, tous les chefs d’État ne se valent pas. Les moyens par lesquels certains se hissent au pouvoir ou s’y maintiennent sont d’une troublante disparité, sans légitimité, sans respectabilité. Et les peuples ne sont pas toujours très fiers de ceux qui sont censés les diriger.

    Les élections ne relèvent-elles pas de la souveraineté des États ?

    Étant donné que tous arborent le pavillon « Afrique », chacun devrait se sentir responsable pour les autres. Et cela commence par les comportements électoraux, qui ont une incidence sur vos voisins. Cap Vert, Botswana, Ghana, Nigeria, Bénin et d’autres pays africains ont des usages suffisamment crédibles pour inspirer l’ensemble du continent. Au Sénégal, depuis un quart de siècle, en période d’élection, les plus sérieuses stations de radio et chaînes de télévision agissent en acteurs civiques. Les résultats parcellaires que relaient au fur et à mesure ces médias situent le citoyen qui peut, deux heures après la clôture du vote, esquisser par lui-même les grandes tendances. C’est exactement ce que font les Américains. Et c’est plus honorable que de maintenir la population dans le brouillard, en attendant qu’un ministre servile ou une commission électorale aux ordres vienne, au cœur de la nuit, asséner des résultats manufacturés, sans aucune traçabilité. Pour mieux museler leurs concitoyens, certains régimes tricheurs vont jusqu’à couper les liaisons téléphoniques et internet.

    Curieusement, ce sont ceux-là qui se revendiquent, urbi et orbi, comme État démocratique. Mais tout cela, sans la transparence, n’est juste qu’une imposture de plus.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 11 octobre 2025 dur RFI

  • Sena Alipui “invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé” les municipales

    Sena Alipui “invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé” les municipales

    Bien que les pays soit sous une certaine tension, les élections municipales se sont déroulées ce jeudi 17 juillet sur l’ensemble du territoire, offrant l’occasion à Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), d’inviter ses compatriotes “à préserver le climat” de paix “qui a caractérisé ce scrutin”.

    Message

    Ce 17 juillet 2025, le peuple Togolais s’est exprimé dans les urnes pour choisir ses élus locaux. Je tiens à saluer la maturité du peuple Togolais qui a compris que l’avenir se trouve dans l’urne… et non dans la rue… Je félicite chacune et chacun des votants et j’invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé ce scrutin.

    C’est vrai que nous avons des problèmes qui sont parfois exprimés avec beaucoup de passion et sans y mettre la forme mais je suis heureux que la raison l’ait emporté. Le dialogue c’est l’arme des forts…À présent nous avons les yeux rivés sur la CENI qui doit, en toute impartialité procéder au dépouillement et à la proclamation des résultats…

    Je saisis cette occasion pour féliciter les militants et candidats d3 notre parti de l’Ablodé ( liberté), l’UFC. Dans des conditions particulièrement difficiles vous vous êtes battus et avez porté haut nos couleurs, je suis fier de vous et le Président National Gilchrist Olympio qui suit de près le processus est fier de vous.

    Enfin, j’exprime mes félicitations aux forces de défense et de sécurité pour le calme qui a prévalu au cours de cette journée. Ensemble et par les voies du dialogue et d’élections de plus en plus libres et transparentes, bâtissons un Togo qui nous ressemble et qui nous rassemble.

    Ablodé !!! Ablodé!!! Ablodé Gbadza!!!
    Sénateur Sena Alipui
    2ème Vice Président de l’UFC
    VP Finances et Région des Plateaux



  • Communales 2025/campagne :UFC entre en action

    Communales 2025/campagne :UFC entre en action

    Bien que l’opération de charme ait commencé quarante huit heures plutôt, l’Union des forces de changement (UFC) entre dans la danse à travers une rencontre de mobilisation tenue à son siège à Lomé ce jeudi 3 juillet 2025.

    Le parti ”Détia” a de grandes ambitions pour les élections municipales du 17 juillet prochain. Dans cette optique, il mobilise sa base avec un seul objectif, parvenir à avoir au soir du scrutin beaucoup de conseillers municipaux élus.

    C’est ce que résume Sena Alipui, un des vice-présidents du parti politique se considérant comme la troisième force politique dans le pays:

  • Au Togo, les municipales différées d’une semaine en juillet

    Au Togo, les municipales différées d’une semaine en juillet

    Initialement prévues le 10 juillet, les élections municipales au Togo ont été repoussées au 17 juillet à la demande de plusieurs acteurs politiques.

    Les élections municipales au Togo, initialement prévues le 10 juillet, ont été repoussées au 17 juillet sur demande de plusieurs acteurs politiques, a déclaré le gouvernement dans un décret consulté jeudi 29 mai au soir.

    « La date du scrutin est fixée au jeudi 17 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Le corps électoral est convoqué pour cette même date », précise le ministère de l’Administration territoriale dans ce décret.

    Les acteurs politiques, réunis au sein du Cadre permanent de concertation (CPC) – une plateforme de discussion qui regroupe le parti au pouvoir et plusieurs partis de l’opposition – avaient demandé, lundi 26 mai, ce report, notamment, pour avoir plus de temps pour déposer leurs dossiers.

    Participation annoncée de partis d’opposition

    Ces municipales se tiendront avec la participation annoncée de plusieurs partis d’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC, l’une des grandes formations politiques de l’opposition).

    Trois grands partis de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) ont d’ores et déjà annoncé qu’elles boycotteraient le scrutin sénatorial. Dans un courrier adressé à la Commission électorale, l’ANC a justifié cette décision en maintenant « son ferme rejet de ce processus antidémocratique qui vise à installer une République illégale et illégitime ».

    « Les élections sénatoriales sont pipées d’avance parce que le régime […] a réussi, grâce à des fraudes électorales massives lors des élections communales de 2019 et régionales de 2024, à s’attribuer la quasi-totalité des conseillers municipaux et régionaux qui constituent le corps électoral », a quant à lui affirmé le FDR, lundi 10 février, dans un communiqué.

    Reste que quelques petits partis d’opposition, ainsi que le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi) prendront, eux, part au scrutin.

    Le camp présidentiel se défend

    Mais pour le parti au pouvoir, ce nouveau système va permettre de réduire le poids du président de la République, d’offrir une plus grande stabilité politique au Togo, et une meilleure représentativité.

    « Le Sénat va contribuer à décentraliser le pouvoir public, en renforçant la participation des citoyens des collectivités à l’exercice du pouvoir politique », assurait par exemple Mazamesso Wella, chercheur en droit public à l’université de Lomé, dans un entretien à la chaîne de télévision nationale.

    Une fois le Sénat installé, Faure Gnassingbé pourra être officiellement désigné président du Conseil, et les députés et sénateurs éliront un président de la République sans réelle prérogative, pour un mandat de six ans.

    AFP

  • Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a obtenu, grâce au plaidoyer auprès des autorités compétentes, que les élections municipales du 10 juillet prochain ne soient pas réservées seulement aux candidats disposant de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise, selon nos sources.

    Discrimination ?

    Alors qu’au départ la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a décidé que les candidats aux prochaines municipales composent leur dossier avec uniquement le nouveau format de la nationalité, certaines démarches ont permis à ce qu’elle revienne sur cette décision frisant l’exclusion.

    En effet, dans les conditions d’éligibilité telles que fixées par la CENI, figure la composition du dossier de candidature avec le nouveau format du certificat de nationalité togolaise. Ce qui, de fait, exclut un bon nombre de prétendants d’autant plus que plusieurs personnes dans le pays n’ont que l’ancien format.

    Des voix se sont levées contre cette mesure que d’aucuns qualifient de discrimination, empêchant le prochain scrutin d’être inclusif, selon eux.

    Plaidoyer

    Le tollé suscité par cette mesure pousse la CNDH, mécanisme national de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire national, à s’auto-saisir.

    Selon nos informations, elle s’est employée pour que les municipales de juillet respectent les règles standard, souhaitant qu’elles soient inclusives, apaisées et participent à l’enracinement de la démocratie dans le pays.

    C’est ainsi que l’institution incarnée aujourd’hui par Me Sanvee Kwao Ohini a fait des démarches auprès des pouvoirs publics dans ce sens. Un plaidoyer qui aboutit à la validation de tout format (ancien comme nouveau) du certificat de nationalité à mettre dans le dossier de candidature.

    Néanmoins,  « les candidats détenteurs de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise doivent faire légaliser une copie dudit certificat pour le dossier de candidature », indique la CENI dans un communiqué en date du 16 mai 2025 et signée par son président Dago Yabré.

    La Commission nationale des droits de l’homme, souvent, fait des actions ou démarches qui restent discrètes pour une meilleure réussite de sa mission, celle de la défense et de la promotion des droits de l’homme sans distinction de sexe, de race, de religion, d’appartenance politique, etc.

    En rappel, la commission a pour missions, de promouvoir et protéger les droits de l’homme, protéger les défenseurs des droits de l’homme, prévenir la torture ou autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu qu’elle aura identifié.

  • Togo-Elections municipales, tous aux urnes, le 10 juillet 2025

    Togo-Elections municipales, tous aux urnes, le 10 juillet 2025

    Le corps électoral togolais est convoqué pour les élections municipales, le jeudi 10 juillet prochain. La caution électorale est de 50.000 F. Cette caution est réduite de moitié pour les femmes.

    Ce décret met en place une enveloppe de 500 millions de F CFA allouée au financement public de la campagne électorale. Cette campagne électorale s’ouvre le mardi 24 juin à 00h pour finir au 8 juillet à 23h59, soit 2 semaines de séduction et de présentation des programmes de société aux populations.

    Les forces de défense et de sécurité iront aux urnes le lundi 7 juillet pour le vote anticipé.

    Jean Martin Amekouvo

  • Au Togo, les premières élections sénatoriales consacrent le nouveau régime parlementaire

    Au Togo, les premières élections sénatoriales consacrent le nouveau régime parlementaire

    À la suite de l’adoption de la nouvelle Constitution en avril dernier, laquelle a marqué le début d’un régime parlementaire et de la Ve République togolaise, les sénateurs auront le pouvoir de désigner le chef de l’exécutif, auparavant élu au suffrage universel direct.

    L’année dernière, le changement de régime induit par la révision constitutionnelle au Togo avait provoqué l’indignation de l’opposition. Mais la Constitution est tout de même entrée en vigueur et le pays votera samedi 15 février lors des premières élections sénatoriales de son histoire.

    Dans ce nouveau système parlementaire, le Sénat, une des deux chambres du Parlement, sera composé de 61 membres au total. 41 sénateurs seront élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et les conseillers municipaux, et vingt autres seront désignés par le président du Conseil des ministres. Ce week-end, 89 candidats sont en lice pour les 41 sièges de sénateurs.

    Les élections législatives avaient, elles, été largement remportées par l’Union pour la République (Unir), le parti au pouvoir, en avril 2024, avec 108 sièges sur 113. Avec la réforme, l’exercice effectif du pouvoir est assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. C’est donc Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, qui remplit actuellement cette fonction.

    Une opposition vent debout contre cette élection

    Comme lors des élections sénatoriales de 2024 où ils avaient dénoncé un « hold-up électoral », de nombreux membres de l’opposition dénoncent la réforme constitutionnelle et s’inquiètent qu’elle permette à Faure Gnassingbé de briguer le pouvoir pour des années encore.

    Trois grands partis de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) ont d’ores et déjà annoncé qu’elles boycotteraient le scrutin sénatorial. Dans un courrier adressé à la Commission électorale, l’ANC a justifié cette décision en maintenant « son ferme rejet de ce processus antidémocratique qui vise à installer une République illégale et illégitime ».

    « Les élections sénatoriales sont pipées d’avance parce que le régime […] a réussi, grâce à des fraudes électorales massives lors des élections communales de 2019 et régionales de 2024, à s’attribuer la quasi-totalité des conseillers municipaux et régionaux qui constituent le corps électoral », a quant à lui affirmé le FDR, lundi 10 février, dans un communiqué.

    Reste que quelques petits partis d’opposition, ainsi que le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi) prendront, eux, part au scrutin.

    Le camp présidentiel se défend

    Mais pour le parti au pouvoir, ce nouveau système va permettre de réduire le poids du président de la République, d’offrir une plus grande stabilité politique au Togo, et une meilleure représentativité.

    « Le Sénat va contribuer à décentraliser le pouvoir public, en renforçant la participation des citoyens des collectivités à l’exercice du pouvoir politique », assurait par exemple Mazamesso Wella, chercheur en droit public à l’université de Lomé, dans un entretien à la chaîne de télévision nationale.

    Une fois le Sénat installé, Faure Gnassingbé pourra être officiellement désigné président du Conseil, et les députés et sénateurs éliront un président de la République sans réelle prérogative, pour un mandat de six ans.

    (Avec AFP)

  • Togo-Sénatoriales: comment voter par anticipation?

    Togo-Sénatoriales: comment voter par anticipation?

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) précise les contours du vote par anticipation des élections sénatoriales du dimanche 15 février prochain.

    La Commission Electorate Nationale Independante (CENI) rappelle a votre aimable attention que conformement aux dispositions du code electoral, le vote par procuration est reglemente comme suit :

    1. le formulaire de procuration est a retirer au siège de Ia CELI ;
    2. l’électeur donnant la procuration (le mandant) doit être inscrit sur Ia même liste électorale du bureau de vote que celui qu’il désigne pour voter a sa place (le mandataire). Pour cela, les président des CELT doivent veiller a cette vérification avant de remettre les formulaires de procuration aux demandeurs ;
    3. le mandant comme le mandataire doivent disposer de leur carte d’électeur ;
    4. le formulaire renseigne et signe du mandant comme du mandataire est à légaliser sans frais par une autorité compétente (préfets, maires, officiers de police) ;
    5. Ia procuration ne peut être donnée qu’a une seule personne et chaque mandataire ne peut utiliser qu’une et une seule procuration ;
    6. le mandant peut annuler sa procuration et accomplir personnellement son devoir civique si le mandataire n’a pas encore vote,

    Les présidents des CELT sont pries de bien vouloir faire connaitre les termes de la présente directive a tous ceux qui souhaiteraient donner des procurations.

    Fait à Lomé le 13 Avril 2024

  • Togo: vers un boycott des partis d’opposition aux sénatoriales ?

    Togo: vers un boycott des partis d’opposition aux sénatoriales ?

    Alors que les premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo auront lieu le 2 février prochain, plusieurs partis d’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’y participeront pas. Sur les quatre formations qui en sont issues à l’Assemblée, trois ont déjà fait part de leur décision de ne pas présenter de candidat. Dernière en date : L’ANC de Jean-Pierre Fabre, samedi 15 décembre.

    Ils n’y voient rien d’autre qu’une mascarade électorale. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre – qui en a fait l’annonce samedi 15 décembre – mais aussi les Forces démocratiques pour la République (FDR) de Paul Dodji Apevon et la Dynamique pour une majorité du peuple (DMP) de Brigitte Adjamagbo-Johnson l’ont d’ores et déjà fait savoir : eux ne prendront pas part aux premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo qui auront lieu le 2 février prochain.

    Depuis que chacune de ces formations a obtenu un siège de député aux législatives d’avril dernier, elles dénoncent des fraudes qui ont permis, selon elles, au parti UNIR au pouvoir d’obtenir la quasi totalité des sièges à l’Assemblée et de contrôler autant de grands électeurs, ceux-là même qui choisiront les sénateurs.

    ADDI n’a pas encore fait part de sa décision

    Mais les raisons qui les poussent à ne pas vouloir prendre part aux élections sénatoriales vont au-delà. L’ANC, les FDR et la DMP considèrent aussi la mise en place du Sénat comme une simple continuité de ce qu’ils qualifient de coup d’Etat constitutionnel, à savoir l’adoption d’une nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire au Togo. Alors que le front Touche pas à ma Constitution évoque, lui, à ce propos, « une marche forcée pour entrer dans la 5e république », il rappelle aussi que le début du mois de février coïncidera avec le 20e anniversaire de l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé.

    Face à ces arguments, un cadre du parti Unir fait pour sa part remarquer que les dispositions relatives à la composition du Sénat n’ont pas changé par rapport à la Constitution précédente et que l’opposition dénonce une réforme déjà en vigueur.

    Le 4e parti d’opposition à l’Assemblée, ADDI, n’a, quant à lui, pas encore annoncé sa décision. La formation d’Aimé Gogué se concerte, en tenant compte de la composition du corps électoral. Le Sénat togolais sera composé de 61 membres, dont 41 élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et municipaux. Les 20 autres seront nommés par le président Faure Gnassingbé.

  • Au Togo, les prochaines sénatoriales sont de la distraction ?

    Au Togo, les prochaines sénatoriales sont de la distraction ?

    Le Front Touche Pas A Ma Constitution n’attend rien des sénatoriales prévues début février prochain. “…le régime de Faure Gnassingbé choisit de distraire le peuple avec des élections sénatoriales, plutôt que de répondre à ses véritables aspirations”, dénonce-t-il.

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    LOME 9 Décembre 2024 – DIFFUSION IMMEDIATE

    LE FOLKLORE DES ELECTIONS SENATORIALES

    En ces temps critiques pour le Togo, le régime de Faure Gnassingbé choisit de distraire le peuple avec des élections sénatoriales, plutôt que de répondre à ses véritables aspirations. En fixant ces élections pour février 2025, le régime confirme une fois de plus son indifférence aux préoccupations des Togolais.

    Le peuple togolais aspire légitimement à :

    • Une élection présidentielle transparente et équitable ;
    • Une gouvernance qui soulage les familles togolaises de la pr écarité économique ;
    • La fin d’un système gangrené par la corruption ;
    • L’exercice plein et entier des libertés publiques, individuelles et collectives.

    Près de nous en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et au Ghana, après le Bénin et le Nigeria, les processus électoraux récents démontrent qu’une alternance pacifique et respectueuse du choix populaire est possible.

    L’histoire et l’actualité nous enseignent également que les régimes autoritaires, lorsqu’ils persistent contre la volonté populaire, peuvent connaître une fin dramatique, avec des conséquences graves pour leur pays. L’effondrement du régime de Bachar al-Assad en Syrie illustre de manière saisissante le risque encouru par les pays où le système politique ignore durablement les aspirations du peuple.

    Le Front « Touche Pas À Ma Constitution » appelle solennellement les Togolais à ne pas se laisser distraire par le folklore des élections sénatoriales, destinées à récompenser des amis pour service rendu au régime et aucunement à contribuer au bien-être des citoyens.

    L’heure n’est plus aux contorsions institutionnelles et aux artifices électoraux pour un pouvoir à vie, mais à la construction d’une démocratie vivante, inclusive et porteuse de prospérité.

    Ensemble disons NON à la confiscation du pouvoir.

    Ensemble disons OUI à un Togo où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits et contribuer au développement national, sans subir abusivement une violence d’Etat.

    Participez aux manifestations pacifiques, engagez-vous dans des discussions communautaires, et faites entendre votre voix sur les réseaux sociaux.

    Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté !

    La Cellule de Communication

    Contact presse : Tél : +228 90 87 48 26

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes