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  • Diabète: L’ATPCD rappelle la nécessité du dépistage  

    Diabète: L’ATPCD rappelle la nécessité du dépistage  

    L’Association Togolaise de Prévention et du Contrôle du Diabète (ATPCD) a encore honoré son engagement cette année 2025 dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du diabète, commémorée chaque le 14 novembre, à travers plusieurs activités organisées à CESAL (Tokoin- Séminaire) à Lomé.

    « Diabète et Bien-être ». C’est sur ce thème retenu cette année par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) que diverses associations dont l’ATPCD en lutte contre le diabète, une maladie silencieuse, ont mené la sensibilisation à l’endroit des populations pour leur faire comprendre les méfaits de cette pathologie, ses signes précurseurs chez un patient et surtout comment faire pour l’éviter et éviter ses complications.

    Commémorant cette journée de ce 14 novembre, les premiers dirigeants de l’ATPCD, avec à leur tête, le Président Atikossie Adjé, ont organisé une marche à travers les avenues de Lomé pour dire non au diabète et montré au public que la marche, le sport dans son ensemble, participe à lutter contre cette maladie, à éviter ses complications.

    Les membres de cette association ont procédé après la marche à faire un cercle bleu où ils ont lancé leur ballon pour dire : « adieu, le diabète ! ». Les participants à cette commémoration dont les membres de l’ATPCD ont eu droit gratuitement au contrôle de  glycémie, de tension artérielle, du poids, de taille, de tour de taille et le tout suivi des causeries- débats, et au finish un sketch d’éducation et de sensibilisation animé par les enfants diabétiques pour monter qu’on peut vivre avec le diabète en respectant les règles, les conseils et les recommandations des médecins spécialistes.

    C’était en présence des représentants du ministère de la Santé et de l’Organisation Mondiale de la Santé au Togo, des médecins spécialistes du diabète et de la nutrition dont notamment Dr. Edem Toudéka, membre de l’APTCD qui se bat au quotidien pour aider les patients du diabète qui viennent dans leur centre à Adawlato, ancien centre de santé  dénommé : « Bon Secours  » à Lomé et aussi d’autres patients qui sollicitent son concours ailleurs.

    L’ATPDC, en mettant le petit plat dans le grand, a associé à la célébration de cette journée une association sœur qui œuvre socialement dans le bénévolat en offrant ses services médicaux dans l’ophtalmologie, entre autres.

    Aussi, les enfants souffrants du diabète du type 1 ont suivi un contrôle oculaire histoire de s’assurer que leurs yeux ne soient atteints déjà par les maux d’yeux surtout que l’une des complications du diabète reste la cécité, entre autres maladies.

    En choisissant ce thème encore cette année 2025, l’OMS et les pouvoirs publics veulent engager les acteurs dans la lutte contre le diabète en donnant plus d’informations indispensables à ceux qui souffrent déjà du diabète au Togo et partout dans le monde entier où les chiffres sur le taux de prévalence sont alarmants aujourd’hui partout sur la planète.

     La journée mondiale de lutte contre le diabète est occasion pour les acteurs impliqués dans ce combat contre cette maladie chronique de faire le point sur la situation dans chaque pays et surtout de sensibiliser l’opinion publique sur les fondamentaux car le diabète, à en croire les médecins spécialistes, il ne se guérit pas mais on vit avec aussi longtemps que possible si le patient respect les règles et les conseils.

    « Le diabète est devenu un grand fléau mondial. Il y a plus de 800 millions de personnes qui ont déjà en 2022. Au Togo, les dernières enquêtes de 2021 estimaient déjà le nombre de cas de diabète à 5%. Et 5%, ça fait à peu prêt 400 milles personnes qui ont le diabète. Sur les 400 milles, seulement la moitié ou le 1/3 qui est au courant qu’il souffre du diabète », a déclaré Dr. Edem Toudéka.

     Pour ce dernier, le thème choisi cette année : « Diabète et bien-être  ou bien  Diabète, Santé mentale » permet de parler plus de cette maladie aux patients et au public pour les sensibiliser davantage et surtout les recommandations liées à cette pathologie du diabète dont les principales reposent sur le contrôle alimentaire et la pratique des activités physiques.

    « On a associé au diabète, le problème de santé mentale cette année, le problème de stress lié au diabète, et du bien-être de chaque personne vivant avec le diabète devrait avoir. Quand on a le diabète, c’est la santé mentale qui est perturbée. Donc, on doit rechercher le bien-être partout. Et surtout cette année, on a insisté sur le bien-être au travail », a révélé Dr. Edem Toudéka.

    Parlant de la particularité de cette édition au niveau de son association, ATPCD, il a évoqué la consultation ophtalmologique de personnes vivant avec le diabète du type 1, une centaine de personnes qui a eu la chance de bénéficier de cette consultation gratuite par une association qui lutte contre le glaucome. Il a profité de l’occasion pour la remercier du soutien qu’elle leur a apporté dans le cadre de la célébration de cette journée mondiale de lutte contre le diabète. « L’une des complications sûres du taux de sucre dans le sang, c’est l’atteinte des yeux. On commence par voir flou, bizarre ; la vision baisse jusqu’à ce que ça peut conduire à la cécité. C’est-à-dire, on peut ne plus voir. La consultation d’aujourd’hui, c’est pour faire l’état de la situation des jeunes et des adultes qui ont le diabète du type 1 », précise-t-il avant d’ajouter qu’après ce tri quel sera la prise en charge à leur apporter.

    « Le diabète, c’est trop de sucre dans le sang pendant longtemps. Le sucre, on en a besoin mais quand c’est trop, ce n’est pas bon. Le sucre s’élève dans le sang pour tout le monde après le repas. Mais quand la durée dépasse deux heures de temps, élevé, ce n’est pas bon non plus. La personne qui a le diabète signifie que le sucre du glucose est élevé dans le sang pendant longtemps », a expliqué le médecin.

    Le spécialiste, pour finir, conseille vivement que les maladies non transmissibles, notamment le diabète, sont une maladie de notre civilisation d’aujourd’hui. Ça commence par prendre le pas et les précisions montrent plus de diabétiques dans les années à venir si rien n’est changé.

    Au Togo, le taux de prévalence ne cesse d’augmenter. La bonne nouvelle est que le diabète est en partie évitable si nous consommons bien les aliments protecteurs et nous faisons suffisamment les activités physiques.

    Le Président de l’ATPCD, Atikossie Adjé, a, de son côté, salué la présence des autorités parmi eux cette anné, référence à la présence de la délégation du ministère de charge de la santé et celle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Togo au cours de cette célébration.

    Les conseillères travaillant au siège de l’association de lutte contre le diabète (ATPCD) à Adawlato, ancien centre hospitalier « Bon Secours » à Lomé, ont manifesté leur volonté d’accueillir à bras ouverts  les patients ou non qui viendraient à leur niveau pour des tests de dépistage ou de conseils pratiques. « C’est ensemble que nous allons mener ce combat contre le diabète », a laissé entendre Da Kayi, la principale de ce centre.

    Justin ANANI

  • L’ATPCD sensibilise sur le bien-être des diabétiques

    L’ATPCD sensibilise sur le bien-être des diabétiques

    Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du diabète, le 14 novembre dernier, l’Association Togolaise de Prévention et Contrôle du Diabète (ATPCD) a respecté la tradition en organisant une causerie-débat pour sensibiliser ses membres, la population sur cette maladie chronique, silencieuse qui fait de dégâts au sein de la masse.

     « Diabète et Bien-être ». C’est sur ce thème de cette année retenu mondialement pour lutter contre le diabète que l’Association Togolaise de Prévention et Contrôle du Diabète (ATPCD) a organisé ses activités marquant la célébration de cette journée.

    Quatre grandes étapes ont marqué la célébration de la journée de lutte contre le diabète chez l’ATPCD encore cette année : -le message « non au diabète » suivi du lancement de ballons par les membres de l’ATPCD , le dépistage du diabète et le contrôle de la tension artérielle gratuits, la causerie-débat sur le thème de cette année ainsi que le sketch de sensibilisation sur comment prévenir le diabète, les signes de cette maladie,  le comportement à tenir pour y vivre avec et surtout ce qu’il faut éviter.

    C’était encore  l’occasion pour le médecin spécialiste, Docteur Edem TOUDEKA, Diabétologue-Nutritionniste, Secrétaire général de l’ATPCD d’entretenir les participants sur ledit thème qui recommande aux patients du diabète de mettre en œuvre certaines pratiques pour bien vivre avec cette maladie chronique qui touche de plus en plus les populations.  

    Après la présentation du bureau exécutif de l’ATPCD présidé par Adjé ATIKOSSIE et l’observation d’une minute de silence en mémoire des disparus de l’association, les participants se sont défilés pour aller contrôler leur taux de sucre dans le sang et leur tension artérielle.

    Dans une pédagogie exceptionnelle, Dr  Edem TOUDEKA a amené progressivement l’assistance à comprendre le sens du thème retenu cette année pour célébrer la journée mondiale du diabète qui n’est autre que : « Diabète et Bien-être »

    D’entrée, le médecin Diabétologue-Nutritionniste, Dr Edem TOUDEKA a fait remarquer à l’assistance qu’en 2010 le taux du résultat des enquêtes liées aux patients du diabète au Togo s’élevait à 2,6 %. Plus de dix ans, en 2023, ce taux a augmenté jusqu’à 5 %. Et dans le monde entier, chaque jour le nombre des malades du diabète augmente.

    Il a ensuite fait observer qu’il y a deux types de catégorie de maladies. Les maladies causées par les virus et celles qui ne sont pas causées par des virus dont on peut citer les maladies chroniques (le diabète, la tension artérielle, la drépanocytose, etc. ) qui sont causées par le mauvaise fonctionnements des organes dans notre organisme (les médicaments ne les guérissent pas).

    Par contre, renseigne le diabétologue, les maladies causées par les virus sont traitées et guéries par les médicaments..

    Selon Docteur Edem TOUDEKA, il  y a trois règles fondamentales à observer pour éviter la complication du diabète: la pratique du sport 30 minutes par jour, la consommation en abondance des aliments qui ne produisent pas du sucre dans le sang car c’est l’augmentation du taux de sucre dans le sang qui provoque le diabète et enfin le contrôle de la glycémie et la prise régulière des médicaments suivant le conseil du médecin diabétologue traitant.

     « En 2010, le taux du nombre de diabétique au Togo s’élevait à  2,6 %. Dix ans après, en 2021 quand on a revérifié les enquêtes, on a trouvé que ce taux est passé à  5 %. Selon l’organisation mondiale de la santé, d’ici 2045 si on ne fait rien, le nombre de personnes vivant avec le diabète en Afrique va augmenter plus. Par partout dans le monde, on s’attend à un nombre, à une évolution de près de 145% d’évolution. Donc, il faut se lever pour lutter contre cette maladie », a alerté le Docteur spécialiste du diabète.

    Il a par ailleurs rappelé à l’assistance ce qui cause le diabète que ce soit du type 1 (chez les enfants dès le bas âge lié à la mal formation de certains organes ) et du type 2 qui est plus héréditaire chez les adultes à partir d’un certain en plus du diabète de grossesse qui a une spécificité qu’il qualifie de « bombe » chez la femme enceinte lorsqu’il survient et amène des complications lors de l’accouchement lorsque celle-ci n’est pas bien suivie avant d’affirmer que le diabète touche aussi certains animaux.

    « Vu que le diabète qui est une élévation du taux de sucre dans le sang. Il est lié à notre alimentation, à notre activité physique, à notre comportement et à notre génétique. On sait que à notre génétique, on ne peut rien. On ne choisit pas nos parents. Par contre, on peut choisir ce qu’on mange. On peut choisir de faire l’activité physique et réduire le nombre de personnes qui peut vivre avec le diabète et faire en sorte que les personnes vivant avec le diabète ait régulièrement un taux normal », a souligné  Dr Edem TOUDEKA dans sa communication avant de relever que le comportement d’un diabétique compte pour éviter les complications de cette maladie qui touchent le cœur, les nerfs, les yeux, le rein, les poumons etc. « La prise des médicaments suivant les consignes des médecins est importante », ajoute-il. « Dans le traitement du diabète, chaque médicament avec son efficacité. Consommons beaucoup de légumes, faisons du sport et en plus des médicaments, on peut bien vivre avec le diabète aussi longtemps plus que quelqu’un qui n’a pas le diabète », a insisté Dr Edem TOUDEKA.

    « ATPCD fait beaucoup d’efforts et a beaucoup de partenaires à l’international qui aident, accompagnent les personnes vivant avec le diabète avec les médicaments. Mais le médicament seul ne suffit pas. A l’international, ils nous aident un peu. Pour notre manger, c’est nous même. L’activité physique, c’est nous même. C’est pour cela qu’on organise cette journée pour sensibiliser davantage. Le thème de cette journée c’est : « Diabète et Bien-être ». On sait que toutes les maladies chroniques, le diabète y compris jouent sur le mental. Elles jouent sur la psychologie. On est épuisé mentalement, physiquement et la dépression sur toutes ses formes qui peut arriver. Au même moment, une personne qui a le diabète a le droit de vivre bien. Dans la définition de la santé, on dit : « la santé, c’est un complet. Bien-être, physique, mental, social, spirituel, psychologique et non  l’accent de médicament, l’accent de maladie. », a informé l’orateur médecin.

    Et de poursuivre : « Même dans le diabète, on doit avoir un bien-être physique, mental, social. Et aujourd’hui, le thème de cette année, c’est diabète et le bien-être dans sa globalité. Quelqu’un qui a le diabète a le droit d’avoir son propre bien-être. Et ce bien-être passe par ce qu’il mange. Il doit pouvoir manger à sa faim. Les trois groupes d’aliments à savoir : constructeurs, protecteurs et d’énergie. Il a le droit d’être accepté socialement. Il a le droit d’être en joie. Il a le droit de vivre ses plaisirs. Il a le droit d’avoir des ambitions, d’avoir des projets. Diabète ne veut pas dire que la vie s’est arrêtée, non. Le diabète est intervenu et nous devons nous réaliser avec ce diabète l », a rappelé Dr Edem TOUDEKA.

    « Le thème d‘aujourd’hui est une exhortation, un encouragement. Faire en sorte que ceux qui vivent avec le diabète se donnent la main. Se soutiennent, se donnent les bons conseils et être toujours optimistes. Et trouver des solutions ensemble pour eux-mêmes. Des solutions de groupe. On peut avoir des groupes de parole. Partager car le problème que j’ai, quelqu’un peut avoir sa solution et entre nous, on se donne la main pour vaincre le diabète », a martelé le médecin spécialiste du diabète et de la nutrition.

    « Le diabète qui est égal au sucre élevé dans le sang pendant longtemps, on vit avec le diabète. On ne guérit pas du diabète. On insiste là-dessus. On vit avec le diabète. Nous diabétologues ce qui nous tient de plus à cœur, c’est que quand on a le diabète, il y a certaines complications à long terme qui peuvent arriver. Ces complications peuvent toucher les yeux, le cœur, le rein et qui sont très coûteuses. Ça donne de l’handicap. Ça peut rendre aveugle, ça peut conduire à un AVC, ça peut donner une crise cardiaque, des amputations de membres, ça peut donner la faiblesse sexuelle, des grossesses interrompues en route. Quand on se dit guérit du diabète, ceux qui disent guérisseurs du diabète trompent l’opinion. Cette phrase expose les personnes à ces complications que je viens de citer sur le rein, le cœur, les yeux, les membres, le cerveau etc. peuvent survenir 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans après la découverte du diabète. Donc, le traitement aussi a son rôle, c’est de prévenir ces complications-là et le bien-être passe par le respect des consignes pour éviter ces complications. Est-ce qu’on peut dire que quelqu’un  qui a fait un AVC du diabète, il est encore dans le bien-être ça ? Non. Quelqu’un qui voyait bien avant et qui devient aveugle à cause du diabète parce qu’il pensait qu’il était guéri du diabète. Il n’est pas encore dans le bien-être. Donc le diabète, on n’en guérit pas. On vit avec et on peut bien vivre mieux avec. On peut être dans le bien-être, mieux que quelqu’un même qui n’a pas le diabète. C’est ce qui est même souhaité », a déclaré le médecin spécialiste du diabète.

    « C’est la part qu’occupe la mauvaise information qui est trop grande. La part qu’occupe la bonne information est très petite. Les communicants, les gents du média doivent nous aidez  à ce qu’on diminue ou qu’on augmente la part que va occuper la bonne information pour que les gens soient en bonne santé. Parce que la mauvaise information est très grande », a-t-il relevé.

    Il a pour finir inviter les hommes des médias à les aider pour que la bonne information passe dans le public pour lutter contre cette pathologie chronique qui tue plus de nos jours. On ne peut que passer par les journalistes pour renverser les tendances, pour que la part de la bonne information soit plus grande pour étouffer la mauvaise information », a conclu Dr Edem TOUDEKA.

    Prenant la parole pour sa part, l’Infirmier d’Etat, SANWOGOU Clément, Chef du Centre Médico Social (CMS) d’Adawloto où est basé le siège de l’ATPCD a mis en garde, les patients du diabète qui croient aux vendeurs d’illusion qui disent guérir le diabète dans les communautés.

    Il a par ailleurs donné pas mal d’exemples de ces guérisseurs qui ont plus compliqué le cas du diabète à beaucoup de patients de cette maladie plus tard. « La pratique des thérapeutes compliquent les efforts faits part l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la prévention et la lutte contre le diabète. A ce jour l’OMS n reconnait aucune tisane guérissant le diabète », a-t-il indiqué.

    « Une tisane ne traite pas le diabète. C’est une maladie chronique », prévient l’Infirmier d’Etat, SANWOGOU Clément avant de revenir sur ce qui se raconte par certains courants qui laissent croire que le diabète est une maladie contagieuse ou de considération religieuse ou traditionnelle, ce qui selon lui est « faux » renvoyant ainsi l’assistance à toute la communication faite par son supérieur spécialiste du diabète, Dr Edem TOUDEKA .

    Le Président de l’Association Togolaise de Prévention et Contrôle du Diabète (ATPCD), Adjé ATIKOSSIE, de son côté, a salué la pertinence de la communication du Dr Edem TOUDEKA et le débat qui en est suivi permettant à ses membres et à toute l’assistance de connaître mieux ce qui est cette maladie chronique, le diabète qui fait de dégât depuis quelques années au Togo et dans le monde entier.

    Il s’est réjoui qu’en organisant cette rencontre bien que les moyens faisant défaut, elle a permis aux uns et autres de se rendre compte des efforts faits par son association ATPCD avec tous ses membres, son équipe dirigeante à qui il a tenu à témoigner sa gratitude.

    A toute l’équipe technique qui aide les patients, il leur a témoigné sa reconnaissance pour le travail abattu depuis qu’elle a pris sur elle d’aider à ce que le diabète soit combattu pour ceux qui leur font confiance.

    Il a profité de l’occasion pour solliciter le soutien des bonnes volontés du pays afin qu’ils puissent réussir leur mission.

    Signalons que la célébration de cette journée mondiale du 14 novembre dédiée à la lutte contre le diabète a pris fin avec une note de satisfaction de la part aussi des organisateurs de l’ATPCD que des participants qui désormais ont compris que le diabète ne se guérit pas mais on peut vivre avec en respectant son alimentation, la pratique du sport 30 minutes par jour et enfin la prise de médicaments comme le recommande le médecin diabétologue traitant ou de son Assistant.

    Justin ANANI

  • Contre le diabète, il faut “Briser les barrières et combler les lacunes”

    Contre le diabète, il faut “Briser les barrières et combler les lacunes”

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’engage pour que les diabétiques “aient accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité”, rappelle Dr Matshidiso Rebecca Moeti, sa Directrice régionale pour l’Afrique.

    Journée mondiale du diabète 2024

    Message de la Dre Matshidiso Rebecca Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

    Dans un contexte marqué par une hausse de la prévalence du diabète en Afrique, exacerbée par une multitude de facteurs comprenant l’urbanisation, la mauvaise alimentation et la sédentarité, le thème de la Journée mondiale du diabète 2024 souligne à juste titre l’impérieuse nécessité d’adopter une approche axée sur la collaboration afin de lutter contre ce « tueur silencieux ».

    Le 14 novembre de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète. Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir « Briser les barrières et combler les lacunes », traduit l’engagement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à réduire les risques et à garantir que toutes les personnes chez qui un diabète a été diagnostiqué aient accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité.

    Le diabète est une maladie chronique qui dure toute la vie et qui entraîne un taux de glycémie incontrôlé parce que l’organisme ne peut plus produire de l’insuline ni utiliser efficacement l’insuline qu’il produit.

    Dans la seule Région africaine de l’OMS, plus de 24 millions d’adultes vivent avec le diabète, et 50 % de ces personnes ne sont pas diagnostiquées. S’il n’est pas traité, le diabète peut entraîner des complications allant des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux à des lésions nerveuses, en passant par une insuffisance rénale, par une amputation des membres inférieurs ou encore par des maladies oculaires pouvant provoquer la cécité.

    Si des mesures urgentes ne sont pas prises, on prévoit que le nombre de personnes vivant avec le diabète dans la Région africaine atteindra 54 millions d’ici à 2045,[1],[2] soit la plus forte augmentation prévue dans le monde entier. Il en résulte un double fardeau sanitaire et économique important, qui contraint notamment les personnes touchées par le diabète à effectuer des dépenses catastrophiques pour lutter contre cette maladie.

    Le défi est d’autant plus grand que l’Afrique affiche le taux d’investissement dans les soins aux diabétiques le plus faible au monde, car seulement 1 % des dépenses de santé de la Région est consacré à ces soins. Les systèmes de santé sont aussi traditionnellement conçus pour traiter les maladies infectieuses aiguës, sans accorder suffisamment d’attention aux maladies chroniques comme le diabète.

    La prise en charge du diabète nécessite un effort soutenu destiné à concilier l’activité physique, l’alimentation saine et le bien-être mental, et l’OMS dans la Région africaine s’est engagée à trouver des solutions intégrées à ce problème ; on peut citer par exemple une nutrition adéquate, l’accès aux médicaments essentiels nécessaires et un soutien dans le domaine de la santé mentale. Il est tout aussi essentiel de mettre en place des stratégies de prévention globales pour lutter contre des facteurs de risque tels que l’obésité, la mauvaise alimentation et la sédentarité, et d’impliquer la communauté pour garantir de bons systèmes de soutien et réduire la stigmatisation.

    Lors de la soixante-quatorzième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui s’est tenue en août dernier, les États Membres de la Région africaine ont franchi une étape importante en approuvant le Cadre pour la mise en œuvre du Pacte mondial contre le diabète dans la Région africaine de l’OMS. Axé de façon spécifique sur le défi consistant à intégrer les soins du diabète dans les systèmes de santé plus larges en vertu d’une approche multisectorielle, ce Cadre englobe une feuille de route grâce à laquelle les pays peuvent accroître la prévention et améliorer le diagnostic et les soins du diabète, surtout au niveau des soins de santé primaires.

    À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, j’exhorte chaque personne, mais également les communautés, les gouvernements, les professionnels de la santé, les responsables de l’élaboration des politiques et les organisations de la société civile à se serrer les coudes et à agir maintenant. En tant que personne, vous devez privilégier un mode de vie sain et, si vous êtes déjà diabétique, vous devez vous faire suivre régulièrement par un médecin.

    Les communautés peuvent jouer leur rôle en créant des environnements propices qui encouragent l’adoption de modes de vie sains, réduisent la stigmatisation et permettent d’accéder à des soins du diabète et à une éducation sur cette maladie, à un coût abordable. Aux gouvernements, je dirai que nous nous engageons à soutenir pleinement les efforts que vous faites pour mener des politiques qui élargissent l’accès aux médicaments essentiels, renforcent les systèmes de soins de santé primaires et portent essentiellement sur l’investissement dans la prévention et la prise en charge du diabète.

    Le renforcement de la lutte contre le diabète dans la Région africaine requiert que nous nous attaquions aux principales lacunes, notamment aux idées reçues et autres fausses informations sur le diabète, à la fragilité des systèmes de soins de santé primaires et à l’inadéquation des capacités et de la formation des agents de santé.

    Ensemble, nous devons nous engager à surmonter les obstacles et à combler les lacunes, en suscitant une prise de conscience du diabète, en diffusant des connaissances et en créant un changement durable pour toutes les personnes touchées par cette maladie en Afrique.


    [1] World Health Organization (WHO). Diabetes, a silent killer in Africa. https://files.aho.afro.who.int/afahobckpcontainer/production/files/iAHO_Diabetes_Regional_Factsheet.pdf

    [2] International Diabetes Federation (IDF). Africa diabetes report 2000 — 2045. Consulté le 11 octobre 2024. Disponible à l’adresse https://diabetesatlas.org/data/.

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