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  • Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Le leader de Magic System ajoute une nouvelle corde à son arc. A’Salfo vient de racheter un club de football basé à Abidjan, rejoignant ainsi le cercle grandissant des personnalités influentes qui investissent dans le ballon rond ivoirien.

    Le football ivoirien ne se joue plus uniquement sur les pelouses. Il se construit également dans les bureaux, les conseils d’administration et les réseaux d’influence. Dernière personnalité en date à franchir le pas : A’Salfo, leader emblématique du groupe Magic System, qui vient de s’offrir le Racing Club de Koumassi, une formation de D3 basée au sud d’Abidjan.

    Cette acquisition marque une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste déjà très présent dans les initiatives sociales, culturelles et citoyennes. En prenant les commandes d’une formation sportive, A’Salfo investit un univers où se mêlent passion populaire, enjeux économiques et influence.

    Quand les personnalités investissent le football

    L’arrivée d’A’Salfo dans le football ivoirien n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, le championnat local attire des personnalités issues de différents milieux. Ministres, parlementaires, entrepreneurs et autres hommes d’affaires ont progressivement pris des participations ou assumé des responsabilités au sein de clubs.

    Pour ces acteurs, le football peut représenter à la fois un investissement économique, un outil de visibilité et un moyen de renforcer leur ancrage auprès du public. En Côte d’Ivoire, où le ballon rond occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif, posséder ou diriger un club constitue également un important levier d’influence.

    A’Salfo, une nouvelle voix dans le paysage sportif

    Avec cette opération, A’Salfo devra désormais composer avec les réalités parfois complexes de la gestion d’un club : financement, recrutement, formation des jeunes, résultats sportifs et recherche de partenaires.

    Le défi sera donc de transformer la notoriété acquise dans la musique en un projet sportif solide et durable. Son arrivée pourrait aussi contribuer à attirer davantage l’attention du monde économique et médiatique sur son club.

    Reste à savoir quelle ambition l’artiste entend donner à cette nouvelle aventure. Car au-delà du prestige lié à la propriété d’un club, le véritable enjeu sera de parvenir à construire une équipe compétitive et un modèle capable de s’inscrire dans la durée. A’Salfo change de terrain, mais la quête de réussite, elle, reste la même.

  • Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans à Cosrou, près de Dabou, plonge une famille et tout un village dans la stupeur, tandis que les enquêteurs privilégient plusieurs pistes.

    Le village de Cosrou, situé à une trentaine de kilomètres de Dabou, dans le sud de la Côte d’Ivoire, est sous le choc après l’assassinat d’Akpa Michel, un planteur de 75 ans, retrouvé sans vie dans sa plantation d’hévéa. Le drame, survenu le samedi 1er août, fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie, qui recherche actuellement deux des fils de la victime, portés disparus depuis la découverte du corps.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, le septuagénaire s’était rendu dans son exploitation en compagnie d’un saigneur afin d’acheminer une importante récolte de latex. Il avait demandé à son employé de se rendre dans le village voisin pour trouver un conducteur de tricycle chargé du transport. À leur retour, les deux hommes ont découvert Akpa Michel gisant sans vie sous un abri de fortune, présentant de graves blessures. Les secours dépêchés sur place n’ont pu que constater son décès.

    La piste d’un conflit familial privilégiée

    Les premiers constats des enquêteurs soulèvent plusieurs interrogations. L’argent destiné au paiement du transporteur, le téléphone portable de la victime ainsi que la récolte de latex étaient toujours présents sur les lieux. Ces éléments tendent à écarter l’hypothèse d’un vol ayant mal tourné et orientent davantage les investigations vers un homicide ciblé.

    Très rapidement, l’attention des enquêteurs s’est portée sur deux fils du défunt, introuvables depuis les faits. Des habitants affirment les avoir aperçus se dirigeant vers la plantation peu avant la découverte du corps. Par ailleurs, des sources locales évoquent un ancien conflit familial opposant Akpa Michel à sa seconde épouse et à certains de leurs enfants, une situation qui nourrit de nombreuses spéculations au sein de la communauté. Toutefois, à ce stade, aucune responsabilité n’a été officiellement établie.

    Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de ce crime et d’identifier son ou ses auteurs. Les deux fils recherchés devront être entendus dans le cadre de l’enquête, tandis que les habitants de Cosrou participent également aux recherches pour tenter de les localiser. Cette affaire, qui a profondément bouleversé la localité, reste entourée de nombreuses zones d’ombre.

  • Hervé Renard retrouve les Éléphants, onze ans après le sacre continental

    Hervé Renard retrouve les Éléphants, onze ans après le sacre continental

    Onze ans après avoir conduit la Côte d’Ivoire vers son deuxième sacre à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2015, le technicien français Hervé Renard effectue son grand retour à la tête des Éléphants. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a officialisé sa nomination, tournant ainsi la page du mandat d’Émerse Faé.

    À 57 ans, Hervé Renard revient avec une réputation solidement établie sur le continent africain. Premier entraîneur à avoir remporté deux CAN avec deux sélections différentes – la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015 –, il est considéré comme l’un des techniciens les plus expérimentés du football africain. Son retour traduit la volonté de la FIF de consolider les acquis récents tout en préparant les prochaines grandes échéances internationales.

    Le défi s’annonce toutefois important. Renard hérite d’une sélection talentueuse mais attendue au plus haut niveau après son parcours lors de la Coupe du monde 2026. Il devra rapidement imprimer sa marque, maintenir la dynamique des Éléphants et bâtir une équipe capable de rivaliser avec les meilleures nations du continent.

    Pour les supporters ivoiriens, ce retour ravive les souvenirs du triomphe de Bata en 2015 et nourrit l’espoir de voir les Éléphants renouer durablement avec les sommets du football africain

  • Les Éléphants tombent les armes à la main : la presse salue la Côte d’Ivoire malgré le coup de massue allemand

    Les Éléphants tombent les armes à la main : la presse salue la Côte d’Ivoire malgré le coup de massue allemand

    Cruellement battue 2-1 par l’Allemagne dans les dernières secondes, la Côte d’Ivoire voit sa qualification se compliquer mais ressort grandie d’une prestation saluée par la presse internationale.

    La défaite a le goût de la frustration, mais aussi celui des promesses. Battue 2-1 par l’Allemagne lors de la deuxième journée du groupe E de la Coupe du monde 2026, la Côte d’Ivoire a suscité autant de regrets que d’admiration dans la presse internationale. Les Éléphants ont longtemps cru tenir un exploit avant de céder dans les dernières secondes face à une Mannschaft sauvée par un doublé du remplaçant Deniz Undav.

    Du côté de la presse française, le scénario est unanimement qualifié de cruel. « L’Équipe » insiste sur cette victoire arrachée dans le temps additionnel qui permet à l’Allemagne de valider sa qualification pour les seizièmes de finale, tandis que la Côte d’Ivoire devra encore se battre lors de sa dernière sortie.

    « So Foot » évoque une équipe ivoirienne « écœurée au buzzer », soulignant la douleur d’une sélection qui a fait jeu égal avec l’une des plus grandes nations du football mondial avant de craquer au pire moment.

    « Foot Mercato » parle, lui, d’un « scénario surréaliste ». Le média rappelle qu’avant la rencontre, le sélectionneur Émerse Faé avait refusé toute approche défensive et assumé l’ambition de venir battre l’Allemagne. Une audace qui a longtemps porté ses fruits.

    L’entraîneur ivoirien a d’ailleurs retenu une leçon majeure : le manque d’expérience de son groupe dans la gestion des moments décisifs. Malgré la déception, il a salué la combativité de ses joueurs et rappelé que la qualification reste encore possible.

    Au final, cette défaite laisse une impression paradoxale. La Côte d’Ivoire perd des points, mais gagne du respect. Face à l’Allemagne, les Éléphants ont démontré qu’ils avaient désormais les épaules pour rivaliser avec les grandes nations du football mondial. Reste désormais à transformer cette belle copie en résultat concret lors du dernier match de groupe.

  • Mondial 2026 : entre exploits, promesses et désillusions, l’Afrique réussit une entrée remarquée

    Mondial 2026 : entre exploits, promesses et désillusions, l’Afrique réussit une entrée remarquée

    Entre performances encourageantes et quelques contre-performances, les sélections africaines ont envoyé un signal fort dès leur entrée en lice au Mondial 2026.

    La première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a livré un constat encourageant : les sélections africaines ne sont plus de simples outsiders. Si tout n’a pas été parfait, les dix représentants du continent ont affiché une compétitivité qui confirme la montée en puissance du football africain sur la scène mondiale. L’Afrique a même égalé son meilleur total de points obtenu lors d’une première journée de Mondial depuis 2002.

    Les satisfactions sont nombreuses. La plus grande performance est venue de la Côte d’Ivoire, victorieuse de l’Équateur (1-0). Les champions d’Afrique ont démontré une grande maturité tactique et se positionnent déjà comme de sérieux candidats à une qualification pour les huitièmes de finale.

    Le Maroc a également frappé fort en tenant en échec le Brésil (1-1). Les Lions de l’Atlas, demi-finalistes historiques en 2022, ont une nouvelle fois prouvé qu’ils appartiennent désormais au cercle des grandes nations du football mondial.

    Autre belle surprise : le Cap-Vert. Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, la sélection insulaire a réussi l’exploit de neutraliser l’Espagne (0-0), affichant une discipline défensive remarquable.

    L’Égypte a elle aussi envoyé un signal positif en obtenant un match nul (1-1) face à la Belgique. Un résultat qui maintient les Pharaons dans la course et renforce leur confiance pour la suite de la compétition.

    Tout n’a cependant pas été rose. L’Afrique du Sud s’est inclinée contre le Mexique, pays coorganisateur, tandis que la Tunisie a subi une lourde défaite face à la Suède.

    Il reste encore les entrées en lice du Sénégal, de l’Algérie, de la République démocratique du Congo et du Ghana pour compléter le tableau africain.

    Au-delà des résultats, cette première journée envoie un message fort : l’Afrique n’est plus là pour apprendre, mais pour rivaliser. Avec dix nations qualifiées, un record historique, le continent dispose d’une occasion unique d’inscrire durablement son empreinte dans ce Mondial à 48 équipes.

  • Séwé Sport de San-Pédro : en Ligue 2 mais jamais seul face à l’adversité

    Séwé Sport de San-Pédro : en Ligue 2 mais jamais seul face à l’adversité

    Relégué en deuxième division du championnat ivoirien, Séwé Sport de San-Pédro traverse une période charnière de son histoire sportive. Malgré ce contexte compétitif moins favorable que par le passé, les supporters demeurent solidement attachés à leur club, incarnant une passion intacte pour ce symbole du football portuaire.

    Le club, qui a longtemps marqué l’élite du football ivoirien et brillé sur la scène continentale, a vu ses performances décliner au fil des dernières saisons après avoir connu de beaux succès au début de la décennie 2010. Autrefois multiple champion de Côte d’Ivoire et finaliste de la CAF Confederation Cup, Séwé Sport ne dispute plus actuellement l’élite.

    Pour la saison 2024-2025, le Séwé Sport évolue en Ligue 2, la deuxième division nationale, où il s’efforce de retrouver son lustre d’antan et une place de choix pour décrocher à nouveau la promotion en Ligue 1.

    Des supporters toujours au rendez-vous

    Ce qui distingue particulièrement le club ces dernières années, ce n’est pas seulement ses résultats ou ses ambitions sportives, mais surtout la fidélité inébranlable de ses supporters. Chaque sortie à domicile ou à l’extérieur rappelle l’attachement profond de la communauté portuaire au Séwé Sport : chants, drapeaux et encouragements rythment encore les stades, même dans l’antichambre du football ivoirien.

    Pour beaucoup de fans, la couleur du maillot reste un symbole d’identité locale, bien au-delà des aléas des classements. Cette loyauté populaire est souvent citée par les dirigeants comme l’un des principaux moteurs du club vers une remontée future.

    « Même si l’équipe n’est plus en Ligue 1, nous continuons à la soutenir avec la même ferveur. Le maillot représente notre ville, notre histoire », confiait récemment un supporter présent lors d’un match à Ebimpé en mai dernier.

    Un cap à franchir pour le futur

    Sur le plan institutionnel, le club connaît aussi des évolutions importantes. En août 2025, une nouvelle direction a été élue, avec pour priorités affichées la reconstruction sportive, une gestion transparente et la mobilisation accrue des fans dans le projet de retour en Ligue 1.

    Si le chemin vers l’élite est encore long et semé d’embûches, l’esprit de San-Pédro reste intact : un club historique qui, malgré les divisions sur le terrain, ne divise pas dans les cœurs.

    Dans un football ivoirien toujours plus compétitif, c’est peut-être cette passion populaire qui fera, à terme, la différence pour un retour triomphant du Séwé Sport de San-Pédro au sommet.

  • Affaire Yaya Touré-Anicette Konan : diplôme affiché, texte défaillant

    Affaire Yaya Touré-Anicette Konan : diplôme affiché, texte défaillant

    La publication annoncée du livre d’Anicette Konan Blessing, centré sur sa relation supposée avec l’ancien international ivoirien Yaya Touré, continue de susciter débats et réactions. Mais au-delà du tumulte médiatique autour de la vie privée d’une personnalité publique, c’est un autre sujet, plus profond et plus inquiétant, qui émerge : la question de l’exigence intellectuelle, de la rigueur professionnelle et de la valeur réelle des diplômes dans nos sociétés.

    Car qu’Anicette Konan revendique une relation avec Yaya Touré, en soi, n’a rien de répréhensible. Comme le résume sans détour l’écrivain togolais David Kpelly, ce n’est « pas grave. Chacun s’accroche à ses propres illusions et démons ». La littérature testimoniale existe, la confession personnelle aussi, et personne ne peut contester à une femme le droit de raconter son vécu, aussi intime soit-il.

    Malaise

    Il naît précisément dans la dissonance entre le statut revendiqué de l’auteure et la qualité du texte présenté, notamment à travers une quatrième de couverture qui a largement circulé sur les réseaux sociaux. Une page censée être la vitrine intellectuelle d’un ouvrage, son premier pacte avec le lecteur, mais qui, selon de nombreux observateurs, se révèle « bancale sur le fond, imbuvable sur la forme ».

    La critique la plus sévère, et la plus structurée, est venue de David Kpelly, écrivain et intellectuel respecté, qui ne s’attaque pas à la personne, mais à ce que le texte symbolise. « Qu’on insiste autant sur un master en journalisme dont on est titulaire, qu’on se présente comme journaliste dans un média public aussi puissant et respectable que la RTI, tout en endossant cette 4e de couverture… c’est alarmant », écrit-il sa sur page Facebook.

    Alarme

    Car lorsqu’un ouvrage se réclame implicitement d’une légitimité universitaire et professionnelle, il s’expose naturellement à une exigence plus élevée. Or, ce que beaucoup ont cru lire dans cette quatrième de couverture, ce sont des phrases maladroites, une syntaxe fragile, des fautes élémentaires, et une pauvreté stylistique qui interrogent. Pour certains critiques, le texte ne serait « pas même digne du dernier de la classe d’un collège de bourgade », assène M. Kpelly.

    Dès lors, la question dépasse largement ce livre précis. Elle touche à un problème structurel : que faisons-nous de l’enseignement supérieur et des diplômes dans nos contrées ? À quoi servent-ils, s’ils ne garantissent plus ni maîtrise de la langue, ni rigueur intellectuelle, ni sens de la responsabilité éditoriale ?

    Le journalisme, surtout lorsqu’il est exercé ou revendiqué dans un média public comme la RTI, suppose une éthique, une discipline et une compétence linguistique minimales. Non par élitisme, mais parce que la langue est l’outil central du métier. Publier un livre en mettant en avant un master en journalisme tout en livrant un texte perçu comme négligé revient à exposer toute une profession à la suspicion.

    Il ne s’agit pas ici d’humilier, encore moins de nier le vécu personnel de l’auteure. Il s’agit de rappeler que l’émotion ne dispense pas de la forme, et que la souffrance alléguée n’excuse pas la faiblesse rédactionnelle lorsqu’on prétend occuper un espace intellectuel et médiatique.

    En somme, ce livre, plus que son contenu, agit comme un révélateur. Il met en lumière une crise silencieuse : celle de la dévalorisation du savoir, de la banalisation du diplôme et de la confusion entre notoriété médiatique et légitimité intellectuelle. Et c’est sans doute là, plus que dans son récit intime, que réside sa véritable portée, involontaire mais profondément inquiétante.

  • En Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam quitte la présidence du PDCI

    En Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam quitte la présidence du PDCI

    Dans une vidéo consultable sur ses réseaux sociaux, Tidjane Thiam annonce renoncer à la présidence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), un parti d’opposition.

    L’annonce (surprise ?) est faite à travers une vidéo devenue virale. Tidjane Thiam renonce à la présidence du PDCI. L’intéressé justifie sa décision par ce qu’il appelle du ”harcèlement judiciaire” auquel il fait face de la part d’une partie des militants de la première force politique de l’opposition en Côte d’Ivoire.

    En effet, son élection à la tête du parti en décembre 2023 est jugée irrégulière par certains. L’affaire est portée devant la justice. Il est menacé de destitution par une procédure judiciaire. Ce qui explique qu’il ait décidé de prendre tout le monde de court dans la nuit de dimanche pour démissionner, afin de mettre fin aux « attaques répétées et injustifiées, avec la justice pour principal instrument », dénonce-t-il.

    Dans la matinée de ce lundi, les membres du bureau politique doivent se réunir, à Abidjan, pour choisir un président intérimaire. Ernest N’Koumo Mobio, dans une autre vidéo, s’auto-proclame déjà occupant du fauteuil désormais vide.

  • Côte d’Ivoire : l’ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy est décédé

    Côte d’Ivoire : l’ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy est décédé

    Celui qui fut en charge de la diplomatie ivoirienne pendant plus d’une décennie dans les années 90 s’était déclaré candidat à la présidentielle d’octobre 2015 avant de renoncer à trois semaines du scrutin.

    « Décès de Essy Amara, ex-ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale (1990-1999), à son domicile à Abidjan-Cocody dans la nuit du 7 au 8 avril 2025 », a indiqué la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) dans une publication sur Facebook.

    Diplomate chevronné, né à Bouaké le 20 décembre 1944, il a occupé de 2001 à 2003 le poste de secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui deviendra plus tard l’Union africaine. Il avait démarré sa carrière dans les années 70 comme premier conseiller à l’ambassade ivoirienne au Brésil, où sa ressemblance avec le footballeur Pelé lui a valu une grande notoriété.

    « Plus diplomate que politicien »

    Son parcours le mènera ensuite au siège des Nations unies à Genève (1975-1978), puis à Buenos Aires et de nouveau à New York (1981-1990). Il préside le Conseil de sécurité en 1990 puis la 49ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (1994-1995).

    Celui qui se disait « plus diplomate que politicien » s’était déclaré candidat à la présidentielle d’octobre 2015, en opposition au chef de l’État Alassane Ouattara, mais avait retiré sa candidature à trois semaines du scrutin.

    AFP

  • PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    Du 30 janvier au 1er février derniers, une trentaine de journalistes ivoiriens ont participé à un atelier de formation à Abidjan sur le rôle des médias dans la Recherche-Développement et l’innovation en santé. Organisé par Speak Up Africa, en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), cet événement avait pour objectif de fournir aux journalistes les outils nécessaires pour mieux comprendre l’importance de la recherche -développement et de l’innovation dans l’amélioration des systèmes de santé en Afrique.

    Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables.

    Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé

    Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé.

    Le rôle clé des médias dans la sensibilisation

    Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. »

    Un engagement durable pour la santé en Afrique

    À l’issue de l’atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent.

    Une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires.

    Une correspondance de Coulibaly Zié Oumar

Radio Renouveau228

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