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  • Vacances utiles : le Collectif Fragments Nomades ouvre les portes de l’art aux jeunes

    Vacances utiles : le Collectif Fragments Nomades ouvre les portes de l’art aux jeunes

    Le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou misent sur la transmission artistique pour occuper utilement les jeunes durant les vacances, une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’atelier en faveur de l’initiation aux arts plastiques.

    À Agoè-Kové, les vacances prennent une autre couleur. Entre pinceaux, crayons, collages et découvertes artistiques, une dizaine de jeunes à la fois franchissent chaque semaine les portes de l’Atelier Ekouagou pour une immersion gratuite dans l’univers des arts plastiques. Une initiative portée par le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou, qui placent la transmission et l’éveil créatif au cœur de leur engagement.

    Pendant que beaucoup d’élèves profitent de la pause estivale pour se divertir, d’autres font le choix d’apprendre autrement. Depuis quelques jours, l’Atelier Ekouagou accueille une série de sessions de formation artistique destinées aux jeunes élèves. Organisée entièrement sur fonds propres, cette initiative est le fruit d’une concertation entre le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou.

    Le principe est simple mais ambitieux : recevoir les participants par vagues de dix afin de garantir un apprentissage de qualité, un meilleur suivi pédagogique et une véritable proximité entre les formateurs et les apprenants.

    À la tête de ces ateliers, le président du Collectif Fragments Nomades, l’artiste plasticien Kokou Ekouagou, partage avec les jeunes son expérience, son savoir-faire et surtout sa passion pour la création artistique.

    Loin d’une simple initiation technique, ces séances invitent les participants à développer leur imagination, à exprimer leur sensibilité et à porter un regard nouveau sur le monde qui les entoure.

    Faire des vacances un temps d’apprentissage

    Pour les initiateurs du projet, cette formation répond à une préoccupation bien réelle : offrir aux jeunes une activité constructive pendant les vacances scolaires.

    À travers le dessin, la peinture, le collage ou encore les techniques d’assemblage, les élèves découvrent que l’art peut devenir un formidable moyen d’expression, mais aussi un espace d’épanouissement personnel.

    Dans un contexte où de nombreux jeunes restent sans activités durant les congés, cette initiative entend leur proposer un cadre sain, créatif et stimulant.

    L’objectif dépasse largement l’apprentissage du dessin. Il s’agit aussi de développer la patience, la concentration, l’observation, l’esprit critique et la confiance en soi, autant de qualités qui accompagneront ces jeunes bien au-delà de leur parcours artistique.

    Le choix d’organiser cette formation gratuitement traduit également la volonté des deux structures de rendre la pratique artistique accessible à tous, indépendamment des moyens financiers des familles.

    L’Atelier Ekouagou, une histoire de transmission

    Cette nouvelle action s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà ancien. Créé il y a plusieurs années à Agoè-Kové, l’Atelier Ekouagou est progressivement devenu un espace de référence pour l’initiation aux arts plastiques. Depuis ses débuts, il accueille enfants, jeunes et adultes désireux de découvrir le dessin et les différentes formes d’expression artistique, avec une attention particulière portée aux publics les plus vulnérables.

    Malgré les difficultés rencontrées au fil des années, notamment durant la pandémie de Covid-19, l’atelier a poursuivi sa mission de transmission grâce à la détermination de ses responsables. Cette persévérance a permis de maintenir une dynamique artistique au sein du quartier, avec des moyens pourtant modestes.

    L’année 2024 a marqué une étape importante avec l’aménagement d’un véritable centre artistique grâce à un financement du Fonds national de promotion culturelle (FNPC). Ce projet a permis d’améliorer les infrastructures, d’acquérir du matériel pédagogique et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux bénéficiaires.

    Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus d’une cinquantaine de participants, principalement des enfants âgés de 6 à 15 ans, ont déjà bénéficié de ces formations, donnant naissance à de nombreuses œuvres artistiques présentées lors d’expositions de fin de session.

    Fragments Nomades, un art sans frontières

    Si l’Atelier Ekouagou constitue le lieu physique de cette transmission, le Collectif Fragments Nomades lui apporte une dimension internationale.

    Né de la rencontre entre différentes sensibilités artistiques, le collectif relie Lomé et Paris autour d’une même vision de la création contemporaine. Son manifeste revendique un art qui explore les circulations humaines, les fragments d’histoires, les matières oubliées et les formes contemporaines du vivant.

    À travers le collage, les arts plastiques, l’écriture, les textures et les assemblages, le collectif transforme les traces du réel en espaces de dialogue où se croisent mémoire, identité, transmission et diversité culturelle.

    Cette philosophie irrigue naturellement les formations proposées aux jeunes élèves. Chaque création devient une invitation à raconter une histoire, à valoriser les matériaux du quotidien et à développer un regard personnel sur son environnement.

    Le collectif considère en effet que la matière est une mémoire vivante. Papier, textile, pigments, archives ou objets récupérés deviennent autant de supports permettant de faire dialoguer les cultures et les générations.

    Former les artistes… mais aussi les citoyens de demain

    Au-delà de la pratique artistique, cette initiative porte une ambition éducative. Les responsables souhaitent faire découvrir aux jeunes que l’art est aussi un langage universel, un moyen de dialogue et un puissant outil d’inclusion sociale.

    Cette vision rejoint d’ailleurs les objectifs poursuivis depuis plusieurs années par l’Atelier Ekouagou : favoriser l’accès à l’éducation artistique, développer la créativité, encourager le brassage culturel et contribuer à l’insertion sociale des bénéficiaires.

    En accueillant gratuitement ces élèves durant les vacances, le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou démontrent qu’il est possible de transformer le temps libre en une véritable opportunité d’apprentissage, de découverte et de construction personnelle.

    À travers cette initiative, les deux structures confirment leur volonté de faire de l’art un espace ouvert à tous, où la création dépasse le simple geste esthétique pour devenir un levier de transmission, de partage et d’émancipation. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres acteurs culturels et éducatifs, convaincus que l’éveil artistique constitue aussi un investissement durable pour l’avenir de la jeunesse togolaise.

  • Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.

    Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?

    C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.

    Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?

    Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.

    Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?

    Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.

    Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?

    Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.

    Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?

    Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.

    Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?

    Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.

    Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?

    J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.

    Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?

    Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.

    Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?

    Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.

  • Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.

    Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.

    À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.

    Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures

    Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.

    Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.

    L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.

    Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.

    Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité

    Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.

    Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.

    Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.

    Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.

    Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles

    Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.

    Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.

    Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :

    « Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »

    Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.

    Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».

    Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »

    Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France

    La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.

    En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.

    Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.

    Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.

    Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.

    Faire de l’art un espace de rencontre

    Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.

    À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.

    Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.

    En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.

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