Étiquette : Cinéma

  • FESPACO 2027 : le Togo sous les projecteurs du cinéma africain

    FESPACO 2027 : le Togo sous les projecteurs du cinéma africain

    Le Togo sera le pays invité d’honneur de la 30ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue du 20 au 27 mars 2027 au Burkina Faso. Une distinction annoncée à l’issue du Conseil des ministres burkinabè du 24 septembre 2026.

    Le cinéma togolais s’apprête à occuper une place particulière sur l’une des plus grandes scènes cinématographiques du continent. Pour sa 30ᵉ édition, le FESPACO a choisi le Togo comme pays invité d’honneur. L’annonce a été faite à Ouagadougou à l’issue du Conseil des ministres tenu jeudi 24 septembre.

    D’après le compte rendu de cette réunion gouvernementale, le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a présenté une communication consacrée au choix du Togo pour cette édition du festival.

    Un choix placé sous le signe du rapprochement culturel

    Les autorités burkinabè justifient cette invitation par la volonté de consolider les relations entre les peuples togolais et burkinabè et de multiplier les échanges dans le domaine culturel et professionnel.

    Au-delà des relations bilatérales, Ouagadougou entend également faire de cette initiative un levier de promotion des cinémas africains. Le choix du Togo devrait ainsi permettre de mettre davantage en lumière ses réalisateurs, producteurs, comédiens, techniciens et autres acteurs de la chaîne de création audiovisuelle.

    Cette participation particulière constitue surtout une occasion pour le secteur cinématographique togolais de présenter ses œuvres, son savoir-faire et ses talents devant un public africain et international.

    « Cinéma d’Afrique et développement endogène »

    La 30ᵉ édition du FESPACO se déroulera autour du thème « Cinéma d’Afrique et développement endogène ». Une thématique qui entend interroger la contribution du septième art au développement des industries culturelles africaines et à la valorisation des récits produits sur le continent.

    Le festival ne se limite toutefois pas aux projections. Il constitue également un important espace de rencontres, de réseautage et d’opportunités professionnelles pour les acteurs du cinéma et de l’audiovisuel.

    Le FESPACO Pro, à travers notamment le Marché international du cinéma et de l’audiovisuel africains (MICA), offre ainsi aux professionnels un cadre pour nouer des partenariats, présenter leurs projets et explorer de nouvelles perspectives de financement et de diffusion.

    Avec ce statut de pays invité d’honneur, le Togo bénéficiera donc d’une visibilité particulière lors de la prochaine édition. Reste désormais aux acteurs togolais du septième art à tirer pleinement profit de cette vitrine pour faire connaître davantage la création cinématographique nationale et renforcer sa présence sur la scène africaine.

  • « The Polygamist » : la nouvelle série Netflix qui passionne déjà des milliers de téléspectateurs

    « The Polygamist » : la nouvelle série Netflix qui passionne déjà des milliers de téléspectateurs

    Intrigues, secrets et trahisons font le succès de cette nouvelle production sud-africaine de 22 épisodes, Adaptée du roman de l’auteure zimbabwéenne Sue Nyathi.

    Depuis son arrivée sur Netflix, la série sud-africaine « The Polygamist » s’est rapidement imposée comme l’un des programmes les plus commentés du moment. Entre drames familiaux, romances interdites et luttes de pouvoir, cette nouvelle production tient en haleine de nombreux amoureux des séries à travers le monde.

    Adaptée du roman de l’auteure zimbabwéenne Sue Nyathi, l’œuvre raconte l’histoire de Jonasi Gomora, un riche homme d’affaires à la tête d’un puissant empire financier. Derrière son image de père de famille exemplaire et d’entrepreneur respecté se cache pourtant une réalité beaucoup plus complexe : il mène une double, voire une triple vie amoureuse.

    Au fil des épisodes, les femmes qui partagent sa vie découvrent progressivement l’étendue des mensonges qui les entourent. Les tensions s’accumulent, les rivalités explosent et chaque révélation bouleverse davantage l’équilibre fragile de cette famille hors du commun.

    Composée de 22 épisodes, la série aborde des sujets sensibles tels que la polygamie, l’infidélité, les rapports de domination, la place des femmes dans la société et les conséquences des secrets sur plusieurs générations.

    Son rythme soutenu, ses personnages charismatiques et ses nombreux rebondissements expliquent en grande partie son succès actuel. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes saluent déjà une production captivante qui rappelle les grandes sagas familiales internationales.

    Avec « The Polygamist », Netflix confirme une nouvelle fois la montée en puissance des productions africaines capables de séduire un public bien au-delà des frontières du continent.

  • MAWU SIKA, le poids de l’héritage et la promesse d’un grand cinéma

    MAWU SIKA, le poids de l’héritage et la promesse d’un grand cinéma

    Avec MAWU SIKA, le réalisateur Steven AF signe une œuvre dense et profondément ancrée dans les réalités socioculturelles ouest-africaines. Porté par une affiche élégante et symbolique, le film s’impose d’emblée comme un drame familial et initiatique où se mêlent mémoire, transmission et quête d’identité.

    Mawu-Sika raconte l’histoire d’une héritière de Nana-Benz, ces femmes emblématiques qui ont bâti leur pouvoir économique autour du commerce des pagnes. À la mort de sa mère, Mawu-Sika se retrouve face à un héritage aussi prestigieux que lourd à porter. Pour reprendre le commerce familial, elle doit affronter les non-dits, les secrets enfouis et les fantômes d’un passé soigneusement dissimulé. Ce voyage initiatique, autant intérieur que social, devient le fil conducteur d’un récit où la tradition dialogue avec la modernité, et où le destin d’une femme se confond avec celui d’un pan entier de la mémoire collective.

    L’affiche officielle du film résume à elle seule cette tension dramatique. Trois femmes, droites et fières, vêtues de pagnes aux motifs éclatants, incarnent les différentes générations d’un même héritage. La composition visuelle, dominée par des couleurs chaudes et des textures textiles, rappelle l’importance du commerce du pagne non seulement comme activité économique, mais aussi comme symbole de pouvoir, de transmission et d’identité féminine. Cette esthétique soignée confirme l’attention particulière que Steven AF porte à l’image et à la symbolique visuelle.

    Sur le plan narratif, Mawu-Sika s’inscrit dans une veine réaliste, mais jamais figée. Le réalisateur privilégie les silences, les regards et les tensions familiales pour construire son drame. Il évite le sensationnalisme au profit d’une approche plus intime, laissant les personnages évoluer dans toute leur complexité. Cette maturité dans l’écriture et la mise en scène confirme ce que beaucoup observent déjà : Steven AF fait indéniablement partie des meilleurs réalisateurs de sa génération dans le cinéma togolais et, plus largement, ouest-africain.

    Cependant, malgré cette maîtrise artistique évidente, Mawu-Sika révèle aussi les limites structurelles auxquelles le réalisateur est confronté. Le manque de moyens financiers se fait parfois sentir, notamment dans l’ampleur des décors, la durée du film ou certaines ambitions narratives qui semblent volontairement contenues. Ce déficit de ressources empêche Steeven AF de déployer pleinement tout son potentiel cinématographique. Là où son regard et son écriture appellent des développements plus audacieux, la réalité de la production impose des choix de sobriété.

    Pour autant, loin d’être un frein artistique, cette contrainte renforce parfois la sincérité du film. Elle oblige le cinéaste à aller à l’essentiel : les personnages, leurs conflits et leurs émotions. Mawu-Sika devient alors un film de conviction, porté par une vision claire et un engagement profond envers les histoires locales et les figures féminines fortes.

    Mawu-Sika n’est pas seulement un nouveau film à inscrire au catalogue du cinéma togolais. Il est la preuve qu’une génération de réalisateurs, dont Steven AF est l’un des visages les plus prometteurs, possède le talent et la vision nécessaires pour hisser ce cinéma à un niveau supérieur. Il ne manque désormais qu’un véritable accompagnement financier et institutionnel pour permettre à ces créateurs de révéler toute l’étendue de leurs potentialités et d’imposer durablement leurs œuvres sur les scènes africaine et internationale.

  • Au Togo, un acteur de la web-série Ahoé a passé l’arme à gauche

    Au Togo, un acteur de la web-série Ahoé a passé l’arme à gauche

    Les membres de la web-série Ahoé sont en deuil. Ils ont perdu un des leurs, en la personne d’Antoine Folly Edoh, connu sous le nom de Gninin Messan dans la série.

    « C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès d’Antoine Folly Edoh, alias Gninin Messan dans la web-serie AHOE… », confirme une publication officielle.

    Peu d’informations filtrent sur la cause de son décès. « Antoine nous quitte, mais son sourire, son énergie et son talent continuent de vivre à travers son œuvre », poursuit le communiqué.

    L’acteur, peut-on également lire, « a marqué nos cœurs et restera à jamais une partie intégrante de la famille AHOE ».

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