Étiquette : Chine

  • Mao Zedong : un demi-siècle après sa mort, une figure qui divise encore

    Mao Zedong : un demi-siècle après sa mort, une figure qui divise encore

    Le 9 septembre 1976, Mao Zedong s’éteignait à Pékin à l’âge de 82 ans. Cinquante ans plus tard, son nom demeure indissociable de l’histoire de la Chine contemporaine. Fondateur de la République populaire de Chine en 1949, Mao a profondément transformé son pays, tout en laissant derrière lui un bilan historique extrêmement controversé.

    Né en 1893 dans la province du Hunan, Mao devient l’une des principales figures du Parti communiste chinois. Après des décennies de lutte contre les nationalistes du Kuomintang et l’invasion japonaise, les communistes prennent le pouvoir en 1949. Mao proclame alors la naissance de la République populaire de Chine.

    Son règne est marqué par d’importantes campagnes de transformation économique et sociale. Le Grand Bond en avant, lancé à partir de 1958, devait accélérer l’industrialisation et transformer rapidement la Chine. Mais les politiques mises en œuvre provoquent une catastrophe économique et une terrible famine, faisant des millions de victimes.

    Quelques années plus tard, la Révolution culturelle, lancée en 1966, plonge le pays dans une nouvelle période de bouleversements. Des intellectuels, cadres du Parti, enseignants et simples citoyens sont persécutés au nom de la lutte contre les « ennemis » de la révolution. Les conséquences sociales et humaines de cette période restent profondément marquées dans la mémoire chinoise.

    Malgré ce bilan dramatique, Mao conserve une place particulière dans l’histoire officielle chinoise. Son portrait demeure notamment visible sur la place Tian’anmen et son héritage continue d’être associé à la fondation de la Chine communiste.

    Cinquante ans après sa disparition, Mao Zedong reste donc une figure paradoxale : pour certains, le fondateur de la Chine moderne ; pour d’autres, le responsable de politiques ayant provoqué des bouleversements et des souffrances considérables. Son héritage continue de faire débat, en Chine comme dans le reste du monde.

  • Togo : depuis la Chine, Dr Thon veut transformer la coopération économique en emplois pour les jeunes

    Togo : depuis la Chine, Dr Thon veut transformer la coopération économique en emplois pour les jeunes

    En séjour en Chine, le président de La Nouvelle Vision, Dr Kodjovi Atna Thon, a échangé avec le département économique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Au cœur des discussions : l’investissement, les projets structurants et surtout la création d’emplois pour la jeunesse togolaise.

    La coopération internationale peut-elle véritablement changer le quotidien des populations ? Pour Dr Kodjovi Atna Thon, la réponse passe par une condition essentielle : faire déboucher les partenariats internationaux sur des projets économiques concrets. En Chine, le président du parti La Nouvelle Vision a porté cette vision lors d’une rencontre avec le département économique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

    L’ancien candidat à la présidentielle togolaise entend ainsi inscrire la question de l’emploi des jeunes au cœur des stratégies de coopération. Pour lui, les relations internationales ne devraient pas se limiter aux échanges institutionnels ou aux déclarations d’intention. Elles doivent également permettre de mobiliser des investissements, des technologies, des compétences et des marchés au profit des économies locales.

    Des projets concrets plutôt que des promesses

    Au centre des échanges, une préoccupation : comment transformer les opportunités offertes par la coopération internationale en activités économiques capables de générer durablement des emplois ?

    Dr Thon mise notamment sur des secteurs considérés comme stratégiques pour le développement du Togo : agriculture et agro-industrie, transformation locale, industrie, énergie, infrastructures, numérique, logistique, formation professionnelle, services et commerce.

    Dans cette approche, la création d’emplois ne doit pas être considérée comme une politique isolée. Elle doit découler d’un environnement économique favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat.

    « Un projet bien conçu peut devenir une entreprise. Une entreprise peut créer une chaîne de valeur. Une chaîne de valeur peut créer des emplois », résume en substance l’approche défendue par le leader de La Nouvelle Vision.

    Faire de la jeunesse une force économique

    Pour Dr Thon, la jeunesse africaine ne devrait plus être uniquement perçue comme une catégorie bénéficiaire des politiques publiques. Elle doit devenir un acteur à part entière de la transformation économique.

    Cela suppose, selon cette vision, de faciliter son accès aux compétences, au financement, aux marchés, aux technologies et aux réseaux d’affaires. L’objectif est donc de passer de la simple « création d’emplois pour les jeunes » à la création d’un écosystème permettant aux jeunes de devenir eux-mêmes entrepreneurs, producteurs, innovateurs et créateurs d’emplois.

    Cette démarche rejoint une ambition plus large portée par La Nouvelle Vision : replacer l’économie au centre de l’action politique. Pour Dr Thon, la diplomatie et les partenariats internationaux doivent servir de leviers à l’investissement, au développement industriel, au transfert de technologies et à la formation.

    Vers un portefeuille de projets bancables

    L’un des principaux défis reste toutefois le passage des idées aux réalisations. La vision défendue en Chine appelle ainsi à identifier les secteurs prioritaires et à sélectionner des projets à fort impact susceptibles d’attirer les investisseurs.

    Études de faisabilité crédibles, plans d’affaires solides, gouvernance transparente et mécanismes de financement adaptés sont présentés comme des conditions indispensables.

    L’ambition affichée est de constituer progressivement un portefeuille de projets économiques « bancables », capables à la fois de répondre aux priorités nationales et d’intéresser les partenaires internationaux.

    À travers cette démarche, Dr Thon cherche à promouvoir une coopération internationale davantage tournée vers l’économie réelle. Pour La Nouvelle Vision, le véritable enjeu est désormais de transformer les partenariats en investissements, les investissements en entreprises et les entreprises en emplois, notamment pour la jeunesse togolaise.

  • Un Français condamné pour trafic de drogue exécuté

    Un Français condamné pour trafic de drogue exécuté

    Un ressortissant français condamné pour trafic de drogue a été exécuté en Chine, ravivant les tensions autour de la peine de mort et des droits fondamentaux. L’annonce, faite samedi par le ministère français des Affaires étrangères, a suscité une vive réaction à Paris, qui dénonce une décision « consternante ».

    Chan Thao Phoumy, âgé de 62 ans et né au Laos, avait été condamné à mort en 2010 par un tribunal de Canton, dans le sud de la Chine. Il a finalement été exécuté malgré les démarches répétées des autorités françaises, qui avaient sollicité une mesure de clémence pour raisons humanitaires. Dans un communiqué officiel, le Quai d’Orsay a réaffirmé son opposition « en toutes circonstances » à la peine capitale, appelant une nouvelle fois à son abolition universelle.

    L’affaire remonte à 2005, année de l’arrestation de Chan Thao Phoumy. Initialement condamné à la prison à vie, il avait été rejugé après l’apparition de nouveaux éléments à charge. La justice chinoise l’accusait notamment d’avoir participé à un vaste réseau de fabrication, de transport et de trafic de méthamphétamine entre 1999 et 2003. Selon les autorités, ce réseau aurait produit plusieurs tonnes de cette drogue synthétique, faisant de cette affaire un dossier particulièrement sensible dans un pays où la lutte contre les stupéfiants est implacable.

    Cependant, au-delà de la gravité des accusations, les conditions de son procès ont suscité de vives critiques. Le ministère français a notamment regretté que la défense du condamné n’ait pas eu accès à la dernière audience, dénonçant une atteinte aux droits fondamentaux et aux principes d’un procès équitable. Cette situation alimente les inquiétudes récurrentes concernant la transparence du système judiciaire chinois.

    Le cas de Chan Thao Phoumy s’inscrit dans un contexte plus large. Selon l’organisation Ensemble contre la peine de mort (ECPM), il faisait partie, en 2025, des quatre Français condamnés à mort à travers le monde. Parmi eux figurent également Nora Lalam, condamnée en Algérie, ainsi que Stéphane Aït Idir et Redouane Hammadi, impliqués dans l’attentat de Marrakech en 1994 et condamnés au Maroc.

    À l’inverse, une issue différente avait récemment été observée dans le cas de Serge Atlaoui. Condamné à mort en Indonésie en 2007, ce dernier avait été transféré en France en février 2025 à la suite d’un accord diplomatique. Sa peine avait alors été commuée en trente ans de réclusion, avant qu’il ne soit libéré en juillet de la même année, illustrant les marges de manœuvre diplomatiques parfois possibles.

    Mais la situation en Chine reste particulière. Dans son rapport 2024, Amnesty International estime que le pays demeure celui qui exécute le plus grand nombre de condamnés au monde. L’organisation évoque « des milliers » d’exécutions chaque année, bien que les chiffres exacts restent inconnus, les statistiques étant classées secret d’État par les autorités chinoises.

    Cette exécution relance ainsi le débat international sur la peine capitale, opposant souveraineté judiciaire des États et respect des droits humains. Pour la France, engagée de longue date contre la peine de mort, ce drame constitue un rappel brutal des limites de son influence face à certains systèmes judiciaires étrangers.

  • Togo–Chine : un partenariat stratégique en marche

    Togo–Chine : un partenariat stratégique en marche

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique de coopération internationale en scellant un accord stratégique avec la société chinoise Weihai International Economic & Technical Cooperative (WIETC).

    Signé récemment entre le ministre Arthur Trimua et le représentant de l’entreprise, Lu Xinyong, ce partenariat ambitionne de dynamiser plusieurs secteurs clés de l’économie nationale.

    Au cœur de cet accord figurent des investissements ciblés dans la santé, les énergies renouvelables, les infrastructures et l’innovation scientifique. L’objectif est clair : renforcer les capacités du pays tout en favorisant une croissance durable et inclusive. La modernisation du système de santé constitue notamment une priorité, avec des projets destinés à améliorer l’accès et la qualité des soins pour les populations.

    Parallèlement, l’accent sera mis sur le développement des énergies vertes, un levier essentiel pour réduire la dépendance énergétique et répondre aux enjeux environnementaux. Les infrastructures, quant à elles, bénéficieront d’un savoir-faire reconnu. WIETC, acteur majeur du génie civil, dispose d’une expertise avérée dans la construction de ponts, d’aérodromes, de barrages et de réseaux hydrauliques.

    Pour Arthur Trimua, ce partenariat doit se traduire par des résultats concrets pour les citoyens. Il s’agit non seulement d’améliorer les services publics, mais aussi de créer des opportunités économiques et de renforcer l’autonomie du pays.

    Ce rapprochement avec WIETC s’inscrit dans la volonté du Togo de diversifier ses partenariats et d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants. Une dynamique qui pourrait, à terme, repositionner le pays comme un pôle de développement en Afrique de l’Ouest.

  • Chine–Togo : Pékin écrase le commerce

    Chine–Togo : Pékin écrase le commerce

    Au troisième trimestre de 2025, la République populaire de Chine a confirmé, une nouvelle fois, sa position de premier partenaire commercial du Togo, s’imposant loin devant les autres fournisseurs du pays et façonnant un commerce bilatéral devenu à la fois essentiel et profondément asymétrique.

    Selon les données publiées récemment, la Chine a été le principal fournisseur du Togo au troisième trimestre 2025, avec des exportations vers le pays ouest-africain s’élevant à 114,8 milliards de FCFA, soit 25,8 % du total des importations togolaises sur la période — un segment bien plus élevé que celui des seconds et troisièmes fournisseurs, la France (6,6 %) et l’Inde (6,1 %).

    Sur l’ensemble de cette période, les importations du Togo ont atteint 504,9 milliards de FCFA, contre lesquelles la balance commerciale demeure structurellement déficitaire à environ 255,8 milliards de FCFA, signe d’une dépendance notable à l’égard des biens étrangers, notamment manufacturés.

    Un commerce fortement dominé par les biens manufacturés chinois

    Les principaux produits achetés par le Togo auprès de la Chine sont des biens manufacturés : motos, vêtements, équipements électroniques et biens de consommation courante issus des chaînes de production chinoises. En parallèle, les exportations togolaises vers la Chine restent plus modestes et tournées vers les matières premières comme les phosphates, le coton, le soja ou le bois, reflet de la structure économique actuelle : un Togo exportateur de ressources naturelles et importateur de produits finis.

    Un rapport de 2024 rappelait déjà l’ampleur de cette relation commerciale asymétrique : le volume des échanges sino-togolais est passé de 1,24 milliard USD en 2008 à 3,48 milliards USD en 2021, tandis que les exportations togolaises vers la Chine ont été multipliées par sept sur dix ans.

    Des chiffres récents qui confirment la tendance

    D’autres statistiques mondiales confirment cette tendance plus récente : en 2024, les importations totales du Togo représentaient près de 2,97 milliards USD, dont environ 670 millions USD provenaient de Chine, plaçant ainsi le pays asiatique largement en tête des fournisseurs devant la France (203 millions USD) et l’Inde (188 millions USD).

    Cette domination chinoise s’explique par la taille de l’appareil productif chinois, capable d’écouler une grande variété de biens manufacturés à des prix compétitifs, et par le rôle logistique du port de Lomé comme plaque tournante de la distribution régionale.

    Le Togo dans le contexte sous-régional

    Si le commerce sino-togolais occupe une place prépondérante, il faut aussi souligner le rôle du Togo dans le commerce ouest-africain : son hub portuaire au Port de Lomé en fait un centre de distribution clé pour les importations destinées à la sous-région. De nombreux produits importés via Lomé sont ensuite réexportés vers les pays voisins d’Afrique de l’Ouest, renforçant ainsi l’importance stratégique du pays au-delà de ses propres frontières.

    Dans ce cadre, le commerce togolais ne se limite pas à un simple échange bilatéral ; il devient un vecteur régional de circulation de biens, notamment agricoles et manufacturés, intégrant le Togo à des chaînes logistiques plus larges au sein de l’UEMOA et de l’Afrique de l’Ouest.

    Vers une relation plus équilibrée ?

    Malgré la croissance très nette du commerce bilatéral — certains rapports évoquant une progression du commerce sino-togolais de plus de +56 % en 2025 — les défis restent nombreux, notamment celui de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et de renforcer la capacité exportatrice togolaise, en particulier vers la Chine.

    Face à un déséquilibre commercial structurel, les autorités togolaises devront poursuivre leurs efforts pour diversifier l’économie, stimuler la production locale et mieux intégrer les acteurs économiques nationaux dans la chaîne d’échanges avec Pékin et au-delà, dans une Afrique de l’Ouest en pleine mutation économique.

  • Chine : un footballeur togolais se brise le cou contre un panneau publicitaire lors d’un match de Championnat

    Chine : un footballeur togolais se brise le cou contre un panneau publicitaire lors d’un match de Championnat

    Le milieu du Guangxi Pingguo Samuel Asamoah s’est brisé le cou dimanche, lors d’un match de Deuxième Division chinoise en heurtant un panneau publicitaire de la tête. Son club craint que l’international togolais (31 ans, 6 sélections) reste handicapé à vie.

    Le footballeur togolais du Guangxi Pingguo, Samuel Asamoah, s’est brisé le cou lors d’un match de Championnat chinois en heurtant un panneau publicitaire de la tête, a annoncé son club, qui craint qu’il ne reste handicapé à vie. Des images de la télévision montrent Samuel Asamoah cherchant à faire écran de son corps alors que le ballon file vers ce qui semble être la ligne de touche, lors de cette rencontre de Championnat de Deuxième Division, à domicile contre Chongqing Tonglianglong, dimanche à Pingguo. Le joueur togolais de 31 ans est alors poussé de l’épaule dans le dos par un adversaire lancé en pleine course. Sous le choc, il plonge la tête la première contre un panneau à quelques mètres de la ligne et tente vainement d’amortir le choc avec les mains.

    « Un examen détaillé effectué par l’équipe médicale et l’hôpital a diagnostiqué chez Samuel Asamoah une luxation et des fractures de (différentes) vertèbres cervicales, ainsi qu’un blocage vertébral », accompagné « d’une compression nerveuse », a indiqué le club chinois dans un communiqué le lendemain du match avant de poursuivre : « Il risque une paraplégie sévère et manquera tous les matches restants de la saison. Sa carrière pourrait également être gravement affectée. » Le footballeur a été opéré mercredi « avec succès » dans un hôpital de Nanning, a indiqué le club ultérieurement. Samuel Asamoah se remet de l’opération et son état est stable. »

    Source: https://www.lequipe.fr


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