Intronisé le 7 août dernier dans un contexte de contestation, Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV est décédé six jours plus tard, relançant les interrogations autour de la succession à Sagbado.
Le destin aura été particulièrement bref pour Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV. Installé comme chef du canton de Sagbado le vendredi 7 août 2026, il est décédé ce jeudi 13 août, après seulement six jours de règne. Cette disparition intervient alors que son accession au trône faisait déjà l’objet de contestations au sein de la communauté.
Une intronisation contestée
L’arrivée de Togbui Attissogbui à la tête de la chefferie n’avait pas fait l’unanimité. Selon les informations rapportées par TOGO SCOOP, son intronisation était intervenue après une vacance du trône de près d’une décennie et dans un contexte de désaccords sur les règles de succession. Des héritiers présentés comme originels du trône contestaient notamment la possibilité pour un régent d’accéder à la chefferie.
Le nouveau chef était ainsi perçu par ses détracteurs comme un chef « imposé ». Des recours avaient même été engagés devant la Chambre administrative de la Cour suprême pour contester le décret de reconnaissance, sans aboutir à une suspension de son application.
Cette controverse avait donné à l’intronisation une dimension particulière. Ce qui devait être une cérémonie de transmission de pouvoir traditionnel s’était déroulé dans un climat de tension, avec un important dispositif de sécurité.
Six jours plus tard, les interrogations
La disparition du chef, six jours seulement après son intronisation, donne désormais lieu à de nombreuses interprétations. Dans certains milieux, des voix estiment que cette succession ne pouvait pas être considérée comme définitivement réglée et que les événements survenus depuis le 7 août pourraient être lus comme un signe du destin.
L’expression selon laquelle « les dieux d’Aflao ont tranché » circule ainsi parmi certains commentateurs. Cette lecture relève toutefois de la croyance et de l’interprétation traditionnelle, et ne constitue pas une explication factuelle du décès.
Au moment de son intronisation, les larmes versées par Togbui Attissogbui avaient déjà suscité des commentaires. Certains y voyaient une émotion liée à la cérémonie ; d’autres leur attribuent désormais, après sa mort brutale, une dimension prémonitoire.
L’âge, autre sujet de commentaires
L’âge avancé du défunt constitue également un élément évoqué dans les discussions. Certains observateurs considèrent qu’à un âge avancé, la santé peut naturellement être plus fragile. Mais aucune information médicale publique ne permet, à ce stade, d’établir que son décès serait lié à son âge ou à une quelconque maladie.
Le qualificatif de « candidat naturel à la mort », parfois utilisé dans les commentaires, doit donc être manié avec prudence. Il s’agit d’une formule subjective et non d’un constat médical.
Une chose demeure certaine : avec la disparition de Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV, Sagbado se retrouve à nouveau confronté à la question de sa chefferie. Six jours après son intronisation, le débat sur la succession repart ainsi de plus belle, entre règles coutumières, contestations et croyances traditionnelles.
Entre silence officiel, spéculations politiques et interrogations sur les véritables motifs de la décision, le retrait de reconnaissance de Togbui Lanklivi 1er continue d’alimenter un vif débat dans l’opinion togolaise.
Le retrait de l’arrêté de reconnaissance de Togbui Adjikou Lanklivi 1er, chef traditionnel du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas, à Lomé, continue de susciter interrogations et commentaires au sein de l’opinion. Depuis l’annonce de cette décision, aucune explication officielle détaillée n’a été rendue publique par les autorités compétentes, laissant place à de nombreuses interprétations dans les milieux politiques et sociaux.
Dans un contexte où la chefferie traditionnelle demeure une institution sensible, à la fois culturelle et politique, plusieurs observateurs s’interrogent sur les véritables raisons ayant conduit à cette mesure administrative. D’autant plus que le sujet touche une personnalité connue pour ses prises de position publiques et son influence dans une zone souvent considérée comme acquise à l’opposition.
Selon des informations relayées dans certains médias locaux et sur les réseaux sociaux, une première explication évoquée ferait état d’un incident protocolaire lors d’une cérémonie de présentation de vœux au président du Conseil, Faure Gnassingbé. D’après cette version, une liste restreinte de chefs traditionnels autorisés à participer à l’événement aurait été établie en amont, et le nom du chef d’Adakpamé Kpota-Colas n’y figurait pas initialement.
Toujours selon ces mêmes sources non officielles, Togbui Lanklivi aurait finalement intégré la délégation avant d’outrepasser le temps prévu pour les échanges individuels avec le chef de l’exécutif. Certains commentaires présentent cet épisode comme l’élément déclencheur du retrait de son arrêté de reconnaissance.
Toutefois, aucune autorité officielle n’a confirmé publiquement cette version des faits. À ce stade, il convient donc de traiter ces informations avec prudence, faute de communication administrative claire permettant d’établir les circonstances exactes de la décision.
Cette absence d’explications nourrit naturellement les spéculations. Plusieurs observateurs estiment en effet qu’une simple question protocolaire paraît insuffisante, à elle seule, pour justifier une mesure aussi lourde de conséquences symboliques et institutionnelles.
Le sujet devient d’autant plus sensible que le chef traditionnel s’était illustré ces dernières années par des prises de position perçues comme favorables au pouvoir dans un quartier politiquement réputé critique envers les autorités. Son positionnement lui avait valu autant de soutiens que de critiques dans l’espace public.
Parallèlement, certains analystes évoquent également un autre élément ayant pu alimenter les débats. Ces derniers mois, Togbui Lanklivi avait effectué un séjour remarqué au Bénin durant la période électorale béninoise. Au cours de différentes interventions publiques relayées localement, il avait salué l’organisation du scrutin béninois ainsi que le climat politique observé sur place.
Là encore, aucune preuve ne permet d’établir un lien entre ces déclarations et la décision administrative prise à son encontre. Mais dans certains cercles d’opinion, ces propos ont été interprétés comme des comparaisons indirectes avec le contexte politique togolais, ce qui alimente aujourd’hui les discussions.
Dans ses déclarations attribuées par plusieurs médias, le chef traditionnel aurait notamment insisté sur la stabilité institutionnelle, l’importance de la confiance électorale et la nécessité de transformer la légitimité politique en résultats concrets pour les populations. Des propos qui, selon certains commentateurs, auraient pu être diversement appréciés.
En l’état actuel des choses, aucune version officielle ne permet toutefois de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses. Et c’est précisément ce silence qui intrigue une partie de l’opinion. Beaucoup jugent, en effet, curieux que ni le ministère de tutelle ni l’intéressé lui-même ne communiquent clairement sur une affaire aussi importante que passionnante pour le débat public. Une clarification officielle permettrait sans doute d’éviter les rumeurs, les interprétations excessives et les procès d’intention qui prospèrent actuellement autour de ce dossier sensible.
Dans un climat politique où chaque signal est scruté avec attention, l’affaire Togbui Lanklivi illustre une nouvelle fois combien les questions liées à la chefferie traditionnelle restent étroitement liées aux équilibres institutionnels et politiques du pays.
La population du village de Fio-Kondji, situé dans la préfecture des Lacs, commune des Lacs 1, dans le canton de Glidji, s’insurge, depuis quelques jours, contre ce qu’elle appelle une imposition de Togbé Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU 1er.
Le feu aux poudres a été la remise de l’arrêté le 28 septembre par le Préfet des Lacs, Norbert Bénissan Tété Datè dans son cabinet sans le consentement d’une partie importante des natifs concernés de Fio-Kondji.
Le choix des Chefs traditionnels dans la plupart des localités après le décès du Chef autochtone reconnu unanimement par la population, sa succession ne se repose plus sur des valeurs endogènes mais plus tôt malheureusement sur le plus offrant ou le militantisme.
Les allogènes prennent la place au détriment des autochtones. Malgré les contestations pour la correction de l’injustice, les pouvoirs publics rechignent de faire marche arrière. La situation reste telle et les Chefs traditionnels ne sont plus écoutés par leur population.
La situation à laquelle est confrontée la population du village de Fio-Kondji appelle à interroger l’histoire sur qui de la famille GAOSSOU et la de famille ATANLEY, qui conteste le nouveau Chef confirmé, Togbé Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU 1er a raison.
En effet, de sources bien informées, le village de Fio-Kondji avait été fondé en 1880 par le vieux Atanley qui en est le premier dirigeant.
A sa mort, son premier fils Kossigan a pris la reine et devient ATANLEY Kossigan tout comme ses trois frères qui portent le prénom de leur feu père. D’où désormais, dans le village de Fio-Kondji, la famille ATANLEY en soit la famille royale. Ils sont d’ailleurs plus nombreux que les autres qui sont venus après.
Depuis lors, la chefferie traditionnelle appartient à la famille ATANLEY bien que l’arrêté ministériel que délivre l’autorité pour la reconnaissance des Chefs traditionnels n’existait pas. Mais dans la conscience collective, c’est dans la famille ATANLEY qu’est issu le Chef traditionnel de ce village.
La famille légitime et détentrice de la chefferie traditionnelle à Fio-Kodji est ATANLEY.
D’autres sources confirment qu’entre la famille ATANLEY et GAOSSOU le problème ne se pose pas puisque les GAOSSOU signaient le nom ATANLEY dans leurs documents depuis toujours.
L’apparition du changement de leur patronyme est intervenue lorsque le dernier Chef traditionnel dudit village ATANLEY Awouyêmi est décédé.
Ceux qui sont de la dernière lignée des ATANLEY pour raison de chefferie traditionnelle ont pris la décision de changer leur patronyme ATANLEY en GAOSSOU pour briguer la chefferie avec les trois autres lignées des ATANLEY qui occupaient ce poste dans le trône royal.
D’où a commencé l’opposition depuis 2010 au temps du ministre de l’Administration du territoire, Pascal Bodjona. Lui se rendant compte de la situation et le nom respect de la procédure de désignation a fait arrêter la remise officielle de l’arrêté à monsieur Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU . C’était au temps du Préfet ADOSSI.
En suite le Préfet Akuété EDAN en son temps a connu cette affaire qui de rebondissement en rebondissement n’a pas pu la dénuer.
Les rencontres de conciliabule ont eu lieu sans que les deux parties n’arrivent à s’attendre. La famille GAOSSOU refuse de reconnaître que le nouveau Chef provienne de la famille ATANLEY.
L’ère du Préfet Norbert Bénissan Tétévi Datè est arrivée, de discussions en discussions et malgré la saisine des autorités, c’est toujours le statu quo.
Contre toute attente, le Préfet des Lacs décide de remettre officiellement l’arrêté de reconnaissance à Togbé Oba Komlanvi Olalayé GAOSSOU, dans son cabinet sans l’approbation de la population. Aucune autorité n’est même présente dans ledit village avant que le drapeau ne soit monté dans sa maison, nous renseignent nos sources.
La cérémonie traditionnelle d’installation du nouveau Chef a été faite à la préfecture. Ce qui a provoqué le tollé dans le village. La population a manifesté pour exprimer son mécontentement et sa désapprobation après qu’une partie s’est rendue au ministère de l’Administration territoriale pour manifester leur colère.
La famille ATANLEY continue de protester et n’attend pas accepter ce Chef ni aujourd’hui, ni demain.
Elle a, pour l’occasion, adressé des correspondances au Préfet et au ministre de l’Administration territoriale pour que justice leur soit rendue.
Le préjudice créé par cette situation sort de l’ordinaire. La cohésion et la paix sociale sont menacées dans ce village, jadis qui voit ses filles et fils vivent ensemble.
Les autorités du pays doivent intervenir avant qu’il ne soit tôt tard.
Le vivre ensemble est ce que nous avons de plus cher au Togo aujourd’hui où la politique a tout détruit.
C’est un secret de polichinelle de dire que les problèmes de la chefferie traditionnelle et du foncier constituent une bombe à retardement au Togo. C’est le cas, par exemple, à Adakpamé Kpota-Colas. Avec au centre des intrigues, une tête couronnée nommée Aklassou.
Usurpation
Au moment où les pouvoirs publics s’efforcent de préserver la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale en se basant sur les valeurs humaines et les principes juridiques, certains acteurs da la vie publique, dont des chefs de communauté, des chefs traditionnels se réclamant du parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), sabotent ce qui est cher aux autorités du pays, avec à sa tête le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Même parmi ceux-ci figurent plusieurs chefs allogènes au détriment des autochtones, accusés de saboter la politique de la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Le comble, ceux qui se donnent à ces pratiques sont la plupart du temps des allogènes, imposés aux autochtones, pour des raisons politiques. Ils se considèrent aujourd’hui comme un véritable « dieu » sur terre, abusant de leur notoriété contre leurs administrés.
Supposé partage
Le cas le plus récent, entre autres, qui fait l’actualité à Lomé, plus précisément dans le quartier d’Adakpamé Kpota-Colas depuis quelques semaines, reste celui du projet de partage en deux de ce quartier. Une initiative de Togbui Mawuko Adéla Aklassou IV après la reconnaissance officielle et l’intronisation du nouveau chef coutumier dudit quartier, Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1e, il y a plus deux mois.
Un plan machiavélique qui provoque de remous étant donné qu’il viole les dispositions de la chefferie traditionnelle en République togolaise.
De sources bien indiquées, ce projet de partage est lancé au lendemain de la reconnaissance de l’arrêté de Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1e comme chef autochtone du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas par le ministre de la, Décentralisation, des Collectivités locales et de la chefferie coutumière.
Le Chef canton de Bè, Togbui Louis Mawuko Adela Aklassou IV, aurait, dans son plan, préféré que ce soit l’un des fils du défunt Komlan AGBATI 1e, un allogène précédemment chef coutumier de ce quartier qui soit reconnu officiellement à la tête de ce territoire. De la même source, il aurait assuré la famille AGBATI que ça serait dans leur rang que le nouveau chef serait désigné. Mais contre toute attente, les autochtones ont repris leur chefferie. La famille ADJIKOU-LANKLIVI passe à son trône.
Témoignages
Les informations font état de ce que le feu Komlan AGBATI, un allogène n’avait aucun droit de propriété sur le quartier Adakpamé Kpota-Colas mais frauduleusement, il avait été intronisé par le feu Chef canton de Bè, Togbui Atsu Adela Aklassou III, le père de l’actuel Chef canton comme chef de ce quartier. Il a régné sur ces administrés autochtones durant plus de vingt (20) ans.
« Si nous sommes arrivés à ce stade aujourd’hui pour subir les manœuvres du Chef canton de Bè, Togbui Mawuko Adéla Aklassou encore, c’est parce-que nos parents ont laissé faire. Nous vivons en de très bonne symbiose avec nos frères issus de la famille AGBATI. Dans nos causeries, ils reconnaissent qu’ils ne sont pas les autochtones du quartier Adakpamé Kpota-Colas. Nous ne comprenons pourquoi après le décès de leur père, feu Komlan AGBATI, au lieu que la chefferie revienne aux autochtones, on leur a fait la promesse que la chefferie leur revienne encore après tant d’années passées du règne de feu Komlan AGBATI », nous a indiqué un cinquantenaire habitant de ce quartier proche de la famille LANKLIVI.
Et de poursuivre : « La famille LANKLIVI, propriétaire terrien et ses alliés ont choisi quelqu’un et le choix a été porté sur lui par les trois familles. Ce débat-là est clos. Togbui ADJIKOU-LANKLIKIVI 1e est désormais le chef coutumier du quartier Adakpamé Kpota-Colas ».
La même source, un cinquantenaire habitant du quartier proche de la famille LANKLIVI, ajoute avec un ton grave : « Togbui Aklassou a intérêt à cesser ses manœuvres qui vont provoquer de conflit. Nous savons tous ce qui s’est passé dans les dernières périodes en terme d’argent et en terme de biens matériels fournis à lui avant qu’il n’accepte d’accompagner le nouveau chef Togbui LANKLIVI 1e jusqu’à la remise de son arrêté de reconnaissance par les autorités. S’il décide de partager le quartier Adakpame Kpota-Colas aujourd’hui en deux chefferies traditionnelles, lui seul maîtrise ses manœuvres et il trompe le ministre de l’administration ou le ministre de l’administration aussi est complice. Dans tous les cas, nous ne l’accepterons pas. Les AGBATI aussi attendent que le Chef canton, Togbui Mawuko Adéla Aklassou honore son engagement. Nous savons qu’il est pris entre deux feux. Nous n’accepterons jamais que notre quartier soit scindé en deux, jamais ».
A en croire un septuagénaire habitant également le même quartier, c’est le grand père de la famille AGBATI, un allogène, qui a acquis une parcelle de demi lot dans le temps auprès de la famille LANKLIVI pour s’y installer pour être proche de son champ cultivable. La preuve en est que tout autour de son domicile, il n’y a que des autochtones jusqu’à ce jour. Sans que personne ne sache comment les choses ont évolué pour que le feu Komlan AGBATI se retrouve possédant un titre officiel de reconnaissance comme chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas. Une reconnaissance officielle reçue du ministère de l’Administration du territoire lui reconnaissant comme le 1e chef de ce quartier que personne dans les LANKLIVI et ADJIKOU n’a eu le courage d’attaquer au vue de la situation sociopolitique du pays dans le temps.
Complicité
« Nous ne comprenons rien de l’attitude de Togbui-gan aujourd’hui. Il a signé et donné son accord pour la reconnaissance de Togbui LANKLIVI comme chef coutumier du quartier Adakpamé Kpota-Colas. Aujourd’hui, il remet cette reconnaissance en cause et ambitionne de scinder le quartier en deux. Depuis quand cela s’est-il passé dans notre communauté ? Son projet funeste ne passera pas. Adakpamé Kpota-Colas ne peut connaître deux chefs traditionnels coutumiers », a martelé un autre vieillard du quartier Bè, visiblement en colère.
« C’est le père de l’actuel chef du canton de Bè, feu Togbui Atsu Adéla Aklassou III, qui avait orchestré tout ça avec l’appui des politiques de notre communauté Bè, alors un peu plus influents au pouvoir. Toute la communauté Bè sait que feu Togbui AGBATI n’a pas de titre foncier à Adakpamé Kpoa-Colas. C’est un allogène qui avait payé un lopin de terre ici. Il avait été imposé aux autochtones comme chef du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas. Après sa mort, ma chefferie doit revenir aux autochtones et je pense que c’est de bonne guerre que les familles autochtones se soient réunies pour dégager un des leurs qui est reconnu officiellement aujourd’hui en la personne de Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1er. Ce conflit de chefferie ne doit plus exister. L’idée de scission en deux notre quartier pour donner une partie à la famille AGBATI d’y régner dessus risquerait de menacer la paix sociale. Togbui Aklassou doit ranger son projet-là », a informé un des proches de la famille AGBATI.
Le gouvernement doit jouer franc jeu cette fois-ci pour dire non à ce chef canton même s’il l’a aidé comme lui-même a eu à le dire qu’il a convaincu sa communauté Bè à voter pour UNIR lors des dernières élections régionales et législatives.
Pour éviter le conflit communautaire que cela pourrait générer étant attendu qu’en son temps la situation sociopolitique n’était pas en faveur de la communauté Bè, les familles ADJIKOU, LANKLIVI et autres alliés, les vrais propriétaires fonciers de la localité, ont adopté la stratégie du « temps gagné ». Histoire de laisser le moment venu pour récupérer leur chefferie après le décès de Togbui Komlan AGBATI 1e.
Au lieu que cette affaire de la chefferie traditionnelle qui divise les autochtones du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas trouve une solution définitive une fois pour de bon après le décès de Togbui Komlan AGBATI, le Chef du canton Bè manœuvre pour saboter la paix sociale, le vivre-ensemble et la cohésion sociale chers aux autorités du pays.
La communauté Bè dans son ensemble, encore moins celle d’Adakpamé Kpota-Colas, n’a pas besoin de ce qui se profile à l’horizon sous l’initiative de Togbui Mawuko Adéla Aklassou IV qui mettra le feu dans le quartier d’Adakpamé Kpota-Colas.
Comment peut-on peut ériger deux drapeaux nationaux dans deux maisons dans un intervalle de moins de cinq cent mètres ?
« Ça serait une bassesse d’accepter cette idée de partage du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas », déplore un autre sage.
Des sources concordantes disent que le chef canton de Bè serait mouillé dans plusieurs dossiers dont on parle peu dans la presse. On s’interroge sur le pourquoi Togbui ADJALLE, chef canton d’Amoutivé, chef supérieur de la ville de Lomé ne soit pas cité dans les faux dossiers et autres usurpations et que c’est le nom de Togbui Mawuko Adéla Aklassou IV qui revient dans plusieurs affaires louches.
Il est vrai qu’au Togo, la plupart des chefs traditionnels, sont proches du pouvoir ou du partir UNIR. D’ailleurs beaucoup ne s’en cachent pas. Surtout que bon nombre d’entre eux sont des allogènes qui règnent sur les autochtones malgré ces derniers.
La situation qui prévaut à ce jour préoccupe plus d’un. Quand le nouveau chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1e monte le drapeau chez lui, à quelques mètres de là, un autre drapeau est monté aussi au domicile du défunt Komlan AGBATI.
On signale par ailleurs que du côté du nouveau chef coutumier du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas, une démarche administrative est menée pour faire comprendre la situation aux autorités afin qu’elles tranchent sans affrontement.
Le ministre de la Décentralisation, des Collectivités locales et de la chefferie coutumière et le Maire de la Commune du Golfe 1 qui soutiennent la politique de paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale du Chef de l’Etat sont interpellés pour stopper ce projet incongru du chef du canton de Bè en cours. Des contestations dans la communauté d’Adakpamé Kpota-Colas se murmurent.
Le gouvernement à travers l’autorité compétente qu’est la mairie a reconnu la légalité et la légitimé de Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1e avec l’arrêté municipal comme chef autochtone du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas. A ce titre, aucune autre contestation n’a le droit de cité. Ceux qui ignorent les nouvelles dispositions dans la reconnaissance et l’intronisation des chefs traditionnels au Togo auprès les élections municipales doivent se référer aux textes en vigueur.
Signalons que plusieurs chefs traditionnels de la communauté Bè voient en mal cette décision de Togbui Mawuko Adéla Aklassou IV de partager le quartier d’Adakpamé Kpota-Colas en deux.
Le quartier Adakpamé Kpota-Colas est situé dans la zone Sud-est de la capitale togolaise, Lomé. Une banlieue entre l’aéroport international Gnassingbé Eyadema et le Port autonome de Lomé. C’est un quartier reconnu pour ses activités commerciales. Son autre atout, sa proximité avec la zone portuaire.