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  • Au Togo, le CAR dénonce deux « calvaires » : le sang manque, les diplômes se font attendre

    Au Togo, le CAR dénonce deux « calvaires » : le sang manque, les diplômes se font attendre

    À Ahépé, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a profité de sa rencontre politique du 29 août 2026 pour mettre en lumière deux difficultés qui touchent directement les populations : la pénurie de sang dans les hôpitaux et les lourdeurs dans la délivrance des diplômes et attestations.

    La situation des réserves de sang dans les formations sanitaires préoccupe le CAR. Dans un communiqué publié le 29 août à Ahépé, le parti appelle ses militants et l’ensemble de la population togolaise à faire don de leur sang. Il justifie cet appel par la pénurie constatée dans les hôpitaux et par le nombre croissant d’accidents de circulation, que le parti relie notamment à « l’état calamiteux » des routes.

    Pour le CAR, le sang constitue une ressource indispensable à la survie des accidentés et des personnes souffrant d’anémie. L’appel au don est ainsi présenté comme un geste de solidarité destiné à « sauver les vies » des personnes en détresse.

    Des poches de sang au cœur d’une vive dénonciation

    Au-delà de l’appel au don, le parti interpelle directement le gouvernement sur les conditions d’accès aux poches de sang. Il dénonce des pratiques de corruption dans les services concernés, estimant que certains usagers seraient contraints de soudoyer des agents avant d’obtenir satisfaction. Pour le CAR, « la vie humaine ne doit pas faire objet de marchandage ».

    L’éducation constitue l’autre dossier abordé lors du « Je dis politique » organisé à Ahépé. Sous le thème « La délivrance des diplômes et attestations au Togo : un calvaire ? », le CAR s’est intéressé aux difficultés rencontrées par les diplômés pour obtenir leurs documents officiels.

    Dapaong-Lomé, un parcours du combattant

    Le parti pointe particulièrement le cas des diplômes du CEPD et du BEPC, encore écrits à la main et délivrés uniquement au service des examens et concours. Pour un candidat résidant à Dapaong, cela implique plusieurs déplacements vers Lomé, avec les coûts de transport, les files d’attente et l’incertitude sur la disponibilité du document.

    Le CAR critique également les coûts et la centralisation des duplicatas et diplômes du BAC 2. Il propose notamment l’utilisation d’imprimantes adaptées, la décentralisation des demandes et retraits dans les régions et préfectures, ainsi que l’accélération de la digitalisation des services éducatifs.

    À travers ces deux sujets, le CAR met donc en avant une même préoccupation : faciliter l’accès des citoyens aux services essentiels, qu’il s’agisse de sauver une vie ou de permettre à un diplômé de faire valoir son parcours.

  • Vie chère au Togo : le CAR plaide pour une « cogestion » afin de sortir le pays de l’impasse

    Vie chère au Togo : le CAR plaide pour une « cogestion » afin de sortir le pays de l’impasse

    Le parti estime que la crise du coût de la vie trouve ses racines dans des dysfonctionnements politiques, économiques et sociaux.

    Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a consacré son émission « Je Dis Politique » du 30 juillet 2026 à la question de la vie chère au Togo. À travers ce thème, le parti d’opposition dresse un diagnostic sévère de la situation économique et sociale du pays et avance une série de solutions qu’il juge indispensables pour améliorer les conditions de vie des populations.

    Selon le CAR, la vie chère se traduit par une hausse des prix des produits de première nécessité, des denrées alimentaires, des loyers et des services, sans que le pouvoir d’achat des ménages ne suive. Le parti relève que cette réalité persiste depuis plusieurs années, malgré des indicateurs macroéconomiques qui affichent un taux de croissance jugé satisfaisant.

    Des causes multiples et une solution politique

    Le CAR attribue cette situation à plusieurs facteurs. Sur le plan politique, il évoque une crise durable, un manque de vision centrée sur les besoins quotidiens des citoyens ainsi qu’une insuffisante volonté de placer les intérêts de la population au cœur de l’action publique.

    Sur le plan économique, le parti dénonce ce qu’il présente comme des détournements de ressources destinées au développement. Il cite notamment les tracteurs EBRO des années 1980, la ZAAP de Glainvié, les fonds liés à la pandémie de Covid-19 ou encore ceux destinés à la route Lomé-Vogan-Anfoin, estimant que ces projets n’ont pas produit les résultats attendus.

    Le CAR évoque également les difficultés rencontrées par les commerçants d’Assigamé, confrontés à la hausse des loyers, la mévente dans les marchés, les problèmes d’écoulement des produits agricoles ainsi que la pauvreté persistante dans les zones minières.

    Pour y remédier, le parti préconise une « cogestion » du pays. Selon lui, cette approche permettrait de résoudre durablement la crise politique, de renforcer le contrôle des finances publiques, de limiter la corruption et les détournements, afin d’assurer une meilleure répartition des richesses nationales.

  • CAR : entre appel à la mobilisation financière et offensive contre les délestages et les inondations

    CAR : entre appel à la mobilisation financière et offensive contre les délestages et les inondations

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) multiplie les initiatives pour préparer son avenir politique tout en haussant le ton contre les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les Togolais.

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) occupe le devant de la scène politique avec deux annonces majeures. D’un côté, le parti lance une campagne de collecte de fonds baptisée « 100 FCFA par semaine pour le CAR » afin de préparer son sixième congrès statutaire prévu en 2027. De l’autre, il interpelle le gouvernement sur les délestages récurrents et les inondations qui affectent plusieurs localités du pays.

    Dans un communiqué publié le 25 juin, le président national du parti, Yao Daté, invite militants, sympathisants et « toute personne de bonne volonté » à contribuer à hauteur de 100 FCFA par semaine pour soutenir les activités de la formation politique. Selon le CAR, cette mobilisation financière vise à permettre au parti de poursuivre « sa mission dans la lutte pour l’instauration de la démocratie au Togo ». Les contributions sont attendues via des comptes de paiement mobile.

    Le même jour, au cours de son traditionnel « Je dis politique », le CAR a consacré son intervention aux délestages et aux inondations, deux phénomènes qu’il juge persistants depuis plusieurs décennies. Le parti estime que le changement des responsables de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) ne constitue pas une réponse durable aux coupures d’électricité. Il appelle notamment les autorités à présenter un bilan des investissements réalisés dans les centrales thermiques et solaires ainsi que de l’utilisation des fonds destinés à l’éclairage public.

    Le CAR attire également l’attention sur les poteaux électriques endommagés dans plusieurs quartiers de Lomé, estimant qu’ils représentent un risque pour les populations en période de pluies.

    Concernant les inondations, le parti décrit une situation préoccupante dans plusieurs zones de Lomé et de l’intérieur du pays, où routes, marchés et habitations sont régulièrement submergés à chaque saison pluvieuse. Pour y remédier, il propose une série de mesures, parmi lesquelles l’amélioration du drainage, le curage des égouts, l’installation de pompes de relevage dans certains marchés, un plan global d’assainissement du Grand Lomé ainsi que des actions de sensibilisation contre l’occupation des zones inondables.

    Au-delà de ces propositions, le CAR appelle à un dialogue politique inclusif et estime qu’une meilleure gouvernance constitue une condition essentielle pour apporter des réponses durables aux préoccupations des populations.

  • Délestages et inondations au Togo : le CAR ouvre le débat sur les solutions urgentes

    Délestages et inondations au Togo : le CAR ouvre le débat sur les solutions urgentes

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) veut placer les préoccupations quotidiennes des Togolais au cœur du débat public. À travers une nouvelle édition de son espace d’échanges « Je Dis Politique », le parti entend susciter une réflexion collective sur les délestages et les inondations qui affectent de nombreuses populations.

    Prévu pour le jeudi 25 juin 2026 à 16 heures GMT, ce rendez-vous sera diffusé sur le compte TikTok CAR-Togo. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation, d’information et de dialogue autour de deux problématiques majeures qui rythment le quotidien des citoyens.

    En choisissant le thème « Délestage et inondations au Togo, quelles solutions ? », le Comité d’Action pour le Renouveau met en lumière des défis qui touchent aussi bien les ménages que les entreprises, les établissements scolaires et les activités économiques.

    Les coupures récurrentes d’électricité perturbent en effet la vie des populations et freinent le développement des activités productives. Parallèlement, les inondations, de plus en plus fréquentes en période de pluies, provoquent d’importants dégâts matériels et exposent plusieurs quartiers à des risques sanitaires.

    À travers cette plateforme numérique, le CAR souhaite favoriser un débat ouvert, permettant aux citoyens, aux experts et aux acteurs politiques d’échanger sur des pistes de solutions durables.

  • Agboyibo, le grand vide

    Agboyibo, le grand vide

    Six ans après la disparition de Me Yaovi Agboyibo, le CAR estime que le Togo peine toujours à combler le vide laissé par cette figure historique du dialogue politique et de la lutte démocratique.

    Une demi-douzaine d’années ans après la disparition de Maître Yaovi Agboyibo, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) continue de célébrer la mémoire d’un homme considéré comme l’une des figures majeures de la lutte démocratique au Togo. À l’occasion du « Jeudi politique » du 28 mai 2026, Honoré Komlan Adougo, délégué national de la jeunesse du parti, a livré une réflexion sur les impacts de cette disparition sur la vie sociopolitique togolaise.

    Pour le CAR, Me Agboyibo reste avant tout un défenseur infatigable de l’État de droit et des libertés fondamentales. Avocat et ancien bâtonnier, il s’est illustré par son engagement en faveur de la liberté de presse, de religion et d’association, mais aussi par ses combats pour les droits des paysans et la justice sociale. Son parcours politique demeure étroitement lié aux grandes avancées démocratiques du pays.

    Le parti souligne également le rôle historique joué par l’ancien Premier ministre dans la structuration de l’opposition togolaise moderne. À travers le CAR, Agboyibo incarnait une opposition organisée, capable de proposer des alternatives crédibles. Surtout, il était reconnu comme « un homme du dialogue politique », présent dans presque toutes les grandes concertations ayant marqué l’histoire récente du Togo, de la Conférence nationale souveraine de 1991 à l’Accord politique global de 2006, en passant par les différents cadres de concertation entre pouvoir et opposition.

    Le CAR rappelle aussi un fait marquant : en 1994, le parti avait réussi à battre le RPT dans les urnes lors des élections législatives, obtenant 36 sièges contre 35 pour le parti au pouvoir. Une performance historique qui reste gravée dans la mémoire politique togolaise.

    Mais au-delà du parcours politique, c’est surtout le vide laissé par l’homme qui inquiète. Selon Honoré Komlan Adougo, la disparition de Me Agboyibo a entraîné « la disparition d’une certaine éthique politique », faite de modération, de sens de l’État et de recherche permanente du compromis.

    Le CAR estime également que son absence a favorisé les tensions politiques actuelles, notamment les réformes constitutionnelles contestées, les restrictions des libertés de manifestation et les arrestations arbitraires dénoncées par l’opposition.

    Six ans après, le débat reste entier : qui peut aujourd’hui porter l’héritage politique et moral de Me Agboyibo ? Pour le CAR, préserver sa mémoire revient aussi à relancer la réflexion sur la démocratie, le dialogue et l’avenir politique du Togo.

  • CAR : 35 ans de combat et d’alerte

    CAR : 35 ans de combat et d’alerte

    Trente-cinq ans après sa création, le CAR dresse un bilan sans concession de la démocratie togolaise et appelle à un sursaut politique pour sortir le pays de l’impasse.

    À l’occasion de son 35e anniversaire célébré le 30 avril 2026, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a livré une déclaration à la fois commémorative et critique, revenant sur plus de trois décennies de lutte politique au Togo. Fondé le 30 avril 1991 à l’initiative de feu Maître Yaovi Agboyibo et de ses compagnons, le parti s’était donné pour mission d’instaurer la démocratie par des moyens non violents, afin de garantir progrès et prospérité au peuple togolais.

    Dans un ton empreint de solennité, le CAR a d’abord rendu hommage à ses militants disparus, saluant la mémoire de ceux qui ont « combattu sur le champ d’honneur ». Le parti rappelle ensuite la longueur et la difficulté de son engagement en faveur de l’alternance démocratique, reconnaissant avec amertume que cet objectif n’a toujours pas été atteint. « Nous aurions aimé être comptés parmi les pays ayant connu plusieurs alternances », regrette la déclaration.

    Malgré ce constat, le CAR met en avant plusieurs acquis démocratiques obtenus grâce à son combat, notamment l’introduction du bulletin unique, la carte d’électeur biométrique ou encore la loi sur la décentralisation. Le parti souligne également le rôle joué par son président fondateur dans la recherche du dialogue politique, notamment à travers les accords des « 22 engagements » et l’Accord politique global (APG), destinés à favoriser le vivre-ensemble.

    Cependant, le tableau dressé de la situation actuelle du pays se veut particulièrement sombre. Le CAR dénonce une dégradation continue du climat sociopolitique et critique la gestion du pouvoir en place. Selon le parti, la célébration de l’indépendance, censée symboliser l’unité nationale, serait aujourd’hui détournée à des fins partisanes, excluant les formations politiques jugées critiques.

    Le mouvement pointe également du doigt des pratiques de gouvernance qu’il qualifie de préoccupantes, évoquant des soupçons de corruption et de mauvaise gestion des finances publiques. Il s’interroge notamment sur des mécanismes opaques de collecte et d’utilisation des taxes, appelant à plus de transparence. Le CAR demande ainsi un audit de la gestion financière des 117 communes entre 2019 et 2025 et exhorte le ministère de l’Économie et des Finances à apporter des éclaircissements.

    Dans le même élan, le parti propose des mesures concrètes pour soulager les populations, telles que l’exonération des taxes de péage pour les motos, largement utilisées par les couches populaires. Il invite également le gouvernement à lutter contre l’évasion fiscale plutôt que de recourir systématiquement à l’endettement.

    S’adressant directement aux citoyens, le CAR dresse un bilan sévère de ces 35 années, évoquant « espoirs déçus », « rêves non réalisés » et « avenir hypothéqué ». Le parti appelle néanmoins à un sursaut collectif, symbolisé par le choix entre deux voies : celle de la division, décrite comme facile mais destructrice, et celle de l’effort, de la solidarité et du patriotisme, jugée plus exigeante mais porteuse d’avenir.

    Enfin, le CAR réaffirme sa conviction que la cogestion du pouvoir constitue une condition essentielle pour garantir des élections crédibles et sortir le pays de l’impasse politique. En ce jour anniversaire, il formule le vœu que la nouvelle génération togolaise ne soit plus sacrifiée et que le Togo puisse enfin réaliser son potentiel.

Radio Renouveau228

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