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  • Campagne café-cacao 2026-2027 : le CCFCC célèbre 30 ans d’engagement

    Campagne café-cacao 2026-2027 : le CCFCC célèbre 30 ans d’engagement

    Le lancement officiel de la campagne de commercialisation du café et du cacao 2026-2027, le 4 septembre 2026 au Grand Hôtel du 30 Août à Kpalimé, a pris une dimension particulière. Organisée par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), la cérémonie a également marqué la célébration des 30 ans de cette institution, placée au cœur de la coordination et du développement des filières café et cacao au Togo.

    Trois décennies après sa création, le CCFCC a ainsi profité de l’ouverture de cette nouvelle campagne pour revenir sur son parcours, ses acquis et les défis qui continuent de se poser aux acteurs des filières. Cet anniversaire a constitué un temps fort pour mesurer le chemin parcouru et réaffirmer les ambitions portées pour renforcer la compétitivité, la durabilité et la contribution du café et du cacao à l’économie nationale.

    La cérémonie de Kpalimé a réuni les principaux acteurs du secteur autour des enjeux de développement et des perspectives de la campagne 2026-2027. Au-delà du lancement commercial, cette rencontre a donc été l’occasion de célébrer 30 années d’action du CCFCC au service des filières, dans un contexte où celles-ci doivent continuer à s’adapter aux mutations du marché et aux exigences de durabilité.

    Cette célébration est intervenue à l’issue de l’atelier bilan de la campagne 2025-2026, organisé les 1er et 2 septembre 2026 à Kpalimé. Les participants avaient notamment analysé les résultats de la campagne écoulée, identifié les difficultés persistantes et formulé des recommandations destinées à améliorer les performances des filières.

    En ouvrant ainsi une nouvelle campagne sous le signe de ses 30 ans, le CCFCC entend inscrire cet anniversaire dans une dynamique de continuité, tout en tournant le regard vers les prochaines étapes du développement du café et du cacao au Togo.

  • Café-cacao : le Togo face à l’urgence de redresser ses filières

    Café-cacao : le Togo face à l’urgence de redresser ses filières

    Après une chute brutale des exportations, la campagne 2026-2027 s’ouvre sous le signe de la reconquête, entre lutte contre la contrebande, amélioration de la qualité et nécessité de mieux rémunérer les producteurs.

    Le ton est donné à Kpalimé. En lançant officiellement, vendredi 4 septembre 2026, la campagne 2026-2027 de commercialisation du café et du cacao, le gouvernement togolais a reconnu les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux filières et affiché sa volonté de leur redonner du souffle.

    Les chiffres de la campagne précédente interpellent. Alors que le Togo avait exporté 4 400 tonnes de café et 24 000 tonnes de cacao en 2024-2025, les volumes enregistrés pour 2025-2026 s’établissent respectivement à 2 782 tonnes et 9 070 tonnes. Une baisse significative qui met en évidence l’ampleur du défi pour les acteurs de ces filières.

    À cette contre-performance s’ajoute un autre problème : la présence, notamment dans le Litimé, d’acteurs non professionnels et non enregistrés venus de certains pays de la sous-région. Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique estime que leurs pratiques peuvent dégrader la qualité du cacao et provoquer une surenchère des prix à l’achat. La lutte contre la contrebande devient ainsi un enjeu majeur pour préserver l’organisation du marché.

    La qualité comme arme

    Pour inverser la tendance, les autorités misent sur la qualité et la valorisation du produit togolais. Deux centres de traitement post-récolte de cacao d’excellence ont notamment été inaugurés à Kessibo-Abrewankor et Mpoti-Blitta 3. Leur ambition : produire un cacao haut de gamme susceptible de permettre aux producteurs d’obtenir de meilleurs prix.

    Cette stratégie s’accompagne d’un encouragement à la transformation locale. L’ouverture de la « Maison du café : Le Terroir », à Lomé, participe de cette volonté de promouvoir la consommation des produits dérivés du café et du cacao. Le mois d’octobre, consacré au « Mois du Consommer Local » dans l’espace UEMOA, devrait également servir de vitrine aux productions nationales.

    La campagne intervient par ailleurs au moment où le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao du Togo célèbre ses 30 ans. Le gouvernement salue son rôle dans la régulation et le développement des deux filières, ainsi que ses résultats internationaux, notamment les deux médailles d’or obtenues aux Cocoa of Excellence Awards 2025.

    Désormais, l’objectif est clair : restaurer la performance des filières sans sacrifier les intérêts des producteurs. Le gouvernement insiste sur le respect des procédures, la fiabilité des données et surtout la pratique de prix compatibles avec les coûts mondiaux, afin de garantir une rémunération équitable aux producteurs tout en préservant l’équilibre de la chaîne de valeur.

  • Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans à Cosrou, près de Dabou, plonge une famille et tout un village dans la stupeur, tandis que les enquêteurs privilégient plusieurs pistes.

    Le village de Cosrou, situé à une trentaine de kilomètres de Dabou, dans le sud de la Côte d’Ivoire, est sous le choc après l’assassinat d’Akpa Michel, un planteur de 75 ans, retrouvé sans vie dans sa plantation d’hévéa. Le drame, survenu le samedi 1er août, fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie, qui recherche actuellement deux des fils de la victime, portés disparus depuis la découverte du corps.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, le septuagénaire s’était rendu dans son exploitation en compagnie d’un saigneur afin d’acheminer une importante récolte de latex. Il avait demandé à son employé de se rendre dans le village voisin pour trouver un conducteur de tricycle chargé du transport. À leur retour, les deux hommes ont découvert Akpa Michel gisant sans vie sous un abri de fortune, présentant de graves blessures. Les secours dépêchés sur place n’ont pu que constater son décès.

    La piste d’un conflit familial privilégiée

    Les premiers constats des enquêteurs soulèvent plusieurs interrogations. L’argent destiné au paiement du transporteur, le téléphone portable de la victime ainsi que la récolte de latex étaient toujours présents sur les lieux. Ces éléments tendent à écarter l’hypothèse d’un vol ayant mal tourné et orientent davantage les investigations vers un homicide ciblé.

    Très rapidement, l’attention des enquêteurs s’est portée sur deux fils du défunt, introuvables depuis les faits. Des habitants affirment les avoir aperçus se dirigeant vers la plantation peu avant la découverte du corps. Par ailleurs, des sources locales évoquent un ancien conflit familial opposant Akpa Michel à sa seconde épouse et à certains de leurs enfants, une situation qui nourrit de nombreuses spéculations au sein de la communauté. Toutefois, à ce stade, aucune responsabilité n’a été officiellement établie.

    Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de ce crime et d’identifier son ou ses auteurs. Les deux fils recherchés devront être entendus dans le cadre de l’enquête, tandis que les habitants de Cosrou participent également aux recherches pour tenter de les localiser. Cette affaire, qui a profondément bouleversé la localité, reste entourée de nombreuses zones d’ombre.

Radio Renouveau228

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