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  • À 98 ans, l’Américaine Elaine Klein devient Algérienne : la reconnaissance d’un engagement pour l’indépendance

    À 98 ans, l’Américaine Elaine Klein devient Algérienne : la reconnaissance d’un engagement pour l’indépendance

    L’Algérie a accordé la nationalité à une figure historique de son combat pour l’indépendance. À 98 ans, l’Américaine Elaine Klein, plus connue sous le nom d’Elaine Mokhtefi, est devenue officiellement citoyenne algérienne en vertu d’un décret présidentiel publié au dernier numéro du Journal officiel. Cette décision, rare et hautement symbolique, vient consacrer plusieurs décennies d’engagement en faveur de la cause algérienne.

    Née à New York en 1928, Elaine Klein s’est très tôt engagée dans les mouvements anticolonialistes. Installée à Paris dans les années 1950, elle rejoint les réseaux de soutien au Front de libération nationale (FLN) pendant la guerre d’indépendance. Traductrice et interprète, elle met ses compétences au service des militants algériens avant de s’installer à Alger après l’indépendance en 1962.

    Pendant une douzaine d’années, elle travaille pour l’Agence de presse algérienne (APS) et participe à l’organisation de grands événements internationaux, notamment le Festival culturel panafricain de 1969. Son parcours la conduit également à côtoyer plusieurs figures majeures des mouvements de libération du XXᵉ siècle, dont Frantz Fanon et les Black Panthers.

    Autrice de l’ouvrage Alger, capitale de la révolution, Elaine Mokhtefi est devenue l’un des témoins les plus précieux de l’histoire politique et diplomatique de l’Algérie post-indépendance. L’octroi de la nationalité algérienne apparaît ainsi comme un hommage rendu à une femme qui, bien que née américaine, a consacré une grande partie de sa vie à défendre l’idéal de liberté du peuple algérien.

  • Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    L’avenir international d’Elyaz Zidane continue d’alimenter les débats des deux côtés de la Méditerranée. International français U20, le fils cadet de Zinédine Zidane est bel et bien dans le viseur de la Fédération algérienne de football. Mais pour l’heure, aucun changement officiel n’est acté.

    La situation rappelle celle de son grand frère, Luca Zidane. En octobre dernier, le gardien, aujourd’hui à Granada CF, en deuxième division espagnole, a choisi de représenter l’Algérie après avoir pourtant évolué dans les sélections de jeunes françaises. Un choix fort, symbolique, qui a naturellement ravivé les espoirs de voir un autre Zidane suivre le même chemin.

    Elyaz, défenseur central de 20 ans, poursuit quant à lui sa progression avec l’équipe réserve du Real Betis. Du haut de son mètre 96, il s’est déjà illustré avec les Bleuets, notamment lors de la Coupe du monde U20 disputée l’an dernier. Comme son frère avant lui, il a porté le maillot tricolore dans les catégories de jeunes, ce qui implique aujourd’hui une procédure administrative précise s’il souhaite changer de nationalité sportive.

    Selon les informations de La Gazette du Fennec, aucune démarche officielle n’a encore été engagée par le joueur. Pour pouvoir défendre les couleurs algériennes, Elyaz devra obtenir un changement validé par la Fédération française de football. Sans ce feu vert, toute convocation resterait impossible.

    Pas de convocation en mars

    À court terme, la tendance est claire : Elyaz Zidane ne rejoindra pas la sélection algérienne lors du prochain rassemblement. À moins d’un revirement administratif immédiat, les délais apparaissent trop serrés pour envisager une présence lors des matchs amicaux de mars. La sélection dirigée par Vladimir Petković doit affronter le Guatemala et l’Uruguay en Italie, mais le nom du jeune défenseur ne figure pas dans les plans immédiats.

    Cette hésitation refroidit temporairement les ardeurs des supporters des Fennecs, qui rêvent de voir un nouveau Zidane enfiler le maillot vert. L’attente pourrait toutefois n’être que provisoire. À 20 ans, Elyaz dispose encore de temps pour trancher une décision aussi structurante pour sa carrière internationale.

    Entre attachement à la France, où il a été formé, et héritage familial lié à l’Algérie, le choix n’est pas anodin. Une chose est sûre : le dossier reste ouvert. Et tant qu’aucune décision officielle n’est prise, l’espoir demeure du côté d’Alger. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si l’histoire des Zidane avec l’Algérie s’écrira à deux chapitres… ou restera une affaire de frère aîné.

  • CAN 2025 : Algérie-Nigeria, une vieille rivalité

    CAN 2025 : Algérie-Nigeria, une vieille rivalité

    L’Algérie et le Nigeria s’affronteront le 10 janvier à Marrakech, en quart de finale de la CAN 2025. Les deux sélections se sont souvent croisées lors de cette compétition, en demi-finale, mais surtout en finale (1980 et 1990). Retour sur ces rencontres.

    Pour la dixième fois dans l’histoire de la CAN, l’Algérie et le Nigeria vont se retrouver face à face, samedi à Marrakech, en quart de finale. C’est en 1980, à Lagos, que les Fennecs et les Super Eagles ont inauguré cette longue liste, lors d’une finale largement remportée par les Nigérians.

    Nigeria-Algérie 3-0, Lagos (finale de la CAN 1980)

    La finale se déroule le 22 mars 1980 au Lagos National Stadium devant plus de 85 000 spectateurs. Le Nigeria y a joué ses quatre premiers matchs, alors que l’Algérie évoluait à Ibadan, à 120 kilomètres plus au nord. « Nous étions arrivés à Lagos en bus, sans escorte policière. Notre hôtel était disons de qualité moyenne, et le jour du match, nous avions pris le petit déjeuner et le déjeuner dans la résidence de l’ambassadeur d’Algérie à Lagos. Ce n’était pas idéal comme préparation, nous n’avions pas pu nous reposer », se souvient Chaâbane Merzekane, l’ancien défenseur algérien.

    Dans une ambiance survoltée et sous une lourde chaleur, les Fennecs encaissent un but dès la 2e minute sur un tir de Patrick Odegbami, lequel récidive juste avant la mi-temps. Et au retour des vestiaires, Mudashiru Lawal enfonce un peu plus les Nord-Africains. « Les Nigérians étaient dans un bon jour, ce qui n’était pas notre cas. Mais cette CAN a lancé la belle décennie de la sélection algérienne, avec deux participations à la Coupe du monde [1982 et 1986] et la conquête de la CAN 1990 », rappelle Chaâbane Merzekane.

    Algérie-Nigeria 1-0, Alger (finale de la CAN 1990)

    Les deux équipes s’étaient affrontées lors du match d’ouverture, et les Algériens s’étaient imposés largement (5-1). Les Fennecs, avant cette finale, ont balayé la Côte d’Ivoire (3-0), l’Égypte (2-0) et le Sénégal (2-1) en demi-finale, alors que les Super Eagles se sont montrés moins flamboyants face à l’Égypte (1-0), à la Côte d’Ivoire (1-0) et à la Zambie (2-0). Ce 16 mars, dans un stade du 5-Juillet-1962 où 105 000 personnes se sont rassemblées, Chérif Oudjani délivre son équipe d’une frappe puissante en fin de première période.

    « Nous avions hâte de jouer cette finale. Nous étions logés dans l’hôtel du stade, dans des conditions assez spartiates, et il n’y avait pas grand-chose à faire. Le veille du match, j’avais reçu la visite surprise de mon père, Ahmed, lui-même ancien international algérien », se souvient l’unique buteur de la finale. « On avait la meilleure équipe, le meilleur joueur [Rabah Madjer], le meilleur buteur [Djamel Menad], la meilleure attaque, la meilleure défense. Ce premier titre, nous le méritions totalement. »

    Algérie-Nigeria 2-1, Le Caire (demi-finale de la CAN 2019)

    L’Algérie n’avait plus disputé de demi-finale de CAN depuis 1990, année de son premier sacre continental, avant de retrouver les Nigérians, qui entre-temps ont ajouté deux autres titres (1994 et 2013) à celui conquis en 1980. En 2019, les Nord-Africains, qui n’étaient pas forcément attendus à ce niveau avant le début de la CAN, proposent un football offensif et séduisant prôné par leur sélectionneur Djamel Belmadi et notamment incarné par Riyad Mahrez.

    L’ailier de Manchester City, déjà auteur de deux buts depuis le début de la compétition, va faire très mal aux Super Eagles au stade international du Caire. D’abord en provoquant, sur un de ses multiples centres, un but contre son camp de William Troost-Ekong (40e), puis en transformant magistralement un coup franc lors du temps additionnel, alors que les Nigérians étaient revenus au score sur un penalty transformé par Odion Ighalo.  Cinq jours plus tard, au même endroit, l’Algérie remporte sa seconde CAN face au Sénégal (1-0).

    Jeuneafrique.com

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