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  • Dany Ayida: “Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé”

    Dany Ayida: “Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé”

    Se présentant lui-même comme un expert en démocratie et développement, l’activiste Dany Ayida exhorte la diaspora à prendre “conscience de son rôle essentiel” pour l’avènement de l’alternance au Togo dans une lettre ouverte.

    Lettre ouverte à mes concitoyennes et concitoyens de la diaspora togolaise

    Chers frères, sœurs et camarades,

    Aujourd’hui, je m’adresse à vous avec une urgence qui ne peut être ignorée. Notre chère patrie, le Togo, est à un tournant décisif, et il est de notre devoir, en tant que fils et filles de cette terre, de réagir face à la crise actuelle. Le détournement de notre constitution par Monsieur Faure Gnassingbé et l’imposition de sa 5ème république ne peuvent rester impunis. Ces actes exigent notre résistance et notre engagement. Les événements récents nous rappellent que nous ne pouvons plus rester passifs. Il est temps d’agir.

    Historiquement, nous, Togolais vivant à l’étranger, avons été des pionniers dans la lutte pour le changement. Vous avez été l’écho de l’espoir d’un Togo meilleur, et aujourd’hui, dans ce contexte de répression, votre voix est plus nécessaire que jamais. Nous avons vu le système autoritaire museler les partis politiques, les mouvements sociaux et la presse. Les libertés, pour lesquelles tant de sacrifices ont été consentis, sont aujourd’hui bafouées. L’avènement de la cinquième République n’est rien d’autre qu’un symbole de cette déchéance.

    Faure Gnassingbé, en s’imposant comme un prince, a perdu de vue une vérité fondamentale : le pouvoir appartient au peuple. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, tolérer cette situation. La révolte gronde. Des figures jadis proches du régime, comme l’ancienne ministre des armées Marguerite Gnakadé et le rappeur Aamron, s’élèvent pour dénoncer la confiscation de notre souveraineté. Leur appel résonne dans le cœur de notre jeunesse, qui, avec bravoure, commence à manifester à Lomé et ailleurs, affirmant ainsi sa volonté de reconquérir ses droits.

    La naissance du mouvement du 6 juin M66, porté par des blogueurs et artistes audacieux, est un véritable souffle d’espoir. Elle nous rappelle que le changement est non seulement possible, mais qu’il est à notre portée.

    Il est impératif que notre diaspora prenne conscience de son rôle essentiel. Nous ne pouvons pas nous contenter de contributions financières éparpillées. Nous sommes des acteurs à part entière de notre nation, avec une voix et un pouvoir d’action. Il est temps de structurer notre engagement, de l’organiser et de le rendre résolu. Notre salut commun dépend de notre capacité à aller au-delà des petits groupes d’amis, en vue de créer un cadre fédérateur avec de réelles capacités d’action.

    La situation actuelle nous appelle tous à l’action. Alors que notre peuple souffre et que notre jeunesse est durement réprimée, il est de notre devoir de nous lever. Nous devons nous engager fermement pour mettre fin au régime de Faure Gnassingbé. Nous avons la responsabilité d’œuvrer pour la libération des otages et des prisonniers politiques. Ensemble, nous devons offrir à notre peuple l’alternative d’un nouvel état de droit, basé sur la démocratie et le respect des droits humains.

    Je lance donc un appel solennel à toutes les structures et acteurs de notre diaspora. Il est temps d’organiser des concertations de haut niveau pour élaborer et promouvoir un plan d’action harmonisé avec les forces vives de notre pays. Mobilisons des ressources pour soutenir les actions ciblées y compris les initiatives citoyennes de la jeunesse. Ensemble, nous devons bâtir un Togo nouveau, libre et démocratique.

    Vive la diaspora politique et consciente. Que Dieu bénisse le Togo.
    Dany Komla Ayida
    Addis-Abeba, le 18 juillet 2025






  • Sena Alipui “invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé” les municipales

    Sena Alipui “invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé” les municipales

    Bien que les pays soit sous une certaine tension, les élections municipales se sont déroulées ce jeudi 17 juillet sur l’ensemble du territoire, offrant l’occasion à Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), d’inviter ses compatriotes “à préserver le climat” de paix “qui a caractérisé ce scrutin”.

    Message

    Ce 17 juillet 2025, le peuple Togolais s’est exprimé dans les urnes pour choisir ses élus locaux. Je tiens à saluer la maturité du peuple Togolais qui a compris que l’avenir se trouve dans l’urne… et non dans la rue… Je félicite chacune et chacun des votants et j’invite les Togolais à préserver le climat apaisé qui a caractérisé ce scrutin.

    C’est vrai que nous avons des problèmes qui sont parfois exprimés avec beaucoup de passion et sans y mettre la forme mais je suis heureux que la raison l’ait emporté. Le dialogue c’est l’arme des forts…À présent nous avons les yeux rivés sur la CENI qui doit, en toute impartialité procéder au dépouillement et à la proclamation des résultats…

    Je saisis cette occasion pour féliciter les militants et candidats d3 notre parti de l’Ablodé ( liberté), l’UFC. Dans des conditions particulièrement difficiles vous vous êtes battus et avez porté haut nos couleurs, je suis fier de vous et le Président National Gilchrist Olympio qui suit de près le processus est fier de vous.

    Enfin, j’exprime mes félicitations aux forces de défense et de sécurité pour le calme qui a prévalu au cours de cette journée. Ensemble et par les voies du dialogue et d’élections de plus en plus libres et transparentes, bâtissons un Togo qui nous ressemble et qui nous rassemble.

    Ablodé !!! Ablodé!!! Ablodé Gbadza!!!
    Sénateur Sena Alipui
    2ème Vice Président de l’UFC
    VP Finances et Région des Plateaux



  • Elf, Françafrique, Togo : mort de Loik Le Floch-Prigent, un homme au centre des scandales

    Elf, Françafrique, Togo : mort de Loik Le Floch-Prigent, un homme au centre des scandales

    Ancien patron de grandes sociétés publiques françaises, dont Elf Aquitaine de 1989 à 1993, Loïk Le Floch-Prigent emporte avec lui une part de la Françafrique, entre réseaux d’influence et affaires judiciaires.

    L’ancien grand patron devenu symbole des dérives de la Françafrique sous François Mitterrand, Loïk Le Floch-Prigent, est mort ce 16 juillet à 81 ans d’un cancer, a annoncé sa famille. À la tête de la compagnie Elf, il a été, il y a 25 ans, au cœur du plus grand système de corruption de l’histoire de la Françafrique. Plus récemment, en 2012-2013, il a passé cinq mois dans une prison togolaise. En 2017, il avait publié ses « Carnets de route d’un Africain ».

    Condamné en 2003 à cinq ans de prison pour abus de biens sociaux dans le volet principal du dossier Elf, il avait été libéré avec trois ans d’avance en avril 2004, invoquant des raisons de santé, mais avait dû, en septembre 2010, retourner quelques mois derrière les barreaux. La juge Eva Joly avait mis au jour un réseau de trafic d’influences, de corruption et de détournements de fonds impliquant les dirigeants du groupe Elf, dont Loïk Le Floch-Prigent, et des ministres comme Roland Dumas et Charles Pasqua de 1989 à 1993.

    Interpellé à Abidjan en 2012

    Deux ans plus tard, c’est sur le continent africain que se déplacent les ennuis judiciaires de l’ancien patron d’Elf. Alors devenu consultant en énergie en Afrique et au Moyen-Orient, l’ancien PDG a passé cinq mois en prison au Togo pour complicité d’escroquerie. En 2012, il est arrêté en Côte d’Ivoire puis extradé à Lomé, où il est placé cinq mois en détention provisoire dans une affaire d’escroquerie. Loïk Le Floch-Prigent est alors soupçonné d’être impliqué dans l’affaire Bodjona, dont le scénario est typique d’une arnaque « à la nigériane ». Rentré en France l’année suivante, il a toujours clamé son innocence.

    Avec l’AFP


  • A Dakar, le SFA Forum va tenter de structurer l’avenir financier africain

    A Dakar, le SFA Forum va tenter de structurer l’avenir financier africain

    Le Structured Finance Africa (SFA Forum) réunira à Dakar le 25 septembre prochain les acteurs importants de finance pour réfléchir sur la transformation structurelle des économies africaines.

    Les travaux se dérouleront sur le  thème, « Innovations financières et structuration structurelle des économies africaines : titrisation, financements durables et souveraineté ». Objectif, structurer l’avenir financier du continent. Il s’agira de réfléchir sur la structuration structurelle des économies africaines à travers des solutions financières innovantes, adaptées aux réalités du Berceau de l’humanité.

    Pour tous les détails, lisez le document ci-après :  

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Structured Finance Africa – SFA Forum 2025

    Structurer l’avenir financier du continent : l’heure de l’innovation et de la souveraineté a sonné

    Dakar, Sénégal, le 15 juillet 2025 – L’Afrique s’engage dans une nouvelle ère de transformation de ses modèles de financement. Pour la première fois, le Structured Finance Africa – SFA Forum réunira, le 25 septembre 2025 à Dakar, tous les acteurs clés de la structuration financière du continent autour du thème : « Innovations financières et transformation structurelle des économies africaines : titrisation, financements durables et souveraineté ». Ce nouveau rendez-vous ambitionne de fédérer les énergies et de catalyser une dynamique collective pour doter l’Afrique d’outils financiers innovants, adaptés à ses réalités et à ses ambitions.

    Un contexte d’urgence et de renouveau

    Face à des tensions budgétaires accrues, au poids de la dette et à un déficit chronique de financement des infrastructures, estimé à plus de 108 milliards de dollars par an, l’Afrique doit repenser ses approches. Les besoins globaux dépassent aujourd’hui 130 milliards de dollars chaque année. Les solutions traditionnelles atteignent leurs limites, alors que l’innovation et l’énergie entrepreneuriale du continent n’ont jamais été aussi fortes. Pour libérer ce potentiel, il est impératif de mobiliser des outils financiers nouveaux, conçus pour et par l’Afrique.

    Paroles d’organisateurs

    Isaac MBAYE, Directeur général d’Invictus Capital & Finance, affirme :
    « Ce forum incarne notre conviction qu’il est temps de passer d’un financement classique à une ingénierie financière plus ambitieuse, inclusive et ancrée dans nos réalités régionales. Il s’agit de créer ensemble des solutions structurées pour libérer l’investissement privé et public en Afrique de l’Ouest. »

    Moustapha FAYE, Directeur général de KF Titrisation, souligne :
    « Ce rendez-vous est une opportunité stratégique pour accélérer l’usage de la titrisation comme levier de transformation économique. Notre objectif est clair : démocratiser ces outils, mutualiser les expertises et bâtir un écosystème de confiance autour des financements structurés. »

    Nafissatou DIAGNE, Directeur général de Development Finance Advisory – DFA, précise :
    « À travers ce forum, nous voulons renforcer le dialogue entre les institutionnels, investisseurs et opérateurs, pour dégager des solutions réalistes et fonctionnelles permettant d’adresser le besoin urgent de financement de la croissance et du développement durable. Car, bien plus qu’une mobilisation de techniques et d’instruments financiers, financer la transformation structurelle de nos entreprises et de nos économies nécessite un bon alignement des approches et des actions des parties prenantes. »

    Des leviers stratégiques à activer

    Le SFA Forum mettra en lumière des leviers essentiels, encore sous-exploités à l’échelle du continent :

    • Titrisation : canaliser l’épargne locale et renforcer la capacité de financement des institutions financières. Depuis 2010, 25 opérations ont été réalisées dans l’UEMOA pour plus de 2 000 milliards FCFA, dont 1 000 milliards sur les cinq dernières années – un potentiel à structurer à l’échelle africaine.


    • Financements durables : accompagner des projets à fort impact social, environnemental et climatique.


    • Gestion active de la dette publique : préserver les équilibres macroéconomiques et soutenir la résilience.


    • Trade finance : sécuriser les importations stratégiques et renforcer les chaînes de valeur régionales.


    • Financement des infrastructures : développer des montages innovants et des instruments hybrides.


    • Partenariats public-privé structurés : catalyser les investissements privés dans les services essentiels.


    • Innovation digitale : vecteur d’inclusion financière et d’intermédiation renforcée.

    Un forum pour passer du constat à l’action

    Le SFA Forum se positionne comme une plateforme inédite pour la structuration financière du continent. Pour cette première édition, l’objectif est de réunir banquiers, assureurs, investisseurs, fintechs, sociétés de gestion, institutions de développement, régulateurs et décideurs publics, opérant sur les marchés africains et internationaux, afin d’initier un dialogue ouvert et de partager des solutions concrètes face aux enjeux de financement.

    Cinq axes structurants pour la première édition :

    1. Panorama du marché africain de la titrisation : état des lieux, dynamiques régionales, obstacles et leviers.


    2. Régulation, notation, fiscalité : bâtir un environnement crédible, attractif et favorable à l’innovation financière.


    3. Trade finance et financements structurés : répondre aux urgences du commerce intra-africain.


    4. Finance durable et infrastructures sociales : passer de l’intention à l’exécution, en identifiant des modèles reproductibles.


    5. Financement des PME/TPE : bâtir des synergies entre fintech, microfinance et structuration financière.

    Un appel à la mobilisation

    Le SFA Forum, co-organisé par Invictus Capital & Finance SA, KF Titrisation et Development Finance Advisory, est né de la conviction que l’Afrique doit inventer ses propres solutions pour répondre à ses défis de financement. Cette première édition est un appel à l’ensemble des professionnels du secteur financier, des décideurs publics, des entrepreneurs et des experts à rejoindre cette dynamique collective.

    Rendez-vous le 25 septembre 2025 à Dakar
    Pour structurer, ensemble, l’avenir financier du continent.

    Découvrez les ambitions du SFA Forum en vidéo : https://youtu.be/1ES8cNVUeec?si=V1Sx512lySXtRYm- 

    Contacts presse

    Cabinet ELOHE : hello@elohe.group
    SFA Forum :
    info@sfa-forum.com
    Accréditations presse :
    communication@elohe.group 

    SFA Forum : info@sfa-forum.com 

    Pour en savoir plus : sfa-forum.com
    LinkedIn SFA Forum : Structured Finance Africa_SFA Forum

    LES ORGANISATEURS

    SFA Forum est une initiative conjointe de trois acteurs majeurs de la structuration financière en Afrique de l’Ouest :

    À propos d’Invictus Capital & Finance


    Société de gestion agréée, spécialisée dans les opérations structurées et le financement sur mesure pour les États, les entreprises publiques et les grands groupes privés. Elle a piloté ou co-structuré plusieurs transactions emblématiques dans la sous-région : 150 milliards FCFA pour l’État du Sénégal, 75 milliards pour Sonatel (première titrisation télécoms en zone UEMOA), ou encore 60 milliards pour le Port Autonome de Dakar.
     Plus d’informations : invictuscapfin.com

    À propos de KF Titrisation


    Première société de gestion agréée exclusivement dédiée aux fonds de titrisation dans l’UEMOA. Elle conçoit et structure des opérations innovantes dans les secteurs de l’immobilier, des infrastructures sociales, des télécommunications, du crédit-bail et de la dette privée, avec une vision tournée vers la liquidité des marchés et l’attraction des investisseurs institutionnels.
     Plus d’informations : kftitrisation.com

    À propos de Development Finance Advisory – DFA


    Cabinet de conseil stratégique basé à Dakar, DFA accompagne la structuration de financements complexes, les réformes de marché et les projets à fort impact dans les domaines de la finance durable, des infrastructures et de l’inclusion financière. Il agit comme interface entre les priorités locales et les standards internationaux.
    Plus d’informations : df-advisory.com

  • Un nouveau corps sans vie repêché dans le 4è lac à Lomé à la veille des manifestations du 16 juillet

    Un nouveau corps sans vie repêché dans le 4è lac à Lomé à la veille des manifestations du 16 juillet

    Aux lendemains des manifestations de ces 26, 27 et 28 juin, réprimées, plusieurs corps sans vie ont été retrouvés dans la lagune de Bè. Dans la matinée de ce 15 juillet, un autre a été repêché dans le 4è lac à Lomé.

    Fin une demi-dizaine de corps sans vie ont été retrouvés dans la lagune de Bè, dans la ville côtière de Lomé, au sud du pays. Un drame constaté aux lendemains des manifestations pacifiques réprimées dans le sang. Au Total sept (7) décès ont été annoncés.

    Alors que les résultats de l’enquête annoncée le parquet pour “situer les responsabilités et faire toute la lumière sur les cas de décès” ne sont pas encore connus, un autre corps sans vie a été retrouvé dans le 4è lac à Lomé dans la matinée de ce mardi 15 juillet 2025.

    Après le repêchage, certains ont voulu déposer des gerbes de fleurs en mémoire de la victime. Les forces de l’ordre sont intervenues, rajoutant ainsi à l’ambiance morose.

    Une découverte macabre à la veille de la manifestation pacifique du mercredi 16 juillet 2025 au Togo pour réclamer la justice sociale, l’alternance politique au sommet de l’Etat, entre autres.

    Nous y reviendrons.

  • Municipales/Bas-Mono 2: Sédoufia Afangbédji appelle à voter l’UFC pour lutter contre l’exode rural

    Municipales/Bas-Mono 2: Sédoufia Afangbédji appelle à voter l’UFC pour lutter contre l’exode rural

    ‎‎Démarrée le 1er juillet dernier, la campagne électorale pour les communales du 17 juillet prochain tire vers sa fin ce mardi 15 juillet 2025 à zéro heure sur l’ensemble du territoire national. Une nouvelle occasion pour Komlanvi Sédoufia Afangbédji de rappeler le pourquoi il faut opter pour l’UFC.

    Pour ces élections municipales de ce jeudi, le sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi mobilise la population du Bas-Mono 2 pour l’Union des forces de changement (UFC).

    ‎Si dans la capitale togolaise, Lomé, l’engouement n’a été aussi fort que lors des élections précédentes à cause des derniers événements violemment réprimés dans le sang au point que certaines formations politiques ont appelé au boycott de ce scrutin et d’autres au report de celui-ci, à l’intérieur du pays notamment dans la commune du Bas-Mono 2, l’effervescence autour de cette campagne électorale se déroule dans une ambiance presque populaire.

    ‎La liste des candidats de l’UFC pour ces élections municipales pilotée par le sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi mobilise la population de la préfecture du Bas-Mono à voter pour son ” Détia”, le palmier rouge. Un vote utile pour soutenir le développement de cette localité amorcé par l’honorable sénateur, Afangbédji Sédoufia Komlanvi qui a déjà fait ses preuves lorsqu’il était député lors de la précédente législature.

    ‎Ainsi dès l’entame, l’équipe de campagne de la liste de l’Union des Forces de Changement, composée des jeunes dynamiques autour de l’honorable sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi, a sillonné les cantons, villages et les hameaux les plus reculés à travers la caravane.

    ‎Les candidats de l’UFC ont utilisé plusieurs stratégies de charme, notamment le porte à porte, les meetings d’explications et de sensibilisation , les causerie-débats, les matchs de gala de football etc. pour toucher le plus grand nombre d’électeurs et surtout les jeunes en âge de voter.

    ‎Partout ils sont passés, le sénateur et sa suite ont été accueillis dans une ambiance festive. Le message est le même. ” Votez pour les candidats de la liste de l’Union des Forces de Changement, la liste UFC qui rassure le développement de la Commune du Bas-Mono 2. Cette Commune qui regorge de potentialités pour son essor”.

    ‎Pour l’honorable sénateur Afangbédji Sédoufia Komlanvi, rien ne peut justifier l’état de non avancement dans lequel leur préfecture, en particulier leur milieu le Bas-Mono 2, se trouve aujourd’hui. ” Les élections municipales sont différentes des autres élections. Ce sont les populations elles-mêmes qui décident de leur niveau de développement à base. C’est pourquoi, il est important pour chaque citoyen en âge de voter d’aller accomplir sn devoir civique le jeudi 17 juillet prochain”, lance-t-il à ses frères et soeurs de la localité.

    Et d’enchaîner: “En le faisant, en portant vos choix sur la liste UFC, c’est exprimer votre sens de responsabilité afin de sortir de la pauvreté”.

    La tête de liste de l’UFC Bas-Mono 2 rassure les uns et les autres que plusieurs projets de développement de la Commune du Bas-Mono 2 sont en attente pour le bonheur de la population de cette localité dont particulièrement les jeunes à la recherche du travail. ” Vous nous connaissez. Nous sommes nés ici. Vos préoccupations sont les nôtres. Nous vivons au quotidien tous les mêmes problèmes. Votez massivement la liste UFC et dès que nous prendrons la tête de l’exécutif de la Marie, nous ferons beaucoup de choses pour vous sortir de léthargie actuelle.

    Justin ANANI

  • Ensemble on peut mieux défendre les droits des femmes

    Ensemble on peut mieux défendre les droits des femmes

    Pour une meilleure promotion des droits des femmes et des filles, Alliance Droits et Santé “appelle à des actions concrètes” après que la Convention de l’Union africaine a été adoptée.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Lutte contre les violences : Alliance Droits et Santé appelle à des actions concrètes suite à l’adoption de la Convention de l’Union Africaine

    Malabo le 7 juillet 2025. L’adoption  en février dernier, de la Convention de l’Union Africaine sur l’Élimination de la Violence à l’égard des Femmes et des Filles marque une avancée historique pour les droits des femmes en Afrique. Toutefois, Alliance Droits et Santé alerte : sans engagement politique fort, cadre juridique harmonisé et financements durables, cette convention restera lettre morte.

    L’organisation exhorte les gouvernements des six pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal) et les autres pays à mettre en œuvre des plans d’action nationaux budgétisés, multipartites et efficaces, pour assurer une prise en charge intégrale et coordonnée des survivantes de violences basées sur le genre (VBG). Ces actions doivent inclure la prévention, la protection, l’accès à la justice et la réinsertion socio-économique.

    Chaque jour de retard expose davantage de femmes et de filles à des violences inacceptables. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action.

     Alliance Droits et Santé formule trois recommandations stratégiques pour des politiques efficaces :

    1. Renforcer les cadres juridiques et la protection des survivant·e·s : Harmoniser les lois nationales avec les engagements régionaux et internationaux, criminaliser toutes les formes de VBG et garantir un accès simplifié à la justice pour les survivantes.

    2. Accroître les financements dédiés à la lutte contre les VBG : Allouer des budgets nationaux pluriannuels, impliquer le secteur privé africain via la RSE, et créer des fonds dédiés, transparents et suivis.

    3. Améliorer la coordination et le partage des données : Mettre en place des mécanismes de coopération entre acteurs, digitaliser les données, renforcer les centres spécialisés et former les professionnel·le·s de terrain.

    Alliance Droits et Santé appelle les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, la société civile, les mouvements féministes et le secteur privé à unir leurs efforts pour bâtir une Afrique de l’Ouest où chaque femme et chaque fille vit librement, en sécurité et avec dignité.

    ENSEMBLE POUR LES DROITS DES FEMMES ET DES FILLES !

    L’heure est à l’action. L’heure est à la ratification.

    Lien du document de positionnement de l’Alliance Droits et Santé : https://drive.google.com/file/d/1lxqipCgZe8JEx_YnTXtgzeq-xxm5PIGJ/view?usp=sharing

  • Père Séverin Gakpé, un prêtre togolais “affamé”

    Père Séverin Gakpé, un prêtre togolais “affamé”

    Le prêtre Père Séverin Gakpé, en marge de la célébration de ses 70 ans, lance “un coup de gueule ” par rapport à la situation sociopolitique qui prévaut actuellement dans son pays, le Togo.

    Déclaration du Père Séverin GAKPE sur la situation socio-politique au Togo

    Déclaration d’un togolais affamé

    Aujourd’hui, 13 juillet 2025, je célèbre le jour d’incidence de mes 70 ans de naissance. A cette occasion, j’ai décidé de faire une déclaration sous forme de coup de gueule en face de la situation socio-politique que nous vivons au Togo.

    1/ préliminaires

    En guise de préliminaires, je précise que cette déclaration jaillit de mon cœur et de l’amour que j’ai pour ce pays que j’ai hérité de l’amour fou de Dieu. Mon désir est de participer à la quête de bien pour mon peuple. Je me situe dans la lignée des prophètes, et plus particulièrement de Jérémie qui dénonce le mal où qu’il se trouve, d’Elie face à Acab et à son épouse Jésabel, et de Jean Baptiste qui a osé dire à Hérode que prendre la femme de son frère était mauvais. Ils ont été persécutés, j’en ai conscience. Mais j’ai conscience aussi qu’à 70 ans, on n’a plus peur de la mort, mais on se prépare à la mort.

    Pour faire cette déclaration, je n’ai pas demandé l’autorisation de mon évêque. C’est dire que mes propos n’engagent ni l’église, ni de personne d’autre que moi. Mais je sais que Jésus a qualifié Hérode de renard, alors que nous croyons qu’il est sans péché. Il a traité les Pharisiens d’hypocrites, et cela ne lui est pas compter comme péché.

    Habituellement, on nous rabâche cette pensée selon laquelle les prêtres ne doivent pas faire de politique. Ceux qui se réfugient derrière cette affirmation pour nous envoyer dans nos sacristies n’ont rien compris : Ce que l’église interdit aux prêtres, c’est de prendre la tête d’un parti politique, de briguer de postes politiques. Mais, nous avons le droit de dénoncer le mal où qu’il se trouve. Je sais que, parmi les gérants de la chose publique, beaucoup ont reçu le baptême ; et c’est nous qui les avons baptisés. Dès lors ils sont nos fils et filles dans la foi. Et quel est le fils ou la fille à qui le papa ne donne pas de leçons ?

    Je voudrais rappeler à tous et à chacun que nous sommes prêtres, mais que nous ne sommes pas bêtes. Beaucoup de politiciens ont fait le séminaire et ils savent l’importance de l’intellect chez nous. A ce propos, je signale que ma thèse de doctorat soutenu le 08 décembre 2003 chez les jésuites du Centre sèvres de Paris porte sur l’autorité. Je me crois dont outillé pour apporter mon point de vue dans un domaine aussi confus et touffus que la politique mal vécue.

    Je déclare solennellement que je ne suis pour personne, ni contre personne. Je suis contre le mal et les forces de nuisances ; je suis du côté du bien, de la paix, de la justice. Je suis du côté de mon peuple qui a faim, faim de pain, faim de justice, faim de paix. C’est dans ce sens que j’oriente la présente déclaration.

    Et maintenant, entrons dans le vif du sujet.

    2/ La vie de la nation

    Le Togo appartient à tous les togolais ; pas seulement aux gouvernants, pas seulement à l’apposition. Le Togo n’appartient pas non plus aux gouvernants et à l’opposition réunis. Le Togo appartient aux togolais, à tous les togolais.

    Il y a une chanson que nous exécutions par le passé, chanson dans laquelle nous disions à peu près ceci ; « Le Togo était un ballon que tout le monde jouait… ». Ma question est de savoir si le Togo devait rester un ballon que les gouvernants et l’opposition doivent se renvoyer. Faudra-t-il que les gouvernants et l’opposition continuent de se jouer des togolais dans leurs intérêts égoïstes ? Le temps n’est-il pas venu de donner un carton rouge à ces deux protagonistes qui s’arrangent pour nous pourrir la vie ? Ne l’oublions pas ; ils ont des lieux de rencontre, dans leurs différentes loges dans lesquelles se prennent les décisions dans notre dos. Cela doit cesser.

    3/ Interpellation des gouvernants

    C’est vous qui détenez les clés de la vie du pays. Souffrez que je m’adresse à vous en premier lieu.

    a/ Chers gouvernants, est-ce que vous savez que votre peuple a faim de pain et de paix ? Est-ce que vous écoutez les gémissements de votre peuple ? Si non, je vous annonce que le peuple a faim, pendant que vous vous occupez de vos ventres et de vos bas ventres. Comment pouvez-vous vous satisfaire de gouverner un peuple d’affamés, et de tout faire pour le maintenir dans cet état ? Dites, sérieusement, vous êtes contents de vous ? Êtes-vous fiers de l’état de votre peuple ? Des jeunes sortent de nos universités, et c’est pour devenir des conducteurs de taxi-motos. En conséquence, ils sont aigris, ils insultent tout le monde sur la route, parce qu’ils cherchent sur qui déverser leur colère. Et ça ne vous dit rien ?

    b/ Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Qu’est-ce que vous prévoyez pour ce peuple ? Quel bonheur pour lui ? J’ai l’impression que vous vous comportez plus comme des gardiens de cimetières que comme des porteurs d’espérance. Quel avenir pour le peuple, quand votre avenir à vous, c’est de tout faire pour prolonger votre survie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit :

    vous avez commis des actes répréhensibles, et vous avez peur qu’on vous juge demain, et vous voulez donc éviter que demain advienne…

    vous avez peur de l’avenir de vos nombreuses progénitures, et vous n’avez pas fini d’amasser pour eux pendant que le peuple, vrai et unique propriétaire des biens du pays meurt de faim.…

    4/ Interpellations à l’opposition

    Chers membres des partis d’opposition, quelle est la mission réelle d’une opposition que se respecte ? Il s’agit, selon moi, de dénoncer le mal que font les gouvernants : mais il faut aussi nous proposer des projets de gouvernement qui vont dans le sens du bonheur du peuple. Mais j’ai l’impression que votre projet de gouvernement consiste à répéter à longueur de journée que cette famille est au pouvoir depuis trop longtemps et qu’elle doit dégager. Peut-on appeler cela projet de gouvernement ? Ne voyez-vous pas que ces propos sont de nature à encourager cette famille à s’accrocher ; « j’y suis et j’y reste » ?

    Autre chose : lorsque l’on vous donne des conseils, vous raidissez le coup et arrondissez le dos. A ce propos lorsque vous allez aux négociations en vous fermant aux mêmes négociations, que pensez-vous obtenir de ceux qui détiennent, à tort ou à raison, la force physique ? Echec bien sûr. Lorsque vous déposez des amendements à des lois en disant que tout doit passer, ne voyez-vous pas que vous apportez de l’essence au feu que vous prétendre éteindre ? Mgr Barrigah ne vous a-t-il jamais reproché cela. Qu’en avez-vous fait ?

    5/ Les lois et leur respect

    Les lois que l’on se donne dans une nation digne de ce nom doivent être respectées, sauf si elles sont iniques. Mais, qui respectent quelle loi au Togo, à part la loi du plus fort ? Des jeunes sortent pour crier leur ras-le-bol, on les tabasse sous prétexte qu’ils ne respectent pas la loi. De quelle loi parle-t-on ? Vous ne savez pas ce qu’on appelle soulèvement populaire ? Dites moi à quelle loi obéit un soulèvement populaire.

    En réalité, n’est-ce pas vous-mêmes qui nous donnez l’exemple de violation de la loi ? Des députés à mandat épuisé prennent, contre toute attente une décision qui engage si gravement l’avenir du pays. Pourquoi ? Pourquoi ne pas attendre la législature qui s’annonçait ? Qu’est-ce qui était si urgent ? On vous appelle à la retenue, vous foncez. Et c’est ainsi que vous violez la conscience du peuple que vous voulez servir. Vous violez la loi, les jeunes violent la loi et le peuple est violé en permanence. Et tout le monde sait que le viol laisse des empruntes psychologiques indélébiles. Vous êtes devenus des gérants d’un peuple violé pas vous-mêmes.

    Ces propos ne concernent pas seulement les gouvernants. Quand des juges faussent le jugement pour des intérêts inavouables, est-ce sur l’ordre du président ? Quand un responsable profite de sa situation sociale pour brimer ses administrés, les terroriser, et leur voler leurs biens, est-ce sur l’ordre des gouvernants ? Quand des chefs de partis ne rendent pas compte à leurs militants de la gestion des biens du parti, est-ce sur l’ordre des gouvernants ? Les maires issus de l’opposition peuvent-ils dire, la mais sur le cœur, qu’ils sont clairs dans la gestion de leurs mairies et autres municipalités ? finalement, les gouvernants volent, l’opposition vole, et c’est le peuple volé en permanence qui meurt de faim. Nous avons faim.

    6/ Le courage politique

    Faire la politique, qu’on soit gouvernant ou dans l’opposition, cela appelle à un courage politique. La peur de la mort, dans ce contexte, est une lâcheté. Je sais (je ne dis pas que je pense) que des personnes engagées dans le gouvernement de la chose publique ont élaborés des projets pour ce peuple, mais ont été menacés de mort. Récemment, le Pape a béatifié un jeune congolais tué, simplement parce qu’il s’opposait à l’entrée de produits avariés sur le sol de son Congo bien-aimé. Êtes-vous capable d’en faire autant ? Le dossier est bien avancé dans les démarches en vue de la béatification de l’ancien président Julius Nyéréré… Peut-il en être ainsi dans notre pays ?

    Permettez un message personnel au Président :

    Monsieur le président, je vous en prie à genou : Vos conseillers ne sont pas Dieu le grand père. Ce sont pas non plus des conseillers spirituels de l’Esprit Saint. Ne les écoutez pas toujours ; faites votre propre discernement. Leurs conseils sont souvent en fonction de leurs propres intérêts. Ils ont leurs ventres à protéger et à remplir

    Oui, vous êtes un être humain capable de faire des erreurs et de mauvais choix. Je vous invite pourtant à éclairer votre conscience en vous appuyant sur la foi, et à l’écouter. Laissez l’Esprit Saint vous guider. Ecoutez-le, je vous en prie. Vous savez ce que je dis. Vous savez ce dont je parle… Il n’est pas normal qu’un autre vienne réparer ce que vus aviez prévu réparer. A bon, entendeur, demi-mot suffit…

    Ceux qui vous entourent vont s’énerver contre moi…Mais j’ai 70 ans aujourd’hui et, je le répète, à 70 ans, on n’a plus peur de la mort, on se prépare à la mort.

    Une observation avant de tendre vers la fin : Les appels des Evêques.

    7/ Les appels des évêques

    Cette déclaration je l’ai située dans les appels des Evêques du Togo. Avant d’être prêtre, je suis chrétien et j’ai mal chaque fois les Evêques tirent la sonnette d’alarme et que l’on prend un vilain plaisir d’ignorer leurs propos.

    Vous savez, les prêtres ont accès à la conscience de gens. On nous fait confiance et on nous parle. Nous sommes des dépotoirs sur lesquels des affamés de tous bords et des constipés de tous horizons jettent leurs ras-le bol, leurs coups de gueule. Nous savons ce que les gens ne peuvent dire, mais qu’ils vivent dans le silence de leurs cœurs endoloris. Et cela, par des gens venus de tous horizons ; gouvernants, opposants, togolais lambda… Nous sommes tenus au secret, mais quand, sans trahir les secrets, nous vous disons de faire attention, ne vous entêtez pas.

    J’invite ici les uns et les autres à relire tous les appels de nos Evêques, et les résultats obtenus quand ces appels ont été rejetés. Lorsque les prophètes, les vrais, parlent au nom de Dieu, ceux qui ne les écoutent pas sont responsables des conséquences… Ne l’oublions pas.

    8/ Un dernier appel

    Mon coup de gueule est un cri du cœur en faveur de mon peuple. Gouvernement et opposition, arrêtez de nous tourner en bourrique. Arrêter de faire passer vos intérêts personnels et mesquins dans les sillons si profonds que vous tracez sur le dos déjà meurtri de votre peuple. Nous avons faim de pain, nous avons faim de paix. Nous voulons vivre, vivre enfin. Et c’est ici que me vient à l’esprit ce chant d’Alpha Blondy à un moment de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire : « Houphouët, Gbagbo, attendez-vous ».

    Que cet appel soit entendu et que la vie soit. Le bonheur aussi, mais surtout la paix. C’est le cadeau que je vous demande de donner au peuple togolais en ce 70ème anniversaire de ma naissance dans un pauvre petit village demeuré pauvre aujourd’hui encore.

    Nous avons faim. Permettez-nous de manger à notre faim. C’est tout ce que nous demandons. Et je crois que nous pouvons vous le dire … On ne peut frapper un enfant et l’empêcher de pleurer. Donnez-nous pain et paix.

    Et que « L’Eternel bénisse le Togo et, de ses enfants les conducteurs… »

    Séverin Mawulolo GAKPE

    Togolais affamé de pain et de paix

    Prêtre de l’archidiocèse de Lomé – Togo 🇹🇬

    Chancelier

  • Manifestations au Togo : mandats d’arrêt contre des blogueurs et des artistes

    Manifestations au Togo : mandats d’arrêt contre des blogueurs et des artistes

    A la fin de juin, des manifestations ont eu lieu à Lomé contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. Les autorités togolaises viennent de lancer des mandats d’arrêt contre des membres du Mouvement du 6 juin, ayant appelé à manifester.

    Les autorités togolaises ont annoncé mercredi 9 juillet avoir émis des mandats d’arrêt visant les blogueurs et artistes du Mouvement du 6 juin (M66), appelant depuis le début de juin à des manifestations contre le pouvoir.

    « Quand on lance un mandat d’arrêt international, il doit y avoir une suite et soyez rassurés que nous irons jusqu’au bout », dit le ministre de la sécurité, le colonel Calixte Madjoulba, avant d’ajouter « quel que soit l’endroit où ils résident, on ira les chercher ».

    Plusieurs manifestations meurtrières ont eu lieu à la fin de juin pour contester des arrestations de personnalités critiques envers le gouvernement, la hausse du prix de l’électricité ou encore la réforme constitutionnelle de 2024, qui permet au président, Faure Gnassingbé, de consolider son pouvoir

    « Grande marche pacifique »

    « Nous sommes dans un Etat de droit et le respect de la loi n’est pas une option. La loi s’impose à tous. Les manifestations non déclarées, les actes de vandalisme, les appels au désordre ne peuvent en aucun cas être considérés comme des formes acceptables d’expression démocratique », dit le ministre de l’administration territoriale, le colonel Hodabalo Awaté.

    L’opposition et la société civile accusent les forces de l’ordre d’avoir causé la mort de sept personnes lors des manifestations à Lomé. De son côté, le gouvernement a fait état de cinq décès, la plupart « par noyade ». Ils ont dénoncé des « tentatives de récupération malheureuses ». Le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire contre X pour « élucider davantage les circonstances et les causes exactes » de ces décès.

    En hommage aux victimes, des organisations et partis d’opposition prévoient des journées de prières à compter du 11 juillet et ont appelé à des manifestations. « Nous allons organiser une grande marche pacifique, citoyenne et silencieuse à travers des artères de Lomé », a déclaré le porte-parole du Front citoyen Togo debout, David Dosseh. Le cortège ira jusqu’à la lagune de Bè, où certains corps ont été repêchés.

    Avec AFP


  • Au Togo, Opposants et OSC célèbrent “la mémoire des victimes” de juin

    Au Togo, Opposants et OSC célèbrent “la mémoire des victimes” de juin

    Des opposants et Organisations de la société civile décident de ” célébrer la mémoire ” des Togolais tombés lors des répressions des manifestations des 26, 27 et 28 juin à Lomé et dans ses environs.

    CONFERENCE DE PRESSE

    “Jusqu’à quand la violence d’État au Togo ?”

    Déclaration liminaire

    Chers compatriotes,

    Depuis des décennies, notre pays, le Togo, est le théâtre d’une stratégie de la terreur mise en place par le régime RPT/UNIR, pour étouffer les aspirations démocratiques et briser l’élan de notre peuple résolument tourné vers la liberté, la souveraineté et la justice. Cette violence d’État a conduit à un lourd tribut humain fait de nombreuses victimes innocentes, des femmes, des hommes, même des enfants, fauchés dans leur espoir, torturés ou assassinés, leurs familles à jamais dévastées par la douleur.

    Chers concitoyens,

    Souvenons-nous de David Ahlonko Bruce, ancien chef de cabinet de feu Mgr Kpodzro, président du parlement de la transition, enlevé en septembre 1994, devant ses enfants qu’il conduisait à l’école ce matin du 6 septembre. Sa voiture prise en étau par deux cars militaires, un devant et l’autre derrière, non loin de l’Etat-major des F.A.T., il fut embarqué dans l’un des deux véhicules militaires et n’a plus jamais été revu.

    Souvenons-nous de Anselme Sinandare, de Douti Sinalengue, tués en 2013 à Dapaong, souvenons-nous de Rachad Agrigna-Maman à Bafilo, de Abdoulaye Yacoubou à Mango, tués en 2017, souvenons-nous de Joseph Zoumekey à Bè-Kpota, de Moufidou Idrissou et de Nawa Ino Tchakondo à Togblécopé, tués en 2018. Tous des enfants, tous assassinés par la brutalité de la dictature togolaise ! La liste des martyrs est longue, sans compter les nombreux anonymes jonchant le long chemin du peuple togolais en quête de liberté.

    « Plus jamais ça sur la Terre de nos aïeux… » et pourtant les morts continuent encore de s’égrener ! « Plus jamais ça sur la Terre de nos aïeux… » mais la justice togolaise n’a jamais démontré sa volonté d’identifier et de condamner les coupables qui courent toujours.

    Même si le pouvoir cherche à faire oublier ces martyrs, nous ne les oublierons pas. Les Nations Unies et Amnesty International ont cette année encore, interpellé le régime RPT/UNIR par rapport à la disparition de David Ahlonko Bruce, 31 ans après cet acte de gangstérisme d’Etat.

    Nous nous souviendrons d’eux, comme des martyrs dont le sang innocent doit unifier et galvaniser notre lutte pour définitivement mettre un terme à l’exception togolaise. Un régime violent, une politique de répression implacable à l’égard des citoyens ou même de parlementaire étranger (Guy Marius Sagna ne nous démentira pas), une politique de déconstruction et de destruction de la cohésion nationale.

    Chers compatriotes, il y a quelques jours encore, notre pays a vécu une répétition macabre de l’histoire. Une répression aveugle, des cadavres dans la lagune, des journées d’exactions, de brutalité policière, de violations de domicile, d’arrestations arbitraires, de passage à tabac de passants, même de femmes par des hommes, nombreux, en uniformes, qui ont déversé leur bestialité sur de pauvres citoyens. Sept morts, bien comptés, par nos camarades qui ont eu le courage de sillonner Lomé en ces moments critiques, alors que des miliciens à la solde du régime et des éléments des forces de l’ordre étaient fortement déployés sur le terrain pour semer la terreur.

    Les réactions officielles, loin de reconnaître la gravité des faits, tendent à les banaliser ou à les travestir. Aucune compassion à l’égard des victimes ou des familles, on parle même d’images générées par l’IA, on parle de morts par noyade affirmant la présence sur les lieux de professionnel de santé, pensant bêtement que cela suffirait à faire passer cette maladroite thèse de la noyade. On affirme qu’il y a eu deux morts, puis on reconnait difficilement cinq victimes, avec l’espoir que les deux derniers corps n’ayant pas été identifiés, la dictature ne sera comptable “que” de cinq meurtres.

    Les ministres se succèdent pour tenter d’imposer une lecture biaisée des événements, de faire passer les victimes pour des coupables et d’ailleurs notre système de justice vient de condamner quelques dizaines de manifestants à des peines de prisons alors que les assassins, des miliciens sans foi ni loi continuent de sillonner allègrement les rues de la cité.

    Chers compatriotes, aujourd’hui, la société civile et ses partenaires, ainsi que le peuple togolais tout entier adressent toute leur compassion la plus sincère et leur solidarité indéfectible aux familles éplorées. Nous pleurons avec les familles ces fils et filles de la nation, morts pour la défense des valeurs de démocratie, d’État de droit, de respect des libertés individuelles et collectives, de justice, de dignité.

    Nous lançons un appel solennel afin que de tels actes ne se reproduisent plus jamais sur la Terre de nos aïeux. Notre mémoire collective se doit de rester vive, notre vigilance intacte, et notre engagement total. Que personne n’oublie ces martyrs !

    Nous voulons, avec le soutien et à l’initiative de nos frères et sœurs de la diaspora réunis dans PYRAMIDE Togo, leur rendre hommage. Le lundi 14 juillet 2025, une marche citoyenne pacifique va sillonner des rues de la capitale. Tous vêtus de noir, couleur du deuil dans notre pays et dans un cortège silencieux, nous allons nous rassembler à partir de 11H à Bè Kodjindji. Le cortège s’ébranlera ensuite en direction de la lagune de Bè qui sera le point de chute. A midi, nous demanderons à la ville de s’arrêter durant une minute, nous demanderons aux églises de faire sonner les cloches et à ceux qui sont dans leurs véhicules de faire tonner les klaxons.

    Mais avant cela, nous allons demander des prières musulmanes le vendredi 11 juillet, des prières chrétiennes le dimanche 13 juillet. Et à partir du vendredi 11, que la couleur noire soit partout dans la ville. C’est notre désobéissance à un régime qui ne représente plus les aspirations du peuple souverain.

    Peuple togolais, nous devons ensemble célébrer la mémoire des victimes, ensemble soutenir les familles, ensemble témoigner notre reconnaissance. Car, ils sont morts pour que vive la liberté, pour que notre nation retrouve enfin sa dignité et son droit à un avenir juste et équitable.

    Le peuple n’oubliera pas.

    Fait à Lomé, le 09/07/2025

Radio Renouveau228

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