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  • SEQUOIA Pressing : l’expertise textile au service de vos vêtements

    SEQUOIA Pressing : l’expertise textile au service de vos vêtements

    À Lomé, prendre soin de ses vêtements ne relève plus seulement du confort : c’est aussi une manière de préserver son image, de prolonger la durée de vie de ses tenues et de gagner un temps précieux. À Kégué, SEQUOIA Pressing, spécialiste de l’entretien textile, propose une gamme de services destinée aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.

    Une offre complète pour prendre soin de vos textiles

    SEQUOIA Pressing propose plusieurs prestations adaptées aux différents besoins de sa clientèle. Au menu : nettoyage à sec, blanchisserie fine et industrielle, repassage simple, nettoyage et pose de rideaux, retouche, nettoyage de chaussures et traitement spécifique des taches.

    Cette diversité permet aux clients de confier leurs différents articles à un même professionnel. Les vêtements délicats comme les pièces du quotidien peuvent ainsi bénéficier d’un traitement approprié, avec l’objectif de préserver leur qualité et leur aspect.

    Faire appel à un pressing spécialisé constitue également une solution pratique pour ceux qui souhaitent éviter les mauvaises manipulations susceptibles d’endommager certains tissus. Avec son savoir-faire dans le domaine textile, SEQUOIA Pressing entend offrir à chaque client un service adapté à la nature de ses articles.

    Un service pensé pour vous faire gagner du temps

    L’un des principaux atouts de SEQUOIA Pressing réside également dans la praticité de ses services. L’établissement accueille sa clientèle du lundi au samedi, avec une large plage horaire. Les clients peuvent par ailleurs bénéficier d’un service de ramassage et de livraison, particulièrement utile pour les personnes ayant un emploi du temps chargé.

    Solliciter les services de SEQUOIA Pressing, c’est donc choisir une solution de proximité pour entretenir ses vêtements, chaussures, rideaux et autres textiles tout en gagnant du temps. L’enseigne met son expertise au service des clients qui souhaitent conserver des articles propres, soignés et présentables.

    À Lomé, prendre soin de ses vêtements ne relève plus seulement du confort : c’est aussi une manière de préserver son image, de prolonger la durée de vie de ses tenues et de gagner un temps précieux. À Kégué, SEQUOIA Pressing, spécialiste de l’entretien textile, propose une gamme de services destinée aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.

    Pour un vêtement à nettoyer, une retouche à effectuer, une tache à traiter ou encore des rideaux à entretenir, SEQUOIA Pressing se présente comme une adresse à privilégier à Kégué.

    SEQUOIA PRESSING – Vos textiles entre de bonnes mains

    Adresse : Lomé – Kégué, en face de la Fédération togolaise de football (FTF)
    Téléphones : +228 90 96 10 25 / 70 76 76 56 / 98 56 74 73
    E-mail : sequoiapressing@gmail.com
    Horaires : Lundi au samedi, 7h00 à 19h45
    Service : Ramassage et livraison disponibles

  • Maisons russes en Afrique : pourquoi le Togo figure dans le nouveau dispositif de Moscou

    Maisons russes en Afrique : pourquoi le Togo figure dans le nouveau dispositif de Moscou

    Lomé fait partie des huit pays africains retenus par la Russie pour accueillir de nouvelles « Maisons russes », dans le cadre d’un réseau destiné à développer les échanges culturels, éducatifs et linguistiques avec le continent.

    La Russie poursuit son implantation culturelle en Afrique. L’agence fédérale Rossotrudnitchestvo, chargée de la coopération et de la présence culturelle russe à l’étranger, vient d’annoncer de nouveaux partenariats avec des organisations locales dans huit pays africains. Le Togo figure parmi les bénéficiaires de cette nouvelle vague, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Mali, du Kenya, de Madagascar, de São Tomé-et-Príncipe et de la Sierra Leone.

    Cette annonce intervient alors que le projet d’une Maison russe au Togo était déjà engagé depuis plusieurs mois. En mai 2026, le ministère togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts avait confirmé la perspective de création de cette structure, en partenariat avec Rossotrudnichestvo et l’organisation russe ANO Eurasia. Le futur centre doit notamment répondre à la demande croissante d’apprentissage du russe, faciliter l’accès aux opportunités d’études en Russie et favoriser les échanges culturels entre les deux pays.

    Le Togo, un terrain déjà préparé

    Le choix du Togo ne semble donc pas relever d’une simple opération d’implantation géographique. Lomé dispose déjà d’un environnement local favorable au développement de la coopération russo-togolaise. En juin dernier, l’Association Alternative russo-togolaise (ART/AART) a officiellement inauguré son siège dans la capitale. L’organisation mène notamment des activités d’apprentissage du russe, d’échanges culturels et d’accompagnement de candidats togolais souhaitant poursuivre leurs études en Russie.

    Le gouvernement togolais s’est également montré favorable à cette présence culturelle. Le ministre Isaac Tchiakpé a présenté la Maison russe comme un possible levier pour développer la coopération dans l’éducation artistique, la musique, la littérature, le cinéma, ainsi que dans la conservation et la transmission du patrimoine. Cette convergence entre une demande locale et une volonté politique constitue un élément important pour comprendre la place accordée au Togo dans le nouveau dispositif russe.

    Une présence russe qui dépasse la culture ?

    L’installation de cette Maison russe intervient dans un contexte plus large de rapprochement entre Lomé et Moscou. En novembre 2025, Faure Gnassingbé avait rencontré Vladimir Poutine au Kremlin, les deux dirigeants affichant leur volonté de renforcer les relations bilatérales dans les domaines diplomatique, commercial, économique et du capital humain.

    La dynamique s’est poursuivie sur le plan diplomatique. En juillet 2026, le ministère russe des Affaires étrangères indiquait que le processus d’ouverture d’une ambassade russe à Lomé se trouvait à un stade avancé.

    Dans ce contexte, la future Maison russe peut être considérée comme une nouvelle pièce de la présence russe au Togo. Officiellement, elle aura vocation à promouvoir la langue, les sciences, l’art et les échanges éducatifs. Mais le déploiement de ces structures en Afrique intervient aussi dans un contexte de compétition croissante entre puissances pour l’influence sur le continent. Plusieurs observateurs occidentaux et ukrainiens ont ainsi mis en garde contre leur possible utilisation comme instruments d’influence politique et informationnelle. Ces accusations, qui concernent le réseau russe dans son ensemble, ne constituent toutefois pas en elles-mêmes une preuve d’activités similaires au Togo.

    Avec la République démocratique du Congo, le Sénégal, le Mali, le Kenya, Madagascar, São Tomé-et-Príncipe et la Sierra Leone, le Togo devient ainsi l’un des nouveaux points d’ancrage de la stratégie culturelle russe en Afrique. Pour Lomé, l’enjeu sera désormais de transformer cette ouverture en véritables échanges dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la formation, tout en préservant ses intérêts et sa souveraineté dans une Afrique devenue un terrain majeur de concurrence géopolitique.

  • Culture et patrimoine : l’OMS appelle à une mobilisation pour des modes de vie plus sains

    Culture et patrimoine : l’OMS appelle à une mobilisation pour des modes de vie plus sains

    Au Togo, la santé et le bien-être psychosocial passent aussi par la valorisation du patrimoine et de la culture.

    Construire un avenir plus sain ne saurait relever du seul secteur de la santé. C’est l’un des enseignements des échanges entre Hamadou Nouhou, Représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Togo, et Isaac Tchiakpe, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Les discussions ont notamment porté sur le rôle que peuvent jouer le patrimoine et la culture dans la promotion de modes de vie sains et du bien-être psychosocial.

    Cette rencontre met en lumière la nécessité d’une approche convergente des questions de santé et de bien-être. Au-delà de la prévention et de la prise en charge médicales, les habitudes de vie, l’environnement social et les pratiques culturelles peuvent également contribuer à la qualité de vie des populations.

    La culture, un levier de bien-être

    Le patrimoine et les pratiques culturelles constituent des composantes importantes de l’identité des communautés. Leur valorisation peut contribuer à renforcer les liens sociaux, le sentiment d’appartenance et les espaces de dialogue, autant d’éléments susceptibles de participer au bien-être psychosocial.

    Dans cette perspective, la collaboration entre les acteurs de la santé et ceux de la culture apparaît comme une piste pour développer des actions favorisant des comportements plus favorables à la santé. Elle permet également d’envisager la promotion du bien-être sous un angle plus large, intégrant les dimensions sociales, culturelles et communautaires.

    Pour une mobilisation multisectorielle

    Les échanges entre le représentant résident de l’OMS et le ministre Isaac Tchiakpe illustrent ainsi l’importance d’une mobilisation dépassant les frontières traditionnelles des politiques publiques. Santé, culture, tourisme, éducation, environnement et autres secteurs peuvent être appelés à agir de manière complémentaire pour répondre aux enjeux liés au bien-être des populations.

    Cette approche rejoint l’idée selon laquelle la construction d’un avenir plus sain nécessite l’implication de plusieurs acteurs et la mise en commun des expertises. Au Togo, le rapprochement entre le secteur sanitaire et celui de la culture pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives pour faire du patrimoine et des pratiques culturelles des outils au service de la santé et du bien-être psychosocial.

    À travers ces échanges, l’OMS et le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts affichent en tout cas une volonté de renforcer la réflexion autour de cette convergence entre culture, patrimoine, santé et qualité de vie.

  • Golfe 4 : Assad Mohamed Kadi met l’éducation au cœur de son engagement

    Golfe 4 : Assad Mohamed Kadi met l’éducation au cœur de son engagement

    À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le conseiller municipal Assad Mohamed Kadi a apporté son soutien à des familles du Golfe 4 en offrant des kits scolaires à plusieurs élèves. La cérémonie de remise s’est déroulée mardi 8 septembre 2026 à l’École primaire catholique de Bassadji, en présence notamment de ses collègues Gérald Djossou, du Golfe 4, et Ameognine Miwonougnui Dodji, du Golfe 1.

    Un geste pour soulager les parents

    L’initiative intervient dans un contexte où de nombreux parents peinent à réunir les moyens nécessaires pour préparer la rentrée de leurs enfants. Les kits distribués, composés notamment de cahiers, stylos, règles et gommes, ont bénéficié à des écoliers ainsi qu’à des élèves du collège issus de plusieurs quartiers, notamment Bassadji, Biossé et Lom-Nava.

    Pour Assad Mohamed Kadi, ce geste répond à une double motivation : exprimer sa reconnaissance aux électeurs qui lui ont accordé leur confiance lors des élections municipales de juillet 2025 et contribuer, à son niveau, à alléger les dépenses des familles.

    « Je n’ai pas grand-chose pour les remercier de m’avoir élu. Mais comme l’éducation des enfants me tient à cœur, j’ai voulu partager ces fournitures et venir en aide aux parents qui éprouvent en ce moment des difficultés à en doter leurs enfants », a-t-il expliqué.

    Au-delà de l’aide matérielle, l’élu municipal entend ainsi rappeler que l’éducation constitue une responsabilité collective. Il a également invité les bénéficiaires à adopter de bons comportements, notamment le respect des parents et des enseignants, l’assiduité à l’école et l’éloignement de la délinquance.

    Vers une initiative appelée à durer

    Pour Assad Mohamed Kadi, cette opération ne devrait pas rester ponctuelle. Son ambition est de renouveler chaque année la distribution de fournitures scolaires afin de toucher davantage d’enfants dans la commune.

    Conscient toutefois de l’ampleur des besoins, il appelle d’autres personnes disposant de moyens à s’engager aux côtés des familles. « Toute personne qui en a la capacité, de venir en aide aux enfants pour que tous puissent aller à l’école et avoir une bonne éducation », a-t-il souhaité.

    À travers cette initiative, le conseiller municipal espère contribuer à réduire le nombre d’enfants laissés en marge de la scolarité et à faire de l’accès aux fournitures scolaires une préoccupation partagée par la communauté.

  • Guérin-Kouka : le SYNJIT alerte après l’enlèvement présumé d’un reporter de Tampa Express

    Guérin-Kouka : le SYNJIT alerte après l’enlèvement présumé d’un reporter de Tampa Express

    Le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) affirme qu’un reporter de Tampa Express a été enlevé le 5 septembre à Guérin-Kouka et demande aux autorités d’ouvrir une enquête sur les circonstances de l’incident.

    Un reporter du journal Tampa Express aurait été enlevé samedi 5 septembre 2026 à Guérin-Kouka, alors qu’il couvrait la fête traditionnelle D’Pontre/N’nidak. L’information émane du Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT), qui a publié un communiqué mardi 8 septembre pour dénoncer les faits et réclamer une enquête.

    Selon le récit du journaliste, repris par le SYNJIT et présenté comme ayant également été confirmé par la direction de Tampa Express, celui-ci aurait été intercepté par plusieurs individus en civil, accompagnés d’un homme en uniforme présenté comme un policier. Il aurait ensuite été contraint de monter dans un véhicule Prado banalisé.

    Le reporter affirme avoir été menotté, avoir eu les yeux bandés et avoir subi des violences durant le trajet. Il aurait par la suite été abandonné dans une zone isolée, à environ 55 kilomètres du lieu où il avait été intercepté.

    Une erreur de personne évoquée

    Toujours selon le témoignage rapporté par le syndicat, les personnes impliquées auraient expliqué avoir fait une erreur sur l’identité de leur cible. Elles auraient indiqué rechercher Francisco Kossi Gbandi Napo-Koura, directeur de publication de Tampa Express et promoteur de Tampa TV.

    Ces déclarations constituent, à ce stade, le récit du journaliste et les éléments communiqués par le SYNJIT. Les circonstances exactes de l’incident, l’identité des personnes impliquées ainsi que les éventuels motifs de l’opération restent à établir par une enquête officielle.

    Le SYNJIT demande une enquête

    Dans son communiqué, le syndicat condamne ce qu’il qualifie d’« enlèvement » et demande aux autorités compétentes de diligenter « une enquête immédiate et rigoureuse » afin d’identifier les auteurs et d’établir les responsabilités.

    Le SYNJIT considère par ailleurs que cet incident constitue une menace pour la sécurité des professionnels des médias et appelle le gouvernement à prendre des mesures pour assurer leur protection dans l’exercice de leur métier.

    Le syndicat sollicite également l’attention des organisations de défense des droits humains, des ambassades et de la communauté internationale sur la situation de la presse indépendante au Togo.

    Le SYNJIT indique enfin rester en état d’alerte et prévient qu’il pourrait appeler les professionnels des médias et les défenseurs des droits humains à des actions de protestation si aucune mesure n’était prise rapidement.

    Le communiqué ne fait pas état, à ce stade, d’une réaction officielle des autorités togolaises concernant les faits rapportés.

  • Mao Zedong : un demi-siècle après sa mort, une figure qui divise encore

    Mao Zedong : un demi-siècle après sa mort, une figure qui divise encore

    Le 9 septembre 1976, Mao Zedong s’éteignait à Pékin à l’âge de 82 ans. Cinquante ans plus tard, son nom demeure indissociable de l’histoire de la Chine contemporaine. Fondateur de la République populaire de Chine en 1949, Mao a profondément transformé son pays, tout en laissant derrière lui un bilan historique extrêmement controversé.

    Né en 1893 dans la province du Hunan, Mao devient l’une des principales figures du Parti communiste chinois. Après des décennies de lutte contre les nationalistes du Kuomintang et l’invasion japonaise, les communistes prennent le pouvoir en 1949. Mao proclame alors la naissance de la République populaire de Chine.

    Son règne est marqué par d’importantes campagnes de transformation économique et sociale. Le Grand Bond en avant, lancé à partir de 1958, devait accélérer l’industrialisation et transformer rapidement la Chine. Mais les politiques mises en œuvre provoquent une catastrophe économique et une terrible famine, faisant des millions de victimes.

    Quelques années plus tard, la Révolution culturelle, lancée en 1966, plonge le pays dans une nouvelle période de bouleversements. Des intellectuels, cadres du Parti, enseignants et simples citoyens sont persécutés au nom de la lutte contre les « ennemis » de la révolution. Les conséquences sociales et humaines de cette période restent profondément marquées dans la mémoire chinoise.

    Malgré ce bilan dramatique, Mao conserve une place particulière dans l’histoire officielle chinoise. Son portrait demeure notamment visible sur la place Tian’anmen et son héritage continue d’être associé à la fondation de la Chine communiste.

    Cinquante ans après sa disparition, Mao Zedong reste donc une figure paradoxale : pour certains, le fondateur de la Chine moderne ; pour d’autres, le responsable de politiques ayant provoqué des bouleversements et des souffrances considérables. Son héritage continue de faire débat, en Chine comme dans le reste du monde.

  • Campagne café-cacao 2026-2027 : le CCFCC célèbre 30 ans d’engagement

    Campagne café-cacao 2026-2027 : le CCFCC célèbre 30 ans d’engagement

    Le lancement officiel de la campagne de commercialisation du café et du cacao 2026-2027, le 4 septembre 2026 au Grand Hôtel du 30 Août à Kpalimé, a pris une dimension particulière. Organisée par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), la cérémonie a également marqué la célébration des 30 ans de cette institution, placée au cœur de la coordination et du développement des filières café et cacao au Togo.

    Trois décennies après sa création, le CCFCC a ainsi profité de l’ouverture de cette nouvelle campagne pour revenir sur son parcours, ses acquis et les défis qui continuent de se poser aux acteurs des filières. Cet anniversaire a constitué un temps fort pour mesurer le chemin parcouru et réaffirmer les ambitions portées pour renforcer la compétitivité, la durabilité et la contribution du café et du cacao à l’économie nationale.

    La cérémonie de Kpalimé a réuni les principaux acteurs du secteur autour des enjeux de développement et des perspectives de la campagne 2026-2027. Au-delà du lancement commercial, cette rencontre a donc été l’occasion de célébrer 30 années d’action du CCFCC au service des filières, dans un contexte où celles-ci doivent continuer à s’adapter aux mutations du marché et aux exigences de durabilité.

    Cette célébration est intervenue à l’issue de l’atelier bilan de la campagne 2025-2026, organisé les 1er et 2 septembre 2026 à Kpalimé. Les participants avaient notamment analysé les résultats de la campagne écoulée, identifié les difficultés persistantes et formulé des recommandations destinées à améliorer les performances des filières.

    En ouvrant ainsi une nouvelle campagne sous le signe de ses 30 ans, le CCFCC entend inscrire cet anniversaire dans une dynamique de continuité, tout en tournant le regard vers les prochaines étapes du développement du café et du cacao au Togo.

  • Café-cacao : le Togo face à l’urgence de redresser ses filières

    Café-cacao : le Togo face à l’urgence de redresser ses filières

    Après une chute brutale des exportations, la campagne 2026-2027 s’ouvre sous le signe de la reconquête, entre lutte contre la contrebande, amélioration de la qualité et nécessité de mieux rémunérer les producteurs.

    Le ton est donné à Kpalimé. En lançant officiellement, vendredi 4 septembre 2026, la campagne 2026-2027 de commercialisation du café et du cacao, le gouvernement togolais a reconnu les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux filières et affiché sa volonté de leur redonner du souffle.

    Les chiffres de la campagne précédente interpellent. Alors que le Togo avait exporté 4 400 tonnes de café et 24 000 tonnes de cacao en 2024-2025, les volumes enregistrés pour 2025-2026 s’établissent respectivement à 2 782 tonnes et 9 070 tonnes. Une baisse significative qui met en évidence l’ampleur du défi pour les acteurs de ces filières.

    À cette contre-performance s’ajoute un autre problème : la présence, notamment dans le Litimé, d’acteurs non professionnels et non enregistrés venus de certains pays de la sous-région. Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique estime que leurs pratiques peuvent dégrader la qualité du cacao et provoquer une surenchère des prix à l’achat. La lutte contre la contrebande devient ainsi un enjeu majeur pour préserver l’organisation du marché.

    La qualité comme arme

    Pour inverser la tendance, les autorités misent sur la qualité et la valorisation du produit togolais. Deux centres de traitement post-récolte de cacao d’excellence ont notamment été inaugurés à Kessibo-Abrewankor et Mpoti-Blitta 3. Leur ambition : produire un cacao haut de gamme susceptible de permettre aux producteurs d’obtenir de meilleurs prix.

    Cette stratégie s’accompagne d’un encouragement à la transformation locale. L’ouverture de la « Maison du café : Le Terroir », à Lomé, participe de cette volonté de promouvoir la consommation des produits dérivés du café et du cacao. Le mois d’octobre, consacré au « Mois du Consommer Local » dans l’espace UEMOA, devrait également servir de vitrine aux productions nationales.

    La campagne intervient par ailleurs au moment où le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao du Togo célèbre ses 30 ans. Le gouvernement salue son rôle dans la régulation et le développement des deux filières, ainsi que ses résultats internationaux, notamment les deux médailles d’or obtenues aux Cocoa of Excellence Awards 2025.

    Désormais, l’objectif est clair : restaurer la performance des filières sans sacrifier les intérêts des producteurs. Le gouvernement insiste sur le respect des procédures, la fiabilité des données et surtout la pratique de prix compatibles avec les coûts mondiaux, afin de garantir une rémunération équitable aux producteurs tout en préservant l’équilibre de la chaîne de valeur.

  • Grossesses précoces, VIH, drogues : la tradition au service de la prévention

    Grossesses précoces, VIH, drogues : la tradition au service de la prévention

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV ont transformé la fête traditionnelle Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi en une tribune de sensibilisation des jeunes aux enjeux de santé et de citoyenneté à Sotouboua.

    À Sotouboua, la fête traditionnelle Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi n’a pas seulement célébré le patrimoine culturel. Pour sa 7ᵉ édition, tenue le samedi 5 septembre 2026 sous le thème « La cohésion sociale pour un développement inclusif de Sotouboua », elle a également servi de cadre à une vaste campagne de sensibilisation sanitaire portée par les jeunes.

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV ont profité de la forte mobilisation populaire pour aller à la rencontre des adolescents, des parents et des communautés. Grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles, VIH/SIDA, drogues et abus d’alcool en milieu scolaire ont figuré au cœur des échanges.

    Dépliants, affiches et banderoles à l’appui, les jeunes membres des Clubs ont privilégié le dialogue entre pairs. Une approche qui fait d’eux non plus de simples bénéficiaires, mais de véritables acteurs de la prévention.

    « Dans la vision du Dr Kodom, il faut profiter des fêtes traditionnelles pour sensibiliser les populations. Les acteurs principaux, ce sont les jeunes eux-mêmes », explique AKPAOU Diyana, président inspectorale des encadreurs SOS DOCTEUR TV, évoquant la vision du professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom.

    La lutte contre les grossesses précoces a notamment occupé une place importante, avec un message centré sur la protection de la scolarité et de l’avenir des adolescentes.

    Au-delà de la santé, les Clubs Santé entendent également former une jeunesse responsable, engagée et capable d’exercer un leadership positif. À Sotouboua, la tradition devient ainsi un nouvel espace de mobilisation citoyenne et de prévention.

  • Guinée : cinq ans après le putsch, Doumbouya a-t-il trahi la promesse faite aux civils ?

    Guinée : cinq ans après le putsch, Doumbouya a-t-il trahi la promesse faite aux civils ?

    Le 5 septembre 2021, les forces spéciales renversaient Alpha Condé, ouvrant une nouvelle page politique en Guinée. Cinq ans plus tard, celui qui avait promis de rendre le pouvoir aux civils dirige désormais le pays en tant que président, avec un bilan qui suscite autant d’espoirs que de critiques.

    Le 5 septembre 2021 reste une date majeure dans l’histoire politique récente de la Guinée. Ce jour-là, des militaires et des éléments des forces spéciales, conduits par le colonel Mamadi Doumbouya, prenaient le contrôle du pays et mettaient fin au régime d’Alpha Condé.

    À la tête du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), Mamadi Doumbouya justifiait alors son intervention par la nécessité de mettre fin à la crise politique et de refonder l’État. Il promettait surtout de ne pas s’éterniser au pouvoir et de conduire le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel.

    Cinq ans plus tard, la promesse de transition a profondément changé de nature. Après avoir dirigé la période de transition, Mamadi Doumbouya est devenu président de la République. La trajectoire du chef militaire illustre ainsi l’évolution d’une transition présentée comme temporaire vers l’installation d’un nouvel ordre politique.

    Des réformes et des réalisations mises en avant

    Depuis son arrivée au pouvoir, les autorités ont mis en avant plusieurs chantiers, notamment dans les infrastructures, la modernisation de l’administration et la transformation économique du pays. Le gouvernement entend également tirer parti des importantes ressources minières de la Guinée pour accélérer le développement national.

    Mais ces avancées sont confrontées à des interrogations sur le respect des engagements initiaux de la transition et sur la place accordée aux forces politiques et à la société civile.

    Une transition devenue présidence

    L’arrivée de Mamadi Doumbouya à la tête de l’État constitue surtout le principal paradoxe de ces cinq années. Le militaire qui avait pris le pouvoir en promettant de le remettre aux civils est désormais lui-même président.

    Le bilan de ces cinq premières années apparaît donc contrasté : des ambitions affichées en matière de développement et de refondation de l’État, mais aussi des interrogations persistantes sur la trajectoire démocratique du pays.

    Cinq ans après le 5 septembre 2021, la Guinée demeure ainsi face à une question centrale : le coup d’État qui devait ouvrir une parenthèse de transition aura-t-il finalement marqué le début d’un nouveau cycle politique durable ?

Radio Renouveau228

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