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  • Hector Sann’do Nammangue, l’éveil d’une plume verte africaine

    Hector Sann’do Nammangue, l’éveil d’une plume verte africaine

    Dans le paysage médiatique africain en pleine mutation, certains noms émergent avec force, portés par une vision claire et un engagement sans compromis. Celui d’Hector Sann’do Nammangue s’impose aujourd’hui comme l’un des visages les plus prometteurs du journalisme environnemental en Afrique de l’Ouest. Sa récente sélection parmi les finalistes des Pan-African Re/Insurance Journalism Awards 2026 vient confirmer une trajectoire déjà remarquable.

    Voix togolaise qui résonne sur le continent

    Parmi 184 candidatures issues de tout le continent, il figure dans la catégorie de la meilleure production francophone en réassurance. Une reconnaissance qui dépasse le simple cadre individuel : elle symbolise l’entrée progressive du journalisme togolais dans les sphères d’excellence continentales, encore largement dominées par les pays anglophones.

    Parcours façonné par la rigueur et la passion

    Formé à l’Université de Lomé, au sein de l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts (ISICA), Hector Sann’do Nammangue a très tôt orienté sa carrière vers des thématiques exigeantes. Là où beaucoup choisissent des terrains plus généralistes, lui opte pour des sujets complexes, souvent techniques, mais essentiels : le climat, les risques et le développement durable.

    Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une conviction profonde : celle que l’information peut être un levier de transformation sociale. En fondant Vert-Togo, premier média numérique togolais dédié à l’environnement et à l’économie verte, il pose les bases d’un journalisme engagé, accessible et résolument tourné vers l’avenir.

    Innovation au cœur de sa démarche journalistique

    Ce qui distingue Hector Sann’do Nammangue, c’est sa capacité à croiser les disciplines. À la frontière entre journalisme environnemental et data journalisme, il développe une approche analytique qui éclaire des enjeux souvent mal compris.

    Ses productions ne se contentent pas de relater des faits : elles expliquent, contextualisent et anticipent. Il s’intéresse particulièrement aux liens entre changement climatique et systèmes assurantiels, un champ encore peu exploré en Afrique. À travers ses analyses, il met en lumière les défis de la résilience, de l’adaptation et de la gestion des risques dans des sociétés fortement exposées aux aléas climatiques.

    Acteur engagé au-delà

    Au-delà de son travail de journaliste, Hector Sann’do Nammangue joue un rôle structurant dans l’écosystème médiatique togolais. En tant que président de l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E), il fédère une nouvelle génération de professionnels autour des enjeux écologiques.

    Son engagement est également pédagogique. Formé par la Cellule Norbert Zongo (CENOZO), il transmet ses compétences, notamment en data journalisme, et encourage des pratiques journalistiques plus rigoureuses et orientées vers l’impact.

    Présence affirmée sur les grandes scènes internationales

    Le journaliste togolais ne limite pas son action au cadre national. Sa participation à plusieurs rendez-vous majeurs, notamment la COP27 en Égypte, la COP28 aux Émirats arabes unis, le Sommet africain sur le climat à Nairobi et la COP30 au Brésil, témoigne de son ouverture et de sa capacité à inscrire les problématiques africaines dans un contexte global.

    À travers ces expériences, il développe une lecture africaine des enjeux climatiques, mettant en avant les réalités locales tout en dialoguant avec les grandes dynamiques internationales. Cette double approche renforce la pertinence de son travail et sa crédibilité auprès de ses pairs.

    Palmarès qui confirme une ascension

    Avant même sa reconnaissance aux awards panafricains, Hector Sann’do Nammangue s’était déjà illustré par plusieurs distinctions. Lauréat des Lauriers du Journalisme d’Impact en 2022 au Togo, il a ensuite été récompensé à Paris par le prix “Best African Solutions – Journaliste d’Espoirs” en 2023.

    Ces distinctions saluent non seulement la qualité de ses productions, mais aussi leur portée sociale. Elles confirment une chose : son journalisme ne se contente pas d’informer, il agit.

    Kigali 2026, un tournant décisif

    Les 16 et 17 avril 2026 à Kigali, les regards seront tournés vers les lauréats des Pan-African Re/Insurance Journalism Awards. Pour Hector Sann’do Nammangue, ce rendez-vous représente bien plus qu’une compétition. Il s’agit d’une opportunité de renforcer sa visibilité, de tisser des liens avec des acteurs clés et de porter plus loin encore la voix du journalisme environnemental africain.

    Symbole pour toute une génération

    À travers son parcours, Hector Sann’do Nammangue incarne une nouvelle génération de journalistes africains : spécialisés, engagés et connectés aux enjeux globaux. Sa trajectoire illustre également le potentiel du Togo dans la production de contenus de qualité sur des sujets stratégiques comme le climat et le développement durable.

    À l’heure où l’Afrique est en première ligne face aux impacts du changement climatique, son travail rappelle une évidence essentielle : une information pertinente, rigoureuse et accessible est indispensable pour comprendre, anticiper et agir.

    Plus qu’un journaliste, Hector Sann’do Nammangue est aujourd’hui un passeur de savoirs, un éclaireur dans un monde en mutation. Et sans doute, l’une des plumes les plus prometteuses du journalisme vert africain.

  • RDC–Jamaïque : un duel décisif aux allures de tournant

    RDC–Jamaïque : un duel décisif aux allures de tournant

    À la veille d’un rendez-vous crucial, la République démocratique du Congo (RDC) se retrouve face à une opportunité réelle de renforcer ses ambitions de qualification pour la Coupe du monde 2026. Opposés à la Jamaïque ce 31 mars, les Léopards savent qu’une victoire pourrait constituer un pas déterminant vers le prestigieux tournoi mondial. Mais dans ce type de confrontation, rien n’est jamais acquis d’avance.

    Sur le papier, la RDC dispose d’arguments solides. L’effectif congolais, riche en talents évoluant dans des championnats compétitifs, a montré ces derniers mois une progression notable dans le jeu collectif et la discipline tactique. La solidité défensive, combinée à une capacité à se projeter rapidement vers l’avant, offre aux Léopards un équilibre intéressant. Dans ce contexte, battre la Jamaïque apparaît comme un objectif à portée de main, à condition de rester concentré et efficace dans les moments clés.

    Cependant, la Jamaïque n’est pas un adversaire à sous-estimer. Les Reggae Boyz possèdent eux aussi des atouts indéniables, notamment une grande puissance physique, de la vitesse sur les ailes et une capacité à exploiter les espaces laissés par leurs adversaires. Leur style de jeu direct peut poser de sérieux problèmes à toute équipe qui manquerait de vigilance. Ce match s’annonce donc particulièrement ouvert, avec deux sélections déterminées à saisir leur chance.

    Au-delà des statistiques et des analyses, une réalité s’impose : un match ne se gagne que sur le terrain. Les pronostics, aussi favorables soient-ils, ne garantissent rien. La RDC devra faire preuve de rigueur, de réalisme et surtout d’un mental solide pour espérer l’emporter. La gestion des temps forts et des moments de doute sera déterminante dans l’issue de la rencontre.

    De son côté, la Jamaïque aborde ce duel sans complexe. Consciente de l’enjeu, elle pourrait miser sur une stratégie agressive pour surprendre les Congolais dès les premières minutes. Cette approche pourrait rendre la rencontre encore plus imprévisible, avec des phases de jeu intenses et des retournements de situation possibles.

    Ce choc entre la RDC et la Jamaïque dépasse ainsi le simple cadre d’un match. Il s’agit d’un véritable test de maturité pour deux équipes qui aspirent à une place sur la scène mondiale. Chacune possède les moyens de faire la différence, chacune a ses chances de qualification, et c’est précisément ce qui rend cette confrontation aussi captivante.

    Pour les supporters congolais, l’espoir est permis. Mais il devra s’accompagner de prudence. Dans le football moderne, aucune victoire ne se décrète à l’avance. Seule la performance du jour comptera. Si les Léopards parviennent à imposer leur rythme et à exploiter leurs occasions, ils pourraient se rapprocher un peu plus de leur rêve mondial. Dans le cas contraire, la Jamaïque pourrait bien rebattre les cartes.

    Une chose est certaine : le verdict se jouera sur le terrain, et le spectacle promet d’être à la hauteur des attentes.

  • Togo : 2e en Afrique pour les droits économiques des femmes

    Togo : 2e en Afrique pour les droits économiques des femmes

    Le Togo confirme son engagement en faveur de l’égalité économique de genre. Selon le rapport Women, Business and Law 2026 de la Banque mondiale, présenté vendredi à Lomé, le pays se hisse au 2e rang en Afrique subsaharienne en matière de cadres juridiques liés aux droits économiques des femmes, avec un score de 79,33 sur 100. Il se positionne derrière l’Île Maurice et devant des pays comme la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert.

    La cérémonie de présentation a été présidée par la ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de représentants du système des Nations Unies. Cette rencontre fait suite à la publication officielle du rapport le 24 février dernier à Washington.

    Ce classement, selon les autorités togolaises, reflète les avancées notables réalisées ces dernières années grâce à une volonté politique affirmée au plus haut sommet de l’État. Sandra Ablamba Johnson s’est félicitée de cette performance, soulignant qu’elle confirme la solidité du cadre juridique national et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus dynamiques en matière de promotion des droits économiques des femmes.

    Le rapport met en lumière des résultats particulièrement remarquables dans plusieurs domaines. Le Togo obtient un score parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, d’accès aux actifs et de pension, traduisant une égalité formelle bien ancrée dans la législation. Le pays surpasse également la moyenne régionale en matière de parentalité et d’entrepreneuriat.

    Autre avancée notable : l’introduction de modalités de travail flexibles, encore rares sur le continent, qui favorisent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes. En matière de mobilité, le cadre juridique est jugé favorable, avec une effectivité des droits globalement satisfaisante.

    Pour la Banque mondiale, ces performances sont le fruit de réformes structurelles ambitieuses, notamment la révision du Code des personnes et de la famille, du Code du travail, du Code pénal et du système de sécurité sociale. Ces avancées contribuent à renforcer la participation des femmes au marché du travail et à promouvoir une croissance plus inclusive.

    Toutefois, les autorités appellent à poursuivre les efforts. Si les bases juridiques sont solides, l’enjeu reste désormais l’application effective des droits dans la vie quotidienne des femmes togolaises.

  • Agroécologie : la CTOP scelle des partenariats stratégiques

    Agroécologie : la CTOP scelle des partenariats stratégiques

    La Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) a franchi une nouvelle étape dans la promotion d’une agriculture durable.

    Ce 19 mars 2026, à son siège, la CTOP a signé quatre protocoles d’accord avec ses partenaires d’exécution dans le cadre du Projet de soutien à la promotion du maraîchage agroécologique paysan au Togo (ProSMAT). Ces conventions visent la mise en œuvre du Plan de Travail et Budget Annuel 2026.

    Les accords engagent quatre organisations membres clés : la FENOMAT, la FEPROMAT, le REJEPPAT et le RENAFAT. Chacune se voit confier des missions spécifiques pour renforcer la transition agroécologique. Le REJEPPAT assurera notamment le coaching des producteurs, la professionnalisation des jeunes et le développement de la commercialisation via la boutique « Kéakou ».

    De son côté, la FENOMAT accompagnera la structuration d’une centaine de coopératives, la mise en place d’outils de gestion et la certification des productions. La FEPROMAT interviendra auprès des unités de transformation dirigées par des femmes pour améliorer la qualité, l’hygiène et la certification des produits. Quant au RENAFAT, il mettra l’accent sur l’éducation financière, la gestion des caisses paysannes et l’accès au crédit.

    Financé par le GAFSP sous la supervision du FIDA, le ProSMAT ambitionne de renforcer la résilience des exploitations familiales face aux changements climatiques. Grâce à ces partenariats, producteurs et transformatrices bénéficieront d’un accompagnement technique et financier renforcé.

    Pour la CTOP, ces signatures traduisent un engagement collectif en faveur d’une agriculture familiale plus performante, durable et résiliente au Togo.

  • Éperviers : confirmer et progresser

    Éperviers : confirmer et progresser

    À Casablanca, face au Niger, les Éperviers auront ainsi l’occasion de traduire sur le terrain les enseignements tirés de leur première sortie contre la Guinée.

    Dans le cadre de la fenêtre internationale de mars, le Togo s’apprête à disputer un deuxième match amical ce mardi 31 mars à 15h GMT face au Niger, au Stade Père Jégo de Casablanca, au Maroc. Après un nul accroché (2-2) contre la Guinée, les Éperviers poursuivent leur phase de reconstruction sous la houlette de leur sélectionneur, Patrice Neveu.

    Ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique de travail amorcée depuis plusieurs semaines par le staff technique. L’objectif est clair : consolider les acquis, affiner les automatismes et continuer à bâtir un collectif compétitif. Face à la Guinée, le staff avait opté pour un large remaniement de l’effectif, avec près de 40 % de nouveaux visages. Une stratégie assumée qui vise à élargir le vivier de joueurs et à tester différentes options dans un contexte de transition.

    Malgré ces nombreux ajustements, la sélection togolaise a montré des signes encourageants, notamment en première période. L’organisation tactique et l’animation offensive ont laissé entrevoir des intentions claires, fruit du travail effectué à l’entraînement. Cette première sortie a ainsi permis d’évaluer certains profils tout en posant les bases d’un jeu plus structuré.

    À l’issue de cette rencontre, Patrice Neveu a tenu à replacer la performance dans son contexte. Il a rappelé les difficultés initiales rencontrées à son arrivée, notamment un déficit de confiance et de repères au sein du groupe. « Nous avons travaillé pour remettre l’équipe dans une dynamique positive, avec des consignes précises, aussi bien sur le plan tactique que mental », a-t-il expliqué.

    Le technicien français n’a pas manqué de saluer l’engagement de ses joueurs, tout en pointant les axes d’amélioration. La gestion des temps forts et des moments de flottement reste un chantier prioritaire. « Nous avons réalisé une bonne première période, mais certaines situations en seconde mi-temps doivent être mieux maîtrisées. C’est un point sur lequel nous allons continuer à travailler », a-t-il souligné.

    La rencontre face au Niger représente donc bien plus qu’un simple match amical. Elle constitue une nouvelle étape dans le processus de construction de l’équipe nationale. Elle offrira l’opportunité de corriger les imperfections observées, de renforcer les automatismes et de donner du temps de jeu à certains joueurs en quête de confirmation.

    Dans cette phase de préparation, les résultats comptent, mais la progression demeure l’indicateur principal. Le staff togolais entend bâtir une équipe capable de rivaliser sur la durée, en gagnant en constance et en solidité collective.

    À Casablanca, face au Niger, les Éperviers auront ainsi l’occasion de traduire sur le terrain les enseignements tirés de leur première sortie. Une nouvelle répétition générale, avec en ligne de mire la construction d’un groupe solide, cohérent et ambitieux pour les échéances à venir.

  • Bordeaux:  Rio Mavuba à la rescousse

    Bordeaux: Rio Mavuba à la rescousse

    Les Girondins de Bordeaux ont choisi de miser sur un visage familier pour relancer leur saison. Après la mise à pied de Bruno Irlès, le club a officialisé la nomination de Rio Mavuba au poste d’entraîneur principal jusqu’à la fin de l’exercice en cours.

    Ancien milieu de terrain emblématique, formé au club, Rio Mavuba n’est pas un inconnu en Gironde. Passé notamment par Lille OSC et capitaine respecté durant sa carrière, il incarnait déjà un certain leadership sur les terrains. Depuis sa reconversion, il occupait le poste d’éducateur des U16 du club, où il a su démontrer ses qualités pédagogiques et sa proximité avec les jeunes talents.

    Ce choix traduit une volonté claire des dirigeants bordelais : insuffler un nouvel élan en s’appuyant sur l’identité du club et sur une figure respectée du vestiaire. Dans un contexte sportif délicat, les Girondins espèrent que cette nomination interne permettra de recréer une dynamique positive.

    La mission de Mavuba s’annonce toutefois ardue. En difficulté au classement, Bordeaux doit impérativement redresser la barre pour espérer une remontée en Championnat National. Le défi est de taille, mais l’ancien international français connaît la maison et ses exigences.

    Reste à savoir si cette solution de transition se transformera en pari gagnant. Une chose est certaine : avec Rio Mavuba, Bordeaux joue la carte du cœur et de l’engagement pour tenter de sauver sa saison.

  • Indépendance : Lomé ravive son symbole

    Indépendance : Lomé ravive son symbole

    À Lomé, l’heure est aux grands préparatifs. À moins d’un mois de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, la capitale vibre déjà au rythme des travaux d’embellissement. Au cœur de cette effervescence, la place de l’indépendance, site emblématique des festivités nationales, connaît une véritable cure de jouvence.

    Située entre le Palais des congrès de Lomé et l’emblématique Hôtel 2 Février, cette esplanade historique se transforme peu à peu sous l’action des équipes mobilisées jour et nuit. Ouvriers et techniciens s’affairent à redonner tout son éclat à ce lieu hautement symbolique. Au programme : réaménagement des bassins d’eau, modernisation de l’éclairage public, mais aussi installation de nouvelles plantes et fleurs destinées à embellir les abords du monument.

    Ce vaste chantier vise à offrir un cadre digne de l’événement majeur que représente le 27 avril, date phare dans l’histoire nationale. L’objectif est clair : allier esthétique et mémoire, en redonnant vie à un espace chargé d’histoire tout en le rendant plus accueillant pour les cérémonies à venir.

    Car la place de l’indépendance n’est pas un simple site urbain. Elle incarne un moment fondateur de l’histoire du pays. C’est en effet en ce lieu précis que, le 27 avril 1960, Sylvanus Olympio proclama solennellement l’indépendance du Togo, marquant la naissance d’une nation libre et souveraine.

    Depuis lors, cette place est devenue le théâtre des grandes cérémonies républicaines. Chaque année, elle accueille la traditionnelle retraite aux flambeaux, suivie du rallumage de la flamme de l’indépendance. Ce geste hautement symbolique est accompli par le chef de l’État, Faure Gnassingbé, perpétuant ainsi un rituel qui unit le passé au présent.

    Au-delà de l’aspect protocolaire, ces travaux traduisent également une volonté des autorités de valoriser le patrimoine national et de renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens. La rénovation de la place s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la capitale, appelée à refléter le visage d’un Togo en mouvement.

    À l’approche de la fête de l’indépendance, Lomé se prépare donc à offrir un décor renouvelé, à la hauteur de l’événement. Entre mémoire historique et ambition contemporaine, la place de l’indépendance s’apprête à redevenir, plus que jamais, le cœur battant de la nation togolaise.

  • King Mensah : légende célébrée, figure contestée

    King Mensah : légende célébrée, figure contestée

    Icône incontestée de la musique togolaise, King Mensah célèbre cette année trente ans de carrière. À 55 ans, celui que beaucoup surnomment « la voix d’or du Togo » entend marquer cet anniversaire par une série de concerts d’envergure, dont le lancement est prévu le 25 avril prochain sur la plage de Lomé, en marge des festivités du 66e anniversaire de l’indépendance nationale.

    Depuis trois décennies, l’artiste a su imposer son empreinte bien au-delà des frontières togolaises. Porté par une musique enracinée dans les traditions locales, il s’est érigé en ambassadeur culturel, promouvant les rythmes et les valeurs du Togo à l’international. « Lorsque nous célébrons notre culture, nous renforçons nos racines », affirme-t-il, fidèle à une vision artistique engagée.

    Son parcours est jalonné de distinctions prestigieuses : Meilleur artiste togolais ACCP de l’UNESCO, Meilleur artiste traditionnel africain en 1997, ou encore lauréat des Kora Awards en 2000. Autant de reconnaissances qui consacrent une carrière exceptionnelle et une influence durable.

    Mais derrière l’unanimité artistique se cache aujourd’hui une réalité plus contrastée. Si King Mensah continue de fasciner et d’inspirer une large partie du public, il est devenu une figure clivante sur la scène nationale. En cause, sa supposée proximité avec le pouvoir en place, qui lui vaut critiques et désaffection de certains Togolais. Pour ses détracteurs, cette proximité ternirait son image d’artiste engagé ; pour ses partisans, elle n’enlève rien à son talent ni à son rôle culturel.

    Entre admiration et controverse, King Mensah incarne désormais une double réalité : celle d’une légende vivante et celle d’un artiste au cœur des débats. Trente ans après ses débuts, une chose demeure certaine : sa voix, elle, continue de résonner.

  • Faure Gnassingbé et l’AES : si proche et si loin à la fois

    Faure Gnassingbé et l’AES : si proche et si loin à la fois

    Faure Gnassingbé cultive une diplomatie d’équilibre entre l’Occident et les régimes militaires sahéliens. Derrière la realpolitik, c’est une ambition de médiateur régional qui se dessine. L’analyse de François Soudan, au micro de Catherine Potet pour RFI.

    Depuis quelques années, Faure Essozimna Gnassingbé mène une diplomatie de l’équilibre, marquée par un pragmatisme assumé dans ses relations internationales. La récente visite en mars du ministre russe de la Défense, dans le sillage d’un accord de coopération militaire conclu en octobre 2025, en est une illustration concrète.

    Si Moscou voit dans le Togo un « tremplin logistique » pour soutenir les contingents d’Africa Corps dans le Sahel, les autorités togolaises présentent ce rapprochement comme un simple « acte de diversification des partenaires et de souveraineté sans plus », d’après François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, au micro de Catherine Potet, pour RFI. Une lecture qui contraste avec celle des Occidentaux, et notamment de la France, pour qui cette évolution suscite une réelle inquiétude.

    Pour de nombreux observateurs, cette diplomatie d’équilibre semble toutefois s’incliner vers les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). La posture adoptée lors du coup d’État de 2023 au Niger en est un exemple révélateur : le choix d’une non-intervention pragmatique a tranché avec une ligne plus ferme adoptée par certains dirigeants de la sous-région.

    « Il fait de la realpolitik »

    D’autres éléments viennent nourrir cette perception, comme la présence supposée à Lomé de Pascal Tigri, impliqué dans une tentative de coup d’État au Bénin en décembre 2025 et proche des putschistes sahéliens, ou encore l’extradition en janvier 2026 de l’ex-putschiste burkinabé Paul-Henri Damiba vers son pays, à la demande de la junte.

    « Lomé est aussi une capitale où se rendent régulièrement les ministres, les propagandistes des pays de l’AES, souvent à l’invitation du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, dont les convictions souverainistes et panafricanistes sont affichées. » Cette orientation, parfois perçue comme pro-junte, tranche avec la posture plus nuancée de Faure Gnassingbé, qui multiplie les gestes en direction de l’AES, sans pour autant franchir un point de rupture.

    « Il n’est ni anti-occidental, ni néo-sankariste, ni admirateur des régimes militaires. Il fait de la realpolitik », souligne François Soudan. Car les ambitions du dirigeant togolais semblent se situer ailleurs. Doyen en longévité parmi les chefs d’État de la Cedeao, il chercherait à s’imposer comme un médiateur régional, comme il a pu le faire dans l’est de la RDC, comme l’écrit Matthieu Millecamps dans son article « Faure Gnassingbé : entre la Russie, la Cedeao et l’AES, l’équilibrisme comme levier de pouvoir« . Une trajectoire qui rappelle celle de son père, Gnassingbé Eyadéma, et qui suppose le maintien d’un certain non-alignement.

    La Semaine de JA est à retrouver chaque samedi sur RFI, et en intégralité sur Jeune Afrique.

    Source: jeuneafrique.com

  • Togo–Sénégal : Klassou et Loum renforcent l’axe parlementaire

    Togo–Sénégal : Klassou et Loum renforcent l’axe parlementaire

    À Lomé, la diplomatie parlementaire s’active. Le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu en audience, mercredi 25 mars 2026, l’ambassadeur du Sénégal au Togo, Mamadou Moustapha Loum, au palais de la représentation nationale. Une rencontre placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales et de la coopération institutionnelle.

    Selon le diplomate sénégalais, cette visite de courtoisie s’inscrit dans une volonté claire de consolider les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Lomé. Porteur du message de fraternité du peuple sénégalais, il a salué la qualité des relations historiques entre les deux pays, bâties depuis les indépendances et constamment nourries par des échanges réguliers.

    Au cœur des discussions, la coopération parlementaire a occupé une place de choix. « Le Sénégal et le Togo entretiennent d’excellentes relations, tant au niveau bilatéral qu’au sein des instances internationales », a rappelé l’ambassadeur, soulignant la convergence de vues entre les deux États sur des enjeux majeurs du continent.

    Les deux personnalités ont ainsi évoqué des dossiers stratégiques tels que l’intégration africaine, la prévention et la gestion des conflits, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité. Des domaines dans lesquels Lomé et Dakar entendent jouer un rôle moteur, en s’appuyant sur leur expérience diplomatique et leur engagement commun au sein des organisations régionales et internationales.

    L’entretien a également permis à l’ambassadeur Mamadou Moustapha Loum de recueillir des conseils auprès du président de l’Assemblée nationale, dans une atmosphère décrite comme cordiale et constructive. Une démarche qui traduit l’importance accordée au dialogue institutionnel dans la consolidation des partenariats entre États africains.

    Les relations entre le Togo et le Sénégal reposent sur une base solide, héritée d’accords conclus dès 1964 dans des secteurs variés tels que le droit, la diplomatie, le commerce et la culture. Au fil des décennies, cette coopération s’est renforcée à travers des consultations de haut niveau, témoignant d’une confiance mutuelle durable.

    Juriste et administrateur civil de formation, Mamadou Moustapha Loum dispose d’une riche expérience diplomatique de près de trente ans. Avant sa nomination au Togo, il a notamment servi comme consul général à Madrid, après avoir occupé plusieurs postes stratégiques à New York, Kingston et Washington D.C.

    À travers cette audience, Lomé et Dakar réaffirment leur ambition commune de hisser leur partenariat à un niveau stratégique, notamment sur le plan parlementaire. Une dynamique qui s’inscrit dans une vision partagée d’une Afrique intégrée, stable et résolument tournée vers le développement.

Radio Renouveau228

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