Catégorie : Actualités

  • Cheikh Anta Diop, 40 ans après : l’intellectuel qui a rendu l’Afrique à elle-même

    Cheikh Anta Diop, 40 ans après : l’intellectuel qui a rendu l’Afrique à elle-même

    Quarante ans après sa disparition, le 7 février 1986, Cheikh Anta Diop demeure l’une des figures intellectuelles africaines les plus influentes du XXᵉ siècle. Savant aux multiples facettes – historien, anthropologue, physicien, linguiste et homme politique – le penseur sénégalais a consacré sa vie à une mission aussi audacieuse que fondamentale : restituer à l’Afrique son histoire, sa dignité et les bases scientifiques de son développement.

    Né en 1923 à Diourbel, au Sénégal, Cheikh Anta Diop s’impose très tôt comme un esprit brillant. Formé en France, notamment à la Sorbonne, il acquiert une solide culture scientifique tout en s’intéressant à l’histoire ancienne de l’Afrique. À une époque où le continent était présenté comme marginal dans l’histoire de l’humanité, Diop ose contester frontalement les thèses eurocentristes dominantes. Ses travaux démontrent, preuves scientifiques à l’appui, que l’Afrique, et particulièrement l’Égypte ancienne, a joué un rôle central dans le développement de la civilisation humaine.

    Son œuvre majeure, Nations nègres et culture, publiée en 1954, marque un tournant décisif. Cheikh Anta Diop y soutient que l’Égypte pharaonique était une civilisation africaine noire et qu’elle a profondément influencé la Grèce antique, fondement de la civilisation occidentale. Cette thèse, longtemps combattue, sera progressivement reconnue grâce à ses recherches interdisciplinaires mêlant linguistique, anthropologie, histoire et sciences physiques, notamment les tests de mélanine sur les momies.

    Mais l’apport de Cheikh Anta Diop ne se limite pas à la réhabilitation du passé africain. Il voyait dans la connaissance historique un levier essentiel pour le développement du continent. Pour lui, aucun progrès durable n’est possible sans conscience historique. « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir », répétait-il. En redonnant aux Africains la fierté de leur passé, il entendait créer les conditions psychologiques et culturelles de l’émancipation économique et politique.

    Visionnaire, Diop plaidait également pour l’unité africaine, condition sine qua non du développement. Il dénonçait la balkanisation héritée de la colonisation et appelait à la construction d’un État fédéral africain, capable de peser sur la scène internationale. Dans ses écrits politiques, il insistait sur la nécessité pour l’Afrique de maîtriser la science, la technologie et l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, convaincu que le sous-développement n’était pas une fatalité mais le résultat de choix politiques et historiques.

    Linguiste engagé, Cheikh Anta Diop défendait l’utilisation et la valorisation des langues africaines dans l’enseignement et la recherche scientifique. Selon lui, le développement passe aussi par la décolonisation des esprits et des systèmes éducatifs, encore trop dépendants des modèles occidentaux.

    Quarante ans après sa mort, Cheikh Anta Diop continue d’inspirer chercheurs, étudiants, militants panafricanistes et décideurs africains. Son héritage intellectuel demeure d’une brûlante actualité à l’heure où l’Afrique cherche à définir son propre modèle de développement. Plus qu’un savant, Cheikh Anta Diop fut un éclaireur, un homme qui a osé penser l’Afrique par elle-même et pour elle-même. Son combat pour la vérité scientifique et la dignité africaine reste, aujourd’hui encore, un appel pressant à l’action et à la responsabilité collective

  • Ecobank Togo mise sur l’excellence pour former la relève bancaire

    Ecobank Togo mise sur l’excellence pour former la relève bancaire

    Ecobank Togo a officiellement lancé la deuxième promotion de son Graduate Development Programme (eGDP), un programme stratégique dédié à l’identification et à la formation de jeunes talents appelés à devenir les futurs leaders du secteur bancaire. Cette nouvelle cohorte est composée de 15 jeunes diplômés, dont neuf femmes, sélectionnés parmi 1 060 candidatures, à l’issue d’un processus particulièrement exigeant.

    La rigueur de la sélection – moins de 2 % des candidats retenus – illustre le positionnement du eGDP comme un programme d’élite, conçu pour attirer les profils à fort potentiel. Présélection, séries de tests et entretien approfondi ont permis d’identifier des jeunes capables de s’inscrire durablement dans la vision de croissance et de transformation d’Ecobank.

    D’une durée d’un an, le Graduate Development Programme est entièrement financé par Ecobank Togo et inclut une rémunération mensuelle pour chaque participant. Il propose un parcours structurant, combinant formations théoriques, apprentissage pratique et immersion professionnelle. Les bénéficiaires suivent des sessions en présentiel et en ligne, animées par des formateurs internes et externes, et travaillent sur des projets concrets à forte valeur ajoutée.

    L’un des atouts majeurs du programme réside dans la rotation des participants au sein de plusieurs départements clés de la banque, notamment les Opérations, le Digital, le Commerce, les Risques ou encore la Conformité. Cette approche permet aux jeunes diplômés d’acquérir une compréhension globale de l’écosystème bancaire, tout en développant des compétences techniques, managériales et comportementales solides.

    Pour Adama Paré, Directeur des Ressources Humaines d’Ecobank pour la région UEMOA, le eGDP s’inscrit dans une vision de long terme : investir dans les compétences locales à travers un dispositif structuré, aligné sur les standards internationaux, afin de bâtir un leadership durable au sein du Groupe.

    La Directrice Générale d’Ecobank Togo, Estelle Akue Komlan, a pour sa part souligné que le capital humain constitue le socle de la performance et de l’innovation de la banque. Le eGDP reflète ainsi la conviction qu’un développement continu des talents est indispensable à une croissance durable.

    Les résultats de la première promotion confirment la pertinence du programme, plusieurs anciens participants occupant déjà des postes stratégiques. Avec cette nouvelle cohorte, Ecobank Togo renforce son positionnement d’employeur de référence, tout en contribuant activement à la professionnalisation des compétences dans le secteur financier togolais.

  • Mutilations génitales féminines: ”L’inaction a un coût bien réel”, alerte Dr Sennen Hounton

    Mutilations génitales féminines: ”L’inaction a un coût bien réel”, alerte Dr Sennen Hounton

    Pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Afrique de l’ouest et du centre, il faut “investir dès maintenant”, insiste le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

    Le prix de l’inaction : pourquoi nous devons investir dès maintenant pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Le 6 février, le monde commémore la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF). En Afrique de l’Ouest et du Centre, cette date est bien plus qu’un simple rendez-vous du calendrier : c’est un moment de vérité pour les droits, la santé et l’avenir de millions de filles.

    Le fardeau de cette pratique est ressenti de manière disproportionnée en Afrique de l’Ouest et du Centre. La région compte 17 des 27 pays africains les plus touchés. Compte tenu de cette concentration du risque, la région est au cœur de la réalisation de l’objectif mondial de zéro

    Les MGF ne sont ni une affaire privée ni un rite culturel de passage, et aucune raison médicale ne saurait les justifier. Il s’agit d’une grave violation des droits humains, qui porte atteinte au droit des filles à la vie, à la santé et à l’intégrité physique, ainsi qu’à leur droit de vivre à l’abri de la discrimination fondée sur le genre, de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.

    Les séquelles psychologiques de cette pratique marquent toute une vie et touchent actuellement plus de 230 millions de femmes et de filles en vie. Chaque année, 4 millions de filles supplémentaires sont exposées au risque, dont la moitié ont moins de cinq ans. Si nous n’accélérons pas nos actions dès maintenant, on estime que 23 millions de filles supplémentaires subiront des MGF d’ici 2030, les laissant sans protection ni espoir.

    Un moment décisif pour le progrès

    Nous nous trouvons à un tournant décisif. Si des progrès ont été enregistrés — la moitié des avancées des 30 dernières années ayant eu lieu au cours de la dernière décennie reste insuffisante. Pour atteindre la cible des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, le taux de recul de la pratique doit être 27 fois plus rapide. Concrètement, cela signifie que chaque année, nous devons protéger 4 millions de filles qui, selon les projections actuelles, risquent de subir cette pratique néfaste.

    Cette urgence est aggravée par un recul croissant de l’égalité de genre et des droits des femmes à l’échelle mondiale. Malgré l’ampleur des enjeux, nous assistons à une tendance préoccupante : la diminution des financements mondiaux. L’inaction a un coût bien réel. Le traitement des complications sanitaires liées aux MGF coûte chaque année 1,4 milliard de dollars aux systèmes de santé — un montant appelé à augmenter si l’élimination de la pratique n’est pas atteinte.

    À l’inverse, l’argument économique est clair. Investir 1 dollar pour mettre fin aux MGF génère un retour sur investissement de 10 dollars, grâce aux économies substantielles en matière de santé et aux gains transformateurs en éducation et en productivité lorsque les filles sont protégées. Un investissement mondial de 2,8 milliards de dollars permettrait d’éviter que 20 millions de filles et de femmes ne subissent les MGF, tout en générant près de 28 milliards de dollars de bénéfices économiques.

    Pas de fin aux MGF sans investissement

    Le thème de la Journée internationale 2026, « Vers 2030 : pas de fin aux MGF sans engagement et investissement durables », est un appel à la pérennité et au passage à l’échelle.

    Nous savons ce qui fonctionne : l’éducation, l’engagement communautaire et le travail avec les prestataires de santé pour transformer les normes sociales. En garantissant des financements durables et flexibles, nous pouvons permettre aux mouvements communautaires de renforcer leur impact et de provoquer un changement durable au sein des communautés.

    En Afrique de l’Ouest et du Centre, nous devons :

    • Briser les silos : intégrer la prévention des MGF dans les programmes de santé, d’éducation et de développement économique ;

    • Diversifier les sources de financement : renforcer les ressources nationales, explorer des mécanismes de financement innovants et mobiliser le secteur privé ;

    • Investir dans l’innovation : utiliser la technologie pour atteindre les communautés les plus reculées et garantir qu’aucune fille ne soit laissée pour compte.

    La force du partenariat : le Programme conjoint UNFPA–UNICEF

    En cohérence avec ces objectifs, le Programme conjoint UNFPA–UNICEF pour l’élimination des mutilations génitales féminines constitue la plus grande initiative mondiale dédiée à l’accélération de l’abandon de cette pratique. Lancé en 2008, le programme intervient dans 18 pays, dont 8 en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de tenir la promesse mondiale de mettre fin aux MGF d’ici 2030, conformément à la cible 5.3 des Objectifs de développement durable.

    En s’appuyant sur l’expertise combinée des deux agences, le Programme conjoint renforce les cadres juridiques nationaux, étend les mouvements communautaires visant à transformer les normes sociales, et veille à ce que les survivantes aient accès à des services de santé, juridiques et sociaux de qualité. À ce jour, cette collaboration a permis de protéger 1 137 000 filles âgées de 0 à 14 ans contre les MGF, d’amener plus de 50 millions de personnes dans 21 700 communautés à déclarer publiquement l’abandon de la pratique, et de fournir des services essentiels de protection et de prise en charge à plus de 7 millions de femmes et de filles.

    Il s’agit d’un appel à l’action pour chaque membre de la société — femmes et hommes, filles et garçons, familles, leaders traditionnels et religieux, gouvernements et secteur privé — afin qu’ils mettent leur influence et leurs compétences au service d’un avenir sans MGF. Les enjeux sont immenses : on estime que 23 millions de filles supplémentaires risquent de subir des MGF d’ici 2030 si nous n’accélérons pas nos actions.

    Chaque déclaration publique, chaque changement de politique et chaque dollar investi nous rapprochent d’un monde où le corps des filles est respecté et où leur avenir est protégé.

    Préservons les acquis durement obtenus. Nous avons les outils ; il nous faut désormais la volonté collective d’investir dans l’avenir que ces filles méritent.

    Dr Sennen Hounton

    Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

  • Forum REMAPSEN : double distinction pour le Togo

    Forum REMAPSEN : double distinction pour le Togo

    Le Togo s’est illustré de manière remarquable lors du 4ᵉ Forum des médias du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), tenu les 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin. Cette rencontre continentale de haut niveau a réuni des journalistes spécialisés en santé et en environnement issus de 35 pays africains, autour d’un enjeu majeur de santé publique : les Maladies tropicales négligées (MTN). À l’issue des travaux, le Togo est reparti avec deux distinctions majeures, confirmant la qualité de son engagement au sein du réseau.

    Placée sous le thème « Maladies tropicales négligées : de la négligence à la mise en lumière », cette quatrième édition du forum avait pour objectif de tirer la sonnette d’alarme sur des maladies qui continuent de toucher essentiellement les populations pauvres vivant dans des zones reculées. Malgré leur caractère évitable et traitable, les MTN restent insuffisamment médiatisées et faiblement intégrées aux priorités de santé publique, exposant les communautés concernées à une double peine : la maladie et l’oubli.

    Dès l’ouverture des travaux, le président du comité exécutif du REMAPSEN, Bamba Youssouf, a salué la mobilisation des journalistes africains autour de cette cause, soulignant le rôle central des médias dans la sensibilisation, le plaidoyer et l’interpellation des décideurs. Les représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de Galien Africa ont, quant à eux, déploré la persistance des MTN sur le continent, appelant à une synergie renforcée entre États, partenaires techniques, communautés locales et médias.

    Les échanges ont été structurés autour de trois panels thématiques. Le premier a permis de dresser un état des lieux des MTN en Afrique. Le deuxième s’est penché sur les questions d’équité, d’innovation et du sport comme levier de santé publique, en mettant l’accent sur l’implication des communautés dans les réponses durables. Le troisième panel a mis en lumière le rôle stratégique des médias africains dans le plaidoyer sanitaire, un levier indispensable pour accélérer l’élimination des MTN.

    La deuxième journée du forum a été marquée par une sortie de terrain à Pobé, localité située à une centaine de kilomètres de Cotonou. Cette immersion a permis aux participants de mieux comprendre la réalité vécue par les personnes atteintes de MTN, prises en charge au Centre de dépistage et de traitement de la lèpre et de l’ulcère de Buruli, géré par la Fondation Raoul Follereau.

    Le moment fort du forum est intervenu lors de la cérémonie de clôture avec les Awards du REMAPSEN, dotés du Prix Michel Sidibé, récompensant les meilleures productions médiatiques en santé et en environnement ainsi que les coordinations nationales les plus performantes. À cette occasion, le Togo a été doublement honoré. Le pays a décroché le 5ᵉ Prix de la meilleure coordination pays, saluant la régularité, l’organisation et la dynamique du REMAPSEN Togo. Il a également remporté le 1er Prix Télé – catégorie Santé, une distinction majeure qui met en lumière la qualité éditoriale et l’impact des productions audiovisuelles togolaises sur les questions de santé publique.

    Le REMAPSEN Togo était représenté à ce forum par Ambroisine Mémédé, Coordinatrice nationale, Régis Talikpeti, Coordonnateur adjoint, et Hector Nammangue, Point focal Environnement. Leur participation active et les récompenses obtenues renforcent la visibilité du Togo au sein du réseau et témoignent de l’engagement constant des journalistes togolais dans la lutte contre les maladies tropicales négligées.

    Par ces distinctions, le Togo confirme sa place parmi les pays africains les plus engagés dans la promotion de la santé et de l’environnement à travers les médias, et réaffirme son rôle moteur dans le combat pour une Afrique plus solidaire et en meilleure santé.

  • Décès du pasteur Luc Russel Adjaho : entre héritage spirituel et controverses

    Décès du pasteur Luc Russel Adjaho : entre héritage spirituel et controverses

    Le pasteur Luc Russel Adjaho, fondateur l’église Zion-To, est décédé ce jeudi, suscitant une vague d’émotion au sein de la communauté chrétienne et au-delà. Figure bien connue du paysage religieux, il laisse derrière lui un parcours marqué à la fois par un engagement pastoral constant et par des controverses qui ont souvent alimenté les débats.

    Homme de foi charismatique, Luc Russel Adjaho s’est imposé comme un prédicateur influent, suivi par de nombreux fidèles. À travers ses enseignements et son accompagnement spirituel, il a contribué à renforcer la foi de plusieurs croyants et à diffuser un message centré sur l’espérance, la prière et la persévérance. Son ministère a durablement marqué une partie de la communauté évangélique.

    Cependant, son parcours n’a pas été exempt de zones de tension. Au fil des années, certaines de ses prises de position, pratiques ou déclarations ont suscité des critiques et des polémiques, divisant parfois l’opinion au sein même des milieux chrétiens. Pour ses partisans, ces controverses relevaient de malentendus ou de résistances face à un style jugé atypique ; pour ses détracteurs, elles soulevaient des interrogations légitimes sur sa méthode et son leadership spirituel.

    La disparition du pasteur Luc Russel Adjaho ouvre ainsi le temps du bilan, entre reconnaissance de son influence spirituelle et regard critique sur les zones d’ombre de son parcours. Son héritage, complexe et contrasté, continuera sans doute d’alimenter les débats.

  • REDM au Togo : Komi Aziangbédé à la manœuvre

    REDM au Togo : Komi Aziangbédé à la manœuvre

    C’est avec une profonde émotion et un sens aigu des responsabilités que Komi Aziangbédé a récemment annoncé sa nomination en tant que Représentant résident de l’ONG Réussir Ensemble dans le Monde (REDM) au Togo.

    Cette nomination, saluée par de nombreux acteurs de la société civile, marque une étape significative dans l’engagement de cet homme dynamique au service du développement local et national.

    Un parcours marqué par l’engagement communautaire

    Originaire du canton de Djagblé, Komi Aziangbédé a construit sa réputation sur des actions concrètes en faveur de sa communauté. Bien avant sa nomination à la tête de REDM au Togo, il s’était distingué comme Délégué Pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) section Burkina Faso, où il s’est investi activement dans le soutien des populations de sa localité.

    Il est le Secrétaire des associations faitières des Togolais au Burkina Faso, Délégué du Haut conseil des togolais de l’extérieur (HCTE) au Burkina Faso. De retour au pays, il a été nommé conseiller spécial auprès du représentant résident du réseau des chambres des experts européennes département Afrique de l’ouest au Togo.

    La proximité du Directeur d’AZIKOM Service SARL-U avec les jeunes et les initiatives sportives en dit long sur son sens du lien social : il a notamment offert des maillots et une contribution financière significative à l’équipe de football de Djagblé après leur victoire historique à la Coupe Ayizã, démontrant ainsi qu’il sait mobiliser ses ressources au profit du rayonnement et de la cohésion sociale de ses pairs.

    Mais au-delà de la seule sphère sportive, ce sont bien les actions sociales et les projets structurants qui ont forgé son image de promoteur de développement. En tant que Président d’honneur de Renaissance FC de Hlan-Kopé, il n’a cessé de porter des initiatives permettant aux jeunes de trouver des opportunités d’engagement constructives.

    Une expertise déjà reconnue dans la promotion du développement durable

    L’engagement de Komi Aziangbédé ne se limite pas à une seule activité ou une seule organisation. Il a également exercé des responsabilités déterminantes dans des structures orientées vers le développement socio-économique et humanitaire. À titre d’exemple, il a été Président de l’Association Solidaire pour un Développement Durable (SDD), une organisation humanitaire basée au Burkina Faso et axée sur la promotion du développement socio-économique, culturel et environnemental.

    Sous sa responsabilité, cette association a eu pour objectif d’améliorer l’accès des populations vulnérables aux services sociaux de base, de soutenir l’éducation des enfants nécessiteux, de lutter contre le travail des enfants et de promouvoir l’énergie renouvelable, l’eau potable ou encore l’assainissement.

    Cet engagement multiforme illustre non seulement sa capacité à piloter des projets concrets, mais aussi sa vision holistique du développement durable, qui intègre des dimensions sociales, économiques, éducatives et environnementales. Un profil particulièrement pertinent pour la mission ambitieuse que REDM souhaite mener au Togo.

    Un leadership fondé sur la proximité et l’écoute

    L’un des traits distinctifs de Komi Aziangbédé est sa proximité avec les populations qu’il sert. À plusieurs reprises, il a été décrit comme un acteur à l’écoute, apportant un soutien financier et matériel direct aux habitants de sa région natale.

    Ce style de leadership, fondé sur la participation citoyenne et la mobilisation locale, est essentiel pour les ONG de développement qui cherchent à co-construire des solutions avec les communautés plutôt que d’imposer des stratégies externes. Dans le contexte actuel du Togo, où les défis en matière d’éducation, d’infrastructures sociales, d’accès à l’eau et à l’assainissement restent cruciaux, une telle approche collaborative est un véritable atout.

    Des compétences transférables pour la mission REDM au Togo

    La mission qui attend Komi Aziangbédé à la tête de l’ONG Réussir Ensemble dans le Monde est ambitieuse : elle vise à promouvoir un développement inclusif, durable et fondé sur l’initiative locale. REDM, comme beaucoup d’ONG engagées dans la transformation sociale, a besoin de leaders capables de conjuguer vision stratégique, sens de l’organisation et capacité à mobiliser des partenaires multisectoriels.

    L’expérience de Komi Aziangbédé à la tête de la SDD, ainsi que son engagement antérieur au sein d’associations et d’initiatives communautaires, montrent qu’il possède ces qualités. Il a déjà su structurer des actions allant de l’accès à l’éducation à l’accompagnement des populations vulnérables, en passant par la promotion de services sociaux essentiels.

    À travers ses différentes responsabilités, il a démontré une capacité à fédérer autour d’objectifs communs, à ne pas se limiter à des discours mais à traduire ses convictions en actions concrètes. Sa nomination à la tête de REDM au Togo s’inscrit donc dans une logique de continuité, mais aussi d’élargissement de portée : il aura désormais l’opportunité de multiplier l’impact de ses initiatives à une plus grande échelle nationale.

    Un horizon de collaboration et de résultats

    Dans son message aux partenaires, Komi Aziangbédé a exprimé sa gratitude et son engagement total pour réussir les objectifs de l’ONG REDM, une organisation internationale basée en Côte d’Ivoire. Son sens de responsabilité et son enthousiasme à travailler avec les différentes parties prenantes — institutions, acteurs de la société civile, populations locales — sont des signaux forts d’un leadership tourné vers la coopération et l’efficacité.

    Alors que le Togo s’efforce de renforcer sa trajectoire vers un développement durable et inclusif, la nomination de personnalités dynamiques, proches des réalités locales et dotées d’une expérience solide dans la gestion de projets sociaux, constitue un atout précieux. L’expérience et l’engagement de Komi Aziangbédé, ainsi que sa capacité à travailler avec divers partenaires, laissent présager un mandat fructueux pour REDM au Togo — au service des populations et du développement de notre nation.

  • Qui est José Altafini, champion du monde 1958 sous un faux nom ?

    Qui est José Altafini, champion du monde 1958 sous un faux nom ?

    À 87 ans, José Altafini reste l’un des derniers témoins vivants de la Coupe du monde 1958, remportée par le Brésil en Suède. Membre de cette génération légendaire aux côtés de Pelé et Garrincha, l’ancien attaquant conserve un regard étonnamment léger sur une carrière pourtant exceptionnelle, marquée par une singularité rare : avoir brillé sous deux identités et deux nationalités.

    Feuilletant un ancien numéro de France Football, Altafini découvre presque par surprise sa onzième place au Ballon d’Or 1963. « Je ne savais même pas que j’étais classé », s’amuse-t-il en parcourant les noms du palmarès. Lev Yachine, Gianni Rivera, Jimmy Greaves… Autant de monuments du football mondial. Mais un détail le fait sourire davantage : Giovanni Trapattoni, son coéquipier à l’AC Milan cette année-là, est classé devant lui. « Mince alors ! » lance-t-il, hilare.

    Cette distinction, il l’obtient sous la nationalité italienne. Car après son sacre mondial avec le Brésil, Altafini s’installe en Europe et devient une figure majeure du calcio. Naturalisé italien, il évolue sous le surnom de « Mazzola », choisi pour répondre aux contraintes réglementaires de l’époque et faciliter son intégration. Un choix qui symbolise une époque où le football se jouait aussi dans les bureaux.

    Son histoire personnelle reflète cette complexité. « J’ai gagné la Coupe du monde 1958 sous un faux nom », confie-t-il aujourd’hui sans détour. À 19 ans, il inscrit deux buts durant le tournoi et participe à l’éclosion d’un Brésil flamboyant, destiné à dominer durablement la planète football.

    Avec l’AC Milan, Altafini atteint son apogée européenne. Buteur décisif en Coupe d’Europe, notamment lors de la campagne 1962-1963, il s’impose comme l’un des attaquants les plus efficaces de son temps. Sa place au Ballon d’Or, même lointaine, confirme son statut parmi l’élite mondiale.

    Aujourd’hui, José Altafini regarde son parcours avec sérénité. Champion du monde, star du Milan, international brésilien puis italien, il incarne une époque révolue où le football forgeait des destins hors normes. Une légende à la croisée de deux histoires, qui continue de fasciner.

  • Séna Alipui : un ministre au cœur des défis hydriques du Togo

    Séna Alipui : un ministre au cœur des défis hydriques du Togo

    Nommé récemment ministre délégué à l’Eau et à l’Assainissement au lever de rideau de la Cinquième République, l’ancien pilier de l’Assemblée nationale délaisse les dorures pour la poussière des chantiers du grand nord. Portrait d’un ministre qui a décidé de ne pas perdre de temps.

    Depuis le 8 octobre 2025, le paysage politique togolais s’est enrichi d’une dynamique nouvelle avec la nomination de Séna Alipui au poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement.

    Ancien 3ème vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de l’Union des Forces de Changement (UFC), Séna Alipui incarne aujourd’hui cette technocratie politique que la Cinquième République appelle de ses vœux : un mélange d’expérience législative et de pragmatisme de terrain.

    Dynamisme face à l’urgence

    Dès sa prise de fonction, le ministre Alipui n’a pas choisi le confort des bureaux climatisés de Lomé. Son action est marquée par une mobilité constante, guidée par une urgence : l’accès pour tous à l’or bleu.

    En janvier 2026, alors que la saison sèche accentue le stress hydrique, il a été aperçu sur les chantiers stratégiques des régions de la Kara et des Savanes.

    Son passage au barrage de Dalwak a marqué les esprits. Là, il ne s’est pas contenté de protocoles, mais a exigé une accélération des travaux pour doubler les capacités de pompage. Ce dynamisme se traduit par une volonté de transformer les forages manuels, souvent insuffisants, en systèmes d’adduction d’eau automatique à haut débit. Pour Alipui, chaque minute gagnée sur un chantier est une heure de pénibilité en moins pour les populations rurales, et particulièrement pour les femmes et les enfants.

    Moderniser un secteur vital

    Les défis qui attendent Séna Alipui sont immenses. En effet, il doit piloter la composante « Eau » de la Feuille de route gouvernementale 2025-2026, dans un contexte de changement climatique sévère. Son département ne traite pas seulement de tuyauterie, mais de sécurité nationale et de santé publique.

    Son premier grand chantier, le projet Amélioration des services de l’eau et de l’assainissement en milieu urbain (PASH-MUT) illustre sa méthode : un suivi technique rigoureux. Il s’agit de réhabiliter des réseaux vieillissants dans les centres urbains pour stopper les pertes d’eau et garantir une distribution équitable. Alipui sait que pour réussir, il doit non seulement construire, mais aussi convaincre les bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale, Agence française de développement (AFD), etc. de la viabilité et de la transparence de ses projets. Sa capacité à dialoguer avec les partenaires au développement est, à ce titre, l’un de ses atouts majeurs.

    Vision

    Le portrait de Séna Alipui en 2026 est celui d’un homme pressé, mais méthodique. Son dynamisme sur le front de l’eau et de l’assainissement redonne espoir aux zones autrefois délaissées. Parallèlement, sa mutation politique personnelle interroge et fascine.

    Sera-t-il capable de transformer l’essai et de faire du Togo un modèle de gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest ? Les premiers mois de son mandat indiquent qu’il en a l’énergie et la vision. Entre les forages du grand nord et les couloirs du pouvoir, Séna Alipui trace sa propre voie, celle d’un serviteur de l’État qui n’hésite pas à bousculer les codes pour atteindre ses objectifs.

    Un tournant politique

    L’actualité de Séna Alipui ne se limite pas à sa gestion ministérielle. Sur l’échiquier politique, l’homme s’apprête à opérer une rupture historique. Dans une déclaration qui a fait l’effet d’une onde de choc au sein de la classe politique, il a annoncé son intention de quitter sa formation politique de cœur, l’Union des Forces de Changement (UFC), lors du prochain congrès du parti.

    Ce départ annoncé marque la fin d’un chapitre important. Longtemps considéré comme l’un des lieutenants les plus fidèles et les plus brillants de Gilchrist Olympio, Séna Alipui semble vouloir s’affranchir des cadres partisans traditionnels pour se consacrer pleinement à sa mission républicaine ou, peut-être, pour porter une nouvelle vision politique plus en phase avec les mutations de la Cinquième République. ” En choisissant de quitter l’UFC au moment même où il accède à de hautes responsabilités exécutives, il affirme son indépendance et sa volonté d’être jugé sur ses résultats plutôt que sur son étiquette”, analyse un observateur avisé.

  • Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    La cérémonie de clôture du 4ᵉ Forum des Médias du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), organisée les 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin, a été l’un des moments les plus marquants de cette importante rencontre continentale.

    Placé sous le thème inspirant « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) », ce forum a réuni journalistes, experts en santé publique, responsables politiques, organisations partenaires et acteurs de la société civile autour de l’objectif commun de renforcer la couverture et l’impact médiatique des actions contre les MTN en Afrique.

    La cérémonie de clôture, organisée en marge de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées, a mis en lumière la contribution essentielle des médias dans la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation des populations contre des pathologies souvent invisibles dans les médias traditionnels mais qui continuent de toucher des millions de personnes à travers le continent.

    Un des moments forts de cette soirée a été la remise des Awards du REMAPSEN, une cérémonie de distinctions visant à reconnaître l’excellence journalistique en matière de reportage sur la santé et l’environnement. Ces prix, parrainés par le Dr Michel Sidibé, ancien directeur exécutif de l’ONUSIDA et actuel envoyé spécial de l’Union africaine pour l’Agence Africaine du Médicament, ont récompensé les productions médiatiques les plus percutantes de l’année.

    Le Super Prix Michel Sidibé de la meilleure coordination-pays a été attribué au REMAPSEN Bénin, une distinction qui salue l’engagement dynamique de la coordination nationale dans la promotion de la santé publique et de l’environnement par le biais des médias. Le coordonnateur national, Michaël Tchokpodo, a reçu le prix avec émotion et l’a dédié à tous les journalistes et partenaires qui, au quotidien, contribuent à éclairer les populations sur des enjeux souvent négligés.

    Outre cette récompense nationale, plusieurs journalistes africains ont été distingués dans les catégories radio, télévision, presse écrite et médias en ligne. Parmi les lauréats figuraient des professionnels venus du Mali, du Cameroun, du Sénégal, de Gabon, du Ghana, du Togo, du Nigeria et de Guinée, reflétant ainsi l’ampleur continentale de l’engagement médiatique pour les MTN.

    Lors de son allocution, le Dr Michel Sidibé a souligné que la lutte contre les MTN ne se limite pas aux traitements médicaux, mais dépend aussi des voix qui les portent sur la place publique. Il a rappelé que « mettre une maladie à la une, c’est déjà commencer à l’éliminer », en insistant sur le pouvoir que détiennent les médias pour influencer les politiques publiques, réduire la stigmatisation et encourager l’action collective.

    De son côté, le président du REMAPSEN, Bamba Youssouf, a rappelé que cette édition du forum avait permis d’approfondir la coopération entre journalistes et acteurs de la santé. Il a encouragé les participants à continuer à produire des contenus de qualité qui contribuent à renforcer la compréhension et l’engagement autour des défis sanitaires.

    La cérémonie de clôture a aussi été l’occasion de remercier les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible cette édition, parmi lesquels l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Fondation Gates, Speak Up Africa et la Fondation Raoul Follereau. Ces organisations ont souligné l’importance d’un partenariat durable entre le secteur de la santé publique et les médias pour atteindre les objectifs d’élimination des MTN.

    La cérémonie de clôture du forum a non seulement honoré les contributions journalistiques exceptionnelles, mais elle a aussi réaffirmé la conviction partagée que les médias africains sont des acteurs incontournables pour faire avancer l’agenda de santé publique et promouvoir le développement durable en Afrique.

  • Kokou Ekouagou : le génie togolais qui porte l’art de demain

    Kokou Ekouagou : le génie togolais qui porte l’art de demain

    Dans le paysage foisonnant de la création artistique contemporaine africaine, certains noms s’imposent avec une évidence tranquille. Kokou Ekouagou est de ceux-là. Il porte sa génération et dessine l’avenir.

    Artiste togolais à la trajectoire déjà impressionnante, il est aujourd’hui considéré par de nombreux observateurs comme probablement le meilleur de sa génération, tant par la singularité de son langage plastique que par l’ampleur de son rayonnement international. À la croisée de l’exigence esthétique, de l’engagement intellectuel et de la responsabilité sociale, il incarne une nouvelle ère de l’art togolais : ambitieuse, décomplexée et tournée vers l’avenir.

    Ouverture

    Né dans un Togo où l’art est à la fois héritage, résistance et moyen d’expression, Kokou Ekouagou s’est très tôt imposé comme un créateur à part. Son œuvre, profondément ancrée dans les réalités africaines mais résolument ouverte au monde, échappe aux clichés et aux lectures faciles. Elle interroge la mémoire, l’identité, le rapport au pouvoir, aux traditions et aux mutations contemporaines. Chaque toile, chaque installation, chaque performance porte la marque d’une réflexion rigoureuse, nourrie par une solide culture artistique et une conscience aiguë des enjeux de son temps.

    Ce qui frappe d’emblée chez Ekouagou, c’est la maturité précoce de son travail. Là où beaucoup tâtonnent, il affirme très tôt une signature reconnaissable, un style cohérent, une vision claire. Cette maîtrise lui vaut rapidement l’attention des critiques, des commissaires d’exposition et des collectionneurs, bien au-delà des frontières togolaises. Ses œuvres voyagent, dialoguent avec d’autres cultures, s’inscrivent dans des expositions collectives et personnelles sur plusieurs continents.

    De l’Afrique à l’Europe, en passant par l’Amérique et d’autres scènes internationales, Kokou Ekouagou a exposé un peu partout dans le monde, faisant rayonner le Togo dans les grands circuits de l’art contemporain. Ses participations à des biennales, foires et expositions majeures confirment son statut d’artiste international, capable de s’imposer dans des contextes artistiques exigeants et hautement compétitifs. À chaque étape, il défend une œuvre sincère, sans concessions, qui parle aussi bien aux initiés qu’au grand public.

    Distinctions

    Cette reconnaissance se traduit également par de nombreuses distinctions et récompenses. Multirécompensé, Ekouagou figure parmi ces artistes dont le parcours est jalonné de prix attestant à la fois de la qualité de leur travail et de leur impact. Mais loin de se laisser griser par les honneurs, il conserve une posture d’humilité et de travail acharné. Pour lui, chaque prix n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire, celle de continuer à créer, à innover et à inspirer.

    Car au-delà de l’artiste reconnu, Kokou Ekouagou est aussi un passeur, profondément conscient de son rôle auprès des jeunes générations. Il ne cesse de rappeler que son succès n’a de sens que s’il peut servir à ouvrir des portes, à créer des ponts, à transmettre une expérience. Ateliers, résidences, projets de formation, accompagnement de jeunes talents : ses initiatives se multiplient, portées par la conviction que l’avenir de l’art togolais se construit collectivement.

    Relève

    Il nourrit aujourd’hui de nombreux projets ambitieux en direction de la jeunesse, convaincu que le potentiel créatif du Togo reste largement sous-exploité faute de moyens, de cadres structurants et de mentors accessibles. Ekouagou veut partager les codes du monde de l’art international, expliquer les réalités du métier, démystifier les parcours et encourager l’audace. Il plaide pour un art africain assumé, libre, affranchi des regards condescendants et des attentes folklorisantes.

    Cette volonté de transmission s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un écosystème artistique togolais solide, capable de produire, de diffuser et de protéger ses artistes. Ekouagou n’est pas seulement un créateur, il est aussi un penseur de l’art, attentif aux questions de politiques culturelles, de structuration du marché, de conservation et de valorisation des œuvres africaines.

    S’il est souvent présenté comme l’avenir de l’art togolais, c’est aussi parce qu’il incarne une synthèse rare, celle de la réussite individuelle et de l’engagement collectif. Il prouve qu’un artiste togolais peut s’imposer sur la scène mondiale sans renier ses racines, sans céder à la facilité, sans se couper de sa société. Son parcours est une source d’inspiration pour toute une génération qui voit en lui la preuve qu’un autre chemin est possible.

    À l’heure où l’art africain contemporain suscite un intérêt croissant à l’échelle internationale, Kokou Ekouagou apparaît comme l’un de ses visages les plus crédibles et les plus prometteurs. Par la force de son œuvre, par son exigence intellectuelle et par son engagement envers la jeunesse, il ne se contente pas de représenter sa génération : il la porte, la défend et la projette dans l’avenir.

    Plus qu’un artiste à succès, Kokou Ekouagou est devenu un symbole : celui d’un Togo créatif, ambitieux et confiant en son génie. Et si l’histoire de l’art togolais contemporain reste encore à écrire, une chose semble déjà acquise : son nom y occupera une place centrale.

Radio Renouveau228

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