Catégorie : Actualités

  • Les USA renforcent les compétences des enseignants togolais en anglais

    Les USA renforcent les compétences des enseignants togolais en anglais

    Huit enseignants d’anglais et responsables de l’éducation togolais ont reçu, le 15 juillet, leurs certificats de fin de formation à l’ambassade des États-Unis à Lomé, à l’issue d’un programme de développement professionnel en ligne soutenu par le gouvernement américain.

    Cette initiative, mise en œuvre grâce à l’ambassade des États-Unis à Lomé en partenariat avec le Bureau régional de la langue anglaise basé à Dakar, visait à renforcer les capacités des participants en matière d’enseignement de l’anglais. Au cours de cette formation, les bénéficiaires ont été initiés à des approches pédagogiques innovantes et ont eu accès à des ressources inspirées des meilleures pratiques du système éducatif américain.

    À travers ce programme, les États-Unis entendent contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement de l’anglais au Togo. En dotant les enseignants d’outils et de méthodes plus efficaces, cette coopération vise également à offrir aux élèves de meilleures perspectives d’apprentissage et à renforcer leurs compétences linguistiques.

    Selon l’ambassade, une solide maîtrise de l’anglais constitue un levier pour accéder à davantage d’opportunités académiques et professionnelles. Elle favorise aussi l’intégration dans l’économie mondiale, stimule les échanges commerciaux et renforce les liens entre le Togo et les États-Unis.

    Cette formation illustre ainsi l’engagement américain en faveur du développement des compétences éducatives et du renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation.

  • CAN féminine 2026 : le tournoi de la maturité pour le football africain

    CAN féminine 2026 : le tournoi de la maturité pour le football africain

    La CAN féminine réunira 16 nations dans une édition historique appelée à accélérer le développement du football féminin africain tout en consacrant une nouvelle puissance du continent.

    Du 26 juillet au 16 août 2026, le Maroc accueillera une Coupe d’Afrique des nations féminine pas comme les autres. Pour la première fois, 16 sélections nationales prendront part à la phase finale, contre 12 lors des éditions précédentes. Au-delà de la conquête du trophée continental, cette CAN représente un tournant décisif pour le développement du football féminin en Afrique. Les équipes en lice se disputeront également des places qualificatives pour la Coupe du monde féminine 2027, tandis que la sélection championne empochera une récompense record d’un million de dollars.

    Cette édition est d’abord celle de l’ambition. En élargissant le nombre de participants, la Confédération africaine de football (CAF) ouvre la porte à davantage de nations émergentes. Des sélections comme le Cap-Vert, le Malawi ou encore la Tanzanie auront l’occasion de se mesurer aux géants historiques que sont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Ghana ou le Cameroun. Le défi sera de démontrer que le football féminin africain ne se résume plus à quelques puissances traditionnelles, mais qu’il s’enracine progressivement sur l’ensemble du continent.

    Le Maroc, pays hôte, jouera également une partie importante de son image. Après avoir investi massivement dans les infrastructures sportives et organisé plusieurs grandes compétitions continentales, le royaume entend confirmer son statut de référence du football africain. Le succès populaire et organisationnel de cette CAN féminine sera observé de près, alors que le pays poursuit sa stratégie d’accueil des grands rendez-vous internationaux.

    Mais l’enjeu dépasse largement le cadre sportif. La CAN féminine constitue désormais un véritable levier de transformation sociale. Chaque édition contribue à renforcer la visibilité des femmes dans le sport, à encourager les jeunes filles à pratiquer le football et à convaincre les fédérations nationales d’investir davantage dans leurs championnats féminins. Les performances des joueuses africaines sont aujourd’hui suivies bien au-delà du continent, plusieurs d’entre elles évoluant dans les meilleurs clubs européens.

    Reste toutefois un défi majeur : transformer l’engouement suscité par la compétition en un développement durable. Les progrès réalisés pendant quelques semaines devront se prolonger par des investissements dans la formation, les centres de développement, les compétitions nationales et la professionnalisation des clubs. Sans ces efforts, la CAN risque de demeurer une simple vitrine.

    En définitive, cette édition 2026 apparaît comme un véritable test de maturité. Si le spectacle est au rendez-vous, si les stades se remplissent et si les jeunes générations s’identifient aux héroïnes du tournoi, alors le football féminin africain franchira un nouveau cap. Le Maroc offrira le décor, mais ce sont les seize nations qualifiées qui écriront une page importante de l’histoire du sport africain.

  • En chair et en ville de Anas Atakora, Caraquet, les éditions de la francophonie, 2025.

    En chair et en ville de Anas Atakora, Caraquet, les éditions de la francophonie, 2025.

    L’actualité douloureuse n’échappe pas à la plume de Anas Atakora dans “Une mouche au Fréau Jardin”, lorsqu’il aborde le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 à Lomé.

    Anas Atakora fait partie de la jeune génération de poètes qui ont redessiné le visage de la poésie togolaise. En témoigne amplement son recueil de poèmes En chair et en ville. Ces poèmes nous livrent la sensibilité du poète à travers des villes personnifiées qu’il met en relation avec lui-même ou des personnages qui lui sont chers.

    D’entrée de jeu, le titre interpelle le lecteur par son originalité, car l’expression connue est en chair et en os. Lorsque le mot ville est substitué à os, il est clair que la ville, telle que évoquée dans le recueil, est assimilable au corps. L’amour et les souvenirs nous livrent des vers qui font du corps une matière charnelle qui excite le sens tactile, puisque l’amour dont il est question est, au-delà des poussées de nostalgie, physique. La chair et son besoin de sensualité ravivent les bons souvenirs. L’amour omniprésent porte des identités de femmes et de villes qui se confondent souvent. Dans le poème “Angélique en trois villes”, sont évoquées en même temps que le personnage Angélique, des villes: Lomé, Halifax au Canada et quelque part en Louisiane aux États-Unis d’Amérique. “J’ai caressé des villes sur la peau d’Angélique/Douceurs océaniques/Dans les mains nomades du rêveur” (p. 17.) ” Angélique/Est un morceau de la Louisiane/Qui bouge sur un air d’Acadie [•••] Toutes les beautés mènent à sa hanche”(p.18). Dans le poème “Dalia fait face à l’aurore”, l’auteur nous dit que: “Le ciel dans ses yeux est volcanique” (p.24), en usant d’une métaphore sexuelle.

    Ailleurs, “Si vous passez par La Paz”, la capitale de la Bolivie, Anas Atakora rend  hommage au poète Apollinaire et au peuple Aymara. Il y souligne la ressemblance entre l’Amérique et l’Afrique :”Qu’importe/Si La Paz dit l’Amérique ou l’Afrique/Le désir est braisé par la même poussière/Les mêmes flammes/Sorties d’une bouche antique ” (p. 50.). Dans “Des villes intérieures” Atakora suggère au lecteur à quel point les villes sont intériorisées dans son corps et son imaginaire. “Tendre amour tu disais/ Mon corps est ta ferme/ Tu y manges bien [•••] Mon sperme a un goût de légumes” (p.58.). De fil en aiguille, le poète se rappelle son défunt père : “Et je vois mon père/Égrener son dernier chapelet/Mon père/Un morceau de linceul/Déposé dans la poussière/Devant une foule de personnes/Alignées en prière musulmane [•••] Et je touche ce corps/Père/Voici la dernière jetée de cauris/Qui me lira ton silence” (p. 54-55).

    “Lettres aux gens d’amour et de rêves” est l’occasion de rendre hommage aux êtres chers et aux poètes admirés : Maïakovski, Mahmoud Darwich, Jean-Jacques Dabla et Paul Valéry.

    L’actualité douloureuse n’échappe pas à la plume de Anas Atakora dans “Une mouche au Fréau Jardin”, lorsqu’il aborde le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 à Lomé. Il s’agit de manifestants pacifiques couchés par les balles meurtrières d’une soldatesque ennemie de la démocratie et de la liberté. La mouche est ici l’image des tueurs et de la mort. “Je vis de morts qu’on sème/Avec du gazon et des arbres/Le fumier est de feu/Et de visages déchiquetés [•••] Je flâne/Dans le vide cri/L’espace flagrant/Où la mère a reçu un bouquet de grenades” (p. 34-35).

    L’ensemble des vers de “Portapique”, une ville canadienne, est dédié aux vingt-deux victimes d’une fusillade. “Portapique [•••] En ce printemps de la mort/Voici nos pétales pour panser/Ta douleur ” (p. 10).

    Les différents lieux visités par le poète nous montrent qu’il est très attaché aux voyages. Il en fait des lieux de souvenirs où il a laissé une partie de lui-même. L’amour et la mort se côtoient en donnant à ce recueil des senteurs de bonheurs et de malheurs à travers des vers dont la poéticité prennent aux tripes.

    Anas Atakora arrive avec sa plume à sublimer des choses simples ou prosaïques en leur donnant un cachet poétique. Le lire est un plaisir que je tiens à partager.

    Ayayi Togoata Apédo-Amah

  • Évala 2026 : plus de 155 400 personnes sensibilisées, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV saluent une mobilisation sans précédent à Kara

    Évala 2026 : plus de 155 400 personnes sensibilisées, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV saluent une mobilisation sans précédent à Kara

    Plus de 155 400 personnes sensibilisées : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV signent un bilan remarquable à l’issue des Évala 2026 à Kara.

    La campagne de sensibilisation menée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV à l’occasion des Évala 2026 dans la région de la Kara a largement atteint ses objectifs. Réunis le lundi 20 juillet 2026 pour une rencontre d’évaluation, les différents acteurs engagés dans cette initiative ont dressé un bilan particulièrement encourageant. Plus de 155 400 personnes sensibilisées, 1 500 élèves mobilisés et 75 000 préservatifs distribués : les chiffres témoignent de l’ampleur de cette opération consacrée à la lutte contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire.

    Placée sous le thème « Zéro grossesse et zéro infection sexuellement transmissible (IST) en milieu scolaire », cette campagne est le fruit d’une collaboration entre les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, l’ONG AIMES-AFRIQUE, SOS DOCTEUR TV, la Direction régionale de l’éducation (DRE) de Kara et l’Inspection de l’enseignement secondaire. Pendant toute la période des Évala, les équipes ont investi les arènes de lutte et les lieux de rassemblement afin d’aller directement à la rencontre des jeunes et des populations pour promouvoir des comportements responsables en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Un bilan qui confirme l’efficacité de la stratégie de proximité

    La rencontre d’évaluation a permis de mettre en évidence les résultats obtenus au cours de cette campagne intensive d’une semaine. Présentant les statistiques officielles, le chef de l’Inspection de l’enseignement secondaire de Kara, Kolombia Guetaba, a souligné l’ampleur de la mobilisation.

    « Plus de 1 500 élèves sensibilisateurs ont touché 155 400 personnes dans les différentes arènes de lutte. Le message est vraiment passé. Plusieurs personnes rencontrées dans les cantons souhaitent que cette action soit reconduite à chaque édition des Évala », a-t-il déclaré.

    Ce bilan constitue l’un des principaux enseignements de cette campagne. Les élèves, formés au préalable, ont multiplié les échanges directs avec les populations dans les quinze cantons concernés par les festivités traditionnelles. À travers des discussions de proximité, des affiches, des supports pédagogiques et des séances d’information, ils ont sensibilisé les jeunes aux conséquences des grossesses précoces, aux risques liés aux infections sexuellement transmissibles ainsi qu’aux moyens de prévention.

    Les équipes ont également procédé à la distribution de plus de 75 000 préservatifs. Toutefois, les responsables de la campagne ont rappelé que, dans le cadre de la prévention en milieu scolaire, l’abstinence demeure le premier moyen recommandé pour éviter les grossesses précoces et les IST chez les élèves.

    Au-delà des chiffres, les responsables estiment que cette mobilisation a surtout permis de renforcer la prise de conscience des jeunes, notamment grâce à une approche basée sur la sensibilisation par les pairs, où les élèves deviennent eux-mêmes des acteurs de changement au sein de leurs communautés.

    Capitaliser sur les acquis pour renforcer la prévention toute l’année

    Pour le professeur honoraire Serge Michel Kodom, président-directeur général de l’ONG AIMES-AFRIQUE, de SOS DOCTEUR TV et promoteur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette séance d’évaluation ne devait pas seulement consister à présenter des statistiques. Elle visait également à recueillir les observations des différents intervenants afin d’améliorer les prochaines éditions.

    « Il était important de réunir les enseignants encadreurs, les chefs d’établissement et les élèves pour écouter les acteurs du terrain. Leurs suggestions, les difficultés rencontrées et leurs recommandations permettront d’améliorer les prochaines campagnes », a-t-il expliqué.

    Et d’enchaîner: «Un sincère merci et une profonde reconnaissance au CNLS et à l’UNFPA-Togo pour la mise à disposition des préservatifs masculins et féminins à AIMES AFRIQUE qui ont permis de couvrir une partie de la campagne de sensibilisation lors des Évalas 2026 faite par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les 15 Cantons de la préfecture de la Kozah».

    Le promoteur a rappelé que les bureaux des Clubs Santé avaient été déployés dans les quinze cantons concernés par les Évala afin d’assurer une couverture maximale des festivités. Cette stratégie s’appuie sur un vaste réseau qui couvre aujourd’hui près de 80 % des établissements publics du Togo, offrant ainsi une capacité de mobilisation exceptionnelle.

    Pour Serge Michel Kodom, les jeunes représentent désormais un levier essentiel dans la promotion de la santé.

    « Les élèves sont aujourd’hui les ambassadeurs de la santé dans leurs communautés. Nous leur faisons confiance, tout comme aux enseignants et aux encadreurs qui continueront à renforcer leurs capacités afin que ce message atteigne pleinement son objectif », a-t-il affirmé.

    Cette vision repose sur la conviction que les changements de comportement sont plus efficaces lorsqu’ils sont portés par les jeunes eux-mêmes auprès de leurs camarades et de leurs familles.

    Les responsables ne comptent d’ailleurs pas limiter cette dynamique aux seules festivités des Évala. Les activités de sensibilisation reprendront dès la prochaine rentrée scolaire à travers des causeries-débats, des séances d’information et des rencontres régulières dans les établissements.

    Kolombia Guetaba a précisé que cette stratégie concernera également d’autres préfectures de la région.

    « Mon inspection couvre également les préfectures de l’Assoli et de la Binah. Tous les chefs d’établissement recevront ces orientations afin de relayer la sensibilisation », a-t-il indiqué.

    Cette continuité apparaît comme l’un des principaux défis de la campagne. Les acteurs souhaitent maintenir un travail de proximité tout au long de l’année afin de consolider les acquis enregistrés durant les Évala et d’ancrer durablement les messages de prévention auprès des élèves.

    Au regard des résultats annoncés, les organisateurs considèrent que cette campagne constitue une réussite majeure en matière de santé publique et d’éducation préventive. Les 155 400 personnes sensibilisées, la mobilisation de plus de 1 500 élèves, la distribution de 75 000 préservatifs ainsi que l’adhésion manifestée par les populations des différents cantons illustrent l’impact de cette initiative.

    Forts de ce bilan, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, leurs partenaires institutionnels et l’ONG AIMES-AFRIQUE entendent désormais inscrire cette démarche dans la durée afin de contribuer à réduire les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles en milieu scolaire, tout en faisant des élèves de véritables relais de promotion de la santé au sein de leurs communautés.

  • Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Les autorités policières ont présenté les premiers éléments de l’enquête ouverte après le décès du jeune Ouro Gbele Assad, retrouvé sans vie le 13 juillet à Agoè Adjougba.

    Le commissariat central d’Agoè-Nyivé a rendu publics, ce dimanche 19 juillet 2026, les premiers résultats de l’enquête ouverte à la suite du décès de Ouro Gbele Assad, un jeune homme de 20 ans retrouvé sans vie le 13 juillet dernier dans le quartier d’Agoè Adjougba. Cette affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

    Selon le commissaire divisionnaire de police, Koudadje Afodor Ablavi, les premiers renseignements recueillis indiquent que la victime aurait été interpellée par des particuliers qui la soupçonnaient d’un vol de volaille. Le jeune homme aurait ensuite été conduit dans un garage avant d’être relâché. Son corps a été découvert à une centaine de mètres de ce lieu.

    Une enquête judiciaire a été ouverte sous l’autorité du procureur de la République afin de déterminer les circonstances exactes du décès et d’identifier les éventuelles responsabilités. La police précise que plusieurs témoignages ont été recueillis et qu’un individu cité par différents témoins fait actuellement l’objet de recherches.

    Les constatations réalisées par les services de la police nationale, avec l’appui de la police technique et scientifique ainsi que de personnels de santé, n’ont révélé aucune trace apparente de violence sur le corps. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre s’écoulant de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à engager des investigations médico-légales complémentaires. Les conclusions de ces expertises devraient permettre d’éclairer les circonstances du décès.

    Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, la police nationale a invité la population à faire preuve de retenue, à éviter la diffusion d’informations non vérifiées et à laisser la justice suivre son cours. Elle a également rappelé que toute personne soupçonnée d’une infraction doit être remise aux forces de sécurité, insistant sur le fait que nul ne peut se faire justice lui-même. Assad a été inhumé le 17 juillet dans une vive émotion.

  • Mondial 2038 : le délicat calcul de Philippe Diallo

    Mondial 2038 : le délicat calcul de Philippe Diallo

    Entre convictions et intérêts stratégiques, Philippe Diallo, le patron de la Fédération française de football (FFF), se retrouve face à un choix hautement politique.

    À quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue le 18 mars 2027, à Rabat (Maroc), à l’occasion du 77è Congrès de la FIFA, Philippe Diallo est confronté à un véritable dilemme. Le président de la Fédération française de football (FFF) devrait apporter son soutien à Gianni Infantino, candidat à sa propre succession, alors même qu’il ne figure pas parmi les plus fervents admirateurs du dirigeant suisse.

    Selon L’Équipe, cette position relève avant tout d’un calcul stratégique. Conscient que Gianni Infantino ne fait face à aucun adversaire crédible et qu’il a de fortes chances d’être reconduit, Philippe Diallo préfère éviter toute confrontation avec l’homme fort du football mondial.

    L’objectif : le Mondial 2038

    Derrière cette prudence se cache un enjeu majeur : la France nourrit l’ambition de déposer sa candidature pour accueillir la Coupe du monde 2038. Dans cette perspective, préserver de bonnes relations avec le président de la FIFA apparaît comme un atout diplomatique de premier ordre.

    Le patron du football français doit ainsi composer avec une équation délicate : soutenir un dirigeant qu’il n’apprécie pas particulièrement ou risquer de fragiliser les chances françaises dans la course à l’organisation du plus grand événement du football mondial.

    Ce choix illustre les réalités de la gouvernance sportive internationale, où les considérations politiques et stratégiques pèsent souvent autant que les affinités personnelles. Pour Philippe Diallo, l’intérêt supérieur du football français semble, pour l’heure, l’emporter sur les réserves qu’il pourrait nourrir à l’égard de Gianni Infantino.

  • ONU : le spectaculaire virage de Diomaye Faye en faveur de Macky Sall, entre calcul politique et recomposition du pouvoir

    ONU : le spectaculaire virage de Diomaye Faye en faveur de Macky Sall, entre calcul politique et recomposition du pouvoir

    En apportant son soutien officiel à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU, Bassirou Diomaye Faye signe un revirement politique majeur qui alimente les spéculations sur une recomposition des rapports de force au sommet de l’État sénégalais.

    Le Sénégal a officiellement décidé de soutenir la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’annonce, faite à travers un communiqué du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, marque un tournant politique majeur dans les relations entre l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et son prédécesseur.

    Selon le communiqué, Bassirou Diomaye Faye a reçu Macky Sall le 17 juillet au Palais de la République. Au terme de cette rencontre, le président sénégalais a décidé d’apporter le « plein soutien » de l’État à la candidature de son prédécesseur à la tête des Nations unies. Il a également demandé au gouvernement et à tout le réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser pour défendre cette candidature auprès des États membres de l’ONU.

    Cette décision surprend d’autant plus qu’elle intervient après une campagne électorale et un début de mandat marqués par de vives critiques du nouveau pouvoir contre la gouvernance de Macky Sall. Le communiqué insiste toutefois sur « l’attachement du chef de l’État au dialogue, à la continuité de l’État et au rassemblement autour des intérêts supérieurs de la Nation ».

    Au-delà de la dimension diplomatique, ce revirement nourrit déjà les analyses politiques à Dakar. Plusieurs observateurs estiment que Bassirou Diomaye Faye chercherait, à travers ce geste d’ouverture, à bénéficier du soutien politique, institutionnel et des réseaux de l’ancien président Macky Sall ainsi que de ses proches. Une telle stratégie pourrait lui permettre de consolider sa propre position face à l’influence grandissante de son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, aujourd’hui Président de l’Assemblée nationale, dont le poids politique continue d’alimenter les spéculations sur l’avenir du pouvoir.

    Dans cette lecture, le soutien à Macky Sall dépasserait le simple cadre diplomatique. Il constituerait également un signal d’ouverture envers une partie de l’ancien appareil d’État, susceptible de jouer un rôle dans les futurs équilibres politiques. Certains analystes y voient ainsi les premiers jalons d’une stratégie visant à préparer, à plus long terme, la prochaine élection présidentielle.

    À ce stade, ces interprétations relèvent toutefois de l’analyse politique et n’ont pas été confirmées par les autorités sénégalaises, qui présentent cette décision comme un choix guidé par l’intérêt supérieur du Sénégal et le rayonnement de l’Afrique sur la scène internationale.

  • Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.

    Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?

    C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.

    Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?

    Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.

    Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?

    Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.

    Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?

    Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.

    Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?

    Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.

    Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?

    Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.

    Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?

    J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.

    Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?

    Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.

    Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?

    Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.

  • Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Le gouvernement intensifie la surveillance des travaux d’assainissement pour prévenir de nouvelles inondations à Lomé.

    Face aux conséquences des pluies diluviennes qui ont frappé Lomé à la fin du mois de juin, le gouvernement poursuit ses actions de prévention et d’assainissement. Ce samedi 18 juillet 2026, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée de supervision sur plusieurs sites stratégiques de la capitale afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux engagés après les inondations.

    Des chantiers sous surveillance permanente

    Accompagné de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, du ministère de la Sécurité ainsi que de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), le ministre s’est rendu sur plusieurs dépotoirs, notamment à Boka, au Triangle des Rails à Gbossimé et au marché de Zongo. Sur ces différents sites, les opérations d’enlèvement des déchets se poursuivent dans des conditions jugées satisfaisantes.

    La délégation a également inspecté plusieurs bassins d’orage, notamment ceux de Tokoin Tamé, Agbalépédo, Deux Lions, Caméléon, Awatamé et Babakopé. Ces ouvrages avaient débordé lors des pluies exceptionnelles des 28 et 29 juin derniers. Les autorités ont toutefois constaté avec satisfaction une baisse significative du niveau des eaux, signe que les mesures engagées commencent à produire leurs effets.

    La visite s’est poursuivie à la retenue d’eau de Togo 2000, aux exutoires du lac Ouest vers la plage, qui facilitent l’évacuation des eaux de la lagune de Boka vers la mer, ainsi qu’au site de Winners Chapel où les opérations de pompage se poursuivent afin d’assainir durablement le quartier.

    Pour Séna Alipui, cette présence régulière sur le terrain répond à une exigence de vigilance. « Il est question d’occuper le terrain de façon continue pour superviser les travaux déjà réalisés, ceux qui sont en cours et envisager d’autres actions afin de prévenir d’éventuelles situations d’inondations », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de renforcer la résilience de Lomé face aux aléas climatiques.

  • Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.

    Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.

    À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.

    Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures

    Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.

    Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.

    L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.

    Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.

    Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité

    Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.

    Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.

    Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.

    Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.

    Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles

    Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.

    Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.

    Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :

    « Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »

    Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.

    Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».

    Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »

    Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France

    La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.

    En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.

    Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.

    Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.

    Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.

    Faire de l’art un espace de rencontre

    Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.

    À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.

    Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.

    En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.

Radio Renouveau228

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