Auteur/autrice : Abdoulaye YAHAYA

  • Expulsion de familles à Kégué Zogbedzi (Togo) : une situation dramatique

    Expulsion de familles à Kégué Zogbedzi (Togo) : une situation dramatique

    Ce samedi 20 janvier 2025, une matinée de peur et d’incompréhension a régné à Kégué Zogbedzi, dans la commune du Golfe 1, à Lomé, au Togo. Plusieurs personnes ont été chassées de leur habitation. La plupart y sont depuis au moins trois décennies.

    Des familles ont été expulsées de leurs maisons dans des conditions violentes, avec des portes défoncées et des effets personnels sortis de force. Les occupants affirment être en règle et avoir acquis leurs parcelles auprès d’un vendeur vivant et détenteur de documents fonciers authentiques.

    Le différend fait l’objet d’une procédure judiciaire en cours. Les victimes appellent les autorités administratives et judiciaires à intervenir rapidement pour faire respecter le droit et prévenir toute escalade de la violence.

    Il est important de noter que l’expulsion est une mesure extrême qui ne doit être utilisée qu’en dernier recours. Les autorités et les propriétaires doivent respecter les droits des personnes menacées d’expulsion et trouver des solutions alternatives.

    Le samedi 24 janvier, les concernés ont organisé une manifestation sur le site. Avec plus ou moins de réussite. Ils ne comptent pas baisser les bras. « C’est dire que cette affaire ne fait que commencer », nous glisse un délogé.

  • Au Togo, le service cadastral de Davié est « bloqué » déplore la LCT

    Au Togo, le service cadastral de Davié est « bloqué » déplore la LCT

    Le service cadastral de Davié, couvrant les zones maritimes sans le Grand Lomé, reste « bloqué » depuis « plus d’un an » empêchant toute « signature des titres fonciers », regrette la Ligue des consommateurs du Togo (LCT). Elle « interpelle le gouvernement afin qu’il instruise les responsables de l’OTR à agir dans l’intérêt supérieur des populations ».

    DECLARATION N 002/01 DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO

    Relative au blocage des titres fonciers relevant du Cadastre de Davié

    Depuis quelques années, l’Office togolais des recettes (OTR) communique sur sa politique de dématérialisation dans le domaine du foncier.

    En 2020, la plateforme e-foncier a été mise en place pour recevoir les demandes de documents fonciers. Les dépôts physiques ne sont plus acceptés et les usagers sont obligés de s’adapter progressivement à la dématérialisation en allant sur la plateforme e-foncier pour faire leurs demandes d’état descriptif et de mutation, notamment.

    L’OTR a souligné que cette réforme va permettre d’éviter les attroupements devant les bureaux, mais surtout de gagner du temps dans la délivrance des documents, tout en améliorant la qualité des services du Cadastre et de la conservation foncière.

    Plus tard en 2025, l’OTR a demandé aux propriétaires ayant des titres fonciers établis avant 2007 de faire une mise à jour avec le géoréférencement avec la création du numéro unique parcellaire (NUP) assortie d’une obligation de versement d’une provision couvrant les frais avant toute formalité foncière. Toutes ces réformes citées plus haut sont destinées, selon l’OTR, à alléger la tâche et accélérer le processus d’immatriculation foncière.

    Dans les pratiques, les choses ne se déroulement pas aussi facilement. L’obtention d’un titre foncier peut durer jusqu’à deux ans au minimum. Parfois, les propriétaires attendent jusqu’à sept ans.

    Pendant ce temps, les propriétaires terriens initiaux cupides, revendent les mêmes parcelles, et il faut que les poursuites judiciaires pour stellionat ou pour confirmation de droit de propriété soient déclenchées avec leurs coûts, les pertes de temps et les risques collatéraux.

    Le cas du service cadastral de Davié est plus que préoccupant. En effet, depuis quelques mois, la LCT a été saisie et interpellée à plusieurs reprises par rapport à une situation préoccupante en lien avec la délivrance des titres fonciers pour les localités de la Région Maritime. Plus d’un an déjà que la signature des titres fonciers au niveau du Cadastre de Davié (qui prend en compte les zones de la maritime sans le Grand Lomé) est bloquée.

    Selon les informations reçues par la LCT, le Conservateur serait admis à la retraite et l’OTR n’a pas encore pourvu à son remplacement. Ce qui fait que plusieurs demandes d’établissement de titres sont toujours en attente depuis lors.

    Les usagers sont à bout de souffle et se demandent ce qui peut empêcher le remplacement d’une personne admise à la retraite alors que les compétences dans ce domaine ne font guère défaut.

    La LCT rappelle que les conséquences de cette situation inédite sont nombreuses. Beaucoup de propriétaires sont aujourd’hui dans le désarroi parce que leurs titres fonciers n’ont pas été signés pour qu’ils puissent les faire valoir devant les tribunaux. Certaines personnes ont pris des engagements pour aider les tiers à faire établir leurs titres. Elles se retrouvent aujourd’hui dans des situations inconfortables parce qu’elles sont accusées d’escroquerie.

    Face à cette situation, la Ligue des Consommateurs du Togo demande que la célérité des processus fonciers soit une réalité.

    La LCT exige aussi que les dispositions soient prises pour que le remplaçant du Conservateur du Cadastre de Davié soit nommé dans les plus brefs délais pour soulager les demandeurs.

    Pour finir, la LCT interpelle le gouvernement afin qu’il instruise les responsables de l’OTR à agir dans l’intérêt supérieur des populations.

    Fait à Lomé, le 19 Janvier 2026

    Le Président

    Dr Emmanuel SOGADJI

  • L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    Jusqu’à récemment, Samuel Ekoe Gale occupait le poste d’entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf. Cependant, le technicien togolais souhaite se réorienter en ce début d’année et arrive avec une qualification extrêmement rare dans le football amateur : sa licence UEFA Pro, récemment obtenue.

    Les entraîneurs titulaires de la licence UEFA Pro (anciennement appelée licence d’entraîneur de football) sont rares dans les ligues amateurs. En novembre dernier, Samuel Ekoe Gale a obtenu ce précieux certificat, mais il était alors entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf . Désormais, en ce début d’année, cette période touche à sa fin, car le quadragénaire ambitionne de franchir une nouvelle étape dans sa carrière.

    Considéré comme l’entraîneur national du Togo

    Au Togo, son pays natal, Gale s’est déjà fait un nom. Son expérience de joueur et d’entraîneur de haut niveau lui a permis d’obtenir la licence professionnelle d’entraîneur. En 2021, il était même pressenti pour succéder à Claude Le Roy à la tête de l’équipe nationale du Togo. Finalement, Gale a entraîné différents clubs de première division togolaise, dont l’AS OTR Lomé.

    En début de saison, Gale a enfin franchi une nouvelle étape en rejoignant le football européen. L’Allemagne lui est familière : il y a déjà évolué comme joueur dans les années 1990, notamment au Borussia Wuppertal. Après sa carrière de joueur, il a travaillé dans le football de jeunes en Belgique. Gale espérait finalement accéder au football professionnel grâce à son retour en Allemagne, au FC Kosovo.

    Il a d’abord intégré l’équipe technique d’ Alfonso del Cueto . Après le limogeage de ce dernier, Gale espérait avoir l’opportunité de devenir entraîneur principal, mais Düsseldorf a finalement opté pour Ibo Cöl.

    « J’espérais que le club me confierait peut-être quatre matchs comme entraîneur adjoint après le départ de del Cueto », confie Gale, qui souhaite désormais trouver un nouveau poste. Le niveau du club importe peu pour l’instant, mais grâce à son excellente licence Pro, il devrait privilégier un club ambitieux où il pourrait mettre son expertise à profit. « En Allemagne, il faut bien commencer quelque part. Que ce soit en Landesliga ou en Oberliga, peu importe. Mais si un club a une bonne structure et un projet ou une vision, nous sommes ouverts à la discussion », explique Gale.

    À long terme, l’entraîneur de football a des objectifs clairs : « Je veux évoluer dans des divisions supérieures, mettre en œuvre ma philosophie sportive et développer une identité avec mon équipe. »

    Pour toute question, vous pouvez contacter Gale au numéro de téléphone

    01637977152. https://www.fupa.net/news/fussballehrer-samuel-gale-hofft-auf-eine-neue-herausforderung-3155691?debug=preview,nocache

    Source: https://www.fupa.net/news

  • Laurent-Désiré Kabila assassiné il y a 25 ans

    Laurent-Désiré Kabila assassiné il y a 25 ans

    Il y a 25 ans, jour pour jour, Laurent-Désiré Kabila, le président de la République démocratique du Congo, était assassiné dans son bureau au Palais de Marbre à Kinshasa.

    C’était le 16 janvier 2001. Il a été abattu par son garde du corps, Rashidi Kasereka, un ancien enfant-soldat, qui a été tué à son tour par Eddy Kapend, l’aide de camp de Kabila . Kabila, surnommé “Mzee” (le sage en swahili), était un héros national pour certains, mais un dictateur pour d’autres.

    En effet, il avait pris le pouvoir en 1997, mettant fin à la dictature de 32 ans de Mobutu Sese Seko. Cependant, son régime était marqué par la corruption, la répression et les échecs économiques.

    L’assassinat de Kabila a été suivi d’une période de confusion et de rumeurs, et ce n’est que deux jours plus tard, le 18 janvier 2001, que le gouvernement congolais a officiellement annoncé sa mort. Son fils, Joseph Kabila, lui a succédé à la présidence. Ce dernier a dirigé la RDC pendant presque deux décennies avant de permettre l’alternance ayant porté au pouvoir Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

  • Au Togo, un collectif d’opposants appelle “à la mobilisation” contre le pouvoir

    Au Togo, un collectif d’opposants appelle “à la mobilisation” contre le pouvoir

    Au cours d’une conférence animée début janvier, un collectif d’opposants rappelle aux Togolais que “L’histoire retient ceux qui, malgré la peur, ont choisi de rester debout pour défendre leurs droits et ceux des générations futures”.

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE – DECLARATION LIMINAIRE – LOME 5 JANVIER

    2026

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE

    5 JANVIER 2026

    DÉCLARATION LIMINAIRE

    Le pompier pyromane

    L’art de mettre le feu volontairement, puis de détourner subtilement l’attention de l’opinion en se présentant comme celui qui éteint l’incendie, est une pratique bien connue des grands manipulateurs.

    C’est à ce scénario cynique que les Togolais assistent depuis le 31 décembre dernier.

    Sous la pression des Togolais, épaulés par les organisations internationales des droits humains et des Rapporteurs spéciaux des Nations Unies, également soutenus par des partenaires, Faure Gnassingbé s’est enfin résolu à libérer certains détenus politiques. C’est un grand soulagement pour les familles.

    Nous remercions chaleureusement tous ceux qui ont contribué à cette vague de libération par leurs efforts, d’une manière ou d’une autre, parfois discrets mais de grande efficacité.

    De nombreuses figures incarnant la souffrance, la violence et l’injustice subies par les Togolais ont été libérées ces derniers jours, après la maladie et la grève de la faim pour certains. Sans pouvoir donner une liste exhaustive, Grâce Koumayi, Amavi Katanga, Chimène Apevon, Abevi Adboul Razak, Ouattara Fadel, Foly Satchivi, Affectio, Dora Djougbedzi, Koffi Ostache Missodé en font partie.

    Nous saluons la libération des détenus politiques. Nous leur rendons un hommage appuyé et nous nous inclinons humblement devant la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie en prison. Ils sont tous des héros !

    Cependant, en gardant la lucidité, cet acte, présenté par le régime comme un geste d’apaisement, ressemble fortement à une attitude d’un pompier pyromane. Et cela est très cynique.

    En effet, tous les Togolais savent que ceux qui ont bénéficié de cette libération n’auraient jamais dû être privés de liberté, ils n’auraient jamais dû souffrir le martyre qu’on leur a infligé, parce qu’ils sont innocents. Ces personnes ont été abusivement arrêtées, injustement jetées en prison, horriblement maltraitées, parfois carrément torturées et même violées, du simple fait de leurs opinions politiques.

    C’est révoltant !

    Beaucoup de nos compatriotes sont encore privés de liberté ou gardés dans la souffrance des prisons aux conditions inhumaines, à l’exemple de Marguerite Gnakadé, Jean-Paul Oumolou, Kpatcha Gnassingbé, Alles ATTI. Près de 70 détenus politiques attendent impatiemment d’être libérés. Ils doivent être libérés !

    Dans ce contexte, une réelle volonté d’apaisement devrait se manifester par la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques, sans aucune exception.

    Toutefois, cela ne saurait suffire, parce qu’il y a beaucoup d’autres préoccupations urgentes à satisfaire.

    En effet, par sa gouvernance, le régime de Faure Gnassingbé a jeté de nombreux Togolais sur la redoutable route de l’exil politique. Il est donc impératif que chaque Togolais retrouve la terre de ses aïeux, sans être inquiété par des menaces, des intimidations, des arrestations ou des enlèvements.

    La libération de tous les détenus politiques et le retour au pays de tous les exilés politiques, sont intimement liés et constituent des actes majeurs, d’une priorité absolue, à poser immédiatement par Faure Gnassingbé.

    Ce serait alors un premier signal fort de bonne volonté adressé aux Togolais.

    Sur le coût de la vie

    En ce début d’année, les Togolais continuent d’avoir faim, et aucune perspective ne se présente pour entretenir l’espoir d’une amélioration.

    Les Togolais attendent donc légitimement bien plus que la distribution ponctuelle de 25.000 francs CFA par le gouvernement, à quelques-uns des plus fragiles, avec le programme Novissi. Les Togolais veulent des mesures fortes qui viennent soulager dans la durée, la vie quotidienne des familles. La baisse du coût des produits de première nécessité, notamment, permettrait à la population de démarrer l’année avec moins de stress. Le Togo a les moyens de prendre une telle décision au profit de tous.

    Contrairement à cela, c’est le risque d’augmentation du tarif de l’électricité, de l’eau et d’autres taxes qui pendent au nez des Togolais. Aucun Togolais ne l’acceptera, surtout dans les conditions actuelles.

    Alors que les Togolais attendaient l’annonce de solutions à leurs difficultés de vie, le discours de fin d’année de Faure Gnassingbé se fonde sur des déclarations tapageuses sans lendemain, des rhétoriques mielleuses sans effet et des promesses réitérées depuis 20 ans sans concrétisation. Il a notamment déclaré :

    « Nous allons changer de méthode, faire vivre autrement notre démocratie, ouvrir un nouveau chapitre, sans casser ce que nous avons construit. Pour cela, j’ai fixé au gouvernement trois priorités simples : Protéger, Rassembler, Transformer. »

    Non, Monsieur Faure Gnassingbé, les Togolais ne sont pas protégés. Et ils ne se sentent pas protégés, surtout lorsque plusieurs des leurs sont emprisonnés pour leurs opinions et que certains perdent la vie à cause de la torture qu’ils subissent en détention. Comment se sentir protégé, quand on est tenaillé par la faim et que des jeunes sont tués dans les manifestations pacifiques ?

    Non, Monsieur Faure Gnassingbé, vous ne rassemblez pas les Togolais. Vous ne rassemblez pas parce que vous dressez les uns contre les autres. Vous justifiez et vous encouragez la création de milices que vous et vos ministres qualifiez de « groupes d’autodéfense ». Comment pouvez-vous rassembler autour d’un idéal commun, lorsque vous remplacez la Constitution en méprisant l’avis de la grande majorité des citoyens ?

    Non, Monsieur Faure Gnassingbé, vous ne transformez pas le Togo. Depuis 20 ans le Togo est

    pratiquement figé. Vous n’avez vendu que le discours usé de la paix, en oubliant les réalisations

    d’hôpitaux, d’universités, de complexes sportifs et d’infrastructures routières. A l’heure où nous parlons, une grande partie de la ville de Kara manque cruellement d’eau potable depuis plusieurs mois, comme dans beaucoup d’autres régions d’ailleurs. L’énergie, vitale pour les ménages et les entreprises, est de mauvaise qualité, quand elle est disponible. Est-ce cela la transformation dont vous parlez ?

    Enfin, en privant les Togolais du droit de choisir le Président de la République par un suffrage universel direct, vous avez délibérément cassé ce que nous avons construit, exactement le contraire de ce que vous affirmez. Rendez-nous notre Constitution !

    Vous déclarez également dans votre discours de fin d’année : « On ne protège pas un pays seulement avec les armes. On le protège en donnant à chacun une vie digne, en donnant une place à sa jeunesse, en évitant que la pauvreté, l’exclusion ou la colère ne deviennent des terreaux de la violence. »

    Cette phrase est belle à entendre, pour ceux qui vous écoutent pour la première fois, parce que pour les Togolais qui vous pratiquent depuis deux décennies, la réalité est différente.

    Où est donc la vie digne, quand torture et viol restent impunis ? La jeunesse à laquelle vous vous adressez ne vous croit pas. Elle ne vous croit plus, parce que vous la pourchassez, avec des mandats d’arrêts internationaux, vous la confinez dans la pauvreté, avec le manque d’emploi, la corruption galopante et l’impunité qui l’encourage, vous l’excluez des grands enjeux de la Nation et vous la mettez en colère en la privant de liberté et en exerçant répression et violence sur elle.

    Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, les Togolais sont impatients de connaitre la fin de votre régime, la fin de la dictature. Vous le savez, c’est pourquoi vous instaurez un climat de terreur.

    Mais, un peuple porté par la soif de liberté ne peut pas être pétrifié durablement par la terreur.

    C’est pourquoi, nous, signataires de cette déclaration liminaire, appelons les Togolais :

    • à ne pas courber l’échine et à persévérer dans la lutte pour leur dignité et pour leur liberté ;

    • à surmonter la peur légitime, afin de revendiquer leurs droits fondamentaux ;

    • à s’armer de courage pour affronter les défis que leur oppose le régime.

    Nous demandons également aux combattants de la liberté :

    • d’être vigilants, de sortir des sentiers battus et surtout de se préparer à de nouvelles formes de lutte, en tenant compte des contraintes que le pouvoir de Faure Gnassingbé nous impose ;

    • de renforcer la collaboration entre les différents acteurs sur le terrain et dans la diaspora ;

    • de continuer à combattre le coup d’Etat constitutionnel de la Vème République et à œuvrer pour les valeurs démocratiques.

    Appel à la mobilisation

    Le Togo que nous voulons construire est une Nation où chaque citoyen peut exprimer librement ses opinions sans craindre l’arbitraire. Une Nation où la justice constitue un droit et non un privilège, dans un environnement où les opportunités sont ouvertes à tous. Une Patrie où la dignité humaine forme le socle inébranlable de la République et du vivre-ensemble harmonieux. Le citoyen doit retrouver sa place centrale dans les politiques publiques.

    À nos concitoyens togolais : L’histoire retient ceux qui, malgré la peur, ont choisi de rester debout pour défendre leurs droits et ceux des générations futures.

    « Un peuple qui reste silencieux devant l’injustice est complice de sa propre servitude. Aujourd’hui, refusons d’être complices. »

    Pour la

    DMK – ORIGINALE

    Dynamique Monseigneur Kpodzro

    Thomas Kokou NSOUKPOE

    Superviseur Général

    Pour la

    DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple

    Sambiri TARGONE

    Coordonnateur

    Pour le

    LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix

    Tchagnaou OURO-AKPO

    Président

    Pour le front

    « Touche Pas A Ma Constitution »

    Nathaniel OLYMPIO

    Premier Porte-Parole

  • Le ministre Sena Alipui rend hommage à François Agbéviadé Galley

    Le ministre Sena Alipui rend hommage à François Agbéviadé Galley

    François Agbéviadé Galley, homme politique togolais, membre de l’Union des forces de changement (UFC), ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche puis de l’Industrie, de la Zone franche et des Innovations technologiques, est décédé le 2 décembre 2025. Sena Alipui, l’un de son compagnon de lutte, aujourd’hui sénateur et ministre délégué de l’Eau et de l’Assainissement depuis 2025, lui rend homme à travers cette tribune.

    Tribune

    Akpé…Akpé… Akpé…Fo Galley !!!

    Le 01 décembre 2025, le temps s’est arrêté pour nous, enfants de l’Ablodé…

    Nous avons perdu un des piliers de notre mouvement que nous appelions affectueusement et selon les circonstances, ministre Galley, Fo François ou Excellence.

    Excellence en toute chose était ta quête quotidienne, bien faire, être juste, respecter les autres, se respecter, aider, donner, se donner, chercher le compromis sans se compromettre, coopérer, collaborer franchement et sans perdre son identité… et cette façon de vivre a fait de toi notre boussole qui malheureusement est tombée et s’est cassée… le 01 décembre 2025.

    Je m’en voudrais de ne pas rompre ce silence que je me suis imposé jusqu’à ce 10 janvier 2026 jour de ta mise en terre… Pour moi, tu n’es pas mort, parce que tu as bien vécu et tes œuvres te survivront…Tes contemporains et les livres d’histoires parleront de toi assurément…cependant, comme numéro 2 de notre parti de l’Ablodé, l’UFC et allié politique de toujours… il est de mon devoir de te rendre un hommage appuyé à toi l’architecte… politique de notre parti et distingué militant, exemplaire en tous points que tu as été… François Agbéviadé Galley.

    Généreux tu étais de ton temps, de ton argent et de ton savoir faire au service de notre pays…de notre parti…

    Acharné tu étais au travail, ne manquant aucune réunion, et d’une ponctualité sans égal.

    Libre était ta pensée et ta parole, que tu semais et partagéais à tout esprit ouvert, disposé à écouter pour comprendre, comprendre pour agir…

    Lumineuses étaient tes idées, qui plus d’une fois ont servi de boussole à tout un parti, notre parti, le parti de l’Ablodé auquel tu as évité une mort certaine à plusieurs reprises.

    Excellence comme on t’appelait affectueusement mais surtout excellant dans tout ce que tu entreprenais… allérgique à la médiocrité et à la paresse, ton coté prussient y était sans doute pour quelque chose. Ta pensée et ton action visait continuellement l’excellence, pour toi-même et pour tous ceux qui étaient autour de toi…

    Yodel, telle cette technique de chant qui permet de rapidement passer d’une voix grave à une voix aigue… tu étais souvent derrière les rideaux effectuant le travail difficile de conciliation entre parties et tu financais sans compter et ce, discrètement. Cependant, lorsque les circonstances l’exigeaient tu montais en première ligne, tel un lion et prenait les coups pour nous indiquant la voie à suivre avec l’assurance et la précision d’une boussole.

    Déboussolé par ton départ, le cœur en peine, nous te rendons hommage et te disons merci pour ce que tu as été pour nous, pour notre parti, pour notre pays… La lumière que tu es continueras de briller à travers tous ceux qui t’ont cotoyé et continuera d’éclairer la voie de tes contemporains et de la postérité…

    Akpé Akpé Akpé Fo Galley…

    So de nyuie.

    Sena Alipui.

  • Sa Majesté le Roi Mohammed VI, merci

    Sa Majesté le Roi Mohammed VI, merci

    Le Maroc appartient à cette catégorie rare de nations dont la trajectoire ne se mesure pas uniquement à l’aune des événements, mais à la profondeur du lien qui unit l’État, le peuple et l’histoire.

    ”Merci,

    Sa Majesté le Roi Mohammed VI

    Par Ahmed Charai

    Il est des moments où une nation ressent le besoin de s’arrêter un instant, non pour se contempler, mais pour reconnaître. Reconnaître ce qui a été bâti avec patience, vision et constance. Reconnaître que derrière les grandes œuvres collectives, il y a toujours une volonté claire, une main ferme et un esprit éclairé. Que le Maroc ait pu accueillir l’Afrique, en 2025, autour d’une Coupe d’Afrique des Nations à la mesure de son histoire et de ses ambitions ne relève pas du hasard. Cette réussite procède d’une vision claire et assumée, dont il est juste de reconnaître l’inspiration première : celle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

    Le Maroc appartient à cette catégorie rare de nations dont la trajectoire ne se mesure pas uniquement à l’aune des événements, mais à la profondeur du lien qui unit l’État, le peuple et l’histoire. Royaume ancien, il a su traverser les siècles sans rompre avec lui-même, porté par une monarchie qui a fait de la stabilité un socle.

    Sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, elle s’est affirmée comme un pilier de stabilité et de transformation, dans un monde traversé par les doutes, les ruptures et les recompositions.

    C’est également sous l’impulsion personnelle du Souverain que le Maroc a renoué, avec profondeur et sincérité, avec son ancrage africain. Non par calcul circonstanciel, encore moins par effet de mode, mais par fidélité à une identité assumée. Depuis son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tissé, avec patience et constance, des liens presque personnels avec la majorité des pays du continent. Il a parcouru l’Afrique, écouté ses dirigeants, compris ses peuples, et consacré du temps — ce bien si rare — à bâtir des relations fondées sur la confiance, le respect et la solidarité.

    Cette vision africaine n’a jamais été incantatoire. Elle s’est traduite par des partenariats concrets, des projets structurants, et une parole libre. On se souvient notamment du discours historique prononcé en Côte d’Ivoire, dans lequel le Souverain appelait les Africains à prendre leur destin en main, à croire en leurs capacités, et à construire leur prospérité par eux-mêmes. Ce moment révélait la profondeur de la vision d’un monarque africain par le cœur, convaincu que l’Afrique n’est ni un fardeau ni un problème à gérer, mais une promesse à accomplir.

    C’est dans cette cohérence royale, patiemment construite, que s’est inscrite l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur le sol marocain. Plus qu’une compétition sportive, cet événement fut un moment de communion continentale. Le Maroc, terre d’accueil et de paix, a ouvert ses portes à l’Afrique tout entière, rappelant que le sport, lorsqu’il est porté par une vision et une âme, devient un langage universel et un acte politique au sens noble du terme.

    Au cœur de la cérémonie d’ouverture, une image s’est imposée avec sobriété et force : celle du Prince héritier Moulay Al Hassan. Par son maintien naturel, son calme et sa justesse, il donnait à voir la rigueur d’une éducation exigeante, façonnée par un père attentif et un monarque de grande envergure, pour qui, la mesure et la responsabilité ne sont jamais des mots abstraits.

    Dans la présence du Prince héritier Moulay Al Hassan se lisait, en filigrane, l’attention que Sa Majesté le Roi Mohammed VI n’a cessé de porter à la jeunesse du Royaume.

    Fidèle à ses racines, pleinement ancré en Afrique, et porté par la vision claire et constante d’un grand Roi, le Maroc poursuit son chemin avec sérénité, équilibre et confiance — conscient de son histoire, maître de ses choix, et résolument engagé dans l’avenir commun du continent africain.”

    Par Ahmed Charai

    Source: page Facbook de L’Observateur du Maroc et d’Afrique (titre changé)

  • Dans la préfecture de VO, les chiffres alarmants des VBG

    Dans la préfecture de VO, les chiffres alarmants des VBG

    Une étude réalisée sur les causes profondes des violences sexuelles validée dans la préfecture de VO au Togo montrent que les VBG y ont atteint un niveau inquiétant.

    Avec le soutien du Fonds Muskoka à travers ONU Femmes, une rencontre a été organisée à Vogan, dans la préfecture de Vo, à l’issue de laquelle une étude sur les causes profondes des violences sexuelles dans cette localité a été validée.

    Alarmant

    Ce mardi 16 décembre s’est tenu à Vogan l’atelier de validation de l’étude sur les causes profondes des violences sexuelles au Togo. La rencontre s’origine dans l’exécution du projet « Appui à la promotion de l’égalité des sexes pour améliorer la santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents et la nutrition au Togo ». Il est mis en œuvre par l’ONG La Colombe, avec le soutien du Fonds français Muskoka à travers ONU Femmes.

    L’étude est menée dans 10 cantons de la préfecture de Vo : Vogan Vo-Koutimé, Togoville, Anyronkopé, Dzrékpo, Dagbati, Mome-Hounkpati, Akoumapé et Sévagan. Il en ressort une forte prévalence du viol (69,67%), des grossesses précoces (60%), des attouchements (57,35%) et du refus de paternité (55,45%).

    Les MGF représentent 0,95% alors que le cyber harcèlement sexuel est de 2,84%.

    L’autre donnée importante à retenir est que 44,44% des enquêtés ont répondu que les familles des victimes plaident pour le pardon alors que beaucoup d’autres (33%) le banalisent.

    Briser le silence

    La violence sexuelle se définit comme tentative d’acte sexuel ou tout autre acte exercé par autrui contre la sexualité d’une personne en faisant usage de la force, quelle que soit sa relation avec la victime, dans n’importe quel contexte, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    « Les facteurs socio-culturels, économiques et politiques ; les pratiques traditionnelles et les normes sociales » sont les causes des violences sexuelles dans le Vo, a confié Thérèse Adjoa Akakpo, la coordinatrice de l’ONG La Colombe, ajoutant qu’ « il y a plusieurs types des VGB mais nous nous avons choisi les violences sexuelles à causes de nombreuses victimes qui gardent le silence ».

    Pour contribuer à briser les silences  afin de sauver les femmes et les femmes dans cette préfecture que cette étude a été menée.

    Recommandations

    La solution ? Il faut, rappelle Mawoussé Kokougan Sodjago, le chargé d’étude, « renforcer la sensibilisation communautaire en vue d’une meilleure connaissance des effets négatifs des violences sexuelles et de la législation dans ce domaine, diversifier les canaux de sensibilisation afin d’atteindre toutes les couches communautaires, utiliser les médias locaux les plus écoutés en se créant un créneau d’horaires fixes pour parler des VBG et surtout des violences sexuelles et en langue locale surtout », etc.

    « Le Viol n’y pense même pas » devient ainsi, désormais, le mot de Pass de cette lutte dans le Vo, informe Ahomadégbé Akakpo, le  Secrétaire général de ladite préfecture.

    Le Réseau des médias africains pour la promotion de l’environnement et la santé REMAPSEN-Togo a été représenté à cet atelier avec une participation active.

  • Pharmacopée : Togbui Dagban-Ayivon IV est de retour

    Pharmacopée : Togbui Dagban-Ayivon IV est de retour

    C’est avec tout un programme spécial que Togbui Dagban Ayivon IV a lancé la reprise solennelle de ses activités de pharmacopée. Avec cerise sur le gâteau, des séances foraines de traitements et rituels de fin d’année.

    Après ce qu’il appelle « la tempête de Bè-Beach »,  le chef traditionnel du quartier Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a repris ses activités de la pharmacopée africaine et de la tradi-thérapie au palais d’Adakpamé.

    L’annonce officielle a été ce mardi 16 décembre 2025, au cours d’une rencontre avec des médias de la place.

    « Désormais, toutes les activités seront logées au palais royal. Des causeries et débats seront ouverts pour expliquer un certain nombre d’appréhensions. Rien de bien ne peut arriver à l’homme s’il ne dépense pas et ne se sacrifie pas pour attirer le bonheur. Il faut se battre dans la vie, aller à la connaissance de soi et de son environnement pour bien se positionner dans l’univers. Le bonheur s’attire, il ne peut venir d’autrui », a confié la tête couronnée.

    Pour d’amples informations, contactez le 90 04 62 08.

  • A Lomé, les rois et reines d’Afrique de l’ouest et du centre se mobilisent pour l’accès à la terre, l’eau et les semences paysannes

    A Lomé, les rois et reines d’Afrique de l’ouest et du centre se mobilisent pour l’accès à la terre, l’eau et les semences paysannes

    Les têtes couronnées de l’Afrique de l’ouest et du centre ont pris part à une rencontre de haut niveau à Lomé destinée à faciliter l’accès à la terre, l’eau et les semences paysannes.

    L’atelier d’adoption de la Charte de collaboration de l’alliance des chefs coutumiers et traditionnels de l’Afrique de l’ouest et du centre s’est tenu à Lomé ces 15 et 16 décembre à Lomé.

    Organisée par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau – Ouest Africaine (CGLTE-OA), ces retrouvailles des deux jours ont permis aux têtes couronnées venus de l’Afrique de l’ouest et du centre  d’adopter une Charte les impliquant davantage  dans la gouvernance responsable et inclusive des ressources naturelles dont les trois matières indissociables terre (foncier), eau et semences paysannes et la promotion de l’agroécologie paysanne.

    « Créée en 2019, cette Alliance est soutenue par la CGLTE AO, qui souhaite avancer aux côtés des rois et chefs traditionnels dans le cadre de la gouvernance inclusive des ressources naturelles liées à la terre, à l’eau et aux semences paysannes », a confié, à l’ouverture des travaux Massa Koné, porte-parole de la CGLTE AO.

    Selon lui, « Il est question d’adopter la charte ainsi que les documents statutaires afin de définir » les missions des chefs traditionnelles, « leurs objectifs et leur vision ».

    « Au-delà de cela, il y a l’organisation du Forum social mondial, dont la convergence a reçu la confiance du Conseil international pour une édition prévue en 2026 au Bénin. À ce forum, tous les mouvements sociaux d’Afrique souhaitent marquer une étape différente en mettant en commun leurs cultures et leurs valeurs ancestrales. Pour cela, les chefs et rois réunis vont discuter des stratégies à mettre en place afin de contribuer et d’être acteurs de ce Forum social mondial, auquel la diaspora africaine et les Afro-descendants d’Amérique latine et des États-Unis souhaitent également participer », a-t-il ajouté.

    Dans un contexte marqué par l’accaparement des terres, les conflits fonciers, les inégalités d’accès au foncier, surtout pour les femmes et les jeunes, et, les effets du changement climatique, le rôle des autorités traditionnelles apparaît plus que jamais central. C’est dans cette optique la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau – Ouest Africaine a été créée en 2015, afin d’inciter les communautés à être au-devant de la scène.

    Koudjou Esso, représentant du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, à la cérémonie d’ouverture, a rassuré que le Togo soutient la CGLTE-OA et se réjouit de ce que les rois et reines, acteurs clés du développement et de la stabilité sociale, y soient davantage impliqués.

Radio Renouveau228

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